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jeudi 8 décembre 2011

Algues vertes : Le Plan Bretagne présenté à la Commission européenne chargée de l'Environnement


Bruxelles - (UE)
8 /12/2011 - 3B Conseils/BB


Les algues vertes sont un sujet de préoccupation permanent pour les élus du littoral et un sujet de conflit évident (Amor-Arvor) relevé lors de la visite du Président de la République à Crozon (Finistère) l'été dernier.

Depuis 2 ans, la Préfecture de Région et le Conseil régional de Bretagne ont lancé le Plan algues vertes, concrétisé par la construction de 3 unités de traitement des algues, la systématisation du ramassage sur les plages, et la signature de deux projets de territoire sur les huit baies à algues vertes.

Il a pour objectif de réduire significativement les fuites d’azote dans ces baies pour lutter à la source contre les marées vertes.

Afin de présenter l’état d’avancement du Plan algues vertes et de souligner la forte mobilisation des acteurs bretons sur cet enjeu, Michel CADOT, Préfet de région, Jean-Yves LE DRIAN, Président du Conseil régional, Thierry BURLOT, Vice-Président chargé de la politique de l’eau et les élus locaux porteurs des projets de la Lieue de Grève et de la Baie de Saint Brieuc, Alain CADEC, Député européen et président de la Commission Locale de l’Eau de la Baie de Saint Brieuc et Joël LEJEUNE, président de la Communauté de communes Lannion Trégor Agglomération, ont rencontré Janez POTOCNIK, Commissaire européen à l’Environnement, le 7 décembre 2011 à Bruxelles.

La Commission avait adressé un courrier en date du 18 juillet au Gouvernement français sur ses mesures anti-algues vertes avec une demande d'analyse des premiers résultats obtenus (voir AFP 5 oct. 2011). Elle exprimait aussi son souhait d'obtenir des autorités françaises un état des lieux actualisé et exhaustif de l'ensemble des mesures réglementaires, administratives, financières et autres mises en oeuvre et envisagées au cours des derniers mois" ainsi qu'une description et une analyse des 1ers résultats obtenus". 

La Commission souhaitait vérifier, d'une part, si le phénomène des algues vertes résulte en une violation" des directives européennes sur l'eau de 2000 et de 1991 - "relatives à la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles", "et, d'autre part, si toutes les mesures pour mettre fin à cette pollution étaient bien engagées".

Georges KREMLIS, membre du service juridique de la Commission de l'environnement, rappellait les 7 plaintes déposées entre 2010 et 2011, relatives aux algues vertes et qui sont en examen à Bruxelles.

 La "Lettre" qui avait été révelée par l'AFP, était suivie d'une annexe de 11 pages développant soixante dix questions précises et détaillées. A l'époque, la Préfecture de région Bretagne avait précisé que la réponse française serait rendue d'ici à la "fin octobre".
...

Ce thème sera probablement abordé demain lors du colloque sur les 25 ans de la Loi Littoral organisé à l'UBO (Brest) où la table ronde 3 de 15h traitera d'Agriculture, conchilyculture et Loi littoral. (ici).

Aujourd'hui, il faut y ajouter les 2 plaintes déposées hier également, par les associations Sauvegarde du Penthièvre et Sauvegarde du Trégor devant le procureur de la République de Saint-Brieuc contre les représentants de l'Etat et notamment les préfets (successifs) des Côtes-d'Armor, leurs donneurs d'ordre ou supplétifs ou tous autres auteurs, coauteurs ou complices, à la suite de la mort de 36 sangliers cet été dans les Côtes-d'Armor.

De nombreuses études ont conclu que la mort de ces animaux avait été très probablement causée par l'inhalation d'hydrogène sulfuré (H2S) émanant des algues vertes. L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) estimait même que les émissions d'H2S pouvaient représenter un risque pour la santé humaine.


Chiffres clés communiqués par la Préfecture de Région Bretagne le 26 oct. dernier
65.931 m3 d'algues vertes ramassées sur les plages bretonnes au 25 octobre 2011 depuis les premiers échouages de l'année 2011, contre près de 58.000 à la même période en 2010.
Les quantités d'algues ramassées dans les Côtes d'Armor (32.204 m3) sont inférieures au bilan 2010 (36.555 m3), mais elles sont supérieures dans le Finistère avec 33.727 m3 d'algues vertes ramassées en 2011 contre 21.305 l'année précédente.

Article : Brigitte Bornemann
Sources : Région Bretagne Préfecture de Région Bretagne, Figaro, le Télégramme, Ouest France.

mardi 6 décembre 2011

Loi littoral : 25 ans


Brest (France-UE) 6/12/2011 - 3B - BB

Depuis 25 ans la loi littoral pensée par Louis Le Pensec et présentée par Guy Lengagne (JO du 3 janvier 1986) évolue et change de langage.
Peut-elle encore être un véritable instrument juridique et de développement durable alors que de nombreux enjeux socio-économiques et environnementaux demandent que soient réalisés la quadrature du cercle !

