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mardi 1 mars 2011

Le projet IDEALG sur la valorisation des macroalgues, retenu par l'Etat


Association de dix-huit partenaires * de la région (organismes de recherche, centre technique et entreprises), le projet IDEALG piloté par l’Université européenne de Bretagne (UEB) à la station biologique de Roscoff (UPMC-CNRS) est l’un des cinq projets lauréats de l’appel d’offres national « Biotechnologies Bioressources ». Un projet d’avenir pour valoriser les macroalgues. Ce projet d’une durée de 10 ans sera doté de 10 M€.

La Bretagne dispose de ressources naturelles importantes mais la culture d’algues y reste limitée en tonnage et les quelques 70 PME (1 600 emplois) qui transforment cette biomasse à des fins cosmétiques, alimentaires ou agricoles, n’utilisent que très peu encore les outils biotechnologiques. Seul un fort potentiel de recherche et d’innovation dans le domaine des ressources marines peut assurer l’avenir industriel de cette filière qui doit aussi intégrer dans son développement d’importants enjeux environnementaux.

IDEALG s’inscrit parfaitement dans les objectifs du Grenelle de la mer de même que dans les priorités de la Région Bretagne, qui souhaite voir émerger, sur son territoire, des activités liées à la valorisation des ressources marines.

L' équipe en biologie et en génomique de Roscoff entend mettre les biotechnologies marines au service de la filière algues. Ce projet sur dix ans associe des organismes de recherche, un centre technique (le CEVA) et cinq entreprises investies dans la valorisation et l’aquaculture des algues.

Si le programme porté par la Station Biologique comporte plusieurs volets de recherche fondamentale (biologie, biochimie, génomique, physiologie, métagénomique, écologie), il intègre également 3 volets de recherche appliquée à l’aquaculture, aux biotechnologies et à la chimie, destinés à favoriser une production de masse et la sélection de variétés nouvelles.
Une évaluation sociétale, économique et environnementale est prévue avant transfert aux partenaires privés, dans le respect du milieu marin et de sa biodiversité.

* IDEALG associe 18 partenaires, dont un centre technique, le CEVA à Pleubian, et 
5 entreprises basées en Bretagne.
Les organismes de recherche associés dans IDEALG sont : l’UEB, la Station Biologique de Roscoff (CNRS-UPMC), l’Ifremer, les Universités de Bretagne occidentale (UBO) et de Bretagne Sud (UBS), université de Rennes I , université de Nantes, l’ENSC Rennes, AgroCampus Ouest et l’INRA.

Les entreprises sont : C-Weed aquaculture à St Malo, Aléor à Lézardrieux, France Haliotis à Plouguerneau, Bezhin Rosko à Roscoff, Danisco à Landerneau et Copenhague qui seront impliquées dans la valorisation et les développements de l’aquaculture des algues.

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues » 

: deux nouvelles journées découverte en 2011.

En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 



Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 

Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 


Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Voir les vidéos des journées découverte au Conquet réalisée par l'école Saint-Joseph du Conquet

Deux nouvelles journées découverte sur les Algues pour la rentrée scolaire 2011 est actuellement en préparation notamment avec le soutien de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI).

Les Journées Science et Ethique découverte sont placées sous le patronage d'APESTDD (Association pour la promotion de l'éthique des sciences et technologies pour un développement durable) dont le président est le professeur Michel Glémarec et sont organisés par 3B Conseils.

Pour aller plus loin : quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène


Source Région Bretagne
Photo : CEVA

mercredi 4 août 2010

Etude du front thermique en Mer d’Iroise


Nous évoquions dans l’article du blog du 02/08/2010 la nouvelle campagne scientifique du navire de recherches océanographiques « Le Suroît » d'Ifremer aux Açores – située sur la dorsale médio-Atlantique – zone de séismes.

Huit scientifiques, géologistes et géophysiciens de l’IUEM à Brest - l'Institut universitaire européen de la mer – vont en effet tenter de localiser lesdits séismes à la jonction des plaques d’Amérique du Nord et de l’Eurasie.

Une nouvelle mission scientifique baptisée Fromvar - qui s’inscrit dans le cadre du projet Epigram - est actuellement en cours aux larges des côtes bretonnes qui associe huit chercheurs, sous la direction de Louis Marié du Laboratoire de physique des océans et de Marc-André Gutscher du Laboratoire du domaine océanique de l’IUEM. Sont également associés à cette mission la Station biologique de Roscoff, le CNRS, l’UBO, l’Ifremer ou encore l’IRD.

