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mercredi 30 novembre 2011

ECOWATT Bretagne : les bons gestes en 47 secondes

Rennes (France-UE) 30 nov.2011

La région Bretagne
, qui ne produit que 9,5 % de l’électricité qu’elle consomme, est une véritable "péninsule électrique". Des actions sont menées pour inciter au développement des énergies renouvelables, pour sécuriser l’alimentation électrique et assurer une meilleure maîtrise de la demande en électricité.

Vous pouvez télécharger le 1er bilan du Pacte électrique breton présenté hier par Michel Cardot, Préfet de Région et Jean-Yves Le Drian Président du Conseil régional de Bretagne.

La démarche « EcoWatt Bretagne, le bon geste énergie » a été initiée en novembre 2008 par RTE, en partenariat avec la Préfecture de Région Bretagne, l’ADEME et ERDF. voir le clip (ici) et inscrivez-vous.

L'opération est reconduite pour l’hiver 2011-2012
Avec un contexte électrique breton toujours fragile les consommateurs – particuliers, entreprises/associations, collectivités locales/institutions, ou encore les publics scolaires – sont de nouveau invités à se mobiliser en faveur de la maîtrise de la consommation d’électricité pour cet hiver.

La sensibilisation à la maîtrise de la consommation énergétique et aux énergies du futur

Avec le soutien du Conseil régional de Bretagne et du Conseil général du Finistère, les Journées "découverte" 2011 organisées par l'APESTDD présidée par Michel Glémarec et les entretiens Science et Ethique, ont sensibilisé au début de l'année scolaire plus de 400 élèves, sur thème de la production, de l'implantation des énergies renouvelables de la mer - ici -, de la consommation électrique, des plans-Energie climat territoriaux .... Les journées bénéficient de la participation de nombreux enseignants de SVT, de lettres, de maths...

En attendant, la présentation des travaux des scolaires sur leur perception de l'énergie, ces élèves de CM1 ... aux lycées et collèges, continuent à s'informer sur les énergies renouvelables de la mer, les co-produits de la pêche comme valeur énergétique et les algues comme source d'énergie du futur.

Pour tout savoir et retrouver le déroulement des Journées qui se sont tenues à Pleumeur Bodou et Perros Guirec le 10 octobre, à Concarneau les 13 et 14 octobre et au Conquet et à Lanildut les 3 et 4 novembre dernier, cliquez sur science-ethique.org.

Les partenaires sont : DCNS (partenaire du blog des énergies de la mer), a Maison du Littoral à Perros Guirec, la Cité des telecoms à Pleumeur Bodou.. les élus et les associations Cap vers la Nature, le Marinarium, Gonidec - Les Mouettes d'Arvor, ANSEL., Interactions Pleine nature-Education à l’environnement ... lycée hôtelier Saint Joseph de Lannion

Les travaux d'élèves seront présentés au Musée de la pêche à Concarneau, à la Maison de l'Algue à Lanildut (CC du Pays d'Iroise), aux Mairies du Conquet, de Ploudalmezeau, de Perros Guirec et de Pleumeur Bodou.


Une plate-forme a été créée pour que les enseignants et les collectivités puissent échanger et partager les informations.
Vous pouvez également télécharger les N° spéciaux des énergies de la mer... et les différents carnets de bord sur le site des entretiens Science et Ethique dédiés aux énergies de la mer et suivre l'actualité sur science-ethique.blogspot.com ou energiesdelamer.blogspot.com.

Article : Brigitte Bornemann, déléguée générale des entretiens Science et Ethique / 3B

mardi 25 octobre 2011

La 7e Conférence de la mer et du littoral en Bretagne

(photo Christine Naud)

La 7e Conférence régionale de la mer et du littoral qui s'est tenue à Rennes le 24 octobre a été l’occasion pour les acteurs et décideurs régionaux de faire le point sur les principaux sujets touchant à la « marinité » de la Bretagne : réforme de la politique commune des pêches, appel d’offres sur les énergies marines renouvelables, plan d'actions pour le milieu marin… (extraits des positions exprimées au cours de cette 7e conférence).

Position critique sur la politique commune des pêches maritimes
« L’Etat français et la Région Bretagne ont fait exprimé leurs critiques sur le projet de réforme de politique commune des pêches maritimes (PCP) présenté par la commission européenne le 13 juillet 2011. Les divergences avec Bruxelles (contenu ou calendrier de mise en œuvre) portent sur plusieurs propositions : quotas individuels transférables, interdiction des rejets, régionalisation de la gouvernance, rendements maximums durables. »

Dans l’article du blog du 20/07/2011, nous rappelions que ce projet de réforme de la PCP, présenté par la Commissaire européenne Maria Damanaki, le 13 juillet 2011, a suscité de nombreux remous et des critiques tant dans la filière pêche qu’auprès des élus bretons (*) (relire notamment l’article du blog du 4/07/2011). La PCP doit entrer en vigueur le 1er janvier 2013.

En Bretagne où la pêche est un des secteurs économiques traditionnels, la Région contestait les orientations et les mesures préconisées par la Commission européenne. Le Conseil régional de Bretagne considérant que l’Europe, a renoncé à ouvrir le chantier de la pêche durable, en se limitant à la gestion des ressources, son président Jean-Yves Le Drian, indiquait que ce « paquet PCP » qui déterminera les activités de la pêche pour les 10 années à venir n'est pas acceptable en l’état : « Pour la première fois, la Commission européenne ne considère plus la pêche comme un enjeu économique et social et s'apprête à assumer des pertes d'emplois et des baisses d'activités conséquentes ».

En effet, 30 % des emplois liés à la Pêche sont localisés sur le littoral breton, le Finistère étant quant à lui le premier département de la pêche en France. Les études d'impacts socio-économiques jointes au paquet PCP font état de 10 à 20 % de suppressions d'emplois directs embarqués, ce qui impliquera la perte de dizaines de milliers d'emplois dans l'ensemble de la filière.


2e appel d’offres énergies marines renouvelables

« Pour continuer à développer les énergies marines renouvelables en Bretagne, l’identification de zones propices se poursuit. Un groupe de travail réunissant services de l’Etat, collectivités territoriales et usagers rendra les conclusions de son travail à la prochaine conférence de la mer et du littoral le 19 décembre 2011. Le gouvernement pourra sur cette base, dans la suite du premier appel d’offres de juillet 2011, lancer un deuxième appel d’offres en avril 2012 (conformément aux engagements du Grenelle de la mer et à la politique énergétique régionale du « Pacte électrique breton »**). »


C'est à l’issue de la 5e conférence régionale de la Mer et du littoral réunie du 13 septembre 2010 que (articles du blog du 13/09/2010 et du 14/09/2010), le préfet de région Michel Cadot et le président du conseil régional, Jean-Yves Le Drian, avaient marqué leur accord pour développer de façon prioritaire l’éolien offshore en Bretagne nord et recommander à l’Etat de retenir une vaste zone de 190 km², pour le 1er appel d'offres du parc éolien offshore breton.


Pour en savoir plus sur les énergies marines :
consultez quotidiennement le blog des énergies de la mer le blog des énergies et le portail mer-veille.

