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lundi 1 août 2011

Investissements d’avenir : 500 millions d'euros pour la Bretagne


Nous avons évoqué à plusieurs reprises les différents et projets bretons dans le cadre du grand emprunt lancé en 2010, des programmes baptisés "investissements d’avenir". 


Les investissements d'avenir, ce sont cinq priorités nationales dans les domaines de l'enseignement supérieur et la formation, la recherche, l'industrie et les PME, le numérique et le développement durable, qui seront financées par l’emprunt national à hauteur de 35 milliards d'euros.

Présentant un premier bilan des investissements d’avenir – programme lancé en 2009 découlant du grand emprunt – le président de la République a indiqué "qu'une vingtaine de milliards d'euros, sur un total de 35 milliards, auront été engagés d'ici fin 2011, et que «près de 1500 projets avaient été déposés en un an et demi » (Relire l’article du blog 29/06/2011).

Nous rappelions ainsi la position de Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d’Universités (CPU) qui regrettait que, dans cette première vague d’appels d’offres du Grand emprunt, le Grand Ouest de la France n'était guère pourvu. Les financements se concentrant en effet dans un nombre restreint de régions - déjà à forte concentration scientifique - les projets retenus par les jurys internationaux renforcent des inégalités territoriales très fortes.


Des craintes qu'a voulu dissiper le commissaire général à l'investissement, René Ricol, en déplacement à Rennes le 28 juillet dernier pour faire le point sur l'avancée des investissements d'avenir.

Il a annonçé à cette occasion que s’aqissant de la Bretagne, une enveloppe de 500 millions d'euros doit être répartie d'ici la fin 2011 afin de financer des projets bretons dans le domaine des technologies…, si les dossiers sont acceptés par le jury.


René Ricol a salué «la forte mobilisation et la détermination des acteurs bretons pour les investissements d'avenir» dans le domaine de l'énergie et de la communication.

Parmi les dossiers phares abordés :
- l'Institut d'excellence dans les énergies décarbonnées (IEED) (nommé France Énergies Marines) qui devrait obtenir 40 millions d'euros (relire notamment l'article du 02/06/2011 et 07/07/2011)

- le projet B-Com, orienté vers les technologies de l'information et de la communication qui sollicite un financement à hauteur de 88 millions d'euros (relire l'article du 24/03/2011).

Deux projets en lien avec les universités bretonnes (Ouest Valorisation et IC ouest) sont «encouragés à se présenter, même si la concurrence sera très dure», a ajouté René Ricol.

Les autres dossiers abordés portent sur un soutien de 91 millions d'euros apporté à la construction de la seconde ligne de métro de Rennes, 11 millions pour la création d'un nouveau campus d'apprentissage à Brest et 35 millions d'euros pour la rénovation thermique des logements dans le cadre du pacte électrique breton voté par le Conseil régional.
Enfin, un financement pourrait aussi être accordé dans le cadre du projet Bretagne Très Haut Débit, afin de permettre les premières mises en oeuvre dès l'année prochaine.


Rappelons que le projet de centre de recherche et d'essais France énergies marines, coordonné par Yann-Hervé De Roeck - IFREMER (voir son intervention lors des entretiens Science et Ethique 2010) porte sur un montant de 140 millions d'euros.

« La Région Bretagne, EDF et DCNS sont engagés dans la mise en place d’une filière industrielle française sur les énergies marines, centrée sur Brest, par le biais, en particulier, de leur soutien sans réserve à l’IEED France Energies Marines.

 Dans le cadre du Pacte électrique breton conclu en début d’année, l’assemblage et la prochaine mise à l’eau de l’hydrolienne-test témoignent de la volonté de la Bretagne de miser sur le développement des énergies renouvelables afin de réduire sa dépendance énergétique ».




Pour aller plus loin dans ce domaine, suivez également l'actualité mondiale des énergies de la mer sur le blog des énergies de la mer et le nouveau portail des énergies de la mer Mer Veille (www.mer-veille.com) et de son pendant anglophone Marine-renewable-energy (www.marine-renewable-energy.com).


Article RH 3B Conseils
Sources : Télégramme/Ouest-France

mercredi 29 juin 2011

Premier bilan des investissements d’avenir

Présentant un premier bilan des investissements d’avenir – programme lancé en 2009 découlant du grand emprunt – le président de la République a indiqué qu'une vingtaine de milliards d'euros, sur un total de 35 milliards, auront été engagés d'ici fin 2011, et que «près de 1500 projets avaient été déposés en un an et demi ».
Il a en outre confié son espoir de voir in fine ces 35 milliards d'euros investis par l’Etat, s’élever à 60 ou 65 milliards d'euros, grâce aux cofinancements des entreprises et des collectivités territoriales et locales.


A l’examen des projets qui ont été retenus par les jurys internationaux des inégalités territoriales très fortes sont apparues ou ont été renforcées.
Les financements se concentrent en effet dans un nombre restreint de régions, déjà à forte concentration scientifique.

Ainsi des voix se sont élevées parmi les universitaires de l’Ouest mais également en la personne de Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d’Universités (CPU) pour regretter que, dans cette première vague d’appels d’offres du Grand emprunt, le Grand Ouest de la France n'ait guère été pourvu.

Le président Vogel déclarait il y a peu « les lauréats se concentrent en région parisienne, en Alsace, en Rhône-Alpes et un peu dans le Sud. En revanche le Grand Ouest , une partie de l’est ou le nord de la France sont désertés ».

Certains parlant d’un délaissement de l’Ouest de la France, tous assurent en tout cas que ces régions entendent bien se rattraper dans les mois à venir et faire reconnaître leur potentiel scientifique.
Pour le président de la CPU en l’état actuel « il s’agit d’une « photographie » de l’état des forces scientifiques françaises et non à une vision prospective de la recherche à vingt ans ».

