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mardi 31 mai 2011

Le programme Vasco de Gama un "Erasmus Maritime »


Lors de son bureau politique à Caen le 11 février 2011, les représentants des régions de la conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) avaient rappelé l’importance, « de doter les jeunes des outils de formation leur permettant de trouver un emploi. Pour cette raison, la mise en place du dispositif Vasco de Gama, un « Erasmus maritime » (…) permettrait de doter les formations maritimes de moyens complémentaires qui favoriseraient la mobilité européenne et internationale des jeunes. »


Un par ailleurs soutenu par la Commission européenne puisque dès l’installation du nouveau président de la CRPM Jean-Yves Le Drian (relire article du blog du 4/10/2010) , la commissaire européenne Maria Damanaki avait salué cette initiative en déclarant : "Ce programme que vous avez baptisé "Vasco de Gama" semble réellement très prometteur et il pourrait jouer un rôle essentiel dans la dimension sociale de la Politique Maritime Intégrée".

Le programme Vasco de Gama vient d’être présenté les 19 et 20 mai derniers à l'occasion des Journées européennes de la mer en Pologne, avec comme objectif d’entrer en vigueur en 2012 - si les instances européennes acceptent de financer le projet – avec dans un premier temps des actions pilotes.

Ce programme associe aujourd'hui onze régions européennes (*), dont la région Bretagne et entend œuvrer pour un reconnaissance des métiers et filières de la mer. Souvent méconnus ou souffrant d’une mauvaise image, ces métiers offrent de véritables opportunités de carrière.

Pour les rendre plus attractif c’est donc un dispositif de mobilité européenne qui va être mise en place, permettant de faciliter les échanges entre étudiants, jeunes professionnels et enseignants.

La CRPM espère, via cette action, gonfler les rangs des élèves inscrits en école maritime. A travers ses actions pilotes dès 2012 , il s'agira également de découvrir les activités, les territoires et les acteurs concernés autour de 6 secteurs : construction / réparation navale, transport maritime, pêche, tourisme, ports et logistique et énergies marines.

Il est important de noter que cet « Erasmus maritime » souhaite intégrer d’emblée les problématiques liées à l’aménagement des ports, la logistique et les énergies de la mer. Autant de questions qui constituent d’ores et déjà une des composantes du futur maritime de l’Europe et pour l’aménagement de son littoral et la mise en place de nouvelles recherches et filières industrielles autour des énergies décarbonées.
Par ailleurs pour en savoir plus sur les énergies de la mer : consultez la veille internationale quotidienne effectuée par le blog des énergies de la mer.


Les entretiens Sciences et Ethique en 2010 avaient précisément retenu l’ensemble de ces questions aux 14ème entretiens en 2010 sur le thème « Energies, villes et ports de demain ».

Pour la 15ème édition des entretiens qui se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest la thématique " Quelle économie, pour quelle croissance ? : Plans climat territoriaux, aménagement du territoire, technologies de l'information et énergies de la mer ».

Enfin rappelons également que les Journées Science et Ethique découverte dont objectif est d’associer les scolaires à la démarche « découverte » de leur territoire s’inscrivent dans une triple perspective d’innovation, de cohésion sociale des territoires et d’éducation au développement durable et permettent des échanges entre les différentes communautés scientifiques, éducatives, les acteurs socio-économiques des territoires littoraux.

Elles porteront en octobre 2011 sur :
En Côtes d’Armor :
- Plemeur-Bodou/Perros-Guirrec : "Energies de la mer , aménagement du territoire, transport de l'énergie et réseaux intelligents".
En Finistère :
- Concarneau : la gestion des déchets dans la filière pêche et la valorisation énergétique ?
- Conquet et Lanildut et CCPI « Histoire d’Algue en Pays d’Iroise »


(*) Le programme Vasco de Gama associe aujourd'hui onze régions maritimes européennes : Bretagne, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Toscane, Asturies, Valencia, Euskadi / Pais Vasco, Cantabrie, Mecklembourg - Vorpommern (Allemagne), South West Finland et Varna (Bulgarie).

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / CRPM

mercredi 13 avril 2011

Inquiétudes pour l'enseignement maritime en Bretagne


La Bretagne, première région maritime française abrite 40 000 emplois dans les activités à la fois traditionnelles (pêche...) et innovantes (énergies marines, biotechnologies) : un secteur en pleine mutation.