Futurs plans d’action pour le milieu marin
« Des plans d’actions pour le milieu marin concernant l’ensemble des eaux de la région devront dresser leur état initial et définir les objectifs à atteindre pour restaurer leur bon état écologique s’il y a lieu : La direction interrégionale de la mer Nord Atlantique et Manche Occidentale (Dirm) et la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Bretagne (Drealg) ont présenté la méthode de travail pour élaborer ces plans. La concertation au sein de la Conférence mer et littoral de Bretagne assurera leur cohérence d’ensemble. »

Une Charte régionale pour les dragages portuaires
« La Conférence Mer et littoral de ce jour a installé un groupe de travail « dragage portuaire ».. Il se réunira le 9 décembre pour définir une feuille de route, présentée à la prochaine réunion de la conférence. Objectif : une Charte régionale des dragages pour assurer pérennité et gestion environnementale des opérations de dragage portuaires. »

(*) Le 12 octobre dernier au Parlement européen afin de montrer leur désaccord avec les propositions pour la nouvelle PCP, Pierre Maille - président du Conseil général du Finistère et membre du Comité des régions de l'Union européenne - , Isabelle Thomas – vice-présidente de la région Bretagne chargée de la mer et de la protection du littoral - et André Le Berre – président du Comité régional des pêches maritimes et élevages marins - avaient convié les différents acteurs du secteur à une matinée d’échanges et de débats. Cette rencontre visait à sensibiliser les instances européennes aux enjeux de la pêche en Bretagne.

(**) Rappelons que le Pacte électrique breton repose de manière indissociable sur trois piliers : 

- maîtrise des consommations d’électricité, 

- développement des énergies renouvelables,

- sécurisation de l’approvisionnement électrique.
(Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du 03/11/2010, 15/12/2010, 16/12/2010, 03/01/2011 et du 01/08/2011).


Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.


Prenez date : les 17 et 18 novembre 2011 pour participer aux entretiens Science et Ethique à Brest - Océanopolis sur le thème :
" Energies bleues pour une croissance verte ? "
Inscriptions en ligne ICI



Pour aller plus sur les questions de la Pêche :

- Relire également quelques-uns des articles parus dans le blog : le 10/11/2009, le 29/04/2010, le 03/05/2010

- Consultez les statistiques de la PCP

- Vous pouvez retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2004 qui abordaient ces problématiques au travers du thème « Les pêches et les avancées scientifiques ».



Les questions liées à la pêche (gestion de la filière, ressources halieutiques, gestion durable des espèces, biodiversité du littoral, PCP, conflits d'usages, avancées scientifiques et techniques) sont autant de sujets traités années après années lors des entretiens Science et Ethique.

Vous pouvez vous référer aux archives des entretiens et retrouver l'ensemble des interventions des acteurs de la filière de la pêche et les débats en vidéos.

Vous trouverez notamment les interventions des représentants du comité régional des pêches maritimes :

André Le Berre (président),
 Gérald Hussenot (secrétaire général),
 Violaine Merrien (chargée de mission).

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne

vendredi 21 octobre 2011

L’Arcouest : l’hydrolienne EDF/OpenHydro en attente d’immersion au large de Paimpol

Nous avons évoqué à plusieurs reprises le projet de parc hydrolien d’EDF au large de Paimpol-Bréhat et l’assemblage par DCNS-Brest de la première hydrolienne OpenHydro (*) – société irlandaise choisie par EDF -. (lire les articles de blog des énergies de la mer du 20/07/2011 et du 01/09/2011, du blog science et éthique du 31/08/2011).

Après des essais notamment de "pose et de dépose" sur le fond marin en Baie de Douranenez et en Rade de Brest pour des essais de la première des 4 hydroliennes irlandaises, avant son installation à Paimpol-Bréhat.

Il s’agit d’un événement car ce sera la première hydrolienne (d'une série de quatre exemplaires) en fonctionnement dans les eaux françaises. Un projet qui, au delà de l’aspect technique et industriel a fait également l’objet d’une démarche participative (**) et d’acceptabilité par la population costarmoricaine.

En effet, Électricité de France et la Communauté de communes Paimpol-Goëlo avaient organisé un concours d’idée ouvert aux seuls habitants de ce secteur afin de baptiser cette première hydrolienne afin de permettre l’appropriation par la population de ce projet dans une démarche participative.


L’hydrolienne (actuellement ancrée dans l’anse de Bréhec, à proximité de Paimpol) qui a été baptisée l’Arcouest - lieu-dit à Ploubazlanec mais également nom de l'embarcadère pour l'île de Bréhat - pourrait être immergée sur sa zone d’essais, à quelques kilomètres de Bréhat, par 30 mètres de fond, ce vendredi si la météo est favorable. La descente devrait durer une quarantaine de minutes.

Des tests durant deux mois seront effectués sur zone puis l'Arcouest fera son retour sur Brest. Au delà le calendrier prévoit qu'au printemps 2012, le câble, qui reliera les hydroliennes au continent sera posé. Le poste de transformation sera construit.

Durant l'été 2012, l'hydrolienne test reviendra sur le site, sera raccordée au réseau, en attendant la venue des trois autres d'ici la fin de l'année 2012.

Pour en savoir plus sur les énergies marines consultez le blog des énergies de la mer le blog des énergies et le portail mer-veille.


(*) l'hydrolienne test en quelques mots : 

16 m de diamètre et 1.000 t
, assemblée sur le site industriel de DCNS à Brest. La turbine a été construite à Greenore, en Irlande, par OpenHydro. Ses pales en résine ont été réalisées par DCNS-Lorient.
C'est aussi ce groupe de construction navale qui a hérité des opérations d'assemblage des différents composants et de l'énorme tripode qui supporte la turbine. Des tests en conditions réelles seront effectués afin de tester ses performances avant son raccordement au réseau. Trois autres engins seront installés en 2012, permettant à terme l'alimentation en électricité de 2.000 à 3.000 foyers.


(**) Rappelons que cette démarche d’acceptabilité par les populations locales des projets structurants et innovants faisait précisément l’objet de la table-ronde n°4 des entretiens Science et Ethique en 2009 avec comme thème "De information à la décision politique», présidée par Réza Salami, adjoint au Maire de Brest chargé des relations internationales et conseiller général du Finistère.


Article RH 3B Conseils
Sources Le Télégramme / Ouest-France
Photos : DCNS / Christine Naud
illustration : EDF

mercredi 5 octobre 2011

Économie de la mer : L’Océano pôle de Tan Tan-Maroc partenaire des Pôles Mer Bretagne et PACA


C’est en novembre 2010, à la suite d’un séminaire technique organisé au Maroc pour favoriser la rencontre entre les différents acteurs scientifiques, techniques et économiques, que les deux Pôles Mer (Bretagne et PACA) et l’Océanopôle Tan Tan (*) au Maroc ont engagés un rapprochement. Les deux pôles Mer et l’Océanopôle viennent de concrétiser ce partenariat au travers de la signature d’une convention.

Signée par MM. Omar Bensouda, Président de l’Océanopôle Tan Tan, Bernard Sans, président du Pôle Mer PACA, et Paul Friedel, l’un des administrateurs du Pôle Mer Bretagne (**), la convention vise le développement de la coopération dans les domaines de la mise à niveau de la flotte et des chantiers navals, de l’échange des connaissances des ressources halieutiques, de l’aménagement des ports et du littoral et de la valorisation des énergies marines renouvelables.

