Affichage des articles dont le libellé est augmentation du niveau de la mer. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est augmentation du niveau de la mer. Afficher tous les articles

vendredi 4 décembre 2009

La Bretagne face à la montée des eaux


 





A quelques jours de l’ouverture de la conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague,  la question de la montée du niveau des mers et océans  et une des question qui se pose avec acuité pour l’ensemble du globe.
Ainsi de nombreuses populations verront dans les prochaines décennies, une modification radicale de leur environnement littoral avec son corollaire la nécessité soit de « reculer »  leur lieu de résidence ou de migrer totalement… les réfugiés climatiques  sont déjà une réalité… ils seront à terme 250 millions.



Cette question du changement climatique, des impacts sur les océans et des énergies de la mer comme une réponse à la limitation des gaz à effet de serre a été l’axe central  des derniers entretiens Science et Ethique 2009 .

L’impact de ce réchauffement va bien au delà de la montée du niveau des mers. Comme le rappelait récemment le Professeur Michel Ricard , président des entretiens, dans le cadre de l’émission Thalassa « Après nous le déluge » sur France 3 du 13 novembre dernier : 
« Les ressources océaniques qui font l'objet d'une exploitation par l'Homme sont nombreuses, qu'elles soient biologiques ou minérales. Quelles que soient ces ressources, elles sont menacées par la surexploitation : les gisements minéraux connus seront épuisés dans les prochaines décennies. Quant aux ressources biologiques, de graves menaces pèsent sur elles en raison de la méconnaissance réelle ou voulue du fonctionnement des écosystèmes marins (…)

Outre ces menaces nombreuses et graves qui résultent de la surexploitation, il faut considérer les conséquences de l'augmentation des gaz à effet de serre qui provoquent à la fois un réchauffement des eaux océaniques et une augmentation de l'acidité de ces eaux. Le réchauffement des eaux va avoir deux conséquences : d'une part, une baisse de la production végétale et animale des eaux de surface et, d'autre part, une migration des espèces vers des eaux plus froides et l'apparition de nouvelles espèces, ainsi qu'une perturbation des périodes de production. Ces deux phénomènes se conjugueront pour causer un appauvrissement marqué des ressources océaniques avec une aggravation du contexte socio-économique. L'augmentation de l'acidité des eaux, causée par une augmentation de la quantité de CO2 atmosphérique capté par les océans, provoque des perturbations de la fixation du calcaire dissous dans les océans par les organismes comme le plancton, les mollusques (huîtres, moules,…), les algues calcaires (présentes dans les eaux tempérées) et les coraux. Ce phénomène entraînera également un appauvrissement des ressources océaniques exploitées par l'Homme et, au delà, aura des conséquences sur l'environnement dont la portée ne peut pas encore être évaluée »
.


S’agissant des effets de la montée du niveau des océans, le Télégramme de Brest  publie une enquête sur les impacts d’ores et déjà mesurables du réchauffement climatique en Bretagne avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral».

Faisant référence au rapport de synthèse de 2004  du Conservatoire du littoral  «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.»

 Le Télégramme indique ainsi que «  l’on sait que si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans. » Avec l’augmentation prévisible  à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Pour Brigitte Bornemann-Blanc, déléguée générale des entretiens Sciences et Ethique et  gérante de 3B Conseils (cf. interview au site de Thalassa) : « Les changements climatiques ont certes toujours existé dans les cycles d’évolution de notre planète comme dans l’histoire de l’Humanité. Nous avons cependant interféré dans les échelles de temps et ce fait est une résultante de l’activité humaine au cours du dernier siècle avec ses conséquences sur les peuples, la faune, la flore… ».

Pour en savoir plus  consulter les archives des entretiens Sciences et Ethique


Sources : Le Télégramme de Brest / RH – 3B Conseils
Illustration : CNRS / Géomer/ Le Télégramme

jeudi 19 novembre 2009

Michel RICARD, président des entretiens Science et Ethique à THALASSA


Trois semaines avant la Conférence des Nations-Unies sur le climat qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague, Thalassa a consacré une soirée spéciale à l’impact du changement climatique sur nos côtes françaises et sur la politique menée en matière d’énergie renouvelable par trois pays européens : la Grande Bretagne, la France et le Danemark.

le Pr Michel Ricard - président des entretiens Science et Ethique (organisé par 3B Conseils) à Brest, Professeur à l’institut EGID Université Bordeaux 3 et Responsable du réseau universitaire pour le Bassin méditerranéen et les pays des Balkans - était l’invité de Georges Pernoud, pour l'émission spéciale de Thalassa sur le changement climatique et les énergies de la mer : « Après nous le déluge ».