Le Président Jean-Yves Le Drian l’affirme, « convaincue de son potentiel de développement, la Région Bretagne s'est engagée dans  une politique de soutien de l'ensemble de la filière maritime » mais dans le même temps il se dit particulièrement préoccupé face à l'évolution de la carte des formations maritimes proposée par le ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du logement (en charge de l'enseignement maritime) pour les douze lycées maritimes en France. A ce stade du projet s’agissant de la Bretagne les évolutions envisagées par l’Etat priveraient les lycées bretons de plusieurs formations, notamment à la pêche.

Soucieuse d’accompagner son économie maritime et les formations qui y sont liées, le conseil régional juge ces propositions irrecevables alors même que les professionnels recrutent et que la Région entreprend promouvoir et valoriser les métiers de la mer auprès des jeunes Bretons. « Comment réussir le pari de la croissance bleue si l'appareil de formation ne répond plus aux besoins des professionnels ?", s'insurge le président de la Région.

Si ces mesures restent pour l’instant officieuses, elles provoquent déjà l’ire des collectivités partenaires et inquiètent les établissements, les professionnels de la mer et la Région, chargée d’accueillir dans les meilleures conditions les quelque 500 élèves suivant des formations dans les 4 établissements bretons (*).


Ainsi, les lycées professionnels d’Etel et de Paimpol pourraient voir leurs offres de formation limitées et amputées de l’option pêche en Terminale Bac pro. Cette mesure priverait chaque établissement d’environ 15% à 20% de ses effectifs potentiels….., alors même que la pêche recrute, du fait de nombreux départs en retraite.

A Saint-Malo, alors que la Région  a annoncé cet hiver le lancement immédiat d’études et de travaux pour construire à court terme un nouveau lycée, l’établissement verrait également sa carte des formations limitée, avec la suppression de la préparation au concours d’entrée à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime - ENSM - (20 élèves/an) ainsi que des plafonnements possibles à la pêche. Ces évolutions auraient pour effet de limiter les effectifs à environ 160 élèves, alors que les prévisions étaient de 250 à 300 élèves avec une ouverture envisagée de BTS électro-mécanique, également remise en cause.


Pour Jean-Yves Le Drian, « l’enjeu est de conserver notre savoir-faire maritime, de maintenir notre haut niveau de compétences. La Bretagne est un vivier de marins et doit le rester. Il est donc essentiel de préserver notre appareil de formation, qui plus est à un moment où les professionnels ont besoin de personnels qualifiés, en particulier à la pêche".
Il vient donc de demander - avec Isabelle Thomas, Vice-présidente chargée de la mer, et Marie-Pierre Rouger, Vice-présidente chargée des lycées - une révision complète de ces orientations, afin de garantir les moyens des quatre lycées maritimes de Bretagne, et plus globalement de l’ensemble des établissements concernés, dans un objectif de maintien et de développement d’un réseau performant de formation maritime, couvrant l’ensemble des niveaux de formation.

Relire également l'article du blog du 15/02/2011 "Vers un Eramus maritime ?"


(*) La Bretagne abrite aujourd'hui quatre lycées professionnels maritimes au Guilvinec (Finistère), à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Paimpol (Côtes d'Armor) et Étel (Morbihan).




Une enquête sur les Jeunes et les métiers de la mer : (
Consulter l'enquête)

En 2010, la Région Bretagne a conduit, en partenariat avec le rectorat d’académie, une enquête auprès de 350 collégiens, lycéens et jeunes bretons en orientation professionnel sur leur perception du secteur maritime et les métiers qui y sont liés : Pêche, nautisme, construction et réparation navale, transport maritime et ports, recherche marine, énergies marines…

Au terme de cette enquête, le conseil régional entend engager de nouvelles actions pour mieux faire connaître et promouvoir les métiers de la mer.
Parmi celles-ci :

- Un appel à projets pour développer des actions d'information sur les activités de la mer sera lancé auprès du public scolaire (écoles et collèges).
- Les branches professionnelles sont invitées à faire connaître leurs métiers dans le cadre des contrats d'objectifs emploi-formation de chaque secteur : pêche et conchilycyulture, construction et réparation navale, nautisme.
- La construction d'un nouveau lycée maritime à Saint-Malo.



Pour aller plus loin :
Les questions liées à la pêche (gestion de la filière, ressources halieutiques, gestion durable des espèces, biodiversité du littoral, PCP, conflits d'usages, avancées scientifiques et techniques) sont autant de sujets traités années après années lors des entretiens Science et Ethique.