Ainsi, plusieurs axes de collaboration ont émergé fin 2010, faisant apparaître des intérêts communs. Pour M. Omar Bensouda, président de l’Océanopôle Tan Tan «Au-delà d’une amélioration des performances de la filière pêche et de l’optimisation de la valeur ajoutée générée par les captures, le Maroc, de par sa vocation maritime, se doit de promouvoir les initiatives innovantes de mise en valeur des ressources marines afin de contribuer au développement d’un créneau d’excellence d’avant-garde dans ce qui peut devenir sa force même : les ressources, les sciences et les technologies de la mer » (…) « en effet, confronté aux défis du changement climatique et de la raréfaction des ressources naturelles, l’avenir des nations est fortement lié à leur capacité de préserver les stocks halieutiques et de développer l’aquaculture pour satisfaire leurs besoins alimentaires, d’exploiter le potentiel minéral et énergétique des océans pour soutenir leurs croissances, d’utiliser les molécules marines pour concevoir les matériaux et les remèdes de demain, mais aussi de maîtriser les activités maritimes et les interactions de l’homme avec l’environnement marin en tant qu’espace vital pour le bien-être des hommes ».

M. Paul Friedel, Directeur de Telecom Bretagne, a rappelé que ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’une initiative euro-méditerranéenne initiée par le pôle PACA et relayée par le Pô le Bretagne.
Il a souligné que le Maroc « un pays très dynamique » et que l’Océanopôle de Tan Tan est « un partenaire de très grande qualité avec lequel nous pouvons aboutir à des résultats pragmatiques afin d’améliorer la compétitivité de nos adhérents respectifs ».

La feuille de route a mis en exergue les différents axes d’intervention prioritaires, à savoir :
- l’axe «pêches navires» qui concerne la mise à niveau de la flotte marocaine existante et des chantiers navals et le développement des échanges sur la formation avec les établissements français.

- les «ports», avec l’aménagement des infrastructures et servitudes pour la pêche.

- l’axe «littoral» avec tout ce qui est relatif à l’environnement, la qualité des eaux, les aménagements, les récifs artificiels et la bio dépollution.
la «pêche ressources», qui elle englobe la connaissance, la politique de gestion et l’aquaculture.

- enfin le dernier axe concerne les «énergies marines» à savoir l’énergie éolienne, hydrolienne, houlomotrice et algocarburants.

Par ailleurs, une démarche partenariale est également envisagée pour la réalisation d’un projet de plate-forme technologique à proximité de Tan Tan port.

(*) Océanopôle Tan Tan
 Pôle de compétitivité régional dédié à la mise en valeur des ressources marines, l’Océanopôle Tan Tan a été créé en janvier 2010 et regroupe l’ensemble des acteurs du secteur de la mer : pêcheurs, industriels, formation et recherche. 

Territoire du Cluster : Tan Tan Port et, plus largement, la région de Guelmim Es‐Smara et, comme champ potentiel des coopérations futures, les zones côtières arides du Maroc.


L’Océanopôle Tan Tan est un cluster labellisé bénéficiant d’un contrat‐programme avec l’État.


Thématiques d’activité :
- Exploitation et valorisation des ressources halieutiques et biologiques marines


- Ingénierie, maintenance, logistique et services dans les domaines naval et portuaire


- Technologies marines et exploitation des ressources énergétiques marines
- Activités communautaires du littoral, aménagements, environnement et génie côtiers.


(**) Les Pôles Mer Bretagne et Mer PACA fédèrent un réseau de plus de 600 adhérents : grandes entreprises, PME, centres de recherche et d’enseignement supérieur. Ils ont pour mission de détecter et favoriser l’émergence de projets innovants destinés à satisfaire les nouveaux marchés.
Selon les dernières données, les deux pôles de compétitivité français ont porté près de 300 projets labellisés « Pôle Mer » représentant un budget global de 800 millions d’euros.



Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle Mer / Aujourd'hui Maroc / Maroc Agriculture
Photos : MAP

mercredi 31 août 2011

L'hydrolienne EDF-Open Hydro assemblée par DCNS quitte Brest


Nous avons évoqué à plusieurs reprises le projet de parc hydrolien d’EDF au large de Paimpol-Bréhat et l’assemblage par DCNS-Brest de la première hydrolienne OpenHydro (*) – société irlandaise choisie par EDF -. ( lire l’article du blog des énergies de la mer du 20/07/2011).

Le réalisation de l’hydrolienne test – 1ère d’une série de quatre - a été assemblée au cours de l’été par DCNS Brest dans son bassin n°9 (relire les articles du blog du 19/07/211 26/07/2011) est destinée à être immergée au large de Paimpol-Bréhat ( Ploubazlanec), dans les Côtes-d'Armor.

Elle doit quitter aujourd’hui le port de Brest pour cette série de tests sur site, avant de déboucher, d’ici à la fin 2012, sur l'ouverture du premier parc hydrolien français, un projet de 40 millions d'euros. Sa puissance globale devrait avoisiner deux mégawatts, soit l'équivalent des besoins en électricité de 3.000 foyers.




Les concepteurs du projet rappelle dans les colonnes du Télégramme que «cette opération ne donnera lieu à aucun forage, ni ancrage, le poids des machines étant suffisant pour assurer leur stabilité. La pose n'aura pas d'impact sur le milieu marin.» Pour EDF il est essentiel que « l'hydrolienne perturbe le moins possible la faune marine: le centre de la turbine a même été évidé pour permettre aux poissons et aux mammifères marins de passer en son centre ». 



Brigitte Bornemann, gérante de 3B Conseils et fondatrice des blogs science et éthique, blog des énergies de la mer et du portail mer-veille, participe aujourd’hui au lancement de cette opération. Vous pourrez consulter dès demain ses impressions sur le blog des énergies de la mer.


(*) l'hydrolienne test en quelques mots : 

16 m de diamètre et 1.
000 t
, assemblée sur le site industriel de DCNS à Brest. La turbine a été construite à Greenore, en Irlande, par OpenHydro. Ses pales en résine ont été réalisées par DCNS-Lorient.
C'est aussi ce groupe de construction navale qui a hérité des opérations d'assemblage des différents composants et de l'énorme tripode qui supporte la turbine.
Elle sera acheminée sur sa barge jusqu'au site de Paimpol-Bréhat, et immergée à 30 m de profondeur. Des tests en conditions réelles seront effectués afin de tester ses performances avant son raccordement au réseau. Trois autres engins seront installés en 2012, permettant à terme l'alimentation en électricité de 2.000 à 3.000 foyers.




Article RH 3B Conseils
Sources : blog énergies de la mer / Télégramme
Photo DCNS

mardi 26 juillet 2011

Un baptême atypique.


Nous évoquions il y a quelques jours, le projet de parc hydrolien EDF au large de Paimpol-Bréhat avec l’assemblage de la première hydrolienne OpenHydro (*) par DCNS-Brest (Relire l’article du blog du 19/07/2011) un projet qui, au delà de l’aspect technique et industriel fait aussi l’objet d’une démarche participative et d’acceptabilité par la population costarmoricaine.

En effet, Électricité de France et la Communauté de communes Paimpol-Goëlo organisent un concours d’idée ouvert aux seuls habitants de ce secteur afin de baptiser la première des quatre hydroliennes test qui sera mise à l'eau au large de Paimpol à la fin de l'été ( participation au concours d'idées ICI).

Ainsi les résidents de Paimpol-Goelo ont jusqu'au 30 juillet prochain, pour proposer un nom via le site de la Communauté de communes avec la possibilité d'apporter des commentaires sur sa proposition. À l'issue de ce «concours d'idées», des représentants d’EDF et des élus choisiront la meilleure proposition et récompenseront l’auteur.
C’est lors d’une réunion de liaison des partenaires du projet le 30 juin dernier réunissant élus, professionnels de la mer et associations, que cette idée a vu le jour afin de permettre l’appropriation par la population de ce projet dans une démarche participative.

