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mercredi 27 juillet 2011

Sea Test Base : une plateforme d'essais en mer pour le développement d'équipements marins


Née d'une collaboration entre les membres et les partenaires de l'association Celadon : Thales, Eca, Ixsea, Ecole Navale, Isen, Ensta Bretagne, Ifremer, Shom, Prolarge, BLM.... , une plateforme d'essais en mer pour le développement d'équipements marins et sous-marins, baptisée Sea Test Base est désormais en place sur le site de l'Ecole Navale à Lanvéoc Poulmic, en Finistère.

Sea Test Base permet de conduire des essais jusqu'à 30 mètres de fond - à partir de son centre à terre - et d'atteindre des sites marins jusqu'à 200 mètres de fond


Ce projet, labellisé par le Pôle Mer Bretagne en 2008, est soutenu par la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère et Brest Métropole Océane.

L’objectif affiché est ainsi d'accélérer la mise au point de technologies nouvelles par les entreprises comme les laboratoires de recherche tout en offrant la possibilité aux écoles d'ingénieurs sur l’agglomération brestoise de réaliser des travaux pédagogiques en conditions réelles.

Voir aussi la fiche projet en français ICI et en anglais ICI


Article RH 3B Conseils
Sources Pole Mer

jeudi 24 mars 2011

Réseaux et contenus du futur : B-com se positionne au niveau mondial



Le projet d'Institut de recherche Technologique (IRT) B-com, soutenu par la Région Bretagne, a été proposé dans le cadre de l'appel à projets Investissements d'avenir lancé par l'Etat. Il va se consacrer aux réseaux et contenus du futur.
C’est au cours d’une rencontre à la Maison de la Bretagne le 23 mars, en présence notamment de Jean-Yves Le Drian que le projet B-com a été présenté. (Relire également article du blog du 20/09/2010).

B-com est l’unique projet d'Institut de recherche Technologique (IRT) en France - dans le cadre du grand emprunt - capable d’intégrer, sur un même territoire, tous les acteurs de la chaîne de valeur du numérique, avec l’ambition de devenir, à l’international, leader des technologies innovantes d’immersion et d’hyperconnectivité et de fournir, dans les 10 ans à venir, les solutions qui faciliteront l’usage quotidien, par le plus grand nombre, de ces nouvelles technologies.

Autour d’une dynamique lancée il y a 10 mois par le pôle Images et Réseaux - (Relire article du blog du 21/04/2010). -se sont regroupés des grands noms de l’industrie et de la recherche, actifs dans les domaines des réseaux, des contenus ainsi que des services et usages. Soit plus de 50 partenaires à ce jour parmi lesquels Orange, porteur du projet, Alcatel-Lucent, Technicolor, TDF, l’INRIA, Supélec, Télécom Bretagne, l’université de Rennes 1 et des PME innovantes, soutenus par les collectivités, la Région Bretagne et les agglomérations de Rennes, Lannion et Brest.

B-com l'exprime par son nom : cet IRT est résolument tourné vers l’avenir mais cette ambition suppose une expertise de pointe dans les domaines des réseaux fixes et mobiles ultra haut-débit et des images du futur (ultrahaute définition, 3D, réalité augmentée et virtuelle). 100 fois plus de débit consommant 10 fois moins d'énergie: c'est un exemple des retombées positives visées par B‐com à l'horizon 2020.

Un écosystème performant, une excellence technologique reconnue à l’international

44 000 emplois, 650 entreprises, 15 000 chercheurs et un réseau universitaire européen : cette expertise de pointe, elle se concentre en Bretagne entre Rennes, Brest et Lannion autour d’un maillage serré d’acteurs performants et innovants, habitués de longue date à coopérer. Reconnu mondialement pour ses compétences et capacités de recherche en télécommunications, très haut débit et images, l’écosystème breton doit, grâce au futur IRT, gagner encore en attractivité sur la scène internationale, tout en permettant de conforter le développement économique du secteur et de créer de l’emploi en Bretagne et en France.

Une implantation stratégique avec Rennes comme site principal

BCom s’appuiera sur une Fondation de Coopération Scientifique dont le mandataire est l’INRIA. L’IRT aura son site principal à Rennes et des sites secondaires à Lannion et Brest. Dans la capitale bretonne seront construits des bâtiments spécifiques sur 6 000 m², au plus près du campus universitaire et technopolitain de Beaulieu.

Le projet B-com
Objectifs : devenir leader mondial dans les domaines de l’hyperconnexion et de l’immersion
. En 2020, 4 milliards d'humains et plus de 100 milliards d'objets seront connectés. Le nomadisme aura encore augmenté. Loisirs, éducation, travail, environnement connaîtront une révolution des usages. Déjà, la vidéo accapare une bande passante toujours plus considérable.

Parce que le quotidien de chacun sera de plus en plus imprégné par ces nouvelles technologies et les usages qui en découlent, B-com s’est donné comme objectifs de devenir un acteur majeur dans les domaines de l’hyperconnexion et à l’immersion, afin de fournir, dans les 10 ans à venir, les solutions qui faciliteront l’usage, par le plus grand nombre, de ces nouvelles technologies.

Un projet innovant entièrement consacré aux réseaux, images et contenus du futur
.
Déposé le 18 février dernier, le projet B-com a pour vocation de se consacrer aux réseaux et contenus du futur, en réponse à l’appel à projets IRT (Instituts de Recherche Technologique) de l’Agence nationale de la recherche (ANR). L’objectif visé est de devenir le « leader mondial incontournable de l’innovation dans les domaines des réseaux fixes et mobiles ultra haut débit, des réseaux multimédias convergents et des images du futur ». Résolument tourné vers l’avenir, B-com permettra d’accélérer le développement d’une expertise de pointe dans les domaines des réseaux et images du futur (ultra-haute définition, 3D, réalité augmentée et virtuelle). Son originalité est d’intégrer technologies et usages, contenus et applications pour prendre part à la diffusion massive de l’Internet du futur dans tous domaines d’activité à travers le monde.

Mobilisation exceptionnelle des grands noms de la recherche et de l’industrie

B-com répond clairement aux objectifs fixés pour un IRT : organiser, programmer, mettre en œuvre et évaluer des programmes de recherche, développement et innovation où coopèrent les organismes de recherche, les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises.

Porté par Orange, le projet B-com mobilise tous les acteurs d’envergure de la filière : Alcatel-Lucent, Technicolor, TDF, Thales, Mitsubishi…), un tissu dense de PME dynamiques basées en Bretagne (Artefacto, Astellia, ETIAM, Siradel, E3S, Teamcast…), ainsi que de grands noms de la recherche et de l’enseignement supérieur (l’INRIA, mandaté pour créer la fondation de coopération scinetifique, le CNRS, les Universités de Rennes, Supélec, Telecom Bretagne, INSA, l’ESC Rennes, l’Ecole de Design de Nantes, l’Ecole Régionale des Beaux Arts…), soit un écosystème performant, unique en son genre, au service de l’innovation et de l’excellence.