Embarqués à bord du navire de recherche océanographique Côtes-de-la-Manche, les huit scientifiques doivent étudier la structure hydrologique – température et salinité - de la mer d’Iroise et notamment le front thermique.

Leur objectif est de comprendre où se trouve la séparation – thermocline - entre les deux couches d’eau grâce à des mesures acoustiques, sismiques, lesquelles seront comparées avec des mesures directes de la température des eaux, afin de tenter d’améliorer les modèles de prévision.


Article RH 3B Conseils
Sources Ifremer / IUEM /

jeudi 17 juin 2010

La Station biologique de Roscoff participe à l’exploration de la biodiversité en mer Noire.


Un projet de l’Union européenne visant à recenser les richesses du littoral de la mer Noire, un espace marin qui borde six pays, a permis à 18 scientifiques venus de cinq pays différents de partir à la découverte de nouveaux êtres vivants sur le littoral bulgare.

Parmi ces scientifiques, neufs étrangers participant à l’expédition ont été dirigés par Fabrice Not de la Station biologique de Roscoff qui est un centre de recherche et d’enseignement en biologie marine expérimentale et en océanologie dépendant de l’Université Pierre et Marie Curie, du CNRS et de l’INSU.


« Environ 2.300 des espèces animales habitant les terres et les eaux de la côte bulgare de la mer Noire sont déjà connues. Mais nous avons bon espoir de découvrir beaucoup de nouvelles espèces au cours de cette expédition, en particulier grâce aux nouvelles méthodes de recherches que nous comptons utiliser », a expliqué Vasil Golemanski, directeur de l’Institut de zoologie de l’Académie des sciences de Bulgarie.

Cette expédition scientifique, embarquée sur le navire de l’Institut d’océanographie de l’Académie des sciences bulgare - stationné à Varna - a été rendue possible par un financement de 1,7 millions d’euros de la Commission européenne, a rapporté Sofia News Agency.

Cette subvention européenne inclut également des fonds pour l’ouverture d’un laboratoire de microbiologie au sein de l’Institut d’océanographie de Varna. Ce sera la première installation du genre en Bulgarie.


En Savoir plus sur la Station Biologique de Roscoff :
Les domaines de compétence des quatre unités de recherche de la Station biologique de Roscoff sont :
- la biologie moléculaire et cellulaire.

- la biochimie et la biologie structurale, la bioinformatique.

- La biologie du développement, la physiologie.
- la biologie de la reproduction, la génétique.

- la génétique des populations, le fonctionnement des écosystèmes.
- l'océanographie biologique et chimique

Les travaux se concentrent plus particulièrement sur le cycle cellulaire de l’oursin, la biochimie et le développement des algues brunes et rouges, l’écophysiologie de la faune hydrothermale et l'adaptation aux milieux extrêmes, la diversité du phytoplancton et du zooplancton, l’évolution et la génétique des populations, l’écologie benthique. 
En chimie marine, des recherches sont menées sur les traceurs chimiques pour comprendre les phénomènes de circulation océanique des masses d’eau.

Les 4 unités de recherche sont :
- UMR 7139 Végétaux marins et biomolécules

- UMR 7144 Adaptation et diversité en milieu marin

- UMR 7150 mer et santé

- USR 3151 Phosphorylation des protéines et maladie humaine




Sources : Balkan Investigative Reporting Network / Station Biologique Roscoff / RH - 3B Conseils

mercredi 10 mars 2010

PARALEX : comprendre comment des micro-organismes pathogènes viennent à bout des marées rouges toxiques invasives




Les « marées rouges », phénomène mondial connu depuis des années, sont des proliférations de microalgues qui traduisent de façon spectaculaire l’impact des récents changements climatiques sur le phytoplancton marin.

Ces « marées rouges » perturbent l’environnement marin, par la dégradation de la qualité des habitats et la diminution de la biomasse. Elles ont aussi un impact sur les activités humaines : tourisme littoral, pêche côtière, aquaculture. La plupart des espèces responsables de ces proliférations sont des dinoflagellés, micro-organismes producteurs primaires, essentiels au sein du phytoplancton marin. Certaines produisent de redoutables toxines paralysantes, neurotoxiques, diarrhéiques, ou hémolytiques. Accumulées dans la chaîne alimentaire, ces phycotoxines peuvent provoquer chez l’homme qui consomme coquillages, mollusques, crabes ou poissons, de graves intoxications.

