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mercredi 5 octobre 2011

Économie de la mer : L’Océano pôle de Tan Tan-Maroc partenaire des Pôles Mer Bretagne et PACA


C’est en novembre 2010, à la suite d’un séminaire technique organisé au Maroc pour favoriser la rencontre entre les différents acteurs scientifiques, techniques et économiques, que les deux Pôles Mer (Bretagne et PACA) et l’Océanopôle Tan Tan (*) au Maroc ont engagés un rapprochement. Les deux pôles Mer et l’Océanopôle viennent de concrétiser ce partenariat au travers de la signature d’une convention.

Signée par MM. Omar Bensouda, Président de l’Océanopôle Tan Tan, Bernard Sans, président du Pôle Mer PACA, et Paul Friedel, l’un des administrateurs du Pôle Mer Bretagne (**), la convention vise le développement de la coopération dans les domaines de la mise à niveau de la flotte et des chantiers navals, de l’échange des connaissances des ressources halieutiques, de l’aménagement des ports et du littoral et de la valorisation des énergies marines renouvelables.

Ainsi, plusieurs axes de collaboration ont émergé fin 2010, faisant apparaître des intérêts communs. Pour M. Omar Bensouda, président de l’Océanopôle Tan Tan «Au-delà d’une amélioration des performances de la filière pêche et de l’optimisation de la valeur ajoutée générée par les captures, le Maroc, de par sa vocation maritime, se doit de promouvoir les initiatives innovantes de mise en valeur des ressources marines afin de contribuer au développement d’un créneau d’excellence d’avant-garde dans ce qui peut devenir sa force même : les ressources, les sciences et les technologies de la mer » (…) « en effet, confronté aux défis du changement climatique et de la raréfaction des ressources naturelles, l’avenir des nations est fortement lié à leur capacité de préserver les stocks halieutiques et de développer l’aquaculture pour satisfaire leurs besoins alimentaires, d’exploiter le potentiel minéral et énergétique des océans pour soutenir leurs croissances, d’utiliser les molécules marines pour concevoir les matériaux et les remèdes de demain, mais aussi de maîtriser les activités maritimes et les interactions de l’homme avec l’environnement marin en tant qu’espace vital pour le bien-être des hommes ».

M. Paul Friedel, Directeur de Telecom Bretagne, a rappelé que ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’une initiative euro-méditerranéenne initiée par le pôle PACA et relayée par le Pô le Bretagne.
Il a souligné que le Maroc « un pays très dynamique » et que l’Océanopôle de Tan Tan est « un partenaire de très grande qualité avec lequel nous pouvons aboutir à des résultats pragmatiques afin d’améliorer la compétitivité de nos adhérents respectifs ».

La feuille de route a mis en exergue les différents axes d’intervention prioritaires, à savoir :
- l’axe «pêches navires» qui concerne la mise à niveau de la flotte marocaine existante et des chantiers navals et le développement des échanges sur la formation avec les établissements français.

- les «ports», avec l’aménagement des infrastructures et servitudes pour la pêche.

- l’axe «littoral» avec tout ce qui est relatif à l’environnement, la qualité des eaux, les aménagements, les récifs artificiels et la bio dépollution.
la «pêche ressources», qui elle englobe la connaissance, la politique de gestion et l’aquaculture.

- enfin le dernier axe concerne les «énergies marines» à savoir l’énergie éolienne, hydrolienne, houlomotrice et algocarburants.

Par ailleurs, une démarche partenariale est également envisagée pour la réalisation d’un projet de plate-forme technologique à proximité de Tan Tan port.

(*) Océanopôle Tan Tan
 Pôle de compétitivité régional dédié à la mise en valeur des ressources marines, l’Océanopôle Tan Tan a été créé en janvier 2010 et regroupe l’ensemble des acteurs du secteur de la mer : pêcheurs, industriels, formation et recherche. 

Territoire du Cluster : Tan Tan Port et, plus largement, la région de Guelmim Es‐Smara et, comme champ potentiel des coopérations futures, les zones côtières arides du Maroc.


L’Océanopôle Tan Tan est un cluster labellisé bénéficiant d’un contrat‐programme avec l’État.


Thématiques d’activité :
- Exploitation et valorisation des ressources halieutiques et biologiques marines


- Ingénierie, maintenance, logistique et services dans les domaines naval et portuaire


- Technologies marines et exploitation des ressources énergétiques marines
- Activités communautaires du littoral, aménagements, environnement et génie côtiers.