Cinq reportages donnent un aspect du contexte des enjeux de Copenhague pour la planète océan et l’apport des énergies renouvelables de la mer :

« Marée haute sur la France » Un reportage de Catherine Monfajon et Patrick Boileau (durée 25’).
Avec la montée du niveau de la mer, que deviendront des sites du littoral français comme Palavas les Flots (Languedoc Roussillon), l’île de Sein (Finistère) ou Cayeux sur Mer (Picardie) d’ici 2100? avec le Professeur Jean Jouzel, président du conseil scientifique de l’Institut polaire Paul Emile Victor (IPEV) à Brest et membre du GIEC (Prix Nobel), Nicole Le Nôtre du BRGM…

« La France en panne ? » Un reportage d’Isabelle Billet, Yvon Bodin et Olivier Bonnet (durée 17')
En France, les énergies renouvelables de la mer n’ont pas encore décollé contrairement au Danemark, à la Hollande, à l’Allemagne ou à la Grande Bretagne, avec les interviews de Philippe Gouverneur, Alain Clément, Frédéric Le Lidec, David Adrian et Jean-François Daviaud ….

« Royaume-Uni » Un reportage d’Antoine Mora et Patrick Boileau (durée 9')
Les anglais ont tiré les premiers avec une volonté politique et financière clairement affichée pour occuper la première place dans les énergies marines : avec Seagen, OpenHydro, Oster, Pelamis ….

« CO2 l’ennemi public n°1 » Un reportage de Stéphan Poulle, Nicolas Koutsikas, Nicolas Vrignon, Ch. Auxémery et O. Bonnet (durée 18’)
Objet de toutes les attentions, les océans abritent de gigantesques pompes à carbone capables de capturer le CO2 présent dans l’atmosphère et de le stocker naturellement au fond des mers (près du tiers de nos émissions de CO2). Mais l’impact sur les faunes et la flore est de plus en plus mesurable et l’une des première conséquence est l’acidification des océans avec Philippe Ciais du Laboratoire des Sciences du Climat et l'Environnement (LSCE) une unité mixte de recherche CEA-CNRS …

« Samsö » Un reportage d’Antoine Mora et Patrick Boileau (durée 16’)
L’île danoise modèle a mis en place un système coopératif de financement et de décision où la vie est à 100% énergie renouvelable avec Vestas, Bonus « pensez global, agir local » ….

Enfin, toujours sur le site de Thalassa, quelques reportages de plus sur le climat diffusés en 2007... et dans la rubrique interview vous retrouverez les 3 questions posées par Bruno Dussol webmaster de Thalassa à Michel Ricard Président des entretiens Science et Ethique et Brigitte Bornemann 3B Conseils et fondatrice des entretiens Science et Ethique.

Pour voir les interviews sur le site de Thalassa :
1 / cliquez sur la rubrique "les émissions précédentes"
2 / cliquez sur "Thalassa : après nous le déluge "
3 / Faites dérouler le menu des reportages (en haut) jusqu'à la fenêtre "Climat quelques reportages en plus "
4 / en milieu de page, il y aura 2 rubriques "résumé" et "interviews"
5 / cliquez sur rubrique " interviews" voilà vous y êtes .....Bonne lecture.


Vous pouvez visionner l’intégralité de l’émission Thalassa diffusée le vendredi 13 novembre 2009 dernier sur le site de Thalassa et voir ou revoir les conférences des entretiens Science et Ethique et les interviews réalisés par de jeunes reporters en herbe, les web-trotteurs de la ville de Brest qui seront les bénéficiaires, dans l’avenir, des mesures qui seront prises au niveau mondial à Copenhague ….

Point de vue de Brigitte Bornemann, Déléguée générale des entretiens Science et Ethique

« Est-ce qu’un des « secrets » pour développer et implanter de nouvelles filières d’énergies renouvelables complémentaires et durable, n’est-il pas d’obtenir un signe fort de la part du gouvernement et des investisseurs grâce à une augmentation du prix de rachat de l’électricité et des avantages fiscaux qui pourraient être apportés grâce au grand Emprunt national Juppé-Rocard rendu public aujourd’hui ?