Retour sur les projets du Grand Ouest :
Les régions Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie ont été dotées de 86 millions d’euros pour des projets d’excellence :
- les laboratoires d’excellence (Labex) à Brest, Rennes et Caen : le labex Mer "Océan dans le changement" (Brest) dans de la recherche marine, le labex Comin Labs (Rennes) pour l’informatique à Caen pour l’énergie ; ( Relire les articles du blog du 28/03/2011 et du 29/03/2011)
- le projet d’Institut de recherche technologiques (IRT) Jules Verne à Nantes.

Quant au projet B-Com piloté depuis Rennes - destiné notamment à la téléphonie du futur - s’il n’a pas été retenu dans un premier temps par le jury de sélection ce dernier a fortement sollicité les industriels y investir davantage. (Relire l'article du blog du 24/03/2011).

Une seconde vague de projets devrait être sélectionnée dans les prochains mois avec, on l’espère des engagements forts pour l’Ouest. C'est dans ce cadre que sera attendu la reconnaissance du projet France Energies Marines dans le cadre de l’appel à projets au titre des investissements d’avenir pour la constitution d’un Institut d’Excellence des Energies Décarbonées (IEED) à Brest (Relire article du 2/06/2011).

Article RH 3B Conseils
Sources : Grand emprunt / ministère de la Recherche / Ouest-France

lundi 28 mars 2011

Sciences de la Mer : Brest, laboratoire d'excellence international


La liste des 100 lauréats de l'appel à projets "Laboratoires d'excellence" (*) a été dévoilée le 25 mars par le Premier ministre François Fillon qui a présenté cette sélection comme "une étape importante dans la réalisation" du programme d'investissements d'avenir. »

Doté d'un milliard d'euros dans le cadre du programme d'investissements d'avenir l'appel à projets "Laboratoires d'excellence" vise à doter les instituts de recherche ayant une visibilité internationale de moyens significatifs. Pour cette première vague de l'appel à projets, 100 projets sur les 241 reçus ont été retenus, dans le cadre du grand emprunt.

Parmi ces 100 projets retenus par un jury international, figure celui du laboratoire d'excellence brestois pour les sciences de la mer, centré autour de l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM) et présenté par l'Université de Bretagne Occidentale (UBO), et monté en partenariat avec le CNRS, l'IRD et Ifremer.

Pour Pascal Olivard, président de l’UBO l'«ambition est claire : faire de Brest, la première place mondiale en matière de sciences de la mer», un travail engagé depuis 35 ans depuis Brest et qui rayonne déjà à l’international par la qualité des équipes de chercheurs et des travaux scientitifiques.

Le programme de ce LabEx - laboratoire d'excellence - baptisé «A changing ocean» (L'océan dans le changement), a pour ambition de modifier de manière significative les relations de l'homme et de l'océan. De la capacité de l'océan à réguler le climat aux molécules pouvant piéger le carbone en passant par l'utilisation durable des espaces côtiers... Les futures recherches s'articuleront autour de sept axes.

Ce projet engage la recherche pour dix ans et une enveloppe de 14 millions d'euros devrait lui être attribuée pour les dix prochaines années, puisque le Premier ministre a affirmé l'importance de garantir les financements de ce programme d'investissements d'avenir "dans la durée, parce que la recherche a besoin de temps et de liberté". Les 100 lauréats des "Laboratoires d'excellence" disposeront de financements sur dix ans.

Pour Pascal Olivard si « le noyau dur de ce laboratoire est aujourd'hui constitué de 170 personnes. Cet argent va être utilisé en matière grise et en moyens humains. Ce laboratoire est une tête de proue qui va attirer du monde à Brest et, indirectement, générer des emplois».
Ces dotations devraient permettre de renforcer les équipes de recruter, d'attirer des chercheurs étrangers et des doctorants.

Aujourd’hui le site Brestois - avec la Station biologique de Roscoff – est le premier centre français en sciences de la mer et le troisième au niveau mondial. Pour les initiateurs du projet l’ambition est clairement affichée pour que Brest devienne le premier centre de référence dans le monde.

(*) Sur les 100 projets retenus, 26% concernent le secteur des sciences humaines et sociales, 23% la biologie-santé, 17% les sciences de l'environnement et de l'univers, 10% l'énergie, et 9 % les nanotechnologies. Ces projets sont portés le plus souvent par des laboratoires en réseau ou coopératifs. Ils bénéficieront à la fois aux chercheurs et "au tissu industriel au travers de partenariats entre les laboratoires de recherche publics et les entreprises". Collectivités locales et partenaires privés sont également incités à participer aux projets à travers des cofinancements.


Article RH 3B Conseils
Sources : Premier Ministre / UBO / Télégramme
Photo : IUEM

jeudi 24 mars 2011

Réseaux et contenus du futur : B-com se positionne au niveau mondial



Le projet d'Institut de recherche Technologique (IRT) B-com, soutenu par la Région Bretagne, a été proposé dans le cadre de l'appel à projets Investissements d'avenir lancé par l'Etat. Il va se consacrer aux réseaux et contenus du futur.
C’est au cours d’une rencontre à la Maison de la Bretagne le 23 mars, en présence notamment de Jean-Yves Le Drian que le projet B-com a été présenté. (Relire également article du blog du 20/09/2010).

B-com est l’unique projet d'Institut de recherche Technologique (IRT) en France - dans le cadre du grand emprunt - capable d’intégrer, sur un même territoire, tous les acteurs de la chaîne de valeur du numérique, avec l’ambition de devenir, à l’international, leader des technologies innovantes d’immersion et d’hyperconnectivité et de fournir, dans les 10 ans à venir, les solutions qui faciliteront l’usage quotidien, par le plus grand nombre, de ces nouvelles technologies.