Rappelons que cette démarche d’acceptabilité par les populations locales des projets structurants et innovants faisait précisément l’objet de la table-ronde n°4 des entretiens Science et Ethique en 2009 avec comme thème "De information à la décision politique», présidée par Réza Salami, adjoint au Maire de Brest chargé des relations internationales et conseiller général du Finistère et animée par Sylvie Andreu.



(*) l'hydrolienne test en quelques mots : 
15 m de diamètre et 1.000 t
, assemblée sur le site industriel de DCNS à Brest. Une fois les essais réalisés, elle sera acheminée sur sa barge jusqu'au site de Paimpol-Bréhat, et immergée à 30 m de profondeur. Des tests en conditions réelles seront effectués afin de tester ses performances avant son raccordement au réseau. Trois autres engins seront installés en 2012, permettant à terme l'alimentation en électricité de 2.000 foyers. .

Pour aller plus loin sur les énergies de la mer , consultez la veille quotidienne du blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources Le Télégramme
Photos : DCNS / Christine Naud
illustration : EDF

lundi 20 juin 2011

Le CESER Bretagne inquiet pour la gouvernance de la mer et du littoral


Dans sa session du 16 juin dernier, le Conseil économique, social et environnemental régional de Bretagne (CESER) vient de voter un vœu, à l’unanimité relatif à la formalisation d’une politique nationale pour la mer et le littoral et ses conséquences pour la Bretagne. Il s'inquiète des conséquences pour la Bretagne des décrets relatifs au plan d'action pour le milieu marin et à la stratégie nationale pour la mer et le littoral

Le CESER rappelle ainsi que le décret traduisant en droit français la directive cadre « Stratégie pour le milieu marin » (décret n°2011-492 du 5 mai 2011) relatif au plan d’action pour le milieu marin prévoit l’élaboration et la mise en œuvre, à l’échelle de sous-régions marines, de plans d’action pour le milieu marin comprenant :
- une évaluation initiale de l’état écologique des eaux marines ; - la définition du bon état écologique pour ces eaux ; - des objectifs environnementaux en vue de parvenir au bon état écologique ; - un programme de surveillance ; - un programme de mesures fondées sur l’évaluation initiale, destiné à réaliser et maintenir un bon état écologique du milieu marin ou à conserver celui-ci.

Au regard de cette politique - où l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’action pour le milieu marin relèvent de la compétence de Préfets coordonnateurs (le Préfet de la région Bretagne ne disposera pas de la responsabilité de Préfet coordonnateur) la Bretagne est concernée par trois sous-régions marines définies dans ce décret :
- la Bretagne Nord, jusqu’à la Pointe du Raz, est intégrée dans la sous-région Manche
Mer du Nord (sous la responsabilité du Préfet maritime de la Manche Mer du Nord et du Préfet de la région Haute-Normandie) ;
- la Bretagne Sud est intégrée dans la sous-région Golfe de Gascogne (sous la responsabilité du Préfet maritime de l’Atlantique et du Préfet de la région Pays de la Loire) ;
- les eaux de la mer d’Iroise sont intégrées dans la sous-région des Mers celtiques (responsabilité du Préfet maritime de l’Atlantique et du Préfet de la région Pays de la Loire).

Le CESER Bretagne rappelle que « ce décret prévoit que les collectivités territoriales, les chambres consulaires, les agences régionales de santé, les comités des pêches maritimes et des élevages marins, les comités régionaux de la conchyliculture et les associations de protection de l’environnement ne seront consultés, pour avis, que quelques mois avant l’achèvement des plans d’action, leur élaboration étant confiée uniquement aux représentants de l’Etat et à leurs services. »

Le cadre réglementaire tel qu’il est défini prévoit également qu’à cette organisation en trois sous-régions viendront se superposer un découpage et une gouvernance par façades maritimes, proposés lors du Grenelle de la mer et repris dans la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, comme échelons de mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral.

Un second décret - en cours d’élaboration - définira le format de ces façades et la gouvernance qui sera mise en œuvre pour élaborer les documents stratégiques de façade. « Ces façades maritimes devraient s’appuyer, non pas sur les sous-régions marines (décrites ci-dessus) , ce qui aurait traduit une certaine cohérence, mais sur les contours des Directions interrégionales de la mer (DIRM), à savoir :
- une façade Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Haute-Normandie et Basse-Normandie, calquée sur la DIRM Manche Est Mer du Nord dont le siège est au Havre ;
- une façade Bretagne et Pays de la Loire, calquée sur la DIRM Nord Atlantique Manche Ouest, dont le siège est à Nantes ;

- une façade Poitou-Charentes et Aquitaine, calquée sur la DIRM Sud Atlantique, dont le siège est à Bordeaux. »


le CESER de Bretagne dans la présentation du vœu qu’il vient de voter indique s'agissant des enjeux d’une politique maritime intégrée pour la Bretagne, que "dans ses rapports, avis et vœux, notamment sur la gestion concertée du littoral et la politique maritime intégrée (2004 et 2007), le CESER a toujours insisté sur la nécessité d’engager des démarches partagées, avec différentes modalités de concertation assurant une meilleure participation de l’ensemble des acteurs concernés par la gestion de la zone côtière, Etat, collectivités et acteurs socioprofessionnels. Il a également insisté sur la mise en réseau des acteurs, et notamment des porteurs de projets, qui permet de mutualiser les compétences et de s’enrichir des expériences des autres. Il a ainsi rappelé à plusieurs reprises l’importance de reconnaître et de s’appuyer sur l’existant.

La charte des espaces côtiers bretons, adoptée en 2007, répondait à ces préconisations émises par le CESER. Elle avait d’ailleurs été lauréate de l’appel à projets lancé par la DATAR pour la gestion intégrée des zones côtières, et soulignée à cette occasion comme pouvant préfigurer le rôle de l’échelon régional dans la mise en œuvre d’une gestion intégrée des zones côtières. Le CESER avait par la suite souligné l’exemplarité de cette démarche. Dans son analyse des conditions de succès du déploiement des énergies marines en Bretagne (2009), le CESER avait par ailleurs appelé de ses vœux que la Conférence régionale de la mer et du littoral, prévue dans la charte des espaces côtiers bretons et installée en 2009, se saisisse du sujet, afin d’initier une convergence entre Etat et Conseil régional sur cette question importante pour la Bretagne."

Le CESER se félicite d'ailleurs que cette instance - co-présidée par le Préfet maritime de l’Atlantique, le Préfet de la région Bretagne et le Président du Conseil régional de Bretagne - ait rempli son rôle en définissant, en concertation avec les acteurs concernés et dans le respect des compétences de chacun, les zones possibles pour l’implantation de l’éolien offshore posé (pour en savoir plus sur les énergies marines consultez le blog des énergies de la mer)

Il poursuit en précisant que "la disparition de la Direction régionale des affaires maritimes, la localisation de la DIRM à Nantes, ainsi que les menaces récurrentes qui pèsent sur l’enseignement maritime en Bretagne, constituent des signes inquiétants d’une sous-estimation du poids et des enjeux maritimes de la Bretagne, très préjudiciables à la réalisation de ses ambitions.
Mais avec ces deux décrets, au nom d’une nouvelle stratégie nationale pour la mer et le littoral et d’une «gouvernance renouvelée » qu’avait appelée de ses vœux le Comité interministériel de la mer de décembre 2009, ce sont tous les dispositifs existants à l’échelle locale et régionale, les engagements et les projets des acteurs des territoires, et la gouvernance patiemment construite au cours du temps qui se voient remis en question."