Avec le soutien des collectivités bretonnes

En prise avec la société numérique du futur, B-com se développera à partir de la Bretagne, seul territoire capable de concentrer autant de savoir-faire et de compétences dans les domaines des sciences, technologies de l’information et des communications. Le projet d’IRT est soutenu à la fois par la Région Bretagne et les agglomérations de Rennes Métropole qui accueillera le site principal, Lannion Trégor Agglomération, et Brest Métropole Océane, des collectivités particulièrement impliquées dans le développement de ces technologies et l’accueil d’entreprises et de laboratoires de recherche.

Article RH 3B Conseils
Source : Région Bretagne

vendredi 19 novembre 2010

Idée découverte : les Laboratoires Science et Mer au Relecq-Kerhuon



Depuis maintenant plus de 15 ans, les laboratoires Science et Mer utilisent une matière première présente en abondance sur les côtes du nord de la Bretagne : les algues marines et sont situés à proximité du plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène.

Les laboratoires Science et Mer ont été fondés à Brest en novembre 1986 par Christine BODEAU, ingénieur biochimiste et docteur en sciences. Ils sont désormais basés au Relecq-Herhuon et y développent une gamme de produits innovants pour les professionnels et le public.

Les algues, dont il existe plus de 25000 espèces, sont à l’origine de la première forme de vie terrestre. Ces algues produisent aujourd’hui plus de la moitié de l’oxygène de notre planète, se gorgeant de l’énergie solaire et des richesses du milieu aquatique.
Elles ont le pouvoir de concentrer jusqu’à cinquante mille fois la plupart des oligo-éléments présents dans l’eau de mer (cuivre, zinc, fer, magnésium, manganèse, potassium…).

Science et Mer valorise ainsi de nombreuses espèces d’algues (Laminaires, Fucus, Chondrus,…/…) et est devenue en quelques années un acteur majeur dans l’univers des soins naturels pour deux activités principales thalassothérapie et la cosmétologie.

En effet, parallèlement à la fourniture de soins professionnels pour les centres de thalassothérapie, Science & Mer a créé, il y a plus de 10 ans, la première ligne de cosmétique marine.

Le métier de Science et Mer est d’apporter à ses clients une prestation de services incluant plusieurs domaines de compétences dont : 
- la valorisation de molécules marines exclusives

- la formulation cosmétique : création de nouvelles formules et réalisation des tests de stabilité, tolérance cutanée, efficacité, et préparation du dossier de réglementation.

Partenaires des entretiens Science et Ethique et des Journées découverte Science et Ethique sur les algues, les Laboratoires Science et Mer (Venelle du Carros au Relecq-Kerhuon) organisent les 19 et 20 novembre des ventes exceptionnelles ouvertes au public afin de permettre à tous de découvrir sa gamme Algoane qui est diffusée sur le plan international dans les instituts et les spas.

- Vendredi 19 novembre de 13 à 18 heures
- Samedi 20 novembre de 10 à 18 heures



Pour en savoir plus :

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues » 



En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène

Article RH 3B Conseils
Sources : Science et Mer / entretiens Science et Ethique

jeudi 5 août 2010

Des réseaux émergeants pour structurer et développer la filière microalgues en France


Les microalgues, plantes microscopiques sont présentes, notamment dans les rivières, les lacs et les océans. Elles nécessitent pour leur croissance du soleil, de l’eau et du gaz carbonique. Riches en lipides, elles font l’objet de recherches et d’expérimentation mobilisant des investissements conséquents.

Leur utilisation se structure autour de trois types de débouchés : la production de molécules à haute valeur ajoutée pour l’alimentation et la santé humaine, la dépollution des effluents aqueux et gazeux. la production de biocarburants.

En 2009, les pôles de compétitivité à vocation mondial Mer Bretagne et Mer PACA et le pôle de compétitivité Trimatec, ont signé un accord national, associant l’Ifremer, le CNRS et le CEA, dont l’objet est de contribuer à l’organisation d’une filière française de production et de valorisation des microalgues à usage industriel. Cet accord est désormais étendu au pôle de compétitivité IAR.

Ce type d’entente se traduit par la colabellisation de projets, tel le projet Salinalgue, financé dans le cadre du 9ème appel à projets du FUI. Il s’agit du plus gros projet européen portant sur la culture de microalgues pour la production de bioénergies et de bioproduits. D’un coût total de 7,45 millions d’euros, Salinalgue recevra une aide de 3,9 millions d’euros.

Par ailleurs, l’étude bibliométrique réalisée en 2009 dans le cadre de l’action collective Algasud (*) montre une forte croissance des publications et des dépôts de brevets depuis les années 1990 avec une nette augmentation depuis 2008.


Ainsi, la France qui est l’un des premiers acteurs de la recherche dans le champ des microalgues avec des organismes tels que le CNRS (premier organisme de recherche avec 200 publications ou brevets), l’Ifremer et le CEA, se situe au 1er rang pour les publications et au 4ème rang pour les brevets. Par contre, elle ne représente que 5% des investissements sur les projets dans ce domaine. Ce chiffre met en évidence le besoin d’améliorer le transfert des connaissances scientifiques vers l’industrie.

Afin de hisser la France aux premiers rangs mondiaux de production et de valorisation des microalgues, il importe de structurer le domaine au niveau national. Au-delà de cette structuration nécessaire, il conviendra de mettre en place des plates-formes technologiques qui permettront de passer de la recherche au développement industriel en mettant en avant les spécificités de la France et des Territoires d’Outre Mer.

(*) Algasud vise à structurer et à développer la filière algues sur le pourtour méditerranéen français. Initiée en 2009 en Languedoc-Roussillon, Algasud est portée par le pôle de compétitivité Trimatec, est financée par l’Europe, l’Etat et la région Languedoc-Roussillon.


Pour en savoir plus sur les développements énergétiques et suivre quotidiennement l'actualité des énergies de la mer consultez le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils

Sources lettre des Pôles
Photo : Ifremer

lundi 26 juillet 2010

Onze initiatives pour une économie décarbonée.


C’est dans le cadre du Forum des économies majeures (MEF) - voir article du blog du 28 mai 2009 - , que les 24 ministres de l'énergie des États participant au Partenariat global sur les technologies décarbonées (*), initié en juillet 2009 lors de la Conférence de Paris, se sont retrouvés à Washington les 19 et 20 juillet derniers.

Etaient invités également le ministre de l’énergie des Émirats arabes unis, de même que des entreprises et des universités, telles que Dow Chemical , le Massachusetts Institute of Technology.


Les représentants des 24 pays, dont la consommation énergétique cumulée s'élève à 80% du total mondial, se sont appliqués à définir un cadre et des objectifs pour une collaboration internationale dans le domaine des énergies vertes.

Les projets initiés à Washington se veulent concrets cependant leur financement l’est beaucoup moins à ce jour et la question reste posée en dépit de la volonté affichée de certains États dans leur volonté de financer la recherche et le développement des énergies vertes et des économies d'énergie.
Si pour le secrétaire à l'Énergie américain, Steven Chu l’''objectif ici est d'agir'', il s’est seulement contenté d'annoncer des investissements s'élevant à ''des centaines de millions de dollars''.