Le retard de la France malgré un environnement favorable avec le deuxième espace maritime mondial, peut-il être rattrapé avec
. la mise en œuvre du Grenelle de la mer et la loi Grenelle 2 qui devrait passer au Parlement début 2010,
. le fond démonstrateur géré par l’ADEME de 400 millions d’euros sur 4 ans qui devrait consacrer 30 à 35 millions d’euros aux énergies de la mer,
. les initiatives d’Ipanema ou d’ANCRE pour mieux structurer les recherches en France,
. le vote par les parlementaires du Livre bleu de la mer coordonné par le Secrétariat général à la mer remis à Monsieur François Fillon, Premier ministre, la semaine dernière selon les axes du discours du Président Nicolas Sarkozy prononcé le 16 juillet dernier au Havre qui va donner de la visibilité aux industriels et aux financiers…,
. un partage des connaissances, une information régulière et des échanges avec les habitants du littoral … ?»


Brest et la Bretagne terre d’innovations et de réflexions sur les énergies de la mer :

A Brest, le rendez-vous annuel des entretiens Science et Ethique traitent, depuis 2007 à la mi-octobre, des questions que posent le développement et l’implantation des énergies renouvelables de la mer en France.

Ces débats sur l’impact des avancées scientifiques sur la société se tiennent en présence du grand public à Océanopolis. Ils sont possibles grâce à tous les conférenciers qui mettent à disposition leurs recherches, leurs travaux et leurs réflexions.

Ils reçoivent un soutien financier de :
La Ville de Brest, Brest métropole océane, la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, Brest métropole aménagement, l’Université de Bretagne Occidentale, Veolia.

et le soutien de :
la Préfecture maritime de l’Atlantique, Canalc2.TV - Université de Strasbourg, le Conseil général des Côtes d’Armor*, France Culture*, la Fondation Daniel Jouvance, le Conservatoire National Botanique de Bretagne, Penn Ar Bed, Bibus et en 2009 ClimSat – PNUD.

Les réflexions et les solutions préconisées depuis 2007 à Brest dans le domaine des énergies renouvelables de la mer vont dans le sens de la politique voulue par l’Union européenne. En effet, l’Union européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% en 2020 par rapport à 1990 et à 30% en cas d’accord mondial.


Pour en savoir plus et connaître « l’épopée » de l’implantation de ces nouvelles technologies en France et en Europe :
- connaître les recherches réalisées sur l’impact du changement climatique sur le littoral,
- comprendre le rôle des pôles de compétitivité Mer Bretagne – région Provence Alpes Côte d’Azur pour développer les technologies de la mer en France …
- s’informer sur les adaptations nécessaires au niveau administratif et sur les décisions prises par les pouvoirs publics en faveur des énergies renouvelables de la mer …

…… connectez-vous sur site des entretiens Science et Ethique et consultez les interventions aux entretiens des principaux acteurs français et européens qui se rencontrent à cette occasion pour débattre de ces enjeux.

..... restez en alerte en suivant quotidiennement la veille internationale de Francis Rousseau, rédacteur en chef du blog médias les énergies de la mer. Pour vous inscrire directement.

Renseignement et contacts :
3B Conseils
Brigitte Bornemann-Blanc, Charline Lasterre, Régis Hébert 33 (0) 2 98 41 46 05

Francis Rousseau rédacteur en chef du blog médias

Sources : Thalassa / 3B Conseils

vendredi 6 novembre 2009

« La Boudeuse » et la mission "Terre-Océan" au départ de Brest



Actuellement amarrée au Port du Château à Brest, le trois-mâts « La Boudeuse » appareillera, dès que les vents lui seront favorables, pour une mission "Terre-Océan" de deux ans. dans le cadre des actions du Grenelle de la mer.

Il s’agit d’une mission officielle pour le compte du Ministère de l’écologie de l’énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM).
Le ministre Jean-Louis Borloo a en effet signé une « lettre de mission » au Capitaine Patrice Franceschi qui n’est pas sans rappeler l’évocation historique due celle que reçue par Louis-Antoine de Bougainville, pour son voyage autour du monde, de 1766 à 1769 sur…, »La Boudeuse » !

Bougainville était alors le premier des navigateurs à emmener avec lui des « savants » et le premier à s’aventurer sur les mers pour des raisons purement scientifiques.

La mission "Terre-Océan" est, aujourd’hui, l’une des réalisations de « terrain » du  Grenelle de la Mer dont le point de départ a été donné à bord de La Boudeuse le 27 février 2009 à Paris.