Le colloque organisé par l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) avec l’appui de l’Ordre des avocats de Brest et de Brest métropole océane (BMO) abordera sous un nouvel angle les enjeux pour l’application de la Loi Littoral ? Le rôle de la Loi dans le dispositif plus vaste et complexe de protection du Littoral ?


Ce colloque (télécharger le programme) se tient vendredi 9 décembre, à Brest à l’UFR Droit et Sciences économiques. Il prévoit de faire un point sur le rôle de l'Etat avec des interventions de Michel Cardot, Préfet de la région Bretagne, de Jean Yves Le Drian Président du Conseil régional de Bretagne, (tous deux très impliqués aussi dans le développement des énergies de la mer) ....
Il y aura également des présentations proposés par des Professeurs de droit public, des avocats, des spécialistes de l'aménagement du territoire ...

C'est l'occasion de rappeler que la ville de Brest dont le maire est François Cuillandre et son Université présidée par Pascal Olivard, tiennent une place de choix dans le monde de la recherche pour les sciences et technologies de la mer. Une étude a été réalisée par l’ADEUPA (Agence d’urbanisme du pays de Brest) et pilotée par le Technopôle Brest Iroise est consultable (Ici) :
Elle rappelle qu'en 2011, l’Etat a sélectionné un premier volet de projets portés par des organismes scientifiques sur la thématique « Mer » :
- le laboratoire d’excellence pour l’étude des océans, un projet de recherche océanographique de l'IUEM l’Institut Universitaire Européen de la Mer-UBO présidé par Yves-Marie Paulet. OCEAN DANS LE CHANGEMENT consacré à l’étude des grands fonds, du climat, à l’exploration et à la valorisation de la biodiversité. Budget : 14 millions d’€ sur dix ans.
- Le développement d’une nouvelle génération de flotteur Argo, Equipement d’Excellence, destiné à observer les conséquences du changement climatique sur les océans. Le projet « NAOS » est coordonné par l’Ifremer. Budget : 8 millions d’€.
- Le développement des Energies Marines Renouvelables avec la création de l’Institut d’Excellence en Energies Décarbonées, FRANCE ENERGIES MARINES, un projet porté par des acteurs scientifiques (Ifremer, CNRS, Université de Bretagne Occidentale-UBO, ENSTA…) et industriels (DCNS, EDF, Alstom, STX, Areva). Budget : 142 millions d’€ sur dix ans.

Article : Brigitte Bornemann 3B
Sources bibliographiques : Journées de l'ANEL des 19 au 221 oct. 2011, Et si le littoral allait jusqu'à la mer d'Alain Merckelbagh, Site LittOcéan (Ici), Gestion intégrée de la mer et du littoral, 3 questions à Yves Henocque (Ici), Le Pôle littoral du Ministère du Développement durable présidée par Catherine Bersani et depuis 2011 par Gérard Ruiz inspecteur général de l'administration du développement durable (Ici)

Voir aussi les entretiens Science et Ethique 2005 (Ici)

mercredi 30 novembre 2011

ECOWATT Bretagne : les bons gestes en 47 secondes

Rennes (France-UE) 30 nov.2011

La région Bretagne
, qui ne produit que 9,5 % de l’électricité qu’elle consomme, est une véritable "péninsule électrique". Des actions sont menées pour inciter au développement des énergies renouvelables, pour sécuriser l’alimentation électrique et assurer une meilleure maîtrise de la demande en électricité.

Vous pouvez télécharger le 1er bilan du Pacte électrique breton présenté hier par Michel Cardot, Préfet de Région et Jean-Yves Le Drian Président du Conseil régional de Bretagne.

La démarche « EcoWatt Bretagne, le bon geste énergie » a été initiée en novembre 2008 par RTE, en partenariat avec la Préfecture de Région Bretagne, l’ADEME et ERDF. voir le clip (ici) et inscrivez-vous.

L'opération est reconduite pour l’hiver 2011-2012
Avec un contexte électrique breton toujours fragile les consommateurs – particuliers, entreprises/associations, collectivités locales/institutions, ou encore les publics scolaires – sont de nouveau invités à se mobiliser en faveur de la maîtrise de la consommation d’électricité pour cet hiver.

La sensibilisation à la maîtrise de la consommation énergétique et aux énergies du futur

Avec le soutien du Conseil régional de Bretagne et du Conseil général du Finistère, les Journées "découverte" 2011 organisées par l'APESTDD présidée par Michel Glémarec et les entretiens Science et Ethique, ont sensibilisé au début de l'année scolaire plus de 400 élèves, sur thème de la production, de l'implantation des énergies renouvelables de la mer - ici -, de la consommation électrique, des plans-Energie climat territoriaux .... Les journées bénéficient de la participation de nombreux enseignants de SVT, de lettres, de maths...