Autour d’une dynamique lancée il y a 10 mois par le pôle Images et Réseaux - (Relire article du blog du 21/04/2010). -se sont regroupés des grands noms de l’industrie et de la recherche, actifs dans les domaines des réseaux, des contenus ainsi que des services et usages. Soit plus de 50 partenaires à ce jour parmi lesquels Orange, porteur du projet, Alcatel-Lucent, Technicolor, TDF, l’INRIA, Supélec, Télécom Bretagne, l’université de Rennes 1 et des PME innovantes, soutenus par les collectivités, la Région Bretagne et les agglomérations de Rennes, Lannion et Brest.

B-com l'exprime par son nom : cet IRT est résolument tourné vers l’avenir mais cette ambition suppose une expertise de pointe dans les domaines des réseaux fixes et mobiles ultra haut-débit et des images du futur (ultrahaute définition, 3D, réalité augmentée et virtuelle). 100 fois plus de débit consommant 10 fois moins d'énergie: c'est un exemple des retombées positives visées par B‐com à l'horizon 2020.

Un écosystème performant, une excellence technologique reconnue à l’international

44 000 emplois, 650 entreprises, 15 000 chercheurs et un réseau universitaire européen : cette expertise de pointe, elle se concentre en Bretagne entre Rennes, Brest et Lannion autour d’un maillage serré d’acteurs performants et innovants, habitués de longue date à coopérer. Reconnu mondialement pour ses compétences et capacités de recherche en télécommunications, très haut débit et images, l’écosystème breton doit, grâce au futur IRT, gagner encore en attractivité sur la scène internationale, tout en permettant de conforter le développement économique du secteur et de créer de l’emploi en Bretagne et en France.

Une implantation stratégique avec Rennes comme site principal

BCom s’appuiera sur une Fondation de Coopération Scientifique dont le mandataire est l’INRIA. L’IRT aura son site principal à Rennes et des sites secondaires à Lannion et Brest. Dans la capitale bretonne seront construits des bâtiments spécifiques sur 6 000 m², au plus près du campus universitaire et technopolitain de Beaulieu.

Le projet B-com
Objectifs : devenir leader mondial dans les domaines de l’hyperconnexion et de l’immersion
. En 2020, 4 milliards d'humains et plus de 100 milliards d'objets seront connectés. Le nomadisme aura encore augmenté. Loisirs, éducation, travail, environnement connaîtront une révolution des usages. Déjà, la vidéo accapare une bande passante toujours plus considérable.

Parce que le quotidien de chacun sera de plus en plus imprégné par ces nouvelles technologies et les usages qui en découlent, B-com s’est donné comme objectifs de devenir un acteur majeur dans les domaines de l’hyperconnexion et à l’immersion, afin de fournir, dans les 10 ans à venir, les solutions qui faciliteront l’usage, par le plus grand nombre, de ces nouvelles technologies.

Un projet innovant entièrement consacré aux réseaux, images et contenus du futur
.
Déposé le 18 février dernier, le projet B-com a pour vocation de se consacrer aux réseaux et contenus du futur, en réponse à l’appel à projets IRT (Instituts de Recherche Technologique) de l’Agence nationale de la recherche (ANR). L’objectif visé est de devenir le « leader mondial incontournable de l’innovation dans les domaines des réseaux fixes et mobiles ultra haut débit, des réseaux multimédias convergents et des images du futur ». Résolument tourné vers l’avenir, B-com permettra d’accélérer le développement d’une expertise de pointe dans les domaines des réseaux et images du futur (ultra-haute définition, 3D, réalité augmentée et virtuelle). Son originalité est d’intégrer technologies et usages, contenus et applications pour prendre part à la diffusion massive de l’Internet du futur dans tous domaines d’activité à travers le monde.

Mobilisation exceptionnelle des grands noms de la recherche et de l’industrie

B-com répond clairement aux objectifs fixés pour un IRT : organiser, programmer, mettre en œuvre et évaluer des programmes de recherche, développement et innovation où coopèrent les organismes de recherche, les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises.

Porté par Orange, le projet B-com mobilise tous les acteurs d’envergure de la filière : Alcatel-Lucent, Technicolor, TDF, Thales, Mitsubishi…), un tissu dense de PME dynamiques basées en Bretagne (Artefacto, Astellia, ETIAM, Siradel, E3S, Teamcast…), ainsi que de grands noms de la recherche et de l’enseignement supérieur (l’INRIA, mandaté pour créer la fondation de coopération scinetifique, le CNRS, les Universités de Rennes, Supélec, Telecom Bretagne, INSA, l’ESC Rennes, l’Ecole de Design de Nantes, l’Ecole Régionale des Beaux Arts…), soit un écosystème performant, unique en son genre, au service de l’innovation et de l’excellence.

Avec le soutien des collectivités bretonnes

En prise avec la société numérique du futur, B-com se développera à partir de la Bretagne, seul territoire capable de concentrer autant de savoir-faire et de compétences dans les domaines des sciences, technologies de l’information et des communications. Le projet d’IRT est soutenu à la fois par la Région Bretagne et les agglomérations de Rennes Métropole qui accueillera le site principal, Lannion Trégor Agglomération, et Brest Métropole Océane, des collectivités particulièrement impliquées dans le développement de ces technologies et l’accueil d’entreprises et de laboratoires de recherche.

Article RH 3B Conseils
Source : Région Bretagne

jeudi 17 février 2011

"Campus d'innovation Ouest", l'ambition commune de la Bretagne et des Pays de la Loire


Les investissements d'avenir, ce sont cinq priorités nationales dans les domaines de l'enseignement supérieur et la formation, la recherche, l'industrie et les PME, le numérique et le développement durable, qui seront financées par l’emprunt national à hauteur de 35 milliards d'euros.

Dans ce cadre, des appels à projets nationaux a été lancés pour sélectionner des initiatives d'excellence (IDEX). La Région Bretagne et la Région des Pays de la Loire ont souhaité y répondre en proposant un projet commun : le Campus d'innovation Ouest. (Relire également l'article du blog du 18/01/2011 : "Enseignement supérieur : 51 établissements de l'Ouest s'unissent pour le Grand emprunt".)