Les préoccupations du « Grenelle de la mer » sont multiples et reflètent l’ambition de préserver l’avenir de la planète pour les générations futures : défense de l’environnement et de la biodiversité, lutte contre le réchauffement climatique, développement durable, maîtrise de l’énergie, etc.

C’est dans ce cadre que la mission "Terre-Océan" doit se consacrera aussi bien aux problématiques des océans qu’à celles de la terre elle-même, puisque celle-ci génère des fleuves qui en sont le prolongement. D’où le nom de cette mission qui relie ce deux mondes.
Elle s’effectuera de l’Amérique du sud à l’océan Pacifique, après le passage du cap Horn en décembre 2010.

Les missions scientifiques qui ont été assignées à la Mission Terre-Océan ont été établies par un comité scientifique composés de membres de la Société des explorateurs français et de la Société de géographie, faisant appel aux principales institutions scientifiques françaises dont  :
- le CNRS
- l'IRD
- le Muséum d’histoire naturelle ...

Les deux zones géographiques dans lesquelles se dérouleront ces missions sont :
- les grands fleuves d’Amérique du sud – Amazone, Orénoque, Paraná et canaux de Patagonie durant la 1ère année,
- les îles du Pacifique affectées par la montée des eaux dû au réchauffement climatique – Polynésie, Micronésie et Mélanésie – pour la 2nde année.

Au-delà des études scientifiques, la mission "Terre-Océan" participe aussi au mouvement de sensibilisation du public aux objectifs environnementaux du grenelle de la mer. l’expédition produira ainsi des séries de films et de reportages destinés au grand public.

Dans ce cadre de sensibilisation du public nous rappelons pour mémoire que lors de la phase de concertation des acteurs au sein des groupes de travail, Brigitte Bornemann-Blanc (gérante de 3B Conseils et déléguée générale des entretiens Science et Ethique ) avait été auditionnée le 5 mai dernier, par le groupe 3 « Partager la passion de la mer » du Grenelle de la mer, présidé par Christian Buchet, professeur Académie de marine, chaire d’histoire de la marine.


Sources : Mission Terre-Océan / MEEDDM / Photo La Boudeuse - Mission Terre-Océan / RH – 3B Conseils

mardi 27 octobre 2009

Le réchauffement climatique et ses conséquences sur les populations du littoral


Selon le rapport publié par WWF, le réchauffement climatique aura des conséquences dramatiques sur les populations, puisque 25 % d'entre elles pourraient être victimes de la fonte des glaces de l'Arctique avec son corollaire la montée du niveau des mers et océans.

Le rapport intitulé « Les rétroactions du climat en Arctique : implications mondiales », souligne les conséquences mondiales désastreuses du réchauffement de l’Arctique qui s’avèrent bien plus graves que les prévisions précédentes, selon l'ONG. Ce rapport rédigé par des scientifiques reconnus dans le domaine, fait le point sur les connaissances actuelles sur le réchauffement de l’Arctique.

Pour le Dr Martin Sommerkorn, conseiller scientifique sur le changement climatique pour le programme Arctique du WWF « leurs conclusions dressent un tableau vraiment inquiétant » . « Ce que révèle ce rapport, c’est que le réchauffement de l’Arctique constitue bien plus qu’un problème local, c’est un problème mondial. En clair, si nous ne maintenons pas l’Arctique à des températures assez basses, des populations des quatre coins du monde en subiront les effets.»

Selon ce rapport l'Arctique se réchauffant deux fois plus vite que le moyenne terrestre. le niveau des eaux devrait monter d'un mètre d'ici à 2100, inondant de fait de nombreuses régions côtières.

De même, de nombreuses rétroactions liées aux bouleversements du climat de l’Arctique rendront le dérèglement climatique mondial bien plus grave que ce que nous indiquaient les projections les plus récentes, notamment celle du dernier rapport du GIEC en 2007.

La fonte spectaculaire des glaces de mer " influencera radicalement la circulation atmosphérique et les conditions météorologiques en Arctique et dans le monde. Cela pourrait changer radicalement le climat (températures et précipitations) en Europe et en Amérique du Nord, affectant ainsi l’agriculture, les forêts et les réserves d’eau."