En attendant, la présentation des travaux des scolaires sur leur perception de l'énergie, ces élèves de CM1 ... aux lycées et collèges, continuent à s'informer sur les énergies renouvelables de la mer, les co-produits de la pêche comme valeur énergétique et les algues comme source d'énergie du futur.

Pour tout savoir et retrouver le déroulement des Journées qui se sont tenues à Pleumeur Bodou et Perros Guirec le 10 octobre, à Concarneau les 13 et 14 octobre et au Conquet et à Lanildut les 3 et 4 novembre dernier, cliquez sur science-ethique.org.

Les partenaires sont : DCNS (partenaire du blog des énergies de la mer), a Maison du Littoral à Perros Guirec, la Cité des telecoms à Pleumeur Bodou.. les élus et les associations Cap vers la Nature, le Marinarium, Gonidec - Les Mouettes d'Arvor, ANSEL., Interactions Pleine nature-Education à l’environnement ... lycée hôtelier Saint Joseph de Lannion

Les travaux d'élèves seront présentés au Musée de la pêche à Concarneau, à la Maison de l'Algue à Lanildut (CC du Pays d'Iroise), aux Mairies du Conquet, de Ploudalmezeau, de Perros Guirec et de Pleumeur Bodou.


Une plate-forme a été créée pour que les enseignants et les collectivités puissent échanger et partager les informations.
Vous pouvez également télécharger les N° spéciaux des énergies de la mer... et les différents carnets de bord sur le site des entretiens Science et Ethique dédiés aux énergies de la mer et suivre l'actualité sur science-ethique.blogspot.com ou energiesdelamer.blogspot.com.

Article : Brigitte Bornemann, déléguée générale des entretiens Science et Ethique / 3B

lundi 28 novembre 2011

Fonds Vert, MDP.... les enjeux de Connie Hedegaard, commissaire européenne à Durban.

L'Europe représente 11% des émissions de gaz à effet de serre et aurait du mal à s'engager seule si, le Japon, la Russie et le Canada refusent de souscrire à une deuxième période contraignante de réduction d'émission de gaz à effet de serre. L'absence d'engagements de la part des Etats-Unis, de l'Inde, de l'Australie ... et du Brésil sont toujours d'actualité le jour de l'ouverture des négociations du renouvellement ou de la prolongation du Protocole du Kyoto qui se déroule jusqu'au 9 déc. 2011 en présence de 193 pays. Cliquez ici pour suivre les négociations.

La Chine, qui semble vouloir s'engager dans une production d'énergie verte, pourrait infléchir sa position alors que les pays en développement s'estiment victimes du manque d'ambition des pays développés pour lutter contre les effets des changements qu'ils subissent.

Alors, quels sont les risques et quels impacts sur les MDP (mécanismes de développement propres) qui permettent aux industriels européens soumis à des quotas carbone de compenser leurs émissions en investissant dans des industries propres dans des pays en développement ?
Et Quid du Fonds vert annoncé à Copenhague qui doit recueillir 100 Mds $ par an, d'ici à 2020?

Rajendra Pachauri, a présenté le 18 nov. "un résumé destiné aux décideurs qui donne un aperçu de la manière dont la gestion des risques de catastrophes et l’adaptation aux changements climatiques peuvent aider les populations vulnérables à mieux faire face à un climat en évolution dans un monde caractérisé par les inégalités, ainsi des changements dans la fréquence, l'intensité, la répartition géographique et la durée des événements climatiques extrêmes pouvant aboutir à une situation sans précédent ».

Il y a un mois, l'Observatoire Européen des marchés de l'Energie (13è édition) soulignait qu'un manque d'investissement dans les énergies "décarbonées" était à craindre à la suite du ralentissement économique.
Le «printemps arabe» et la catastrophe nucléaire nippone ont transformé les perspectives d’évolution du mix-énergétique en Europe.
Le gaz devrait gagner en importance dans le mix-énergétique de certains pays comme la Suisse, l’Italie ou l'Allemagne. L’arrêt immédiat de 7 réacteurs, en privant le réseau de 8.000 MW, pourrait d’ailleurs compromettre la continuité de la fourniture de courant en Europe dès cet hiver. La France ne pourra plus importer d’électricité d’Allemagne en période de pointe comme elle en avait l’habitude.

Avant Fukushima, l’UE avait estimé à €1.100 milliards, les investissements nécessaires dans l’énergie d’ici à 2020, afin de respecter ses objectifs de diminution d'émission de gaz à effet de serre. D'après Colette Lewiner*, ce montant, qui devrait désormais constituer un plancher, pourrait en fait subir les effets négatifs liés à la réduction des déficits publics dans un contexte de faible croissance. Pour Jean-Michel Gauthier, Si l'on peut considérer l’Europe comme étant en avance sur son objectif 2020 de réduction des émissions de gaz à effet de serre, elle est en revanche déjà en retard sur l’objectif d’augmentation de la part des énergies renouvelables. La France et la République tchèque n'ont pour le moment pas tenu compte des critères européens, qui n'ont pas été transposés dans leurs législations respectives. Les deux pays incriminés ont désormais deux mois pour répondre à la Commission. Dans le cas contraire, celle-ci pourra alors saisir la Cour de justice de l'Union. Naturellement, il convient ne pas oublier l'accord PS - EELV "sans atomes crochus" (Libé du 16 nov.), qui a au moins le mérite de placer la production d'électricité au coeur des sujets importants des Présidentielles de 2012..... Il faut peut-être regarder aussi ce qui se passe en Grande Bretagne ou aux Pays-Bas où s'ouvre la grande réunion internationale de l’énergie éolienne à Amsterdam du 29 nov. jusqu’au 1 déc.
Prenez date : Energies bleues pour une croissance verte à Brest (s/r 25 au 27 juin 2012)