Le Vœu du CESER de Bretagne pour une gouvernance renouvelée de la mer et du littoral :

« Tout en appuyant fortement la nécessité de parvenir à un bon état écologique des eaux marines et côtières, et en prenant acte du découpage imposé par la directive cadre « Stratégie pour le milieu marin », le Conseil économique, social et environnemental régional de Bretagne s’inquiète des conséquences des deux décrets mentionnés plus haut sur la cohérence, l’opérationnalité et l’efficacité de la politique maritime nationale et de sa déclinaison en Bretagne, mais aussi des conséquences sur les nombreuses initiatives relatives à la mer et au littoral prises en Bretagne, à différents niveaux et par différents acteurs, depuis de nombreuses années.

Ainsi, s’il partage les objectifs à atteindre, il s’inquiète fortement des options organisationnelles retenues et des moyens et méthodes proposés pour les atteindre, qui relèguent au statut de « spectateurs » ceux qui étaient « acteurs » et vont à l’encontre même du principe de politique maritime intégrée.

Le CESER appuie l’idée de pouvoir expérimenter et innover, proposition qui concluait sa contribution de juin 2007 "Pour une politique maritime en Bretagne ». C’est pourquoi il s’associe pleinement au souhait du Conseil régional de pouvoir expérimenter, en Bretagne, une gouvernance renouvelée de la mer et du littoral, en faisant évoluer la Conférence régionale de la mer et du littoral, instance associant Etat, Région et acteurs des territoires, vers une instance opérationnelle chargée de la déclinaison et de la mise en œuvre des objectifs nationaux, en cohérence avec les projets menés à l’échelle locale et à l’échelle des façades maritimes, pour peu que celles-ci soient elles-mêmes définies en cohérence avec les sous-régions marines.
"

Article RH 3B Conseils
Sources : CESER Bretagne

jeudi 2 juin 2011

France énergies marines pré-sélectionné pour les investissements d'avenir

France - (UE) - 2/06/2011 - 3B Conseils article de Brigitte Bornemann. Jean Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, Pierre Maille, président du conseil général du Finistère et François Cuillandre, président de Brest Métropole Océane et Maire de Brest, se sont félicités de la reconnaissance du projet France Energies Marines dans le cadre de l’appel à projets au titre des investissements d’avenir pour la constitution d’un Institut d’Excellence des Energies Décarbonées (IEED).

La création des IEED doit permettre à la France de garder son avance dans des secteurs clés d'avenir et de se doter de filières économiques (industrielles et de service) parmi les plus compétitives au niveau mondial pour créer de la valeur et de l'emploi.

Le projet France Energies Marines s’inscrit dans la dynamique nationale pour les démonstrateurs en énergies marines renouvelables annoncé par le Premier Ministre, François Fillon, en décembre 2009 à Brest à l'occasion de la journée de la mer du Cluster maritime français.

Si ce projet porté par l’IFREMER, qui avait présenté par son responsable Yann-Hervé de Roeck lors des entretiens Science et Ethique 2010 (ici), est définitivement retenu, le siège sera à Brest, et les sites d’essais à Nantes, au Croisic, à Paimpol Bréhat, à Bordeaux, à la Réunion et à Toulon. (voir le blog des énergies de la mer article du 2 juin ici).

Les labex proclamés le 25 mars dernier ont retenu deux laboratoires d'excellence en Bretagne.
. le Labex « Comin Labs » et l’IRT B-Com Institut de Recherche Technologique porté par Orange, qui positionne Rennes, Lannion et Brest avec parmi les têtes de réseaux français de l’économie numérique. Ce projet porté par Orange, consacré aux réseaux et aux contenus du futur, place B-Com au point de convergence des technologies, des contenus et des services et s’appuie sur la dynamique du pôle de compétitivité Images&Réseaux et de Telecom Bretagne à Brest.
. le Labex MER, (Océan dans le changement) dont la coordination scientifique est assurée par l'Université de Bretagne Occidentale avec comme responsable scientifique Yves-Marie Paulet directeur de l’IUEM Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM-UBO) article de Francis Rousseau du 29 mars.

Si France énergies marines reçoit le label et le financement de l'appel à projets pour les investissements d'avenir, Brest sera conforté comme « capitale européenne de la formation et de la recherche marine qui réunit déjà plus de 2000 chercheurs sur le milieu marin et 60% de la recherche française dans le domaine des sciences et technologies marines. C'est la préfiguration d'une véritable "tête de pont d’un réseau de recherches" qui pourrait ainsi valoriser le potentiel exceptionnel de l’Ouest français sur les énergies marines du futur.

Pour en savoir +
Tous les jours une veille sur les énergies renouvelables de la mer avec le blog energiesdelamer.blogspot.com
Rendez-vous les jeudi 17 et vendredi 18 novembre 2011 aux entretiens Science et Ethique à Brest à Océanopolis
aux Océanides à Saint Quay Portrieux pour l'exposition Océan Climat qui se tient jusqu'au 19 juin avec l'exposition sur les énergies de la mer "L'or bleu".
Bretagne Innovation : Jean-Jacques Le Norment 02 99 84 53 00
TBI : Eric Vandenbroucke 02 98 05 44 51

Sources : Ifremer, Ministère de la recherche, Conseil régional de Bretagne, entretiens Science et Ethique, Pôle mer Bretagne-Paca

mardi 31 mai 2011

Le programme Vasco de Gama un "Erasmus Maritime »


Lors de son bureau politique à Caen le 11 février 2011, les représentants des régions de la conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) avaient rappelé l’importance, « de doter les jeunes des outils de formation leur permettant de trouver un emploi. Pour cette raison, la mise en place du dispositif Vasco de Gama, un « Erasmus maritime » (…) permettrait de doter les formations maritimes de moyens complémentaires qui favoriseraient la mobilité européenne et internationale des jeunes. »


Un par ailleurs soutenu par la Commission européenne puisque dès l’installation du nouveau président de la CRPM Jean-Yves Le Drian (relire article du blog du 4/10/2010) , la commissaire européenne Maria Damanaki avait salué cette initiative en déclarant : "Ce programme que vous avez baptisé "Vasco de Gama" semble réellement très prometteur et il pourrait jouer un rôle essentiel dans la dimension sociale de la Politique Maritime Intégrée".

Le programme Vasco de Gama vient d’être présenté les 19 et 20 mai derniers à l'occasion des Journées européennes de la mer en Pologne, avec comme objectif d’entrer en vigueur en 2012 - si les instances européennes acceptent de financer le projet – avec dans un premier temps des actions pilotes.

Ce programme associe aujourd'hui onze régions européennes (*), dont la région Bretagne et entend œuvrer pour un reconnaissance des métiers et filières de la mer. Souvent méconnus ou souffrant d’une mauvaise image, ces métiers offrent de véritables opportunités de carrière.

Pour les rendre plus attractif c’est donc un dispositif de mobilité européenne qui va être mise en place, permettant de faciliter les échanges entre étudiants, jeunes professionnels et enseignants.

La CRPM espère, via cette action, gonfler les rangs des élèves inscrits en école maritime. A travers ses actions pilotes dès 2012 , il s'agira également de découvrir les activités, les territoires et les acteurs concernés autour de 6 secteurs : construction / réparation navale, transport maritime, pêche, tourisme, ports et logistique et énergies marines.