Les onzes initiatives annoncées se regroupent autours de trois axes : la production d'énergie renouvelable, l'accès aux énergies vertes et l’efficacité énergétique :

 



- Le volet énergies renouvelables regroupe quatre initiatives pour accroître la production d'énergie faiblement carbonée. Il s'agit ici de dépasser les barrières rencontrées par la capture et le stockage de carbone, de réduire le coût des énergies éolienne et solaire, de développer l'hydroélectricité notamment en Afrique et d'identifier les centres d'excellence en matière de production d'agrocarburants et d'électricité à partir de la biomasse. (Pour en savoir plus sur les énergies de la mer consultez le blog des énergies de la mer).



- S’agissant de l'accès aux énergies vertes, l'accent est mis sur la fourniture d'énergie propre aux personnes n'étant pas connectées aux réseaux électriques. Financé pour 30 millions de dollars par les États-Unis et l'Italie, le programme vise à remplacer, avec l'aide du secteur privé, des lampes à pétrole par des lampes LED pour dix millions de personnes en cinq ans.

- Enfin, l'efficacité énergétique, avec notamment comme objectif de favoriser les équipements domestiques (tels que les téléviseurs) moins "énergétivores". Le but est de ''pousser en dehors du marché'' les équipements les plus consommateurs en établissant des standards d'efficacité.
De même, ''un dialogue gouvernemental'' doit accélérer la mise en place de réseaux électriques intelligents grâce au partage des meilleures pratiques, à l'assistance technique et à la coordination des projets. Concernant les transports, l'objectif est d'atteindre ''au moins 20 millions de véhicules électriques d'ici 2020'' en soutenant les constructeurs s’engageant dans cette voie. 


Relire les articles du blog sur les réseaux intelligents (smart gird) du 15 avril 2010 et 5 février 2010.

Par ailleurs le thème des entretiens Science et Ethique 2010 à Brest -Océanopolis les 18 et 19 octobre porteront sur le thème "Energies : Villes et Ports du futur" (énergies renouvelables de la mer, aménagement du territoire...)

(*) Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Corée du sud, Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Royaume-Uni, Russie, Suède et Union européenne.

Article RH
Sources : actu-environnement / Afp

mardi 20 juillet 2010

Environnement : Pour une "gestion durable des matériaux".


Succédant à l’Espagne, la Belgique a pris le 1er juillet dernier pour six mois la présidence de l’Union européenne en fixant une de ses priorités environnementales la "gestion durable des matériaux" ou "permettant une utilisation plus efficace des matériaux". Cette démarche s’inscrit comme l’un des principaux objectifs de la stratégie de l'Union européenne 2020.

Qu’est ce qu’une "gestion durable des matériaux" ?



La "gestion durable des matériaux" concerne tout le cycle de vie des produits, un cycle qui commence au stade de l’extraction. Les matériaux sont ensuite transformés en produits semi-finis et finis.

Ceux-ci sont commercialisés par les canaux de distribution et achetés par les consommateurs qui les utilisent et finissent tôt ou tard par les mettre au rebut. Les déchets ainsi créés peuvent éventuellement être réutilisés ou recyclés pour un autre usage.

Finalement un matériau retourne sous l’une ou l’autre forme dans la nature, soit dans une décharge, soit sous forme d’émissions gazeuses (après combustion). C’est ce que l’on appelle le cycle de vie d’un matériau.

Il peut apparaître absurde, par exemple, de mettre en place une vaste infrastructure pour la collecte et le recyclage des déchets si les produits ne sont pas rendus recyclables. Et il n’a pas de sens non plus de mettre sur le marché des produits écologiques si le consommateur en fait un usage irresponsable.
Les différents maillons de la chaîne doivent collaborer de manière optimale pour arriver à une économie durable du cycle de vie. La mise au point d’une telle politique s’appelle une "gestion durable des matériaux".




Une Europe "économe en ressources" ou "permettant une utilisation plus efficace des ressources" est l’un des principaux objectifs de la stratégie 2020. Cette efficacité des ressources est absolument indispensable. Les matières premières deviennent de plus en plus rares en raison des économies émergentes et d’une consommation croissante ; par ailleurs, la manière dont nous traitons les matériaux (qu’il s’agisse de matières premières, de produits ou de déchets) est à l’origine de bien des problèmes écologiques.

En d’autres termes, un usage efficace des matériaux rend non seulement les entreprises plus compétitives et moins dépendantes des importations hors Europe, mais ce faisant, cela réduit notre consommation d’énergie (et donc aussi le réchauffement climatique).

Nous consommons moins d’air et d’eau, produisons moins de déchets, accaparons moins d’espaces précieux pour les cultures, causons moins de risques pour la santé et agressons moins les écosystèmes.

Une gestion durable des matériaux va bien au-delà de la prévention et du traitement des déchets.

Les déchets ne sont plus à considérer comme des objets dont nous devons nous débarrasser en nuisant le moins possible à l’environnement. Ils sont avant tout des symptômes résultant de processus de production et de consommation inadaptés. Il appartient désormais d’avoir le moins de déchets possibles.

Ce qui reste malgré tout à la fin du cycle de vie, doit être réutilisé comme matières premières pour d’autres processus de production : faire en sorte que les déchets ne contiennent pas de substances toxiques et qu’ils puissent sans problèmes être rendus à la nature. Ce principe "cradle to cradle" (du berceau au berceau) est l’un des piliers d’une gestion durable des matériaux.

Article RH 3B Conseils
Sources : présidence belge de l'Union européenne

jeudi 15 juillet 2010

Développer le navire du futur


Le navire du futur est une des problématiques ayant l'objet d'une attention suivie dans le cadre du Grenelle de la mer. L’éco-conception concerne les bâtiments des cinq marines : Marine marchande, défense, pêche, plaisance et scientifique. Pour les professionnels de la mer, le bateau du futur doit être équipé de modes de propulsion économes en énergie et en émission de CO2. La maintenance et la fin de vie des bateaux sont intégrées dans la démarche écologique pour atteindre un objectif : produire des navires plus sûrs, plus propres et plus économes en énergie.


C'est ce thème qui a réuni récemment, sous l’égide du Pôle Mer Bretagne, une quarantaine d’industriels et d’acteurs de la recherche en Bretagne, Basse-Normandie et Pays de La Loire pour faire le point sur la R&D et sur les orientations actuelles de l’industrie navale française.

Parmi les pistes de travail pour le développement du « navire du futur » : le navire de l'après-pétrole, l'hydrogénier, le navire sans équipage, le navire modulaire « multi purpose », le train des mers ou « sea train », le navire lourd ultra-rapide à faible consommation, l'île flottante.
Pour plus d’informations :

Sur les nombreuses questions abordées durant cette rencontre nous retiendrons notamment :

Le volet « navire de pêche du futur »

C’est ainsi que le président de l'Institut maritime de Prévention - Georges Tourret - a commenté ce volet « navire de pêche du futur » au Grenelle de la Mer ( la réglementation actuelle date de 25 ans). Il faut selon lui « décontraindre » la jauge, pour travailler à bord dans de meilleures conditions de sécurité.