(**) Les Pôles Mer Bretagne et Mer PACA fédèrent un réseau de plus de 600 adhérents : grandes entreprises, PME, centres de recherche et d’enseignement supérieur. Ils ont pour mission de détecter et favoriser l’émergence de projets innovants destinés à satisfaire les nouveaux marchés.
Selon les dernières données, les deux pôles de compétitivité français ont porté près de 300 projets labellisés « Pôle Mer » représentant un budget global de 800 millions d’euros.



Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle Mer / Aujourd'hui Maroc / Maroc Agriculture
Photos : MAP

jeudi 17 mars 2011

Une nouvelle filière « Activités Littorales et portuaires » en Bretagne


Un projet de filière de formation « Activités Littorales et portuaires » porté par l’Ecole des Métiers de l’Environnement (EME) - implantée à Rennes Atalante - est en cours de constitution à Saint-Malo.


Cette nouvelle formation qui ouvrira dès septembre 2011 avec le soutien de Saint-Malo Agglomération vient de recevoir le label du Pôle Mer Bretagne. Il s’agit d’un « Bachelor » - niveau bac + 3 - en Gestion opérationnelle de projet en environnement spécialisé pour les activités littorales et portuaires. L’ambition est de préparer les étudiants au métier de responsable Environnement d’un port ou d’une commune du littoral.

Accessible après un Bac+2 ou une validation d’acquis d’expérience, cette formation d’un an en alternance - de septembre à mars et avec un stage de fin d’études d’avril à juin - se veut très opérationnelle avec un lien fort avec les acteurs professionnels et une dimension internationale importante. Avec 450 heures d’enseignement, elle se veut très opérationnelle et en lien fort avec les professionnels.

Le tronc commun reprendra les cours du DEPS (Diplôme d’Etudes Professionnelles Spécialisées) en Gestion Opérationnelle de Projet Environnement sur la gestion de projet, le management de l’environnement, le droit de l’environnement.

La spécialité littorale et portuaire se traduira par un enseignement sur le volet juridique spécifique au littoral, sur la gestion des risques côtiers et sur la gestion environnementale des ports.

Les futurs diplômés pourront aussi intégrer des organisations comme les aires marines protégées, des entreprises éco-industrielles (déconstruction de bateaux par exemple), des bureaux d’études en environnement ou des organismes consulaires.


Le recrutement se fera sur dossier d’inscription et après entretien. La première promotion, composée d’une vingtaine d’élèves, sera accueillie dans les locaux du centre de formation et d’apprentissage de la Chambre de commerce et d’industrie (CCIFA), à Saint-Jouan-des-Guérêts et les suivantes sur le site du parc technopolitain Atalante Saint-Malo, actuellement en cours d’aménagement.

Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle Mer / EME

mardi 4 janvier 2011

Sécurité maritime : contrôles accrus des navires étrangers dans les ports européens



Avec la nouvelle année, vient aussi le temps des bonnes résolutions…. C’est notamment le cas dans le domaine de la sécurité maritime à l’échelon européen avec l’entrée en vigueur d’un renforcement des règles de contrôle des navires étrangers en escale dans les ports de l’Union européenne.

Cette « chasse » aux navires en mauvais état est engagée sous l’égide de l'Agence européenne de sécurité maritime (AESM) dont le siège est à Lisbonne au Portugal. Cette politique est également appelée à se généraliser au delà des frontières de l’Union pour intégrer également la Russie ou encore le Canada.

Concrètement sur le terrain, ces contrôles des « navires-poubelles » dans les ports européens seront toujours effectués par les autorités nationales et s’agissant de la France par les agents des centres de sécurité des ports français.

Ils seront réalisés sans délai - à tout moment de la semaine, du jour et de la nuit - à la demande directe ou sur indication de l’AESM (*) qui, à l'aide d'un classement par point (prenant en compte l'état du navire, son âge, le sérieux de son armateur, de sa société de classification, la réputation de son pavillon... ), établira la liste des navires à contrôler à la prochaine escale. L’objectif affiché est le contrôle de 100 % des navires étrangers de commerce ou de passagers en escale dans nos ports.

Les navires ne remplissant pas les qualités exigées par les autorités européennes seront dès lors bannis des eaux européennes. Reste que la mise en place d’une telle politique de l’Union réclame aussi des moyens. Et c’est sans doute là que le bas blesse. Une telle organisation nécessiterait des compensations financières ou un défraiement particulier pour les tours d'astreinte établis pour les personnels.