Le rapport de WWF met en évidence le fait que les sols et zones humides gelés contiennent deux fois plus de carbone que l’atmosphère. "Etant donné le réchauffement en Arctique, ces sols vont fondre et relarguer du dioxyde de carbone et du méthane dans l’Atmosphère, à des rythmes bien plus rapides. Les taux de méthane dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, ont augmenté ces deux dernières années. Cette augmentation semble liée au réchauffement de la toundra septentrionale".

Enfin, pour l'organisation non gouvernementale, l'élévation du niveau des océans s’accélère. En intégrant dans les prévisions, le sort des calottes glaciaires du Groenland et de l’Ouest de l’Arctique dans des prévisions de niveau mondial des mers, elle conclut que le niveau des mers risque fortement de s’élever d’au moins un mètre d’ici à 2100, ce qui est le double de ce que prédisait le rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). Les inondations provoquées par ce phénomène dans les régions côtières toucheront plus d’1/4 de la population mondiale.

Selon le Dr Sommerkorn « ce rapport montre qu’il est urgent de ralentir les émissions de gaz à effet de serre tant qu’il est encore temps. Si on laisse l’Arctique devenir trop chaud, il n’est pas sûr que nous puissions garder ces rétroactions sous contrôle ».


Par ailleurs 11 ONG dont WWF s'associent dans un appel solennel au président de la République au travers de la    campagne de signatures "Ultimatum climatique"  dont l'objectif est de recueillir 1 million de signature pour le climat.



Les 13èmes entretiens Science et Ethique dont le thème était "l'Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer" ont largement débattu des enjeux environnementaux, économiques et géostratégiques liés au changement climatique et ses effets sur l'Arctique.

Voir les entretiens en vidéos.


Sources : WWF / entretiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils

jeudi 10 septembre 2009

Constat préoccupant de Ban Ki-moon sur le climat.


C’est depuis l'Arctique que le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon , a lancé un vibrant appel aux dirigeants du monde pour agir dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Constatant sur place les ravages du changement climatique, en visitant Ny-Aalesund, une communauté scientifique internationale installée dans l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg) il s'est dit "extrêmement alarmé et surpris" du rythme de la fonte des glaces.

Accompagné du ministre norvégien de l'Environnement Erik Solheim, il a déclaré depuis le Svalbard que "l'Arctique, c'est comme un canari dans une mine de charbon : c'est une alarme pour le climat de la planète".

"L'Arctique est l'endroit où le réchauffement climatique est le plus rapide au monde. On dirait qu'il agit au ralenti mais en réalité il se fait de plus en plus rapide. Beaucoup plus que prévu", a constaté le Secrétaire général.
Les scientifiques lui ont expliqué avoir constaté ces deux dernières années une soudaine et importante augmentation des émissions de méthane, l'un des gaz à effet de serre les plus agressifs et donc l'un des principaux responsables du réchauffement climatique.

Lors d'un séminaire à l'université de Longyearbyen, chef lieu du Svalbard, il a affirmé que : "des centaines de milliers de personnes vont mourir si nous n'agissons pas", appelant les dirigeants a dépassé l'intérêt exclusif de leur pays.

Par ailleurs c’est à Longyearbyen qu’est installée la réserve de semences qui peut accueillir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons (deux fois plus que le nombre de variétés existant dans le monde) A ce jour, 400.000 types de graines auraient été déposés depuis l'inauguration de l'édifice en février 2008. Le but est de sauvegarder la biodiversité en cas de changement climatique, de guerre ou de catastrophe naturelle.

Présent à Genève dans le cadre de la 3ème conférence mondiale sur le climat (CMC3), le Secrétaire général a indiqué que "le changement climatique pourrait provoquer une vaste catastrophe économique", convaincu que la solution réside dans une croissance plus "verte".

Selon les propos rapportés par l’AFP "D'ici la fin de ce siècle, le niveau des mers pourrait monter de 50 cm à deux mètres". Ce schéma qui menacerait des îles-Etats, des deltas et des villes comme Tokyo, Shanghaï ou La Nouvelle-Orléans, est plus alarmiste que la fourchette de 18 à 59 centimètres avancée en 2007 par le groupe d'experts des Nations unies le GIEC

Il est vrai que les estimations des experts onusiens ne prenaient pas en compte l’éventualité d'une accélération de la fonte de la banquise en Arctique ou en Antarctique, scénario qu’il convient désormais d’intégrer selon Ban Ki-moon.
"Nous ne pouvons pas nous offrir des progrès limités. Il nous faut des progrès rapides" dans les négociations sur le climat, rappelant qu’il présidera la réunion de haut niveau qui se tiendra à New York au siège de l'ONU le 22 septembre pour préparer le sommet mondial sur le climat, en décembre à Copenhague où doit se décider l'après-protocole de Kyoto, ce dernier expire en 2012.