Colette Lewiner *, directeur International du secteur Energie, Utilities et Chimie Cap Gemini

Jean-Michel Gauthier **, responsable de l'énergie - Deloitte et fondateur de la Chaire d'économie de l'énergie à HEC voir ici en 2009 aux entretiens Science et Ethique L'heure bleue : changement climatique, énergies de la mer et biodiversité "La bataille de l'énergie : géopolitique, structuration économique législative et fiscale du financement des énergies renouvelables de la mer"

Rajendra Pachauri *** Président du GIEC était présent le 12 juillet à Brest pour la 1ère réunion annuelle du Groupe 1 avec Jean Jouzel. A cette occasion il s'était rendu au Port de la Marine Nationale pour voir l'éolienne OpenHydro assemblée par DCNS, qui venait d'être présentée à Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne.

Sources : Cap Gemini, Les Echos (23 et 25 nov.).

Brigitte Bornemann / déléguée générale des entretiens - 3B

jeudi 22 septembre 2011

MERiFIC : un nouveau pas vers des énergies de la mer conjuguées dans deux côtés de la Manche


Brest (Finistère -Bretagne France-UE) 22/09/2011 - 3B Conseils - BB

Ce matin, Le Télégramme et Ouest France titrent sur le déplacement en Cornouailles anglaises (Cornwall) de deux délégations du Conseil général du Finistère présidé par Pierre Maille, qui étaient menées la semaine dernière par Michaël Quernez, le vice-président chargé de l'insertion et de l'économie pour ratifier le projet transManche MERiFIC (Marine Energy in Far Peripheral and Island Communities) entre les universités françaises et anglaises et leurs partenaires.
Côté anglais Alec Robertson président du Cornwall Council, et George Smith, professeur à l'Exeter University ont rappelé le potentiel en Grande Bretagne et dans les iles franco-anglaises

Depuis 1989, un protocole de collaboration unit les deux territoires. Ensemble, ils développent des projets européens, dont le programme "MERiFIC" (*) dans le cadre d'Interreg IV A Manche sur les énergies marines renouvelables.
Le programme, établi sur trois ans, prévoit de renforcer les échanges, ainsi que les expériences scientifiques et techniques entre les deux côtés de la Manche. Il s'agit, notamment, d'évaluer les ressources nécessaires pour l'installation d'énergies marines (hydrolien et houlomoteur). Le projet, d'un montant total de 4 M€, a obtenu une aide de 2 M€ de la Commission européenne.

Par ailleurs, il est intéressant de lire les propositions de la CGT - Bretagne sur les énergies marines et de revoir ou voir les déclarations de Guy Jourden lors de son intervention aux entretiens Science et Ethique en 2007 et celle de Michaël Quernez.

(*) Les partenaires de MERiFIC (Marine energy in far experimental and island communities) sont le Parc naturel marin d'Iroise, Ifremer, le CG29, Bretagne développement international, le Technopôle Brest Iroise, le Cornwall council, les universités d'Exeter et de Plymouth.

Sources : Le Télégramme, Ouest France, article du 22 septembre de FR sur le portail Mer-Veille.com, article du 19 juillet de RH et BB sur le blog science-ethique.blogspot.com,
A suivre prochainement lors des entretiens Science et Ethique 17 et 18 nov. 2011 sur science-ethique.org et Canal C2
Article : Brigitte Bornemann

jeudi 20 janvier 2011

L'état du monde à Tunis et Géopolitiques à Brest


De Tunis à Brest - 20/01/2011 - 3B Conseils - Est-ce que la Tunisie va troubler l'organisation politique des pays du Maghreb et du Machrek ? Quelle influence l'après Ben Ali aura sur les politiques de ses voisins... c'est une série de question qui sera traitée par France Culture qui déplace son antenne durant 24h à Tunis le 21 janvier à partir de 6h du matin. C'est une bonne préparation au Colloque des 5èmes Géopolitiques de Brest qui se tient les 27 et 28 janvier prochains pour la 5ème année consécutive.