A titre d’exemple, au port de Brest, les agents du centre de sécurité contrôle chaque année une centaine de navires de commerce sur les 300 à 400 escales comptabilisées.

Ainsi comme l’indique le chef de centre de Brest René Kerebel dans un entretien au Télégramme de Brest «Nous ne savons pas encore si cette nouvelle organisation va entraîner davantage de contrôles à Brest, puisque les bateaux seront aussi inspectés dans d'autres ports». «Mais ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir mettre en place une nouvelle organisation puisque nous serons appelés à intervenir de nuit, le week-end et les jours fériés, ce que nous faisons déjà en cas d'incident et de navire dérouté».

A Brest l’association Mor Glaz présidée par Jean-Paul Hellequin - qui fait de la sécurité des navires et des conditions de vie des marins à bord des navires de commerce étrangers un de ses axes principal d’actions - regardera sûrement avec une attention particulière cette nouvelle approche des autorités européennes…., comme les moyens de sa mise en œuvre qui incombe également à l’Etat.



(*) Les naufrages de l’Erika (1999) et du Prestige (2002) ont amené l'Union européenne à renforcer la sécurité maritime à travers différentes mesures législatives. Parmi celles-ci figure la création de l’Agence européenne pour la Sécurité maritime (EMSA) qui assiste la Commission et les Etats membres en matière de sécurité maritime, sûreté maritime et prévention de la pollution causée par les navires. A cette fin, elle veille à la bonne application de la législation européenne et promeut la coopération entre les Etats membres.


Article RH 3B Conseils
Sources : Télégramme / Agence européenne de sécurité maritime
Photo Mor Glaz

mercredi 22 décembre 2010

Les ports s'adaptent pour les éoliennes offshore


France- Royaume-Uni (U.E.) - 21/12/2010 - 3B Conseils - Les objectifs à atteindre en 2020 vont accélérer la création des équipements portuaires nécessaires. Pour les éoliennes offshore il faut aménager non seulement des espaces capables d’accueillir les navires les transportant, mais aussi prévoir l’accueil des industries qui les fabriquent et les assemblent.

En France, Le Havre et Nantes-Saint-Nazaire viennent de signer un accord de coopération pour faire « émerger une filière industrielle française ». Cet accord avait été évoqué à Brest lors des entretiens Science et Ethique 2010 (18 et 19 octobre).

Ces deux ports bénéficient d’une situation géographique très favorable qui leur permet d’envisager l’installation des éoliennes offshore dans l’Arc Atlantique et au large des côtes anglaises.

L’objectif de l’accord est double : tout d'abord créer une filière pour assembler, stocker et fabriquer tous les composants puis installer les éoliennes sur site ; mais aussi de faire la grande connexion avec les Ports Normands Dieppe, Fécamp, Cherbourg et Rouen (cf. Conférence Le Havre 29/09/2009).

Pour en savoir plus rendez-vous sur le blog energiesdelamer.blogspot.com

Article IdB
Source : La Tribune / Le Havre développement /3B Conseils.

mardi 9 février 2010

« Vagues d’échanges sur le littoral » : Conférence « Ports de plaisance surchargés et listes d’attente interminables : quelles solutions ? »



Le littoral est victime de son succès : on y vit, on s’y divertit, on y travaille… et on le dégrade ! Comment concilier les activités économiques et de loisirs sans nuire à l’environnement ?

Telle est la problématique retenue par la sixième édition des « Vagues d’échanges sur le littoral », organisée par les étudiants du Master Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral (EGEL) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer  (IUEM) de Brest, qui tente ainsi  d’apporter des éléments de réponse depuis le 26 janvier dernier avec ses tables rondes, ouvertes au public, à Brest à Faculté des lettres Victor Ségalen (Amphithéâtre1 – 20h15) UBO.

La 3ème conférence organisées par des étudiants du Master  EGEL  de Brest se déroule ce 9 février
Après les tables rondes  autour des thèmes :
- les marées vertes  (le 26 janvier)
 - l’Erika 10 ans après  (le 2 février)
c’est la question des ports de plaisance surchargés…., qui sera débattu aujourd'hui.

« Ports de plaisance surchargés et listes d’attente interminables : quelles solutions ? »

Les ports de plaisance ont un impact économique, environnemental mais également sur l’image même des communes littorales.  Cependant, ils ne parviennent plus à répondre à une demande croissante en places. De nouveaux aménagements sont évoqués mais souvent remis en questions.