"Campus d'innovation Ouest" fait partie des 17 projets d'"initiatives d'excellence" déposés dans le cadre du Grand emprunt pour faire naître des campus à vocation mondiale, mais seuls "cinq à dix" d'entre eux seront sélectionnés pour recevoir autour d'un milliard d'euros de dotations.

Le 16 février, la Bretagne et les Pays de la Loire ont présenté ce projet de campus d'excellence des deux régions, comme projet de territoire structuré autour de thématiques fortes comme la mer. Il s'agit du seul projet interrégional puisqu'il concerne deux régions et sept villes (Nantes, Rennes, Angers, Le Mans, Brest, Vannes et Lorient). Il s'agit là d'une occasion de faire reconnaître l’Ouest de la France comme un territoire majeur de l’économie de la connaissance.

Regroupant les Pôles de recherche et d'enseignement supérieur de Bretagne et des Pays-de-la-Loire, le projet "Campus d'innovation Ouest" est conçu autour de cinq thématiques : mer, santé, matériaux, alimentation durable et réseaux-télécommunications.

Les axes d’intervention concernent quant à eux l’accueil de chercheurs étrangers, le renforcement de la recherche pluridisciplinaire, la diffusion de la culture scientifique, la mobilité internationale des étudiants, le soutien aux formations internationales (Master et Doctorat) et la valorisation…

Lors de la présentation du projet Jean-Yves Le Drian a indiqué : "Nous avons décidé de dépasser des concurrences secondaires pour bâtir un projet commun du grand Ouest". Pour Jacques Auxiette, "Il y a une dimension industrielle et c'est une démarche fondamentale d'aménagement du territoire".


IDEX en bref :

- Sur les 35 Md€ mobilisés au titre du Grand emprunt national, 21,9 Md€ seront dédiés à l’enseignement supérieur et à la recherche, dont 7,7 Md€ pour les Initiatives D’EXcellence (IDEX).

- 5 à 10 projets IDEX retenus, soit environ 1 Md€ par projet en capital permettant l’utilisation d’environ 30 M€ d’intérêts annuels sur 10 ans.

- Campus d’Innovation Ouest = 50 établissements d’enseignement et de recherche et 3 500 chercheurs évalués A ou A+ dans 5 thématiques

Les 2 Régions s’engagent à hauteur de 80 M€ sur 10 ans, soit 4 M€ par an et par collectivité. Les autres collectivités partenaires apporteront également un soutien financier au projet.

Le calendrier :

- Pré-projet déposé le 7 janvier 2011 à l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Les collectivités ont financé une assistance à maîtrise d’ouvrage pour le dépôt du dossier.

- Phase de pré-sélection par un jury international qui émettra des recommandations fin février aux porteurs de projets pré-sélectionnés.

- Choix définitif de l’ANR : fin juillet 2011


Pour aller plus loin, relire notamment les articles du blog sur le grand emprunt du 20/09/2010, 29/07/2010, 21/07/2010, 15/07/2010, 21/04/2010, 21/01/2011



Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / Région des Pays de la Loire

vendredi 21 janvier 2011

Grand emprunt : des projets bretons d'équipements de recherche scientifique financés



Parmi les projets d'équipements de recherche scientifique dits "d'excellence" qui vont bénéficier des financements dévolus au Grand emprunt des projets bretons et ligériens viennent d'être retenus.

Sur les 52 projets nationaux vont se répartir des dotations d’Etat d’un montant total de 340 millions d'euros notons les quatre projets pilotés depuis l’Ouest :

- Naos porté par l'Ifremer, et pour lequel l'Université européenne de Bretagne (UEB) et l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) sont, directement associés.
L’objectif du projet est de renforcer avec Naos la contribution française au réseau international Argo : 3.000 flotteurs profileurs répartis sur l’ensemble de la planète et qui mesurent la température et la salinité de la surface de l’océan jusqu’à 2.000 m de profondeur.
Naos se voit doter d'une subvention de 8 millions d'euros.

- Iaoos : le Laboratoire d'océanographie et du climat, le CNRS, l'université Lille 1 et l'Institut polaire Paul-Emile Victor (IPEV) à Brest participent à ce projet qui a pour objectif l’installation de quinze plateformes flottantes dans l’océan Arctique. L’objectif est d’y faire un suivi, avec transmission en temps réel, des caractéristiques physiques en profondeur de l’océan et de l’atmosphère, afin d’établir un bilan radiatif. Il est prévu que l’ensemble du dispositif fonctionne pendant au moins sept ans.
Iaoos se voit doter d'une subvention de 5,3 millions d'euros.

- Robotex : le projet, auquel Rennes et Nantes sont associées, propose la création d’un réseau national composé de quinze laboratoires structurant la robotique autour de la robotique humanoïde, la robotique médicale, la robotique mobile, la micro et la nanorobotique, ainsi que la robotique de production.
Robotex se voit doter d'une subvention de 10,5 millions d'euros.

- Xyloforest : le projet vise à constituer une plateforme de recherche multidisciplinaire s’intéressant à la question des ressources forestières dans tous ses aspects : écologie des plantations forestières, chimie du bois… Nantes y est associée.
Xyloforest se voit doter d'une subvention de 10,2 millions d'euros.

Relire également l'article du blog du 18/01/2011 : "Enseignement supérieur : 51 établissements de l'Ouest s'unissent pour le Grand emprunt".

Pour aller plus loin, relire notamment les articles du blog sur le grand emprunt du 20/09/2010, 29/07/2010, 21/07/2010, 15/07/2010, 21/04/2010


Article RH 3B Conseils
Sources : Emprunt national 2010/ Télégramme

mardi 18 janvier 2011

Enseignement supérieur : 51 établissements de l’Ouest s’unissent pour le grand emprunt

Sur les 35 milliards d'euros du Grand Emprunt, 22 milliards devraient être dévolus à l'enseignement supérieur et à la recherche et notamment pour renforcer l’attractivité des campus français, leur conférer une masse critique et un rayonnement à l'international.