Il est important de noter que cet « Erasmus maritime » souhaite intégrer d’emblée les problématiques liées à l’aménagement des ports, la logistique et les énergies de la mer. Autant de questions qui constituent d’ores et déjà une des composantes du futur maritime de l’Europe et pour l’aménagement de son littoral et la mise en place de nouvelles recherches et filières industrielles autour des énergies décarbonées.
Par ailleurs pour en savoir plus sur les énergies de la mer : consultez la veille internationale quotidienne effectuée par le blog des énergies de la mer.


Les entretiens Sciences et Ethique en 2010 avaient précisément retenu l’ensemble de ces questions aux 14ème entretiens en 2010 sur le thème « Energies, villes et ports de demain ».

Pour la 15ème édition des entretiens qui se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest la thématique " Quelle économie, pour quelle croissance ? : Plans climat territoriaux, aménagement du territoire, technologies de l'information et énergies de la mer ».

Enfin rappelons également que les Journées Science et Ethique découverte dont objectif est d’associer les scolaires à la démarche « découverte » de leur territoire s’inscrivent dans une triple perspective d’innovation, de cohésion sociale des territoires et d’éducation au développement durable et permettent des échanges entre les différentes communautés scientifiques, éducatives, les acteurs socio-économiques des territoires littoraux.

Elles porteront en octobre 2011 sur :
En Côtes d’Armor :
- Plemeur-Bodou/Perros-Guirrec : "Energies de la mer , aménagement du territoire, transport de l'énergie et réseaux intelligents".
En Finistère :
- Concarneau : la gestion des déchets dans la filière pêche et la valorisation énergétique ?
- Conquet et Lanildut et CCPI « Histoire d’Algue en Pays d’Iroise »


(*) Le programme Vasco de Gama associe aujourd'hui onze régions maritimes européennes : Bretagne, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Toscane, Asturies, Valencia, Euskadi / Pais Vasco, Cantabrie, Mecklembourg - Vorpommern (Allemagne), South West Finland et Varna (Bulgarie).

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / CRPM

vendredi 27 mai 2011

Idées de sortie : Les énergies de la mer aux « Océaniques : énergies et climat"


La Ville de Saint-Quay-Portrieux et son office du tourisme créent l’événement en Côtes d’Armor avec les Océaniques - du vendredi 27 mai au dimanche 19 juin 2001 - sur le thème «Énergies et climat ».
C’est dans ce cadre des Océaniques qu’est présentée l’exposition « les énergies de la mer : l’ Or bleu » réalisée par 3B Conseils.

Les océaniques ce sont notamment six expositions majeures, agrémentés de fresques, films, ateliers et dédicaces :
- « HOME » de Yann Arthus-Bertrand, avec 32 photographies vues du ciel issues de son long-métrage (sorti en 2009) ,
- « les énergies de la mer : l’ Or bleu » de Brigitte Bornemann et Francis Rousseau pour 3B Conseils, 20 panneaux qui présentent une histoire de l’évolution des énergies renouvelables de la mer : les phénomènes naturels et leurs origines, les technologies et les machines, les enjeux en France et en Bretagne.….,
- « les effets du réchauffement climatique » , conçue par le ministère de l’écologie,
- « Eau H2O », exposition de l’Espace de Sciences sur la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles
- « Des forêt & des Hommes » par la Fondation GoodPlanet de le cadre de l'Année internationale des Fôrets par les Nations-Unies,
- « Le laboratoire de Merlin » pour permettre aux visiteurs d’expérimenter les sciences.

Les océaniques ce sont également des bâtiments de la ville habillés d'agrandissement monumentaux de Yann Arthus-Bertrand.
Pour en savoir plus sur la manifestation des Océniques
 : voir le programme
Centre de Congrès ( visites de 10h/12h - 15h/19h -) 
Infos : Office du Tourisme - Tél. 02 96 70 40 64

Focus sur l’expo l’Or Bleu
Les océans n’ont jamais cessé de fasciner les hommes. Plus de 20% de la population mondiale vit sur la zone côtière….. De fait, c’est de la Mer que viendra l’avenir de la Terre.
Les énergies renouvelables de la mer sont une des composantes qui permettront de réduire d’ici à 2020 les émissions de gaz à effet de serre, tout en diminuant la dépendance énergétique des territoires îliens et des villes du littoral. Comment utiliser la force cachée dans les océans pour la transformer en énergie ?

En apportant des réponses au défi climatique et à la sécurité d’approvisionnement, sujet primordial pour le développement du territoire, les énergies renouvelables de la mer constituent l’une des clés de la transition et du mix énergétique.

Le concept de l’exposition sur les énergies renouvelables de la mer - au travers des 20 panneaux qui présentent une histoire de l’évolution des énergies renouvelables de la mer : les phénomènes naturels et leurs origines, les technologies et les machines, les enjeux en France et en Bretagne…. - permet à la fois de sensibiliser les populations et les jeunes sur :
- les formations et les futurs métiers,
- la GIZC gestion intégrée de la zone côtière,
- l’espace mer et sa bonne conservation...

et d’offrir une vision générale des développements en cours sur la politique maritime après le Grenelle de la Mer.



Pour en savoir plus sur les énergies de la mer, consultez le blog des énergies de la mer qui effectue une veille internationale quotidienne sur ces sujets.

Rendez-vous également aux 15è entretiens Science et Ethique :

A retenir sur vos agendas, les 15è entretiens Science et Ethique à Océanopolis Brest, les 17 et 18 novembre 2011 sur le thème "Quelle économie, pour quelle croissance ? : Plans climat territoriaux, aménagement du territoire, technologies de l'information et énergies de la mer".


Article RH 3B Conseils
Sources : Ville de St Quay / 3B Conseils

mercredi 20 avril 2011

Conférence de l’énergie en Bretagne : point d'étape sur les avancées du Pacte électrique breton


Dédiée au suivi de la mise en œuvre opérationnelle du Pacte électrique breton, - signé en décembre 2010 - une nouvelle réunion de la Conférence de l’énergie s’est le 19 avril.
Installée en janvier 2010, cette instance de concertation co-présidée par l’État et la Région Bretagne entend constituer un lieu d’échanges et de débats, réunissant tous les acteurs de l’énergie en Bretagne : ADEME (Agence régionale de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), élus et parlementaires, opérateurs, syndicats des énergies renouvelables, CESER, réseau économique et associatif.

Rappelons que le Pacte électrique breton repose de manière indissociable sur trois piliers : 
 
- maîtrise des consommations d’électricité, 
 
-  développement des énergies renouvelables,
 
-  sécurisation de l’approvisionnement électrique.

(Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du 03/11/2010, 15/12/2010, 16/12/2010 et du 03/01/2011).

Dans ce cadre, les actions engagées ou à mener dans chacun des trois axes, ont fait l’objet d’un premier bilan révélé lors de cette conférence. Les deux co-présidents (le préfet de Région, Michel Cadot et le président du conseil régional, Jean-Yves Le Drian) ont précisé qu’à ce jour, le calendrier et les engagements étaient tenus, et que les projets avançaient de manière concomitante.