« La France dispose du plus important espace nautique d’Europe avec 5 500 kilomètres de côtes mais, avec 4,5 millions de Français qui pratiquent la plaisance (voile ou moteur), les ports français sont proches de la saturation.
La capacité d’accueil à flot est estimée à 226 000 places. La flotte active est en croissance régulière alors que l’offre portuaire évolue peu. Le manque de place dans les ports est évalué par la fédération française des ports de plaisance à 54 000 anneaux.

Cette problématique liée à la saturation des ports est commune à l’ensemble de la façade atlantique. Elle est en grande partie due à la faible mobilité des plaisanciers et à un stationnement résidentiel à l’année.


Pour répondre aux nombreuses interrogations des gestionnaires et des usagers des ports de plaisance, le Ministre chargé de la mer et le Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques (CSNPSN), ont décidé, en 2003, de créer un comité destiné à favoriser la mise en œuvre de solutions concrètes. Le CODCAP (Comité pour le développement des capacités d'accueil de la plaisance) a répertorié 267 projets d’extension ou de restructuration des ports de plaisance. La réalisation de ces projets permettra, dans un délai de sept à huit ans, de dégager 30 000 à 34 000 places supplémentaires.

De nombreuses solutions sont évoquées et certaines ont même déjà été mises en place sur le littoral français : la reconversion d’anciens ports de pêche ou militaires en ports de plaisance, la création de nouveaux ports, l’implantation de ports à sec ou parcs à bateaux, la création de ports « souterrains », ainsi que d’autres techniques permettant de rationaliser les espaces portuaires et ainsi gagner de la place, si précieuse de nos jours.
 

Cependant ces différentes solutions sont soumises à quelques interrogations. Ces aménagements sont-ils économiquement et écologiquement viables ? Les récents évènements économiques et la prise de conscience générale de préservation de l’environnement ont certainement changé la donne et remettent le débat sur la table. »

Relire l'article du blog " une gestion environnementale des ports de plaisance pour la qualité des eaux littorales" du 29 décembre 2009. 



Sources : UIEM - Master EGEL / RH - 3B Conseils

lundi 25 janvier 2010

Les rencontres : « Vagues d’échanges sur le littoral »



Le littoral est victime de son succès : on y vit, on s’y divertit, on y travaille… et on le dégrade !

Comment concilier les activités économiques et de loisirs sans nuire à l’environnement ?

La sixième édition des « Vagues d’échanges sur le littoral », organisée par les étudiants du Master Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral (EGEL) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer  (IUEM) de Brest, tentera d’apporter des éléments de réponse à travers trois tables rondes, ouvertes au public, se déroulant  chaque mardi du 26 janvier au 9 février à Brest à Faculté des lettres Victor Ségalen (Amphithéâtre1 – 20h15) UBO.

Ces tables rondes s’articuleront autour de trois thèmes :
- les marées vertes ;
- l’Erika 10 ans après ;
- les ports de plaisance surchargés….



 




26 janvier 2010 :  « Les marées vertes : sous les algues la plage. Le modèle économique breton remis en question ? »

Le débat sur les algues vertes n’est pas récent. Il reste cependant explosif car il pointe du doigt un mode de culture qui est très répandu en Bretagne et a donc un fort poids économique.

« Depuis la fin des années 1960 certaines parties du littoral breton sont touchées par une augmentation des échouages d’algues vertes sur les plages, les zones les plus touchées étant alors les baies de Saint Brieuc, de Lannion et de Douarnenez. C’est au début des années 1970 qu’émerge sur quelques sites la première prise de conscience du phénomène de marée verte qui est vite devenu l’un des enjeux majeurs de la Bretagne.

L’eutrophisation, à l’origine de ce phénomène apparaît principalement être issue des pratiques agricoles intensives. Cependant, cette activité ne doit pas pour autant être stigmatisée, la mauvaise gestion des stations d’épurations et le mauvais état des systèmes d’assainissement contribuent également à accentuer ce phénomène.

Ce n’est qu’à partir des années 1980 que ces problèmes entraînent d’importantes nuisances pour les communes impactées, en perturbant considérablement les différents acteurs du littoral. La dégradation des algues sur l’estran engendre en effet une gêne visuelle, olfactive et sanitaire en dégageant de l’hydrogène sulfuré, non seulement nauséabond mais aussi néfaste pour les espèces vivantes du milieu. 
Les conséquences en termes économiques ne sont pas en reste. En effet, les marées vertes affectent l’image de marque des communes touchées en provoquant une gêne sur les plages et donc une baisse de la fréquentation. Par conséquent, il s’en suit une diminution des revenus liés au tourisme.