Une augmentation des espaces disponibles permettrait aussi d'aller vers une meilleure adaptabilité des navires : outils de pêche durable plus encombrants, embarquement de passagers pour le « pescatourisme », récupération de macro-déchets, services aux énergies marines ou aires marines protégées.

Pour aller vers ces bateaux plus grands, plus longs, qui consomment moins, une expérimentation grandeur nature s’avère nécessaire sans contrainte de jauge. Le de l'Institut maritime de Prévention souhaite par conséquent la réalisation de 5 navires expérimentaux, ciblant divers modes de pêche selon les façades maritimes. Des projets qui nécessiteront l’implication d’un armateur, d’un architecte, d’un chantier naval et d’un institut de recherche, dans le cadre du Grand Emprunt national.


La réduction de la dépendance énergétique à la pêche

Le représentant de la direction des pêches maritimes et de l'aquaculture (DPMA) au ministère de l'agriculture et de la pêche (Mr Guirriec) - a présenté les projets soutenus dans le cadre du plan Barnier sur la « réduction de la dépendance énergétique à la pêche » lancé en 2008.

Cet axe visait un diagnostic énergétique et proposait un soutien à la R&D pour réduire les dépenses en carburant. Quatorze projets ont été sélectionnés en 2009 pour un total de 9 M€ dont 6,5 M€ d'aide publique.
Ces projets touchent cinq domaines de progrès : la performance des carènes, le rendement de la propulsion, un meilleur usage du chalut, l'emploi de nouveaux carburants, des améliorations transverses. Les résultats sont attendus d'ici la fin de l'année pour les projets les plus courts et jusqu'en 2012.

A noter enfin, concernant l’innovation dans le secteur de la pêche, la Commission européenne propose aujourd'hui une démarche globale au sein d'une plate-forme technologique spécifique. Elle s'articule autour de 6 groupes de travail dont trois concernent la conception et l'équipement des navires de pêche. Plus d'informations ICI .

Sur l'aspect de réduction de la dépendance énergétique des expérimentations sont en cours à Douarnenez, pour produire du biodiesel d'origine animale à partir de résidus des industries agroalimentaires ou halieutiques et des algues, pour les bateaux de pêche.

 Le groupement Agrogasoil porté par la Société Le Floch Dépollution, a engagé des tests puis un processus de fabrication de ce biocarburant. ( voir article du blog du 21 décembre 2009)

Par ailleurs, s'agissant des questions liées à la vie des déchets de la filière pêche et au recyclage de ces déchets à bord des navires, rappelons que les Journées Science et Ethique découverte à destination des scolaires organisées par 3B Conseils à Concarneau, avaient retenu comme thème central pour 2009 : « A la pêche aux déchets », en traitant notamment



Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !



A noter sur vos agendas : Les entretiens Science et Ethique 2010 (18 et 19 octobre 2010) à Brest Océanopolis auront pour thèmes "Villes et Ports du Futur : énergies renouvelables de la mer et aménagement du territoire".

Sources : Pôle Mer / RH 3B Conseils
illustration Ensieta

lundi 21 juin 2010

SEA TECH WEEK 2010 - Brest du 21 au 25 juin.


La Sea Tech Week , semaine internationale des sciences et technologies de la mer, qui se tient tous les 2 ans à Brest, s’inscrit parmi les grands rendez-vous européens de la recherche marine et s’ouvre aujourd’hui (jusqu’au 25 juin) au Quartz.

Pôle d’excellence européen de l’océanographie et de l’environnement maritime, Brest accueille cette 7ème édition de la Sea Tech Week, le grand rendez-vous interdisciplinaire des sciences et technologies de la mer.
Sea Tech Week se présente comme un lieu unique d'échange pour les acteurs de la recherche-développement dans les diverses disciplines marines et maritimes.

La Sea Tech Week accueillera durant toute semaine des conférences et workshops ainsi qu’un salon professionnel, constituant ainsi un lieu unique d’échange pour les acteurs de la recherche-développement dans les diverses disciplines marines et maritimes. Un millier de chercheurs, économistes, juristes, industriels, institutionnels, s’y retrouvent pour faire le point des découvertes scientifiques, des avancées technologiques, des problématiques économiques ou juridiques. En 2008, elle a recueilli 1 200 participants.

La Sea Tech Week c’est aussi un salon professionnel. Une exposition au cœur des espaces de conférences accueille les entreprises et les laboratoires qui font l’actualité dans le domaine des technologies de la mer, l’occasion pour les professionnels de promouvoir leur savoir-faire auprès d’un public ciblé et d’initier des courants d’affaires notamment au travers de trois journées consacrées à des sessions industrielles.

A cette occasion le blog des énergies de la mer créé par 3B Conseils sera présent notamment à l’occasion de la journée du 24 juin consacrée aux énergies renouvelables de la mer, journée organisée par la Chambre de commerce et d'industrie de Brest (CCI) en lien avec le Technopôle Brest Iroise (TBI).
Le blog média des énergies de la mer est le seul blog francophone de veille internationale qui informe quotidiennement sur l’ensemble des problématiques liées aux ERM et sur les projets en R&D dans le monde.

La Sea Tech Week est organisée par Brest métropole océane (BMO) en partenariat avec IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), Ifremer, Europôle mer, Pôle Mer Bretagne, Université de Bretagne occidentale (UBO), Ensieta, Télecom Bretagne...

Plus d’informations ICI

Sources : Sea Tech Week 2010/ RH – 3B Conseils

lundi 14 juin 2010

La 4ème Semaine de l’innovation en Bretagne

C’est aujourd’hui que débute la quatrième édition de la Semaine de l’innovation en Bretagne et ce jusqu’au 18 juin prochain à l’initiative de Bretagne innovation (association créée par le Conseil régional coordonnant et animant les PME bretonnes et leurs projets innovants) et du Conseil régional de Bretagne .

Le lancement officiel de la Semaine de l’Innovation en Bretagne organisée par Bretagne innovation, aura lieu ce lundi 14 juin 2010, en direct du Palais des Congrès de Lorient, en partenariat avec le pôle Mer Bretagne.

Cette année, trente villes bretonnes donnent rendez-vous aux entreprises pour cette Semaine qui se place sous le signe d’une innovation responsable avec comme thématique 2010 : « ensemble construisons un avenir responsable… innovons ».


Soixante-dix évènements sont au programme de ce rendez-vous qui doit permettre de mettre en avant la capacité innovante de la Région avec des visites d’entreprises, des conférences, des ateliers… pour découvrir des projets et échanger avec les différents acteurs soutenant l’opération : pôles de compétitivité, Technopoles, centres d'innovation technologique, chambres consulaires, associations d'entreprises et fédérations industrielles, laboratoires et centres de recherche, communautés de communes.... Consultez le programme détaillé et inscrivez vous en ligne.