Le programme naturellement a été établi avant les événements "de la révolution dite du jasmin" dont le terme est contesté....
La présentation des Géopolitiques évoque les membres du G8 qui disposent encore aujourd'hui d'une grande partie de la puissance économique et financière alors que les pays émergents comme le Brésil, l'Inde ou la Chine sont progressivement associés dans le nouveau cadre du G20.
La question posée est :
Quelles seront les puissances de demain ?
Quels seront les facteurs déterminants pour l'exercice de la puissance ?
Existera-t-il à l'avenir un décalage entre l'exercice de la puissance sur terre et sur mer, dans les airs et l'espace ?
Les puissances de demain sauront-elles cohabiter ? Trouveront-elles des modalités nouvelles d'association ? Pourront-elles rayonner sans menacer la paix ?
et l'on devra certainement ajouter celle du rôle de l'Afrique du Nord alors que les réserves de gaz et de pétrole pour une partie d'entre elles y sont situées.

Le programme
Jeudi 27 janvier 2011 de 14h à 17h30

Zaki Laidi Professeur à Sciences-Po Paris, "Le monde selon Obama"
Pascal Boniface Directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), "L'Etat du monde et les changements structurels des rapports de puissance"
Isabelle Facon Maître de conférences à l'École polytechnique "Puissance russe, déclin, recomposition, redéfinition ?"
Martin Motte Maître de conférences à l'Université Paris IV-Sorbonne "La puissance navale"

Vendredi 28 janvier 2011 de 9h à 17h30
Bernard Bruneteau Professeur en sciences politiques à l'Université Rennes 1 "La notion de puissance et ses évolutions historiques"
Cécile Bastidon Maître de conférences (LEAD, Université du Sud / Toulon Var) "La finance globale : emprise, contraintes et exclusions"
Jacques Portes Professeur à l'Université Paris VIII Saint Denis "La puissance américaine, déclin ou rebond ?"
Olivier Dabène Professeur de sciences-politiques à Sciences Po Paris "Le renouveau du régionalisme en Amérique latine"
Isabelle Saint Mézard Enseignante à Sciences Po Paris et à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) "L'Inde, une puissance montante"
Jean-Philippe Beja Directeur de Recherche au CNRS CERI-Sciences-Po, "Des Instituts Confucius au Prix Nobel de la Paix l'éphémère développement du "soft power" chinois".

Les Géopolitiques de Brest est une initiative de l'UBO, l'ENSTA Bretagne, l'Ecole Navale, Telecom Bretagne, avec le soutien de la Ville de Brest, du Conseil régional de Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Librairie dialogues. Un des co-fondateurs est Christian Bougeard, Professeur d'histoire contemporaine qui était l'invité de la soirée de préparation des entretiens Science et Ethique 2011, mardi dernier avec Jérôme Prieur.

N'oubliez pas également tous les matins de la semaine sur France Culture, l'émission de Thierry Garcin et Eric Laurent à 6h50...

Article : BB
Sources : France Culture, ENSTA Brest

mercredi 19 janvier 2011

Pacte électrique breton : appel d’offre au printemps pour une centrale électrique aux portes de Brest

À plusieurs reprises, au cœur de l'hiver, la Bretagne est passée près de la rupture électrique. L’inauguration du nouveau poste électrique très haute tension 400 000 /225 000 Volts à Calan (Morbihan) constitue pour la Région Bretagne le premier maillon d’une nouvelle politique énergétique, son « filet de sécurité » annoncé dans le récent "pacte électrique breton" et voté récemment par le Conseil régional (voir notamment les articles du blog du 3/11/2010, article du 16/12/2010, article du /01/2011)

Ce programme en trois volets signé par la Région, l’Etat et ses établissements publics, et Réseaux de Transport d’Electricité prévoit un ensemble d’actions concrètes d'actions pour sécuriser l’approvisionnement électrique en Bretagne autour de trois orientations :
- sécuriser le réseau électrique,
- améliorer la maîtrise de la consommation
- développer les énergies renouvelables. Avec un fort engagement de la Région pour développer une filière scientifique et industrielle dans les énergies marines. Elle est désormais lancée, autour de l’éolien posé notamment (500MW autour de Saint-Brieuc).

Il faut noter également que le volet « sécurisation de l’alimentation » prévoit aussi la recherche de solutions pour stocker l’énergie et développer les réseaux intelligents (voir article du blog du 4/11/2010)

Lors de sa visite dans le Morbihan puis en Finistère à l’usine Bolloré (*), le ministre de l’industrie déclarait, s’agissant de la future centrale qui doit être située aux portes de Brest, pour une mise en service en 2015 : «Je lancerai prochainement un appel d'offres au printemps pour une centrale électrique. Cette centrale apportera la puissance électrique supplémentaire nécessaire à la sécurisation de l'alimentation électrique de la Bretagne à l'horizon 2020 (…) et devrait, selon le ministre, répondre à «l'accroissement de la consommation de pointe pendant plus de dix ans».