Vous pouvez vous référer aux archives des entretiens et retrouver l'ensemble des interventions des acteurs de la filière de la pêche et les débats en vidéos.Vous trouverez notamment les interventions des représentants du comité régional des pêches maritimes : André Le Berre (président), Gérald Hussenot (secrétaire général),Violaine Merrien (chargée de mission).

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne

mardi 28 septembre 2010

Rentrée de la 1ère promo du Mastère énergies marines à l’ENSIETA

La Conférence des grandes Écoles (CGE) a validé en février dernier, la création à Brest d’un mastère spécialisé dans les Énergies marines renouvelables, un dossier déposé par l’Ensieta, l’École navale et Telecom Bretagne avec le soutien du Pôle Mer Bretagne et d’industriels.

Avec la présence à Brest de plus de la moitié du potentiel français en recherche marine, l’agglomération dispose en effet des atouts fondamentaux pour le développement d’une nouvelle filière industrielle française.

Cet environnement favorable a permis de porter cette nouvelle formation où intervient l'Ensieta, l'Ecole Navale, Télécom Bretagne, l'IUEM/UBO, l'ENIB, Ifremer et le Cetmef.


Les treize premiers étudiants (cinq filles et huit garçons) - recrutés essentiellement après leur diplôme d’ingénieur - viennent de faire leur rentrée sur le campus de l’Ensieta ( dirigée par Francis Jouanjean.)

L’objectif de ce mastère est de former les chefs de projets et les directeurs de programme qui sauront concevoir et développer la filière des énergies marines renouvelables.
La nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement en énergie, en particulier
 de développer l’énergie d’origine renouvelable, apparaît clairement. En complément
du solaire, de l’éolien, de la biomasse et d’autres sources, les énergies marines
renouvelables représentent un véritable potentiel, notamment en Bretagne.

Le cursus s’articulera autour de deux semestres :

Semestre 1 : académique, au sein des différents établissements brestois partenaires.
Semestre 2 : projet de fin d'étude en entreprise, suivi d'une soutenance.

Au travers du programme de formation quatre grandes questions seront traitées :
- Quelles énergies peut-on capter ?


- Quels systèmes pour capter l'énergie ?

- Quelles interactions avec l'environnement marin et côtier ?

- Quel contexte social, économique et juridique ?

Article RH 3B Conseils
Sources Ensieta

jeudi 7 janvier 2010

La VAE dans les secteurs maritimes



Dans notre article du 6 janvier, nous évoquions la création de l’Ecole nationale supérieure  maritime  qui délivrera un diplôme hautement qualifié d’ingénieur de la mer qui jusqu’à présent n’existait  dans cette filière.

Cette volonté de  revaloriser le niveau de qualification et de conduire à l’excellence des cursus et des hommes doit également s’accompagner d’une  valorisation des compétences acquises et des formations tout au long de la vie.

C’est le sens de l'initiative de la Région Bretagne, du Fonds d’Assurance Formation Pêche et Cultures Marines (FAF Pêche) et de la Touline, présentée lors d’une journée d'information sur la Validation des Acquis d’Experiences (VAE) dans les secteurs maritimes a été organisée le 17 décembre 2009  à l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) à Brest.

Pour Philippe Illionnet, directeur régional des Affaires Maritimes  qui ouvrait cette journée,  "le secteur maritime doit sortir de son ghetto".

Ainsi, les professionnels de la pêche, des cultures marines, de la marine marchande et de la marine nationale ont pu au travers de témoignages et d'expériences concrètes,  constater que tout est mis en oeuvre pour faciliter le parcours VAE et l'obtention de certifications de niveau international.

Des professionnels de la VAE en Bretagne  ont présenté les différentes étapes clés de ce parcours, de l'information dans les PIC (points Information Conseil), le choix du certificateur, l'accompagnement fortement recommandé pour le montage du dossier jusqu' au passage devant le jury.
Une démarche qui peut être individuelle ou collective puisque la VAE c'est aussi une valeur ajoutée pour l'entreprise.

Si seulement 70 dossiers ont été déposés en Bretagne en 2009, la campagne d'information et la politique régionale en faveur du développement de la VAE, Droit Individuel à la Formation accessible à tous, devrait accroître ce chiffre dans les années à venir : un moyen pour les marins pêcheurs par exemple de valider des brevets internationaux.

La VAE est un droit pour tous, à la  seule condition de  justifier de 3 ans d'expérience.