La Bretagne possède un important potentiel en matière d’innovation. Elle arrive d'ailleurs au 5e rang des régions innovantes françaises selon les indices de classification européens basés sur de nombreux critères (nombre de brevets, budget consacré à la Recherche et Développement…) Sa population très qualifiée, ses grandes compétences en recherche et développement, son puissant système de soutien aux entreprises innovantes, sa forte culture de réseau, son identité bretonne bien marquée sont perçues comme des gages de qualité…

La région excelle dans quatre secteurs :
- l’agroalimentaire,
- les technologies de l’information et de la communication,
- la filière maritime
- l’automobile.
Chacun possède un pôle de compétitivité, permettant de mettre en relation entreprises et chercheurs afin qu’ils mettent en commun leurs savoirs et leurs compétences avec un seul objectif : l’innovation.

La Bretagne est aussi une terre d'expérimentations dans des domaines comme la santé, les énergies renouvelables ou encore la domotique, les véhicules propres.


Dans le cadre de cette semaine et parmi toutes les animations proposées, notons la conférence organisée ce mercredi 16 juin en partenariat avec le Technopole de Brest Iroise (TBI) et Vigisat sur « Les images satellites, une source d'innovation pour le développement de nouveaux services » qui traitera de la gestion des territoires, d’océanographie opérationnelle, de sécurité, du climat, et des supports aux situations d'urgence, …
Depuis septembre 2009, les centres de recherche et les entreprises bretonnes disposent de leur propre source d'images radar de la France continentale : au travers de Vigisat, première station civile de réception directe d'images satellites radars.
Programme et inscription sur le site internet du Technopôle


Pour aller plus loin ……

La politique enseignement supérieur, recherche et innovation de la Région en quelques mots : La Bretagne, région de l'innovation
 - 5e région française pour l'innovation 
- 1e région de France à avoir adopté un schéma régional de l'innovation dans le respect de ses engagements européens
 - 4 pôles de compétitivité (agroalimentaire, automobile, mer et TIC) 
- Plus de 7500 chercheurs dans les secteurs publics et privés


L'agence économique de Bretagne


L'Agence économique de Bretagne (AEB) est un outil au service d'une politique régionale qui vise à accroître l'attractivité et la compétitivité économique.
Chef de file du développement économique, la Région lui a confié une double mission : l'AEB est à la fois un espace de réflexion stratégique entre les acteurs économiques (État, branches professionnelles, partenaires sociaux...) pour améliorer l'efficacité des politiques publiques et une structure de coordination des opérateurs au service des entreprises (les organismes chargés d'accompagner l'innovation comme Bretagne innovation, l'activité à l'international comme Bretagne international, l'amélioration des conditions de travail comme l'Aract, etc.).

L’Agence économique de Bretagne et le Pôle Mer Bretagne sont partenaires du blog des énergies de la mer qui vous permet chaque jour de suivre l’actualité des énergies marines dans le monde.

Sources : : Région Bretagne / Technopole Brest Iroise / RH 3B Conseils

mercredi 28 octobre 2009

Le grand emprunt au service de la recherche et de la croissance verte ?



Intervenant ce mercredi 28 octobre sur France 2 lors de l'émission les 4 vérités, Michel Rocard, a indiqué que la commission sur le grand emprunt qu'il co-préside avec Alain Juppé, rendrait son rapport à la mi-novembre avec ses recommandations sur ce grand emprunt annoncé par Nicolas Sarkozy le 22 juin dernier. Le grand emprunt doit être mis en oeuvre début 2010, parallèlement au plan de relance visant à doper l'économie.

L'ancien Premier ministre a considéré que "l'urgence" est "de recréer si nous en sommes capables des positions de leader mondial de la France" sur des questions comme les énergies du futur, la voiture électrique, les biotechnologies ou les nanotechnologies.

Il considère que l'emprunt doit se concentrer sur "des urgences scientifiques, de création du savoir et de rénovation de l'université". et que son montant devrait se situer "entre 20 et 30, 35, 40" milliards d'euros.

Dans une interview au journal Les Echos (19 octobre), Michel Rocard indiquait déjà que la Commission s'attachait à quatre thématiques fortes : la ­recherche, l'université, le haut débit, la croissance verte.
"Il s'agit d'abord de maintenir ou d'obtenir un très haut niveau de recherche fondamentale et appliquée en France. Faut-il consolider nos points forts ou rattraper notre retard dans certains domaines ? Je penche plutôt pour la première option."


Enfin, le 16 octobre dernier, lors des entretiens Sciences et Ethique 2009 , Michel Rocard est intervenu au cours des tables rondes sur :
- « De l'information à la décision politique »
- « Economie et financement des énergies renouvelables de la mer »


Sources : France 2 / AFP / Les Echos / entretiens Science et Ethique / RH – 3B Conseils

vendredi 12 juin 2009

Expéditions Scientifiques, deux siècles bientôt après le voyage de Darwin, qu'est-ce qui fait encore courir les scientifiques ?

L'institut universitaire européen de la mer organise une conférence-débat ce vendredi 12 juin à 20 heures, sur le thème « Expéditions Scientifiques, deux siècles bientôt après le voyage de Darwin, qu'est-ce qui fait encore courir les scientifiques ? »

La première partie sera consacrée à l’illustration de la
"Mission MACARBI, 3 étés antarctiques à la recherche du pétoncle polaire" avec la présentation de film, photos et témoignages des membres de la mission sur les différentes dimensions de cette exploration.

La soirée se poursuivra par une rencontre-débat animé par Antony Auffret de l’association « Les petits débrouillards » avec des organisateurs et chercheurs engagés dans des expéditions scientifiques lointaines : Erwan Amice (IUEM/CNRS mission MACARBI), Laurent Chauvaud (IUEM/CNRS), Yves Gouriou (IRD), Marc- André GUTSCHER (IUEM/CNRS), Gérard Jugie (directeur de l’IPEV), Yves-Marie Paulet (IUEM/UBO) . Ils apporteront leur point de vue sur le contexte matériel et humain de ces explorations du XXIème siècle et dialogueront avec le public sur les enjeux scientifiques, les évolutions et sur la place laissée à l’aventure dans les missions actuelles.


Le débat aura lieu Faculté Victor Segalen Amphi 3 - UBO Brest le 12/06/2009 de 20:00 à 22:00

mardi 2 juin 2009

Le Grenelle de la Mer sur France Culture

Où en est le Grenelle de la mer mis en place par le Ministre Jean-Louis Borloo, après le Grenelle de l’environnement ? Quelles sont les grandes pistes et les premières propositions ? Quelles sont les perspectives de ce Grenelle ?

Ce sont les questions qui ont été abordées aujourd’hui dans les matins de France culture par Ali Badou et ses invités :

Isabelle Autissier, navigatrice, romancière, ingénieure agronome. Première femme à avoir réussi un tour du monde à la voile en compétition, dans le cadre du Grenelle de la mer elle est vice-présidente du Groupe 1 présidé par Jérôme Bignon consacré à « la rencontre terre/mer ». Le deuxième vice-président est Ghislain de Boissieu ancien président du Port autonome de Rouen.

Eric Giuily, Président du Groupe 2 du Grenelle de la mer, maître des requêtes honoraires au Conseil d’Etat ancien président de la GCM et SNCM, président de French Lines. Les vice-présidents sont Pierre-Georges Dachicourt (président du Comité national des pêches) et Patrice Guillotreau (IRD).