Cette future centrale qui fait partie du pacte électrique breton sera dotée d’une puissance de 450MW et remplacera les centrales au fioul de Brennilis 295 MW et Dirinon 170 MW. Elle devrait être localisée sur la zone de Lanvian sur les terrains appartenant au SMBI (Syndicat Mixte Brest Iroise) sur la commune de Saint Divy, elle produira 10 % des besoins bretons. A terme, il est prévu par le pacte énergétique que 34 % des besoins de la Bretagne soient couverts par les énergies renouvelables pour les 56% restant la source proviendra de l’extérieur de la Région ( thermique et nucléaire).

Pour le Président de Brest métropole océane (BMO) François Cuillandre « Si le projet fait bien partie d’un tout notamment le développement des énergies marines à Brest , les élus finistériens ne marqueront pas d’hostilité de principe à cette centrale ».

BMO est particulièrement impliquée dans le domaine des énergies marines. Rappelons notamment son action au travers du SMBI dont les quatre partenaires du Syndicat Mixte Brest Iroise sont le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général du Finistère, la Chambre de commerce et d’industrie de Brest et Brest métropole océane mène déjà une politique active pour faire de Brest le port breton des énergies marines.
En effet la production en série d’éoliennes offshore posées ou flottantes demande de grands espaces industriels portuaires, avec un accès direct à la mer depuis le chantier de fabrication ou d’assemblage. Le SMBI est propriétaire des 50 hectares du site du polder sur le port de Brest. Ces 50 ha du polder constituent la principale réserve foncière portuaire d’un seul tenant de l’Ouest de la France et ouvrent des perspectives importantes.


(*) pose de la première pierre de l’usine de fabrication de batteries Batscap pour véhicules électriques du groupe Bolloré. L’usine de batteries d’Ergué-Gabéric (Finistère) portera la capacité de production du groupe à 20 000 batteries par an et permettra, à terme, la création de 300 emplois au niveau local au service de transports innovants propres respectueux de l’environnement.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Pour suivre l'actualité en France et dans le monde sur les énergies de la mer, consultez chaque jour la veille internationale effectuée par le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources : BMO / Région Bretagne / OF/Télégramme

lundi 3 janvier 2011

« Pacte électrique breton » : le CESER de Bretagne en session exceptionnelle


Nous avons évoqué à plusieurs reprises le projet de « Pacte électrique breton » porté par le Conseil régional de Bretagne (relire notamment les articles du blog du 3/11/2010 et du 16/12/2010) en effet, pour sécuriser son réseau et développer les énergies renouvelables, la Région Bretagne s’apprête à signer avec l’Etat un pacte électrique dont l’objectif est de diviser par deux la croissance de la consommation bretonne d'électricité d'ici 2015.

C’est donc dans cette perspective que le CESER de Bretagne siègera en session exceptionnelle, le 5 janvier 2011, pour émettre un avis sur le « Pacte électrique breton » avant sa signature officielle Etat/Régional.

Il convient de préciser que dés juin 2009, Le CESER de Bretagne, dans son étude « Pour une approche concertée des politiques énergétiques en Bretagne » soulignait l’importance d’un consensus pour la définition d’une gouvernance territoriale de l’énergie (Revoir l’étude de 2009 de Ange BRIERE et Alain LE MENN pour le CESER).

Rappelons en effet que la question de l’approvisionnement énergétique de la Bretagne réapparaît d’une manière récurrente chaque année avec l’arrivée des premiers froids. La production régionale est faible et ne couvre que 8 % des besoins énergétiques. Située en bout de « ligne » les menaces de délestage lors de périodes de surconsommation électrique sont réelles. Nul ne peut plus vivre comme si les ressources en énergies fossiles - pétrole et gaz - étaient infinies.

Lors de la Conférence bretonne de l’énergie - instance de concertation sous l’égide de l’Etat et de la Région Bretagne regroupant la plupart des acteurs publics - du 6 juillet 2010 le Préfet de Région et le Président du Conseil régional avaient proposé une démarche opérationnelle d’élaboration d’un Pacte électrique breton autour de trois axes indissociables que sont :

- la maîtrise de la demande en électricité,

- le renforcement du développement des énergies renouvelables,

- la sécurisation de l’alimentation électrique.



Lors de sa session des 21 et 22 octobre 2010 le Conseil régional de Bretagne a adopté son « pacte électrique breton » : un programme d'économies d'énergie et de production durable pour sécuriser le réseau breton que le président Jean-Yves Le Drian appelle aussi le « triskell breton ».


Ce « triskell » c’est :

- un projet d'économies d'énergie en particulier auprès des particuliers ;

- un programme de développement des énergies renouvelables (solaire, éolien sur terre, et éolien en mer) ;

- la construction d'une centrale thermique au gaz près de Brest, d'une puissance de 450 mégawatts.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Pour suivre l'actualité en France et dans le monde sur les énergies de la mer, consultez chaque jour la veille internationale effectuée par le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources CESER / Région Bretagne / entretiens Science et Ethique

jeudi 16 décembre 2010

Electricité, la Bretagne ne sera plus une péninsule électrique

France (UE) 16/12/2010 - 3B Conseils - L'alerte orange déclenchée mardi a été maintenue mercredi. "D'après les données Météo France, mardi et mercredi étaient les jours les plus froid de la semaine, avec des températures inférieures de 6 à 7 degrés aux normales saisonnières. RTE avait rappelé les bretons à la plus grande vigilance.