Premier pilier : un ambitieux programme de maîtrise de l’énergie
L’objectif est de diviser par 2 jusqu’en 2015, puis par 3 à l’horizon 2020, la croissance de la consommation électrique de la région.
Pour atteindre ces objectifs, il convient de poursuivre le déploiement des expérimentations engagées par les territoires pour réduire la consommation électrique des familles, des collectivités, des différents secteurs d’activité économiques, mais aussi le travail de sensibilisation auprès de tous les Bretons, via notamment le dispositif Écowatt. (Relire articles du blog du 10/11/2010 et du 05/01/2011).

Les enjeux de rénovation thermique des logements privés et sociaux ont déjà conduit à des signatures de conventions avec les acteurs concernés. Ces accords devront être généralisés pour atteindre les ambitions qui ont été fixées en nombre de logements et en performance énergétique. 


Deuxième pilier : le développement massif des énergies renouvelables

L’objectif est de multiplier par 4, d’ici 2020, la puissance des énergies renouvelables installées en Bretagne, pour la porter à plus de 3 600 MW.
Dans ce domaine, le projet de schéma régional éolien terrestre qui sera présenté à l’instance de concertation mi-juin permettra d’identifier les conditions de développement dans notre région pour permettre d’atteindre l’objectif fixé par le Pacte. A ce jour, l’éolien terrestre produit 650 MW, contre 450 MW un an avant.
Concernant les énergies marines, 3 projets bretons (2 d’hydroliennes -Sabella et Orca- et 1 d’éolien off-shore flottant -Winflo de Nass&wind-) ont été retenus dans le cadre du financement des Investissements d’avenir.

L’appel d’offres pour l’éolien offshore posé dans la Baie de Saint-Brieuc sera lancé en mai. Il portera sur une puissance de 500 MW à mettre en œuvre à l’horizon 2015, sur une zone de 190 km2.
Enfin pour accompagner le développement de la filière photovoltaïque, un guide régional a été publié à l’attention des porteurs de projets (objectif de 400 MW à l’horizon 2010).
Pour en savoir plus sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

Troisième pilier : La sécurisation de l’approvisionnement en électricité
L’objectif est de sécuriser totalement le réseau d’ici 2020, de proposer une solution globale de renforcement du réseau et d’expérimenter les réseaux électriques intelligents. (Relire notamment l'article du blog du 04/11/2010).

Les projets relatifs au renforcement du réseau sont réalisés (poste électrique de Calan-56) ou en cours d’étude (ligne électrique souterraine entre Lorient et Saint-Brieuc).
Des appels nationaux à manifestation d’intérêt (AMI) seront lancés par l’ADEME en avril et mai 2011 sur le stockage de l’énergie et le développement des réseaux intelligents. 
Ces deux thématiques feront l’objet de groupes de travail dédiés au sein de la Conférence bretonne de l’énergie, afin, d’une part, de structurer la réponse bretonne dans le cadre de ces AMI et, d’autre part, d’anticiper sur la mise en œuvre des projets pouvant en découler.

Une consultation publique préalable sur les conditions générales de l‘appel d’offres concernant le projet de centrale à cycle combiné gaz (450 MW) au nord-ouest de la Bretagne est en cours, pour un lancement de l’appel d’offres prévu fin mai/début juin et un choix du candidat fin novembre 2011.

Signature d’une convention avec ERDF :
L’avancement des actions inscrites dans le Pacte électrique breton sera illustré par la signature, par l’État et la Région, d’une convention d’application avec ERDF, en tant que gestionnaire unique du réseau de distribution d'électricité en Bretagne. Cet engagement réciproque amènera ERDF à renforcer son action pour répondre aux objectifs des 3 piliers du Pacte électrique breton. 

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Article RH 3B Conseils
Sources : Conférence de l'énergie / Région Bretagne

mardi 19 avril 2011

Organiser le débat public sur l’énergie ? une proposition de loi déposée



Le 16 mars dernier, la ministre de l'Ecologie estimait après les événements de Fukushima le temps venu pour engager le débat sur la politique énergétique et nucléaire en France, considérant cette posture comme "acquise". (Sur la catastrophe au Japon : relire les articles du blog du 18/03/2011 et 23/03/2011).

Saisissant cette ouverture gouvernementale, le député de la Meuse - Bertrand Pancher - vient de déposer sur le bureau de l’Assemblée Nationale, une proposition de loi "visant à l'organisation d'un débat public national sur l'énergie".

"Pouvons-nous nous passer de l'énergie nucléaire pour maintenir notre indépendance énergétique ? Quelles alternatives avons-nous pour évoluer vers un mode de production énergétique peu émetteur de gaz à effet de serre ? Existe-t-il un mix énergétique réellement adéquat pour subvenir à nos besoins, respecter l'environnement et la sûreté de tous?"

Au travers de ce texte, il entend saisir le Parlement sur l’ensemble des questions et des modes de productions énergétiques. C’est ce qui ressort de l’exposé des motifs de cette proposition de loi, déposée le 13 avril 2011. Celle-ci touche aussi bien au nucléaire, aux gaz de schiste, à la production d'énergies renouvelables, aux risques de hausse du prix de l'électricité, à la diminution de la consommation d'énergie fossile, aux changements de comportements qu'elle induit...

Le député Bertrand Pancher rappelant que le "Grenelle est resté muet sur la question du nucléaire" précise que "les Français s'interrogent. Pourtant, ils n'ont jamais eu l'occasion de s'exprimer sur ces sujets, alors que les questions sont nombreuses et restent trop souvent sans réponses claires".

Face aux choix stratégiques énergétiques que doit faire notre pays, le débat public qui doit désormais s’ouvrir s'inscrit aussi dans un objectif essentiel : "recueillir l'avis de nos concitoyens, sur le développement des différentes productions futures ainsi que leurs conditions de mise en œuvre, notamment en termes de sécurité, d'accès pour tous et de responsabilisation de chaque concitoyen quant à sa consommation personnelle".

Comment organiser ce débat public ?
Pour "garantir la totale impartialité" du débat, il considère qu’il reviendra à la Commission nationale du débat public (CNDP) le soin de l'organiser et ce "dans un délai de quatre mois suivant la promulgation de la présente loi".
La CNDP serait chargée d'approfondir les questions posées, "en relation avec les cinq grandes catégories d'acteurs du Grenelle de  l'environnement (administration, élus, entreprises, syndicats et ONG)"
. "Les principales conclusions ou orientations issues de ce débat seront examinées par le Parlement, lequel indiquera, point par point la suite qui y sera donnée", dit encore le texte.

Depuis quinze ans les entretiens Sciences et Ethique (*) s’attachent à aborder l’ensemble de c’est question au travers en organisant des rencontres entre scientifiques et universitaires, décideurs politiques et économiques, acteurs sociaux et associatifs, public sur l’impact des avancées scientifiques et technologiques sur la société, notamment dans le domaine des énergies…. Du nucléaire aux énergies de la mer !

« Comment passe-t-on de la découverte scientifique aux applications industrielles?
quelles sont les interactions entre éthique, risque et décisions politique dans la mise en place de ces applications industrielles? ».

Pour aller plus loin retrouver les archives des entretiens Science et Ethique et pour plus d’information sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

(*) les 15è entretiens se tiendront à Océanopolis - Brest les 17 et 18 novembre 2011

Article : RH 3B Conseils
Sources : Assemblée Nationale / CDC
Photos : Assemblée Nationale

mardi 12 avril 2011

Pôle mer Bretagne 2010 « croissance et ouverture »


Depuis 2005, le Pôle Mer Bretagne qui bénéficie du label «Pôle de compétitivité à vocation mondiale», ne cesse croître et de rassembler l’ensemble des forces qui œuvre dans la sphère maritime : PME, industriels, universités et grandes écoles comme les collectivités et les structures de développement économique dans le domaine de l'innovation.