Afin de remédier à cette problématique, plusieurs solutions sont envisagées : ramassage, compostage, épandage, mise en dépôt, lutte en amont contre l’eutrophisation… Cependant, ces mesures représentent un coût considérable, qui incombe pour une grande part aux collectivités territoriales.
Cependant, ces solutions à court terme ne semblent pas économiquement viables et soutenables pour les communes. On est alors à même de se demander si les solutions ne passeraient pas par une mutation profonde du modèle agricole breton. »




Voir également les articles de ce blog du 9 décembre 2009

02 février 2010 : « Erika, 10 ans après : la Bretagne est-elle à l’abri d’une nouvelle marée noire ? »

Les 10 ans du naufrage de l’Erika sont l’occasion de faire un bilan sur l’évolution de la mise en place d’une lutte contre les pollutions marines.

« Les côtes bretonnes ont connu plusieurs accidents pétroliers dans le passé, ce qui les place sur le devant de la scène nationale, européenne, voire mondiale  en termes de renseignements tirés sur leurs gestions et suivis.

Voilà dix ans que la grande catastrophe de l’Erika a frappé la Bretagne, venue raviver le cauchemar de l’Amoco Cadiz,  et qui a souillé les côtes atlantiques françaises sur plus de 400 km. Au-delà de ses conditions particulières, cet accident a mis en évidence les multiples défaillances observées dans l’anticipation et la réactivité des différents acteurs impliqués, dans l’organisation des opérations de secours et de lutte en mer et à terre, ainsi que dans la gestion de ces crises liées aux pollutions marines accidentelles.

Partant de ce constat, nous avons jugé utile, dans le cadre de notre table ronde, de dresser un bilan de toute l’expérience acquise suite à cet accident, qui est donc supposée être en mesure d’apporter de nouveaux éléments concernant :

- Perception actuelle du risque de marées noires
- Sécurité maritime et les moyens de prévention et de suivi
- L’expertise du Centre de Documentation, de Recherche et d'Expérimentations sur - - les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE)
- Implication des associations
- Retour d’expérience sur les opérations de lutte
- Etat de référence et suivi environnemental »





Pour mémoire,après le naufrage et la marée noire de l'Erika et avant celui du Ievoli-Sun d'une part et les problèmes de pollutions agricoles d'autre part, les Entretiens Science et Ethique  2000 ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre.

Sur le plan maritime :
 La France, qui a subi de plein fouet plusieurs marées noires, et dont la façade maritime est la plus grande d'Europe, devait faire évoluer les outils de prévention des pollutions et le droit des transports maritimes au moment où elle a pris la présidence du Conseil de l'Union Européenne.

Sur le plan terrestre : 
La France est aujourd'hui confronté à différents problèmes : scientifiques, économiques, politiques et juridiques. Elle doit gérer les contradictions du développement, les directives européennes, la révision de la Loi sur l'eau de 1992.


C'est à ces questions qu'ont tenté de répondre les nombreux spécialistes présents autour des tables rondes organisées lors des Entretiens Scientifiques 2000.

Consulter également les articles du 2 octobre 2009 et 4 novembre  2009  sur le procès en appel de l'Erika.

-  09 février 2010 : « Ports de plaisance surchargés et listes d’attente interminables : quelles solutions ? »

Les ports de plaisance ont un impact économique, environnemental mais également sur l’image même des communes littorales.  Cependant, ils ne parviennent plus à répondre à une demande croissante en places. De nouveaux aménagements sont évoqués mais souvent remis en questions.

« La France dispose du plus important espace nautique d’Europe avec 5 500 kilomètres de côtes mais, avec 4,5 millions de Français qui pratiquent la plaisance (voile ou moteur), les ports français sont proches de la saturation.
La capacité d’accueil à flot est estimée à 226 000 places. La flotte active est en croissance régulière alors que l’offre portuaire évolue peu. Le manque de place dans les ports est évalué par la fédération française des ports de plaisance à 54 000 anneaux.


Cette problématique liée à la saturation des ports est commune à l’ensemble de la façade atlantique. Elle est en grande partie due à la faible mobilité des plaisanciers et à un stationnement résidentiel à l’année.