Le grenelle de la mer lancé fin février a pour objet de mieux étudier, mieux protéger les mers, les océans et leur biodiversité pour une exploitation durable.

Après la phase exploratoire et les débats au sein des groupes de travail, réunissant
tous les acteurs concernés, l’Etat, les ONG, les entreprises, les collectivités locales et les syndicats, dès la semaine prochaine démarrera jusqu’à fin juin, une large consultation de la population. Brigitte Bornemann-Blanc a été auditionnée le 5 mai dernier par le Groupe 3, présidé par Christian Buchet et dont les vice-présidents sont l’Amiral Pierre Soudan directeur de l’Ecole Navale à Brest et Gérard d’Aboville. Elle a présenté la démarche des entretiens Science et Ethique qui se déroule tous les ans à Brest en octobre. Le Groupe 4 est présidé par Laurent Lucchini, Professeur émérite à Paris 1 et à l’Institut océanographique, les vice-présidents sont Eric Orsenna, Conseiller d’Etat, Président du Centre international de la mer et Jean Daubigny, Préfet de Région, Président de la Région Bretagne.

Pour voir la présentation de l’audition Brigitte Bornemann-Blanc pour le Groupe 1 du Grenelle de la mer, cliquez ici.

A partir de ce matin, débute une campagne de publicité sur les énergies renouvelables de la mer pour annoncer l’exposition qui se tiendra du 9 au 14 juin à l’Aquarium de la Porte dorée avenue Daumesnil à Paris .

Sources : Brigitte Bornemann-Blanc

mardi 26 mai 2009

Avenir de DCNS et des activités de recherche et développement liées au pôle mer : Patricia ADAM rencontre le ministre de la Défense


Suite aux décisions du ministre de la Défense de maintenir les futurs SNA à Toulon et de confier la réalisation du 3ème BPC aux chantiers de Saint-Nazaire, Mme Patricia ADAM, députée du Finistère , a été reçue par le ministre de la défense, M. Hervé MORIN.

Mme ADAM – membre de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale – accompagnée d’un représentant de Brest Métropole Océane, a pu évoquer un certain nombre de dossiers importants pour l’avenir de Brest. Elle souhaitait lui faire part des fortes inquiétudes du bassin brestois.

Concernant DCNS et les activités de recherche et développement liées au pôle mer, le ministre s’est engagé :

- à chercher le soutien financier de l’Etat pour aider DCNS et ses partenaires à se positionner sur de nouveaux marchés porteurs d’avenir dans le domaine des énergies renouvelables marines , dans lequel DCNS Brest s'implique déjà avec notamment un projet innovant et ambitieux de développement d'un nouveau concept d'éolienne offshore flottante pôle d'excellence en recherche sur les technologies marines ;

- à conforter le pôle d'excellence en recherche sur les technologies marines , autour des capacités de recherches et de développement, en particulier celles de l'ENSIETA qui devraient être renforcées (notamment par la création de postes) ;

- à soutenir le projet Sea Test Base, qui vise à renforcer l’industrie et les centres de formation et de recherche de la communauté acoustique et robotique sous-marine bretonne par la mise en place d’une infrastructure d’essais en mer.

M. MORIN a également indiqué qu’il était attentif à ce que le dossier « fond de Penfeld » (Le Salou avance. Cet espace militaire pourrait accueillir une zone économique mixte (civile et militaire), liée à l'activité navale. La collectivité, en lien avec la marine, travaille actuellement sur le projet.

Sur le futur centre de traitement des frais de déplacement du personnel du ministère de la Défense (250 personnes), le ministre s’est montré très rassurant quant à la localisation de cet établissement à Brest.

Enfin, le ministre a indiqué que Brest devrait rester le port de départ du futur bâtiment qui assurerait, en remplacement de la Jeanne d’Arc, la formation à la mer des futurs officiers de Marine.

Il convient également de rappeler que DCNS est également très fortement impliqué dans le lancement de l’expérimentation de l’Energie Thermique des Mers (E.T.M.) à La Réunion où le constructeur naval français DCNS y testera l’implantation d’un démonstrateur d’E.T.M. en mer. Pour en savoir plus, lire l’article de Francis Rousseau sur le blog des énergies de la mer du 8 avril 2009, ICI


Sources : cabinet parlementaire / photo Simon Cohen / RH / Francis Rousseau / 3B Conseils

lundi 6 octobre 2008

Remise du Prix Jeune chercheur Daniel Jouvance 2008


PARIS (France) – 6/10/2008 – 3B Conseils - Le 30 septembre, le Comité Scientifique Marin Daniel Jouvance, présidé par le Professeur Jean Meynadier, Professeur Emérite à l’Université de Montpellier, a remis le Prix Jeune chercheur Daniel Jouvance 2008 à Edward John Stockdale, âgé de 26 ans et chercheur à l’Université d’Australie Occidentale.
Edward John Stockdale a étudié les processus de biominéralisation en milieu marin notamment les mécanismes physiologiques liés à la biominéralisation du fer chez les chitons, mollusques marins (Polyplacophores). Edward John Stockdale a répondu aux principaux critères exigés par la Fondation. Ses travaux sont à la fois originaux, pertinents au regard des problématiques majeures du milieu marin et de la biosphère. En effet, son travail est original en ce qu’il applique à l’étude de ces structures biominéralisées des techniques relevant non plus de la biologie mais de la science des matériaux. Un aspect du travail d’Edward John Stockdale porte sur les agrégats de ferritine (une protéine de stockage du fer) composant ces structures biominéralisées. La ferritine est formée de sortes de cages composées de 24 unités protéiques, chaque unité comprenant de 1500 à 4500 atomes de fer selon les types d’organismes. Chez les mollusques étudiés, les ferritines comportent 3000 atomes de fer et sont abondamment répandues dans tout l’organisme où elles jouent à la fois un rôle de transport et de stockage.
La Fondation Daniel Jouvance, créé le 26 mai 2008, a pour objectif de favoriser l’étude et la préservation du milieu marin. Le prix Jeune Chercheur Daniel Jouvance fut remis pour la première fois en 1992. Il a pour vocation d’encourager les jeunes chercheurs travaillant dans le domaine de la biologie marine et en particulier dans celui du phytoplancton.
Le bureau de la Fondation se compose de Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut de France et président de la Fondation, Daniel Jouvance, coprésident de la Fondation, et de deux collèges constitués pour le premier de Gabriel de Broglie et de Bernard Kloareg qui représentent l’Institut de France, et pour le deuxième de Daniel Rocher-Jouvance et de Christian Buchet qui représentent Daniel Jouvance. Vous retrouverez Christian Buchet, directeur du Centre d’études de la mer de l’Institut Catholique de Paris et éditorialiste sur Europe 1, lors des entretiens Science et Ethique, organisés du 14 au 17 octobre à Brest. Noter aussi qu’Yves Le Gal, docteur es-sciences, sous directeur honoraire au Collège de France et ancien directeur de la Station de biologie marine de Concarneau faisait parti du Comité scientifique marin. Il avait participé aux entretiens Science et Ethique en 2006 : ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Fondation Daniel Jouvance / 3B Conseils