Or, pour exister tant au plan national, et plus encore à l’ international, les établissements universitaires et de recherche, doivent impérativement s'unir. C’est dans cette perspective que les campus bretons et ligériens ont décidé de faire cause commune.

Ainsi, après des mois de préparation, 51 établissements sont réunis derrière le projet inter-régional «IC Ouest» qui vise à faire partie des dix premiers campus d'excellence français, susceptibles, à terme, d'apparaître dans les classements internationaux, à l’instar de celui de Shanghai.

Ces établissements d'enseignement supérieur et de recherche (universités UEB - UNAM, écoles, station biologique de Roscoff...), des organismes et des CHU de Bretagne et des Pays-de-la-Loire ont déposé, le 7 janvier 2011 un dossier unique de candidature au Grand Emprunt.

La concurrence est âpre car sur les 17 dossiers de candidature qui ont été déposés au titre de ces «initiatives d'excellence», pas plus de cinq à dix «initiatives d'excellence» devraient être retenues au titre de ce au titre du Grand Emprunt.
L’enjeu est d’importance car les «initiatives d'excellence» sélectionnées pourront ensuite se partager une dotation globale de 7,7milliards d'euros. S’agissant du pôle breton-ligérien , la dotation en capital demandée par le projet «ICOuest» s'élève à un milliard d'euros.
 
Ce projet «ICOuest» tourne autour de cinq axes majeurs :
- les sciences de la mer,
- les sciences de l'information et de la communication (Stic),
- les sciences médicales,
- les matériaux
- l'agroalimentaire.

Récemment le président de l’UBO Pascal Olivard rappelait d’ailleurs «à nous tous, nous sommes nº1 en France en matière de sciences de la mer, nº2 pour les Stic et dans les cinq premiers en agroalimentaire et en sciences médicales. Ce potentiel scientifique élevé devrait nous permettre de figurer à terme dans le Top 10 européen ou mondial. Le projet a enthousiasmé largement. Je pense que chacun est bien conscient des enjeux».

Mais le président de l’UBO indique également qu'il a dû se battre pour le pôle brestois « c'était oublier un peu vite qu'avec son université, ses 24.000 étudiants, ses huit écoles, ses labos ou la présence d'Ifremer, Brest représente à la fois un campus à part entière et un potentiel de premier plan au service du projet ?IC Campus ?».

L’ensemble des projets va être évalué dans les deux mois qui viennent par un jury international, avant une décision définitive attendue pour la rentrée.

Article RH 3B Conseils
Sources UBO / UEB /UNAM /Télégramme

mercredi 8 décembre 2010

Sites de démonstration pour l'éolien flottant offshore en cours

France - UE 08/12/2010 - 3B Conseils - La Région Provence Alpes Côtes d’Azur pourrait soutenir le Pôle Mer PACA (Pôle mer Bretagne-Paca) dans ses ambitions de création d’un site de démonstration à Fos sur Mer pour les éoliennes offshore flottantes.

Dans la poursuite d’IPANEMA, l’État a souhaité la création d’une plate forme technologique sur les énergies marines renouvelables (France Energies Marines) qui a fait l’objet d’une candidature à l’AMI l’Appel à manifestation d’intérêt, à l’Institut d’Excellence pour les Energies Décarbonnées (IEED) (appel à projets ouvert jusqu’au 21 janvier 2011 - 11h), et au programme d’investissements d’avenir dont l'annonce des 5 premiers bénéficiaires a été faite à Mortain dans La Manche (voir article de Francis Rousseau sur le blog énergies de la mer).

Cette plate forme confiée par le Premier Ministre François Fillon à IFREMER le 2 décembre 2009 lors Assises de la mer à Brest, et adossé aux pôles de compétitivité Mer PACA et Bretagne, est toujours en cours.

Il devrait lui être associés des sites d'essais pour accueillir des démonstrateurs de différentes technologies.
Si les sites d’essais (houlomoteur au Croisic SEM-REV - Ecole Centrale de Nantes qui sera opérationnel dans moins d’un an et hydrolien à Paimpol-Bréhat sont bien avancés), trois autres sites sont également en compétition pour les éoliennes offshore flottantes : Pôle mer Paca avec le port de Fos sur Mer, DCNS à Groix avec le port de Lorient, l’Ecole de centrale de Nantes au Croisic avec le port de Nantes-Saint Nazaire. Son projet est d'offrir une extension à partir du site pour l'houlomotricité pour les éoliennes flottantes en mutualisant des moyens, les câbles, les infrastructures ….

Voir ou revoir les interventions aux entretiens Science et Ethique à Brest
:

aux entretiens Science et Ethique 2010 (18 et 19 octobre)

- Yann-Hervé De Roeck - Ifremer,

- Stéphane His - Technip,








aux entretiens Science et Ethique 2009 (15 et 16 octobre)
- Alain Clément - Ecole centrale de Nantes.





Article : BB

sources : Pôle mer PACA, Ecole centrale de Nantes

jeudi 29 juillet 2010

Le « Navire du Futur » et le grand emprunt national

« Navire du futur » est un programme de recherche qui vise à développer des bateaux plus économes, plus propres, plus sûrs et plus intelligents, afin de renforcer l'avance technologique et la compétitivité de la filière navale française. Ce programme a été étudié par l'un des 7 comités opérationnels du Grenelle de la mer, qui ont rendu leur rapport fin juin au ministère de l'écologie, de l'énergie du développement durable et de la mer MEEDDM.