Sources :  Région Bretagne / Bretagne VAE /  RH- 3B Conseils

mercredi 6 janvier 2010

Réforme de la formation maritime et collaboration avec l’Ecole Navale




Dans son discours au Havre le 16 juillet 2009, le président de la République avait annoncé la création d’une Ecole supérieure de formation maritime ouvrant accès à un diplôme hautement qualifié d’ingénieur de la mer avec comme objectif  de revaloriser le niveau de qualification.

Cette qualification d’ingénieur était inexistante jusqu’alors dans ce secteur d’activité puisque les écoles délivraient, après 3 années d’études, un diplôme d’élève officier de 1ère classe de la marine marchande devant être complété de 9 mois de navigation pour obtenir un premier brevet.

Puis une poursuite du cursus pouvait être envisagée sur une année scolaire, suivie de 8 mois de navigation, afin d’obtenir un Brevet de capitaine de 1ère classe de la navigation maritime.

Le Premier ministre François Fillon, lors des assises de l’économie maritime à Brest (article du blog 3/12/09) déclarait le 2 décembre  dernier : «  il ne saurait y avoir d’activités maritimes dignes de ce nom sans hommes et sans femmes qualifiés. En France, la formation aux métiers maritimes est assurée par des filières spécialisées. Je veux d’abord dire que ce choix, il n’est pas question de le remettre en cause, mais je veux aussi souligner que notre enseignement a besoin d’être adapté. 

C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de créer l’Ecole nationale supérieure maritime, dont le principe vient d’être approuvé par le Parlement. Cette école sera implantée sur les sites des quatre écoles de la Marine marchande. Cette école aura le statut de grand établissement. 


Les écoles des Affaires maritimes qui forment les cadres civils et militaires des affaires maritimes, lui seront également adossées. Cette nouvelle école nous voulons qu’elle vise le plus haut niveau international. Elle formera des officiers de la marine marchande polyvalents, mais aussi des professionnels concernés par l’exploitation des moyens navals et la sécurité de la navigation. Son programme d’enseignement devra lui permettre de délivrer un titre d’ingénieur. 


Notre système doit aussi pouvoir offrir un enseignement de haut niveau en matière de construction navale. Cette une fonction est notamment assumée par l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées. L’évolution de cette école, dans le cadre renouvelé de l’enseignement supérieur, doit être pour nous l’occasion d’étudier la création d’un master de « Génie maritime » en liaison avec les écoles d’ingénieurs brestoises. Je sais que cela répond à une attente forte de votre part. Les armateurs français ont besoin de recruter rapidement de jeunes navigants, et les industriels ont besoin d’ingénieurs pour développer les navires de demain »
.

Le texte portant création de cette Ecole Nationale Supérieure Maritime voté le 23 septembre 2009 par l’Assemblée nationale vise  donc à regrouper les écoles du Havre, de Marseille, de Nantes et de Saint-Malo sous une même entité. Les Ecoles Nationales de la Marine Marchande (ENMM) devenant des sites de l'ENSM  depuis la récente publication de la loi au journal officiel.

L'École Nationale Supérieure Maritime devient donc un établissement public d'enseignement supérieur - placé sous la tutelle du ministre chargé de la mer -  dont la vocation est, notamment, de préparer aux carrières d'officier de la marine marchande. Les règles d'organisation et de fonctionnement de l'ENSM sont encore à  fixer par décret (en cours de préparation en Conseil d'État).

Si de nombreuses dispositions pratiques restent à définir, comme la localisation de sa direction on sait cependant qu’elle fonctionnera à partir des quatre sites déjà existants (Le Havre et Marseille pour la filière A, polyvalente et fière B monovalente (promotion sociale) , Saint-Malo  spécialisé « machine » et Nantes spécialisé « pont »).

Chaque année, les quatre écoles françaises produisent environ 200 officiers sortant avec un diplôme de commandement ou de chef (dont 170 à 180 polyvalents) et 300 avec un diplôme de chef de quart ou d'élève chef de quart (transformé en chef de quart après navigation).


Par ailleurs la nouvelle école nationale entend enrichir le cursus au niveau de la pédagogie et de  la recherche au travers de coopérations renforcées  avec d’autres établissements universitaires ou avec l’Ecole Navale basée près de Brest, sur le site de Lanvéoc-Poulmic.

L’Ecole Navale forme des officiers de Marine , dont les diplômes équivalent  au titre d’ingénieur. L’objectif est de mutualiser les expériences  entre militaires et civils.


Sources :  Ouest-France / RH-3B Conseils