jeudi 25 septembre 2008

La Marine refait ses cartes maritimes


PERROS-GUIREC (France) – 25/09/2008/ - 3B Conseils – Actuellement, le bâtiment hydrographique de la Marine Laplace, commandé par le capitaine de corvette Jean Francisoz, ratisse les fonds sous-marins au large de Perros-Guirec (ville marraine du Laplace depuis le 27 mai 2000) afin de refaire les cartes maritimes. Les derniers relevés en date, sur les côtes de Bretagne Nord, remontent à 1830.
Ronan Le Roy, ingénieur hydrographe du Shom (Service hydrographique et océanographique de la Marine), rappelle : « C’est Beautemps-Beaupré, le père de l’hydrographie moderne en personne, qui (...) a réalisés [les premières cartes] » et d’ajouter « « Nos relevés permettent de signaler des dangers méconnus. Les futures cartes et revues marines mentionneront de nouveaux repères terrestres (amers) comme les antennes de téléphonie mobile qui n’y figuraient pas. Les prévisions de marées et de courants seront aussi précieuses pour établir un plan de navigation. Enfin avec une meilleure connaissance de l’estran, les maires du littoral pourront revoir leur plan d’occupation des sols, envisager une zone d’aquaculture ou l’aménagement d’un port en fonction des risques repérés». Au XIXème siècle, les hydrographes reconnaissaient les fonds grâce à des sondes de plomb retenues par des cordages. « Ils prélevaient des sédiments par collage, en enduisant ces sondes de suif. Quant aux relèvements optiques, ils se faisaient par des objets positionnés à terre » indique l’ingénieur. Aujourd’hui les scientifiques disposent d'un équipement bien plus sophistiqués. « Nous sommes équipés de sondeurs acoustiques. Pour le positionnement on utilise le GPS - pas celui de tout le monde ! - d'où une précision de quelques centimètres. » Pourtant peu d’erreur ont été relevés, seuls quelques roches sous-marines feront leur apparition sur les nouvelles cartes.
Le Shom est un établissement public à caractère administratif français placé sous la tutelle du ministère de la Défense. Sa mission est d’assurer la sécurité de la navigation. A ce titre, il assure le recueil, la centralisation, le traitement et la diffusion de l’information nautique. Il élabore en particulier les cartes marines, les annuaires des marées et les instructions nautiques. Le bâtiment hydrographique de deuxième classe (BH) Laplace (construit en 1987) opère généralement le long des côtes françaises de la façade Atlantique où il effectue des sondages bathymétriques, des recherches d'épaves et d'obstructions nécessaires à la mise à jour des cartes marines, ou des travaux océanographiques de haute mer.

Pour en savoir plus : Magazine Thalassa, proposé et présenté par Georges Pernoud, tous les vendredis à 20H50, de septembre 2008 à juin 2009. Le SHOM, l'IGN et Thalassa se sont associés pour présenter tout au long de la saison 2008-2009, 32 séquences cartographiques en 3D, issues des données géographiques maritimes et terrestres des deux établissements publics. Sous la thématique " les sentiers du littoral ", l’ambition est de parcourir les côtes françaises et d'en faire chaque semaine l'état des lieux, de Calvi à Dunkerque, en passant par les Antilles et la Polynésie.

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Le Télégramme / Ouest France / Ministère de la Défense / 3B Conseils
Photo : Le bâtiment hydrographique Laplace

jeudi 11 septembre 2008

Colloque franco-japonais d’Océanographie


MARSEILLE/PARIS (France) – 11/09/2008 – 3B Conseils – Le Centre d’Océanologie de Marseille (Bureau exécutif Prof. Hubert Jean Ceccaldi) et les sociétés franco-japonaises d’océanographie ont organisé du 8 au 10 septembre à Marseille et organise le 12 septembre à Paris le colloque franco-japonais d’océanographie. Ce 13ème colloque traite de la connaissance et de la gestion des milieux marins. Son objectif consiste à conduire, à nouer, à faciliter et à renforcer les contacts entre les scientifiques et les laboratoires afin de réaliser de fructueuses recherches en commun.

A Paris, quatre conférences sur le thème général « Le changement global : interactions homme/ milieux marins » seront données par les professeurs Heisuke Nakagawa, Bernard Salvat (expert international des massifs coralliens), Akira Taniguchi, Catherine Bersani (coordonnatrice du collège "Espaces protégés, paysage et patrimoine" au MEEDDAT et marraine des entretiens Science et Ethique Jeune 2008).

Nous effectuerons un retour d’information sur ce blog et lors des entretiens Science et Ethique notamment sur les thématiques suivantes :
-aménagement du littoral, interactions entre ports et milieux naturels : conséquences écologiques et économiques
-récifs artificiels : valorisation et protection des milieux,
-observations marines : émergence de technologies nouvelles.

Cet événement fait parti des manifestations officielles organisées dans le cadre du 150ème anniversaire de la signature du Traité d’Amitié entre la France et le Japon. L’université de la Méditerranée et l’Université des Sciences et Technologies marines de Tokyo (Kaiyo-Daï) ont établit lors de ce colloque des accords officiels de jumelage. Marseille et Kobé étant des villes jumelées, la suite du colloque aura lieu à Kobé en 2010.

Le 12 septembre 2008, Maison de la Culture du Japon (101 bis quai Branly Paris). Renseignements et programme : ICI

Article : SLG 3B Conseils

mardi 6 mai 2008

Invention d'un nouveau matériau pour stocker le C02

PARIS (AFP) - 06/05/2008 - 3B Conseils - Des chercheurs français et étrangers ont mis au point un matériau deux fois plus efficace que ceux actuellement commercialisés pour stocker le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a annoncé lundi le Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS). Un mètre cube de ce matériau, une poudre nommée MIL-101, est capable de retenir 400 mètres cubes de C02 grâce à des pores d'une taille de 3,5 nanomètres (un milliardième de mètre), contre une taille maximale de 2,2 nanomètres pour les produits actuellement commercialisés, précise le CNRS dans un communiqué. Cette poudre pourrait notamment servir dans les filtres pour réduire les émissions des véhicules, a expliqué Gérard Férey, qui dirige en France les travaux dans ce domaine à l'Institut Lavoisier. L'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère laisse présager une accélération du réchauffement climatique, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour les écosystèmes de la planète. La possibilité de créer des puits de carbone artificiels, en plus des océans et de la végétation dont les capacités arrivent à saturation, est une piste pour réduire les émissions polluantes. Les travaux de l'équipe de M. Férey ont de plus "permis de comprendre, expérimentalement et théoriquement, le mécanisme de fixation du CO2 dans les pores" du MIL-101, selon le communiqué... Pour lire la suite de cet article, cliquer ICI