L’éco-conception concerne les bâtiments des cinq marines : Marine marchande, défense, pêche, plaisance et scientifique. Pour les professionnels de la mer, le bateau du futur doit être équipé de modes de propulsion économes en énergie et en émission de CO2. La maintenance et la fin de vie des bateaux sont intégrées dans la démarche écologique pour atteindre un objectif : produire des navires plus sûrs, plus propres et plus économes en énergie.

Parmi les pistes de travail pour le développement du « navire du futur » : le navire de l'après-pétrole, l'hydrogénier, le navire sans équipage, le navire modulaire « multi purpose », le train des mers ou « sea train », le navire lourd ultra-rapide à faible consommation, l'île flottante.

Le groupe Navire du Futur (COMOP) a ainsi proposé, afin de fédérer les acteurs de la recherche, de créer un Centre de l'innovation et de la Recherche Appliquée dans le Naval (CIRAN), dont la mission serait de coordonner les compétences et les moyens d'essais. Il aurait aussi à identifier les investissements nécessaires et pourrait être épaulé par un outil financier comme une fondation. Le groupe propose également l'étude et la construction d'un navire d'expérimentation des technologies innovantes, « un démonstrateur », afin de valider à la mer un ensemble d'équipements et de systèmes. L'investissement serait de l'ordre de 50 millions d'euros. Des navires plus petits, à vocation régionale, dont certains dédiés spécifiquement à l'Outre-mer, pourraient également être réalisés.

En visite à Saint-Nazaire le président de la République a annoncé que les chantiers STX France - dont l'Etat est actionnaire à 33,34 % - bénéficieraient via le grand emprunt d'une enveloppe dans le cadre du projet « Navire du Futur », afin de réaliser ce démonstrateur.


Dans ce cadre des technologies du futur adaptée à la navigation, le projet SIGRAN par le DNCS et labellisé fin 2009 par le Pôle Mer Bretagne a pour ambition d’intégrer les technologies de réalité virtuelle parmi les outils qui équipent les passerelles de navigation des navires.

La réalité virtuelle permet, en temps réel, une immersion dans un monde graphique et une interactivité avec cet univers. Ces technologies peuvent intervenir utilement avant même le lancement du navire, pour des démonstrations avant vente, revues de conception, validation de l'aménagement de locaux, gestion simulée de systèmes complexes, préparation du montage. Elles permettent aussi le travail collaboratif associant le client dans le processus de conception, pour prendre en compte au mieux les critères fonctionnels d'aménagement, les facteurs humains et les contraintes de maintenance.

Durant la navigation, SIGRAN va plus loin encore en superposant des éléments virtuels au monde qui nous entoure, pour enrichir la réalité. Par-dessus la représentation en 3D du réel, l'outil peut offrir une visualisation de l'ensemble des informations acquises par des capteurs : c'est la réalité augmentée, qui permet par exemple de « gommer » la nuit ou la brume en environnement côtier pour « voir quand même ».


Voir aussi l' article du blog du 15 juillet 2010 sur le volet « navire de pêche du futur »


(*) STX France à Saint-Nazaire travaille depuis plusieurs années sur les problématiques des navires verts. Dans le cadre du programme ECORIZON et d'un projet de R&D notamment financé par la région des Pays-de-la-Loire, STX France avait présenté, en 2009, Eoseas, un concept spécialement étudié pour réduire l'emprunte environnementale des bateaux.

Article RH 3B Conseils
Sources STX / mer et marine / Pôle mer Bretagne
Photo STX France

mercredi 21 juillet 2010

Enseignement supérieur/Recherche : Les CESR Bretagne/Pays de Loire plaident pour une structure commune de gouvernance

La visibilité internationale de l'enseignement supérieur et de la recherche pour la Bretagne est la condition indispensable pour attirer les chercheurs de haut niveau et les étudiants de tous horizons, et d’irriguer l’économie régionale à travers les liens formation/recherche/innovation/entreprise.

L'enjeu est fondamental puisque la recherche et l'innovation nourrissent, de façon vitale, le socle sur lequel s'appuient la compétitivité, le développement des entreprises et l'emploi.

Une part importante du "Grand emprunt national" (*) doit être réservée à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. C’est dans ce cadre, que le dispositif "Campus d’excellence" rebaptisé « Initiatives d’Excellence » (**) se voit doté de près de 7,7 Mds€ lesquels seront attribués à quelques campus sélectionnés au plan national.

Dès lors une mobilisation commune des forces des régions Bretagne et Pays de la Loire pour permettre d'obtenir cette masse critique exigée permettant d’acquérir cette visibilité internationale s’avèrent indispensable.

C’est à partir de ce constat que les Conseils économiques et sociaux (CESR) des deux régions de Bretagne et Pays de la Loire plaident d’une même voix pour que « les fleurons des différents établissements d'enseignement supérieur et de recherche des deux régions soient réunis dans une structure commune dotée d'une gouvernance offensive, indépendante et transparente, intégrant des experts scientifiques internationaux et les acteurs concernés par la recherche fondamentale et appliquée, et sa valorisation. Cette forte symbiose est déterminante ; elle doit être présente dès la conception du projet, notamment sous la forme d'une assistance à maîtrise d'ouvrage unique et coordonnée avec l'ensemble du dispositif du Grand Emprunt. »

Ce rapprochement doit être selon les deux CESR fondé à la fois sur la complémentarité des caractéristiques des deux régions et sur « une authentique histoire commune et naturelle de coopération académique, universitaire et économique. »

D’ores et déjà les pôles de compétitivité ont permis de tisser des liens étroits entre les axes industriels majeurs des deux régions et certaines thématiques de recherche du plus haut niveau. Les deux régions peuvent s’appuyer sur des éléments structurants autour de leurs trois pôles de compétitivité mondiaux (Pôle Mer, Images et Réseaux et Végépolys).