De nombreux travaux ont permis de mieux connaître et de prédire les facteurs environnementaux favorisant ces efflorescences. En revanche, on ne sait pratiquement rien des facteurs qui assurent, avec le temps, le rétablissement des écosystèmes impactés.
Les premiers suivis à long terme laissent penser que certaines espèces capables de produire d’intenses efflorescences toxiques pendant plusieurs années finissent par s’intégrer, à des concentrations cellulaires plus faibles n’entraînant plus de problèmes de toxicité, au phytoplancton.

De récents travaux suggèrent l’hypothèse que cette régulation serait due à la présence de parasites, virus, bactéries ou micro-organismes, capables d’infecter spécifiquement certaines microalgues toxiques et de réguler leurs populations.

L’objectif principal du projet PARALEX, labellisé par le Pôle Mer Bretagne , est d’identifier ces parasites naturels présents dans des écosystèmes contaminés par des microalgues invasives et toxiques afin de mieux comprendre leur rôle dans le rétablissement et la stabilité des écosystèmes marins côtiers.

Les partenaires de PARALEX :
Les centres de recherche :
- Station biologique de Roscoff, « Adaptation et diversité en milieu marin », UMR 7144, porteur du projet ; Observatoire Océanologique de Banyuls, laboratoire Arago, UMR 7621 ; Ifremer, Plouzané.

Le projet PARALEX labellisé par le Pôle Mer Bretagne est financé par l’ANR 2009, programme « La 6ème extinction : quantifier la perte de la diversité biologique »
Il est inclus dans le thème 4 du Pôle Mer Bretagne : « ressources biologiques marines / biotechnologies »


Sources : Pôle Mer Bretagne / RH - 3B Conseils

jeudi 4 mars 2010

Prix International Jeune Chercheur en Biologie Marine 2010 de la Fondation Daniel Jouvance- Institut de France




Attribués depuis plus de 15 ans par le Comité scientifique Marin Daniel Jouvance la Fondation Daniel Jouvance, par ailleurs partenaire depuis plusieurs années des entretiens Science et Ethique et des journées découvertes Science et Ethique, lance un appel à candidature pour son  Prix International  Jeune  Chercheur  en  Biologie  Marine dont  le  thème  pour 2010  est:

« Origine, contrôle et valorisation des proliférations d'algues littorales"

les candidatures doivent être déposées avant le 30 avril 2010 auprès du Prof. Y. LE GAL de Station de Biologie Marine du Muséum National d’Histoire Naturel de Concarneau - partenaire également des journées découvertes Science et Ethique - (y.legal2@orange.fr).

Ce prix a pour vocation de soutenir les travaux de jeunes chercheurs dans les différents domaines de la Biologie Marine et les Laboratoires de Biologie Marine Daniel Jouvance entendent ainsi marquer leur intérêt pour les travaux fondamentaux dans les domaines de la biologie et de l’écologie marine.


Pour mémoire, en 2009 ce Prix international avait été remis à Aurélie Chambouvet, de la Station Biologique de Roscoff, pour ses travaux sur des parasites marins, les Syndiniales, dont la présence constante dans la grande majorité des écosystèmes marins laisse entrevoir un rôle écologique majeur.
Ses travaux concernaient plus spécifiquement une espèce qui infecte préférentiellement un des groupes les plus importants du phytoplancton, les Dinoflagellés, comme, par exemple, le Dinoflagellé toxique, Alexandrium minutum.

Aurélie Chambouvet a ainsi démontré, grâce à l’analyse génétique, la spécificité parasite-hôte de l’infection. L’étude a confirmé l’importance de ces parasites sur la dynamique des populations hôtes, en association avec d’autres facteurs biologiques comme la pression de broutage qui intervient autant sur l’hôte seul que sur le parasite.

Ainsi, le dérèglement d’un tel couplage hôte - parasite pourrait être à l’origine des récentes augmentations des efflorescences toxiques dans les écosystèmes côtiers.


Voir les lauréats des années passées


Pour  votre  information,  vous  pouvez  consulter le  site www.ocean-ocean.org ( rubrique  prix  Scientifiques)  et pour  en savoir  plus  sur  les  lauréats  des années  passées.


Sources : Fondation Daniel Jouvance / RH - 3B Conseils
photos : Fondation Daniel Jouvance