mercredi 30 avril 2008

Philippe Starck présente à Milan une éolienne domestique

MILAN (AFP) @ (Le Figaro) - 30/04/2008 - 3B Conseils - Le designer français Philippe Starck présente à Milan le prototype d'une éolienne de petite dimension, "abordable et démocratique", destinée à M. Tout-le-Monde et qui peut être installée dans un jardin, voire sur une terrasse. " Cette éolienne individuelle, abordable et démocratique ", comme la définit lui-même le designer, a été conçue en collaboration avec le groupe italien Pramac, un fabricant de groupes électrogènes traditionnels, récemment réorienté sur les énergies renouvelables. Ressemblant à un fouet de cuisine, épuré en polycarbonate avec moteur intégré, l'objet est remarquable par sa simplicité.
" J'ai pu faire une éolienne quasiment invisible, car on n'en voit que les reflets. C'est une sculpture moderne assez étonnante "
, a raconté le designer dans un entretien lundi au quotidien français Le Figaro." Réalisée dans un matériau ultra-léger, reliée à un accumulateur, qui produit de l'énergie électrique, elle est très facile à utiliser. Et devrait être commercialisée dès septembre prochain ", a déclaré à l'AFP Michelangelo Giombini, du magazine de design "Interni", organisateur de Green Energy Design. Cette manifestation réunit jusqu'à mercredi divers projets de design autour du thème des énergies durables, dont le prototype de cette éolienne. " L'idée, c'est de donner à tous la possibilité de produire sa propre énergie, comme lorsqu'on installe des panneaux solaires sur le toit de sa maison. Mais dans le cas de cette éolienne, produire sa propre énergie devient encore plus facile, car le prix en est beaucoup plus abordable et l'installation en est toute simple. il suffit d'avoir un bout de jardin ou même une terrasse ", poursuit l'organisateur. " En fonction de sa taille - il y en a six-, elle traite entre 10 à 60% des besoins énergétiques individuels. Et elle vaut entre 300 et 400 euros ", a précisé Philippe Starck au Figaro. Le designer, qui a suscité un grand intérêt à Milan avec sa dernière invention, travaille également sur de nombreux autres projets au sein du "département de haute technologie pour la démocratisation de l'énergie", qu'il a créé il y a quelques mois avec l'italien Pramac: des bateaux totalement solaires à la voiture électrique en passant par des panneaux photovoltaïques transparents.

vendredi 25 avril 2008

Refroidir artificiellement la Terre est une idée dangereuse

WASHINGTON (AFP) - 25/04/2008 - 3B Conseils -Tenter de refroidir artificiellement la Terre pour lutter contre le réchauffement climatique comme l'envisagent sérieusement des scientifiques aurait des effets pervers en détruisant la couche d'ozone, mettent en garde des chercheurs dans une étude publiée jeudi dans la version online de la revue Science. " Un refroidissement artificiel de la planète (avec des injections de sulfate dans la haute atmosphère) pourrait avoir des effets secondaires dangereux (...) car cela détruirait la couche d'ozone ", affirme Simone Tilmes, du Centre national américain de recherche atmosphérique (NCAR), principal auteur de ces travaux." Alors que le changement climatique représente une menace majeure, davantage de recherches sont nécessaires avant que nous nous lancions dans des tentatives de solutions de géoingénierie ", ajoute-elle. Ses travaux paraissent dans Science Express de jeudi, l'édition en ligne de la revue américaine Science. Cette scientifique explique que l'injection régulière de sulfate dans la stratosphère, qui se situe entre 10 et 50 kilomètres d'altitude, pourrait entraîner des pertes importantes d'ozone au dessus de l'Arctique et retarder de 30 à 70 ans la reconstitution de la couche d'ozone dans l'Antarctique dans laquelle il y a un trou. L'ozone est une molécule rare. Dans la basse atmosphère elle est produite par la pollution, notamment automobile, et est nuisible pour la santé. Dans la stratosphère où elle se forme naturellement, elle a au contraire un effet protecteur pour la biosphère en bloquant le rayonnement solaire UV-B responsable des cancers de la peau.
Pour lire la suite de cet article, cliquer ICI

vendredi 14 mars 2008

France : biomasse marine et énergie chimique verte

BREHAN (Morbihan) – 14/03/2008 - Morgane (du nom de la fée) est une unité de production qui sera lancé en 2009 pour produire de l’énergie à partir de la méthanisation de co-produits de l’industrie agricole et d’algues vertes. Cette première unité coûtera 4 millions d’euros. Son financement sera assuré par un partenariat public-privé intégrant la communauté de communes de Ploërmel, la Caisse des dépôts, des coopératives agricoles de Bretagne, d’autres investisseurs privés ainsi que Hervé Balusson, président d’Olmix. Le process de méthanisation développé par la société Olmix permet de produire du biogaz à partir des déchets provenant de 30 000 tonnes d'algues vertes et 40 000 tonnes de déchets agricoles et de lisiers de porcs. La production d’1 MW d’électricité ainsi que du gaz naturel et de la chaleur qui en découlera permettrait d’éclairer une ville de 2000 habitants. Pour cette première unité de production, l’énergie produite sera affectée aux besoins du Lycée agricole de la Touche (650 élèves). Les résidus de la méthanisation fourniront des engrais organiques, et des fongicides totalement naturels, qui seront testés dans ce lycée agricole. Cette première unité Morgane, grâce à un concept original, permet d’offrir une alternative à la situation actuelle en, notamment, évitant d’intégrer dans le processus de méthanisation des produits céréaliers soumis à une très forte spéculation financière. Par ailleurs cette unité participera à la réduction de la pollution due aux nitrates grâce à un système spécifique de filtration des eaux et permettra d’apporter une solution à l’évacuation des algues vertes qui prolifèrent depuis plus de 25 ans sur le littoral breton. Chaque année, 100 000 tonnes d'algues vertes (ulves) environ y sont ramassées. Selon la DRIRE Bretagne, en 2004 le flux d’azote nitrique rejeté en mer qui provoque la prolifération d’algues vertes était de 62 000 T /an. Une tonne d’azote nitrique = 4,4 tonnes de nitrates. Créée en 1995 par Hervé Balusson, la société Olmix travaille sur la valorisation des algues vertes pour le développement de nouveaux matériaux innovants. Elle détient plusieurs brevets mondiaux dont celui déposé en septembre 2004 pour l’Amadéite® avec le laboratoire des matériaux à porosité contrôlé de Mulhouse (unité mixte CNRS) et le Ceva de Pleubian (29). L’Amadéite® est constituée d'une structure d'argile modifiée par des sucres extraits des algues vertes, les ulvanes. Ce sont les déchets des algues vertes pour produire de l’Amadeite® qui sont utilisés mélangés aux autres déchets verts. La société OLMIX est basée à Brehan dans le Morbihan. 52 millions d’euros, 250 collaborateurs, 7 usines en Europe, présente dans plus de 80 pays. Olmix est cotée sur Euronext depuis 2005 et a levé 14 millions d'euros en août 2007 dans le cadre d’une OPO (offre à prix ouvert).
Sources : Patrick Cassagne Cassagne Goirand Associés,.S. du Guerny Lettre quotidienne électronique de Bretagne 22/02/2008, Christian Buchet Europe 1, Sciences Ouest, Société Olmix, 3B Conseils.