Pic d’hiver
RTE a indiqué que la France avait battu deux fois son record de consommation d'électricité, mardi 14 décembre, avec un premier pic de 93.752 mégawattheures à 18h45, suivi d'un second de 94.200 MWh, à 18h55.
EDF a indiqué que 52 réacteurs (sur 58) du parc nucléaire étaient en service hier. Vers 19 heures, près des deux tiers de la consommation (62%) étaient satisfaits par le nucléaire, 16% par le parc hydraulique, 6% par les centrales au charbon, 4% par les centrales au gaz, 3% par les centrales au fioul, 2% par l'éolien. Il a également fallu importer 4.000 MWh.


Pour remédier aux risques de pénurie, le préfet de région Michel Cadot a signé le 14 décembre le Pacte Electrique Breton. Celui devrait être signé à son tour par Jean-Yves Le Drian après le vote de l'assemblée le 6 janvier 2011. Il vise à résoudre sur le long terme la problématique régionale du manque de production d'énergie électrique. Brest métropole océane, va accueillir une nouvelle usine de 450 MW qui sera construite vraisemblablement à Guipavas (Finistère). Elle fonctionnera à partir du gaz. L'Etat va désormais lancer l'appel d'offres nécessaire. Ce devrait être dans les premiers mois de 2011. Sans attendre le choix de l'opérateur, les pouvoirs publics viennent de demander à GRTgaz d'étudier le renforcement de l'alimentation en gaz pour approvisionner cette future usine. Un premier projet avait été initié il y a deux ans à Ploufragan dans le département des Côtes-d'Armor, mais il avait été suspendu par le préfet car il rencontrait de nombreuses protestations.


Le montant à investir dans la prochaine usine qui fonctionnera principalement en hiver pour alimenter en électricité la Bretagne, n'est pas encore communiqué. Il devrait être supérieur aux 100 millions d'euros prévus pour le précédent dossier ceci en attendant que les énergies renouvelables de la mer viennent renforcer également la production d'électricité avant 2020.


La situation en Finistère : Le parc de production finistérien comptabilisait en 2008 une capacité installée totale de près de 600 MW, dont 113 MW d'éoliennes terrestres, 465 MW de centrales thermiques à flammes (295 MW à Brennilis et 170 MW à Dirinon), 7 MW d'hydraulique (Saint-Herbot) et 15 MW de cogénération.

La production extérieure appelée pour les besoins de la Bretagne sont :

1) la centrale thermique de Cordemais (Loire-Atlantique, 2 460 MW au total). L'électricité produite est acheminée vers la « Bretagne sud » à 60% par les lignes HT 225 kV et à 40% par les lignes HT 440 kV ;

2) les centrales nucléaires de Chinon (Indre-et-Loire, 3 600 MW), voire de Civaux (Vienne, 3 000 MW) qui permettent d'alimenter la « Bretagne sud » à partir de Cordemais ;

3) la centrale nucléaire de Flamanville (Manche, 2 600 MW) qui permet d'alimenter la «Bretagne nord» à partir de Launay.

D'après Enerzine, le Finistère importe annuellement plus de 94% de l'électricité qu'il consomme, non seulement de Bretagne, mais surtout des régions limitrophes. Il doit également importer près de 400 MW lors des pics de consommation.

Si aucune action n'était entreprise pour augmenter les capacités de production d'électricité en Finistère, le déficit annuel et la couverture des pics risquaient de se traduire par des coupures significatives du courant dans les prochaines années, faute de capacités de production locales suffisantes. A moyen terme (d’ici 2015), le Finistère doit faire face :

- à un pic de consommation de l’ordre de 1 000 MW chaque hiver (déficit conjoncturel) qui, compte tenu d’un parc actuel d’environ 600 MW, serait comblé par une capacité d’environ 400 MW, qui si elle est de pointe, doit être maîtrisable (non intermittente) ;

- et à des besoins annuels (déficit structurel) de l’ordre de 5,5-6,8 TWh/an. Pour couvrir 20% de ce déficit structurel annuel, il faudrait une capacité comprise entre 140 MW (pour un fonctionnement de 8000 h/an en base) et 730 MW (pour 1500 h/an en pointe).

Article : BB
Source : Usine Nouvelle - Stanislas du Guerny, Télégramme (15/12/2010), enerzine.com. RTE.

mercredi 15 décembre 2010

Pacte électrique en Bretagne, ERM à la rescousse

France (UE) 15/12/2010 - 3B Conseils - Le développement économique d'une région est une priorité, mais encore faut-il que l'énergie soit constante. La fin de l'année 2009 et l'hiver 2010 avaient révélé la faiblesse des équipements et de l'approvisionnement en énergie.
DES CONSTATS
La Bretagne connaît une situation de fragilité électrique croissante due à plusieurs facteurs :
− la situation péninsulaire de la Bretagne,
− sa faible production électrique (8% seulement de la consommation),
− la forte croissance démographique et le dynamisme économique qui augmentent les besoins en proportion plus importante.