Pour répondre aux nombreuses interrogations des gestionnaires et des usagers des ports de plaisance, le Ministre chargé de la mer et le Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques (CSNPSN), ont décidé, en 2003, de créer un comité destiné à favoriser la mise en œuvre de solutions concrètes. Le CODCAP (Comité pour le développement des capacités d'accueil de la plaisance) a répertorié 267 projets d’extension ou de restructuration des ports de plaisance. La réalisation de ces projets permettra, dans un délai de sept à huit ans, de dégager 30 000 à 34 000 places supplémentaires.

De nombreuses solutions sont évoquées et certaines ont même déjà été mises en place sur le littoral français : la reconversion d’anciens ports de pêche ou militaires en ports de plaisance, la création de nouveaux ports, l’implantation de ports à sec ou parcs à bateaux, la création de ports « souterrains », ainsi que d’autres techniques permettant de rationaliser les espaces portuaires et ainsi gagner de la place, si précieuse de nos jours.
 

Cependant ces différentes solutions sont soumises à quelques interrogations. Ces aménagements sont-ils économiquement et écologiquement viables ? Les récents évènements économiques et la prise de conscience générale de préservation de l’environnement ont certainement changé la donne et remettent le débat sur la table. »








Renseignements  et organisation :
Jérôme Jourdain - Marion Corre  - Charlotte Zimmer : master2egel@yahoo.fr
IUEM - Place Nicolas Copernic  Technopole Brest Iroise 29 280 Plouzané


Sources : Master EEGEL-IUEM / Entretiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils.

mardi 29 décembre 2009

Une gestion environnementale des ports de plaisance pour la qualité des eaux littorales.




Le Pôle Mer Bretagne, au travers de  son groupe de travail « ports de plaisance »,  entend mener une réflexion globale  sur la gestion environnementale des ports.

Lors  de sa réunion du 7 décembre dernier, à la Maison de la Bretagne,  les échanges portaient sur le rôle des ports de plaisance dans la gestion intégrée et concertée de la qualité des eaux du littoral bu bassin Loire-Bretagne. 

Ainsi, selon le directeur régional Ouest-Atlantique de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, M. Jean-Louis Rivoal,  « le développement des activités liées au nautisme doit prendre  en compte les questions environnementales,, mais il n’est pas facile pour le maître d’ouvrage portuaire et le gestionnaire des ports de se retrouver dans le morcellement  de la réglementation et des responsabilités car une multitude de textes définis aux niveaux communautaire et national s’applique aux ports de plaisance, sans constituer une règle portuaire unifiée ».

Dans cette perspective, plusieurs pistes de travail ont été sériées dans le cadre du Grenelle de la mer concernant cette problématique spécifique de la gestion environnementale des ports de plaisance :
- la réduction des pollutions issues des chantiers navals, des navires et des activités maritimes ;
- le soutien à une pratique responsable de la navigation de plaisance et des sports nautiques ;
- le déploiement des stratégies de développement durable des ports de plaisance ;
 - le développement des navires « intelligents » et « écologiques » : de l’éco-conception à l’éco-démantèlement ;
- le renforcement de la surveillance et le contrôle dans les ports ;
- la sensibilisation et la formation des plaisanciers et des gestionnaires aux enjeux environnementaux.

Le groupe de travail mis en place par le Pôle Mer Bretagne  a dressé l’inventaire des principales actions à réaliser pour une gestion environnementale, ouvrant droit à une participation financière  de l’Agence de l’Eau  Loire-Bretagne.

Par ailleurs, un programme spécifique courant sur la période 2010/2012 va être engagé afin d’aider  les chantiers bretons et ligériens  à s ‘équiper  d’installations adaptées  à la prévention des pollutions, à travers un partenariat entre l’Agence de l’Eau et les Chambres régionales des métiers et de l’artisanat.

Le Pôle Mer Bretagne annonce  que des propositions de solutions innovantes adaptées à la gestion environnementales des chantiers navals seront présentées lors de la réunion  du groupe de travail, à Brest le 9 mars 2010.


Les entretiens Science et Ethique 2005 ont par ailleurs traité des questions liées à la gestion du littoral  dans le cadre  des 9èmes entretiens  dont le thème central était :  "Le littoral et les avancées scientifiques”.  Comment les recherches sur le littoral et son développement s’organisent en France, en Europe, autour de l’Océan Atlantique ? 


Sources : Pôle Mer Bretagne / RH-3B Conseils