Tous ont à cœur d’agir pour le développement et la compétitivité économique et de recherche depuis la Bretagne mais avec un rayonnement à l’international.

Réunis en assemblée générale au Centre d’Instruction Naval à Brest, le 8 avril 2011, plus de 300 participants (adhérents et partenaires des collectivités territoriales et des services de l’Etat en Région) ont dressé ensemble le bilan d’une année 2010 brillante et riche en actions et en programmes.

L’occasion pour son président Hervé Moulinier de rappeler que « Parallèlement à cette activité exceptionnelle, le travail d’émergence et de labellisation des projets s’est poursuivi de façon soutenue, relativement peu impactée par les difficultés liées aux conséquences de la crise économique et à la compétition plus dure pour l’accès aux financements." Dans le même temps et au fur et à mesure que ces projets aboutissent, le Pôle mer s ‘attache à la valorisation de leurs résultats.


Rappelons que la finalité du Pôle est de développer la compétitivité des acteurs de l’économie maritime par la mise en réseau de l’ensemble des compétences sur un thème majeur : « la Mer », décliné suivant deux axes : « sécurité et sûreté » et « développement durable ».

Ces deux axes se déclinent par ailleurs dans les domaines suivants :
- sécurité et sûreté maritimes ;
« La sécurité et la sûreté maritimes représentent des enjeux sociaux et économiques importants. il s’agit notamment d’anticiper les évolutions des règlements et les besoins des grands systèmes intégrés pour mettre à temps sur le marché des dispositifs innovants de surveillance et d’intervention, de sauvegarde de la vie humaine en mer, individuels ou collectifs, préventifs ou dilatoires ».`

- naval et nautisme ;
« Le développement durable de tous les modes de transport maritime dynamise cette thématique portée par la volonté des acteurs d’anticiper les contraintes croissantes de la réglementation internationale et contribue à produire des navires plus sûrs, plus propres et plus économes. Le projet national « navire du futur » est à développer pour un transport maritime fiable, sécurisé, écologique et efficient. La filière nautisme est à orienter vers « l’éco-navigation ». »


- ressources énergétiques marines ;
« Les objectifs de développement durable créent un contexte porteur pour le développement des énergies marines renouvelables : développer deux solutions technologiques majeures de conversion des énergies marines (l’hydrolien et l’éolien flottant) et offrir aux acteurs de la filière navale des opportunités de diversification industrielle dans les énergies marines. »

- ressources biologiques marines ;
« Il s’agit de contribuer à une pêche et une aquaculture durables en développant des solutions : diversification des techniques de pêche, outils pour une meilleure gestion de la ressource, économie d’énergie. côté biotechnologie marine, les objectifs sont liés à la valorisation de nouvelles molécules dans les applications thérapeutiques mais aussi dans les domaines de la cosmétique, des agrofournitures, des matériaux et des énergies (agro-carburants). »

- environnement et aménagement du littoral.
« En réponse aux exigences réglementaires et aux recommandations européennes, et afin de les anticiper, il s’agit de développer les outils nécessaires à la surveillance et à la gestion de la qualité des eaux côtières, mais aussi à la Gestion intégrée des Zones côtières ».


Ce sont là autant de domaines qui font déjà pour une part le socle de l’économie bretonne mais dresse également des perspectives pour son développement.


Le Pôle mer aujourd’hui c’est 368 adhérents ( la moitié de PME) un dynamisme indéniable en terme de projets labellisés : 109 projets depuis sa création dont 17 en 2010, représentant un budget global de 320 millions d’euros. (voir les projets labellisés sur le site du Pôle mer.)

L’année 2010 constitue pour le Pôle Mer Bretagne un tournant grâce au programme Investissements d’avenir (grand Emprunt National), ce qui a permis notamment la constitution de « France Energies Marines » : l’institut porté par les acteurs académiques et industriels français pour le développement des énergies marines.
Pour en savoir plus sur les énergies marines voir le blog des énergies de la mer qui effectue une veille internationale quotidienne - le blog des énergies de la mer est d'ailleurs présent lors de cette assemblée générale en mettant à disposition du public de la documentation -.

Le président Moulinier rappelle également la poursuite des coopérations du Pôle mer qui s’ouvre à « de multiples collaborations, dont celle engagée en 2010 avec la Basse-Normandie (…) Elle s’opère dans un contexte où nombre de régions ou villes côtières redécouvrent leur vocation maritime face aux enjeux et opportunités qu’offre l’économie maritime. Ces coopérations se sont renforcées et étendues également Outre-mer et à l’international ».

Rappelons que le Pôle Mer Bretagne est associé au Pôle Mer PACA qui partage ce le label « pôle de compétitivité à vocation mondiale ». C’est ainsi que les acteurs des deux pôles ont décidé de se coordonner afin d’accroître leur compétitivité dans une logique de coopération et de complémentarité, au travers d’une gouvernance semblable dans chaque pôle, concertée au niveau national. Cette organisation permet de structurer les échanges d’information dans la durée et la collaboration entre les deux régions, afin d’ éviter les redondances et d’encourager le développement de projets réellement innovants.


A l’issue de cette assemblée générale 2011, les membres du Pôle Mer Bretagne ont procédé au renouvellement de la moitié du conseil d’administration (*), répartis en 4 collèges. Le bureau du Pôle Mer réélisant ensuite Hervé Moulinier à sa présidence.

Le président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, invité comme grand témoin, est intervenu en qualité de président de la Conférence Régionale des Périphéries Maritimes (CRPM) sur le thème : « La mer, source d’innovation et de développement économique pour les Régions Périphéries Maritimes ».


(*) le renouvellement de la moitié du conseil d’administration, répartis en 4 collèges. Dix sièges étaient à pourvoir.
La composition du nouveau conseil d’administration :

· Collège 1 : Grandes Entreprises
-
Groupe Roullier, Jean-Christophe PIOT,
- DCNS Brest, Christian LAURENT
- Thales Systèmes Aéroportés, Hervé MOULINIER
- Veolia, Alexandre LE STER

· Collège 2 : PME – PMI
-
In Vivo, Didier GROSDEMANGE
- Nautix, Maxime DELBURY
- Littoralis, Vincent MARIETTE
- Sabella, Jean-François DAVIAU



· Collège 3 : Recherche
-
Ensta Bretagne, Francis JOUANJEAN
- Ifremer, Philippe MARCHAND
- Station Biologique de Roscoff, Bernard KLOAREG
- Telecom Bretagne, Paul FRIEDEL
- Université de Bretagne Occidentale, Pascal OLIVARD
- Université de Bretagne Sud, Olivier SIRE



· Collège 4 : Organisations professionnelles, structures de développement économique
 dans le domaine de l’innovation
-
CCI Brest, Michel GOURTAY
- CRPMEMB, André LE BERRE
- Technopôle Brest-Iroise, Michel MORVAN
- Technopole Quimper Cornouaille, Ronan LE DEN



A l’issue de cette assemblée générale, le conseil d’administration a élu les membres du bureau :
- Hervé MOULINIER, président

- Christian LAURENT (DCNS), vice-président

- Philippe MARCHAND (Ifremer), secrétaire
- Didier GROSDEMANGE (In Vivo), trésorier.


Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle mer Bretagne / lettre économique