Michel Cadot, Préfet de la région Bretagne, et Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional*, ont signé mardi 14 décembre 2010, le Pacte électrique breton. Cette signature*, est l'aboutissement des réunions de concertation et de travail qui se sont déroulées tout au long de l’année 2010 dans le cadre de la Conférence bretonne de l’énergie*. Les trois autres partenaires à la mise en œuvre opérationnelle du Pacte sont :
- l’ADEME, représentée par son président Philippe Van de Maele,
- l’ANAH, représentée par sa directrice générale Isabelle Rougier,
- RTE, représenté par son président Dominique Maillard.

Précision apportée le 16 déc.
: En définitive, Jean-Yves Le Drian signera définitivement le pacte après le vote de l'Assemblée régionale qui se tiendra le 6 janvier 2011.

Le Pacte repose de manière indissociable sur trois axes clés : maîtrise des consommations d’électricité, développement des énergies renouvelables et sécurisation de l’approvisionnement électrique. Le communiqué de presse du Conseil régional souligne les points suivants :
Un programme de maîtrise de l’énergie requiert la mobilisation de tous et notamment l’appui de l’ADEME et de l’ANAH, pour renforcer les dispositifs de rénovation thermique des logements privés et sociaux, et l’animation territoriale des politiques énergétiques au plus près des collectivités, entreprises et particuliers.
L’objectif, est de diviser par 2, à l’horizon 2015 (-950 GWh), puis par 3, à l’horizon 2020 (-1 200 GWh), la croissance de la consommation bretonne d’électricité. Ainsi, les partenaires s’engagent à mettre en oeuvre des actions MDE (maîtrise de la demande d’électricité), qui permettent de ramener cette augmentation annuelle de 2,6 %, actuellement, à environ 1 %, en 2015.
▪ Le déploiement massif des énergies renouvelables qui vise à augmenter la part de production électrique de la Bretagne (34 % d’autonomie à l’horizon 2020, contre 8,5% aujourd’hui) et à contribuer à répondre aux objectifs du Grenelle de l’environnement, mobilisera tous les types de filières (éolien terrestre et offshore posé et flottant, énergies marines, photovoltaïque, biomasse…) avec un objectif de puissance installée de 3 600 MW en 2020, soit 4 fois plus qu’aujourd’hui.
Cette ambition s’appuiera sur les dispositifs financiers nationaux (tarifs d’achat et appels à projet). Elle passera aussi par l’élaboration de schémas régionaux de planification, par l’accompagnement des territoires et la mobilisation des collectivités, en favorisant le déroulement des procédures administratives, et la mise en place, par la Région Bretagne, d’un fonds d’investissement dédié.
▪ La sécurisation de l’approvisionnement électrique passe par une solution globale de renforcement du réseau de transport de l’électricité : création, d’ici 2018, d’un filet de sécurité, liaison souterraine entre Lorient et Saint-Brieuc de 225 kV, et mise en place dans l’aire de Brest, à l’horizon 2015, d’un moyen de production d’appoint de type centrale cycle combiné gaz d’une puissance d’environ 450 MW. Parallèlement, le Pacte préconise l’expérimentation à grande échelle de réseaux électriques intelligents permettant un meilleur équilibre consommation-production et le stockage de l’énergie.
Sans attendre la mise en place de ce plan d’actions, État et Région sont déterminés à obtenir, dès l’hiver 2011, des premiers résultats en matière de modération de la pointe de consommation, en accélérant résolument le programme partenarial Ecowatt (dispositif d’alerte en périodes de pointe hivernale, mis en place par RTE) et en encourageant le déploiement de boîtiers d’effacement diffus (60 000 unités installées gratuitement chez les particuliers d’ici à 2012, contre 10 000 expérimentées à ce jour par EDF et Voltalis). C'est l'occasion de rappeler que les 5 démonstrateurs sur les énergies de la mer qui viennent d'obtenir un premier financement ont tous un acteur de l'enseignement supérieur en basé en Bretagne ou dans les Pays de Loire comme partenaire (UBO, ENSTA Group Brest, ENIB, Ecole navale à Brest et Ecole centrale de Nantes ... voir article du 8 décembre sur le blog des énergies de la mer energiesdelamer.blogspot.com).

MW ambition à l'horizon 2020
Éolien terrestre 1 800, éolien offshore ancré et flottant-1 000, hydroliennes- 10, barrage de la Rance constant avec 240, hydraulique 36, photovoltaïque 400, biomasse dont méthanisation 120, incinération de déchets constant 12.

Article : BB
Source : Conseil régional de Bretagne, CESR Bretagne, www.plan-eco-energie-bretagne.fr.