A Copenhague, les pays en développement veulent que les pays riches s'engagent sur une forte réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 mais les pays riches réclament aussi des promesses d'action de la part des pays pauvres.

La conférence de Genève (1.500 délégués) a débouché sur un accord visant à améliorer l'information afin de mieux faire face aux canicules, aux tempêtes de sable et à la montée du niveau des mers résultant du réchauffement. Ainsi, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), mettra en place un groupe d'experts qui aura une année pour émettre des propositions sur des secteurs comme la santé, l'agriculture ou l'énergie.

L’ONU mobilise par ailleurs l’ensemble de l’opinion publique internationale –au travers de sa campagne de signature « A 100 jours de Copenhague, l'ONU veut des millions de signatures".

lundi 25 mai 2009

Réchauffement climatique : la première Conférence mondiale de l’Océan.


La première Conférence mondiale de l’Océan (World Ocean Conference - WOC) s’est tenue du 11 au 15 mai 2009, à l’invitation du gouvernement indonésien à Manado - capitale du nord de l'île de Sulawesi - , afin de sensibiliser le monde à l'impact du réchauffement climatique sur les mers, dans la perspective des négociations du sommet de Copenhague en décembre 2009.

Devant 1.500 participants (70 Etats, l’ONU, ONG et médias), le ministre indonésien des Affaires maritimes et de la Pêche, Freddy Numeri, a indiqué : « il est clair que nos précieuses ressources maritimes sont de plus en plus menacées et que le réchauffement climatique va accélérer leur destruction en de nombreux endroits du globe. Des mesures urgentes d'adaptation et de compensation sont nécessaires, pour sauver non seulement les ressources maritimes mais aussi les communautés qui vivent sur les rivages ». De fait selon la Banque asiatique de développement (ADB), l’archipel indonésien pourrait perdre plusieurs centaines de ses 17 000 îles.

Si aucune décision concrète n’a été prise, puisque cette conférence n’était qu’un prélude aux discussions qui auront lieu à Copenhague, à l’issue de la conférence au travers de la déclaration de Manado, la communauté internationale a souligné les risques que le réchauffement climatique fait peser sur la vie marine (mangroves ou récifs coralliens) et sur les populations du littoral. Ces populations vulnérables qui sont aussi le plus souvent localisées dans des pays en développement.

Il appartiendra cependant aux Etats de s’engager formellement à Copenhague sur ces questions liées aux Mers et Océans dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La situation est en effet préoccupante car il faut non seulement s’inquiéter de la monté du niveau des océans, mais également du fait qu’ils perdent une partie de leur capacité d'absorption de CO2, essentielle pour la planète.

En 2007, le Groupe Intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) avait misé sur une hausse de 59 centimètres du niveau de la mer d'ici 2100 en ne prenant en compte que l'expansion naturelle du volume des eaux océaniques due à leur réchauffement, sans intégrer la fonte des glaces de l'Antarctique et du Groenland.

La montée du niveau de la mer devrait engendrer des conséquences considérables pour certains Etats insulaires (Maldives…) et dans les grands deltas, notamment en Asie. Elle entraînera également des déplacements de populations importantes puisqu’un dixième de la population humaine vivrait à moins de 10 kilomètres des côtes. Les mers et océans représentent près de 71% de la surface du globe.

Parmi les sujets examinés à Manado figurait également la nécessité pour la pêche de s'adapter au changement climatique qui a déjà commencé à bouleverser la répartition des espèces marines.

En marge de la WOC, s’est réuni le 15 mai un sommet du Triangle de corail, une région répartie entre les Philippines, Malaisie, Indonésie, Timor, Papouasie-Nouvelle-Guinée et îles Salomon (d'une superficie de 5,7 millions de km2) surnommée "l'Amazone des mers" en raison de la plus forte diversité d'espèces marines concentrée au monde.

Voir le rapport « le Triangle de corail face au changement climatique : des écosystèmes, des personnes et des sociétés fortement menacées » (The University of Queensland Australia-WWF) ICI


Carte géographique de l’Indonésie : source Encarta
Sources : WOC2009 / RFI/ RH/ 3B Conseils