La collaboration des deux régions permet d’atteindre une certaine masse critique et un niveau d’excellence dans certains domaines :
- les Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) : autour du Pôle « Images et réseaux » et les différents sites de Rennes, Lannion, Brest, Nantes, Vannes, Lorient, Laval ;
- les activités marines et les énergies décarbonées : avec le Pôle Mer et les sites de Brest, Nantes, Rennes, Lorient, et Roscoff, St-Malo, Concarneau ;
- l’agroalimentaire, le végétal : avec les pôles de compétitivité Végépolys, Valorial et les sites de Rennes, Angers et Nantes.

Les deux CESR se sont donc exprimés conjointement pour indiquer leur attachement à cette reconnaissance nationale, capitale à leurs yeux pour le développement de leurs territoires et pour lesquels « une candidature unique est pertinente et s’impose pour l'obtention du label « Initiatives d’Excellence », qui consacrerait alors une très grande région de la recherche française en Europe, au service de la compétitivité des territoires, et par conséquent de sa politique en faveur du développement économique, social et environnemental en France.


(*) Le grand emprunt «déclenchera 25 milliards d’euros d’investissements venant du privé de l’Europe, des collectivités territoriales». Au total, ce sont donc 60 milliards d’euros qui devraient être investis dans les 5 domaines prioritaires définis par le chef de l’Etat. Une des interrogations lors des réflexions sur le grand emprunt portait sur le mode de financement. l’Etat lèvera 22 milliards d’euros sur les marchés. En outre, 13 milliards seront financés par les fonds d’aide remboursés par les banques. La plus grande part du gâteau ira à l’enseignement supérieur et à la recherche, «clé de notre compétitivité future», qui recevront respectivement 11 et 8 milliards d’euros. Une dizaine de campus «d’excellence» recevront un financement exceptionnel (8 milliards). En outre, près de 1,3 milliard d’euros servira à accélérer le plan Campus.

(**) A l’issue d’un Comité interministériel, le 3 mai 2010, le Gouvernement a décidé de substituer l’expression « Initiatives d’Excellence » à celle de « Campus d’Excellence ». Cette expression a été jugée « impropre » car elle « renvoie davantage à un lieu de vie dans une université » et entraînait donc une confusion avec le Plan Campus.

Article RH 3B Conseils
Sources CESR / Grand Emprunt

mercredi 21 avril 2010

Le pôle Image et Réseaux : regard vers le futur.


Créé en 2005, le Pôle de compétitivité à vocation mondiale «Images et Réseaux » est un des pôles d’excellence basé en Bretagne au côté du pôle Mer-Bretagne et du pôle Valorial.

Le pôle « Images et Réseaux » fédère 182 acteurs économiques de Bretagne et de Pays de la Loire dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication depuis le siège du Pôle à Lannion.

Fort de ses 700 chercheurs répartis en Bretagne et dans les Pays de la Loire, une centaine de projets de recherche, ont été initiés depuis la création du pôle dans une formidable synergie avec les établissements d’enseignement supérieur, les grandes écoles et les laboratoires de recherches mais également avec le tissu économique les industriels (France Télécom, Alcatel-Lucent) comme avec des PME.

Parmi les grands projet en cours, ImaginLab (coût de 6M euros financés par l'Europe, l'État, la Région Bretagne et les collectivités locales) développé en liaison avec l'Université européenne de Bretagne, lequel doit permettre à une centaine de foyers de Lannion de tester l'internet du futur, de nouveaux jeux et applications internet grâce au raccordement au très haut débit : 100 mégabits par seconde, cinquante fois plus que la vitesse de l'internet classique.

Ainsi, au travers d’une plate-forme de référence en Europe pour les tests d'expérimentation et d'usages de services et technologies innovantes sur des réseaux fixes et mobiles, l'objectif est de donner un coup d’accélérateur aux entreprises innovantes en Bretagne en leur offrant la possibilité de tester les usages et d'adapter leur vision avant le développement des produits.


Ce projet du pôle « Images et Réseaux » comptera, à terme, trois infrastructures interconnectées:
- une infrastructure optique fixe à très haut débit de Lannion (un millier de prises de 100Mbps à l'abonné) et un coeur de réseau en technologie IMS (IP multimédia Subsystems),
- une infrastructure sans fil LTE/4G, basée à Brest,
- une infrastructure dédiée à la télévision numérique terrestre du futur, qui verra le jour à Rennes.


Vers la création d’un IRT ?

Pour l’avenir le Pôle devrait être candidat pour accueillir un institut de recherche technologique (IRT) dans le cadre du «grand emprunt national». L’appel à candidature pour la création d’une dizaine de ces IRT sera lancé en juin 2010 pour être connus à la fin de l'année.
En effet sur les 35milliards d'euros qui seront levés, deux milliards seront consacrés à la création d'instituts de recherche technologique (IRT). Un tel institut - dotés de 200 à 1.000 chercheurs - permet de regrouper en un lieu unique, des laboratoires de recherche publics et privés, des outils et des plateformes communes, pour accélérer l'innovation.

Sources : Pôle "Images et Réseaux" / Région Bretagne / RH - 3B Conseils
illustration : Pôle "Images et Réseaux"

jeudi 1 avril 2010

Une réflexion stratégique pour le développement d’une pêche responsable et durable


Le développement d’une pêche responsable et durable et d’une aquaculture durable est au cœur des réflexions engagées notamment par les deux filières. C’est également le sens des travaux qui sont opérés au sein du Pôle Mer Bretagne avec une vision stratégique à trois ans, portant sur la valorisation et la normalisation des produits de la mer.

Au travers de cette initiative ambitieuse se pose notamment de façon non-exhautive les questions touchant à la préservation de la ressource à la valorisation des produits et aux techniques futures pour un pêche responsable.

C’est donc tout l’intérêt de cette réflexion autour de cinq axes majeur de travail :

- l’encouragement des pratiques de pêche respectueuses de la ressource, des hommes et de l’environnement : techniques et engins de capture, meilleure connaissance des ressources, des captures, sélectivité, sécurité ;

- la meilleure valorisation des produits et des co-produits de la mer : développement d’innovations produits, marketing, packaging …, pour une meilleure qualité et traçabilité, valorisation de démarches « pêche durable » (écolabellisation) ;

- la réduction de la dépendance énergétique au gasoil de la flotte existante : le navire (carène, peintures antifouling, les aménagements à bord, les engins de pêche, les comportements…) ;

- le navire de pêche du futur : propre, sûr, économe et pêchant ;

- une meilleure articulation des acteurs au sein des filières.



C’est dans ce cadre que les opportunités offertes, pour la « valorisation des produits de la pêche et aquaculture », par le Grand Emprunt national et dont le contenu et les lignes de financement ont été définies par le Gouvernement, pourraient être actionnées puisqu’en effet l’Emprunt national envisage de soutenir de grands projets industriels « emblématiques » - les financements sont d’ores et déjà fléchés par lignes thématiques (formation, instituts d’excellence, projets…) et confiés dans leur gestion aux agences nationales -.

Cependant pour bon nombre d’acteurs économiques locaux il demeure un écart sérieux entre les ambitions du Grand Emprunt qui favorise de grands projets « emblématiques » et la réalité des projets portés pour la plupart par le tissu économique notamment en Bretagne et constitué de nombreuses PME/TPE des filières Pêche et aquaculture.

Les professionnels font part également de leur sentiment de ne pas être réellement soutenus pour le développement et l’implantation d’activités économiques dans leur secteur.

Néanmoins, cette priorité du Ministère de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche (MAAP) pourrait permettre d’initier certains projets plus structurants, fédérateurs, induisant peut-être quelques investissements sur la pêche ou l’aquaculture.
Il conviendra donc d’ici fin 2010, de voir avec l’appui du Pôle Mer, dans quelle mesure les acteurs de la pêche et de l’aquaculture pourraient présenter de « grands projets » industriels innovants, dans le cadre de cette priorité thématique Produits de la mer.

De même, il est important pour les entreprises de la filière pêche de suivre le contexte réglementaire de la normalisation, avant de pouvoir mettre en marché toute nouvelle innovation produit.

Au delà des actions engagées par les experts, la question des co-produit de la pêche est également un sujet de réflexion pour les scolaires du bassin concarnois qui participent aux Journées Science et Ethique découverte. C'est ainsi qu'en 2009 ils en ont fait l'axe central de leurs travaux. voir également l'article du 26 mars 2010.

Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser ! 

En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année. La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.

Voir également l'article du 21 décembre 2009, s'agissant de la réduction de la dépendance énergétique au gasoil de la flotte existante .

Sources : Pôle Mer / RH – 3B Conseils

jeudi 28 janvier 2010

Jean Jouzel, président du Haut Conseil de la science et de la technologie.



Créé par la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006, le Haut Conseil de la science et de la technologie (HCST) est dorénavant placé auprès du Premier ministre (auparavant il dépendait de la présidence de la république) ce qui lui confèrera une véritable vocation interministérielle et permettra d'appuyer les choix et l'action du Gouvernement sur une "expertise scientifique solide et visionnaire".

"Au moment où la France réitère ses engagements en faveur de la science et de la technologie et choisit d'investir massivement dans la connaissance, nous avons plus que jamais besoin d'appuyer notre action sur une expertise scientifique solide et visionnaire", a déclaré le Premier ministre après avoir installé le Haut Conseil de la science et de la technologie, le 15 janvier 2010.

Le Haut Conseil de la science et de la technologie est présidé par Jean Jouzel climatologue - Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement / Institut Pierre-Simon Laplace -, vice-président du GIEC, prix Nobel de la paix 2007, est également membre fondateur du Cercle Polaire.

Cette évolution était  nécessaire alors que les lois récentes - sur la recherche en 2006 et sur les universités en 2007 - ont ouvert une nouvelle ère pour l'enseignement supérieur et la recherche. De plus, l'enseignement supérieur, la formation et la recherche vont bénéficier de 19 milliards d'euros du grand emprunt national.

"Le Haut Conseil devra rester vigilant à l'endroit des exigences internationales en matière de sciences et de technologies, de telle sorte que nous soyons capables d'anticiper les grandes ruptures scientifiques qui nous attendent", a déclaré François Fillon.
Les vingt personnalités de premier rang qui le composent auront la possibilité, au-delà des commandes du Premier ministre, de "s'autosaisir des sujets qu'ils jugeront essentiels à l'avenir de notre recherche".

Le Haut Conseil de la science et de la technologie peut désormais être sollicité sur des sujets déterminants :
- la définition des grands enjeux scientifiques et technologiques ainsi que les priorités nationales en matière de recherche ;
- la politique scientifique et technologique de la France aux niveaux communautaire et              international ;
- l'organisation du système public de recherche et les grands investissements ;
- les dispositifs favorisant les liens entre recherche et entreprise ;
- les relations entre la recherche et la société, ce qui comprend la diffusion de la culture scientifique.

"L'une de nos grandes responsabilités est de rétablir un lien de confiance entre la science et la société", a poursuivi François Fillon, et de "rendre attractifs" les métiers scientifiques. "Le progrès est aussi lié au renforcement de l'interaction entre les disciplines scientifiques, un mouvement qui inclut nécessairement les sciences de l'homme et de la société", a insisté le Premier ministre.


Voir le discours du Premier ministre  lors de l’installation du Haut conseil de la science et la technologie

Voir les questions/réponses de François Fillon et Jean Jouzel avec la presse  sur le HCST





 Le 26 janvier dernier, Jean Jouzel était l’invité de l’Espace des Sciences de Rennes pour une conférence sur  le thème ;

« Réchauffement climatique : 
où en sommes-nous après Copenhague ? ».



Retrouver la vidéo de la conférence.


Sources : Services du Premier ministre / Espace des sciences / RH - 3B Conseils
Photos : Hôtel Matignon / Espace des Sciences