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jeudi 3 février 2011

Journée "Sciences Navales" 2011 : la sécurité maritime

Chaque année, le site de l'École navale accueille, 1250 jeunes marins (690 élèves officiers, 540 matelots et officiers mariniers). Sur le site, une école d'ingénieurs, un centre de recherche naval, une école de formation du marin, l'École des commissaires de la Marine... et une multitude d’activités.

Dans le cursus des élèves-officiers de première année s'inscrit une journée d'échanges intitulée " Journée Sciences Navales" qui a pour objet principal de formaliser le début de leur formation scientifique et de souligner l’importance d’acquérir une solide formation initiale dans ce domaine pour l’exercice de leur futur métier d’officier de marine.

Après s'être penchés sur les frégates multimissions (2007), les drones (2008), les énergies renouvelables et l'éco-conception des navires (2009), l'observation du milieu marin (2010) l'édition 2011 qui se déroule aujourd'hui portera sur la sécurité maritime, les activités et les recherches qui permettent de l'améliorer. (Relire l'article du blog du 10/02/2010 sur la Journée Sciences Navales 2011).

Ce thème est au cœur de l’actualité récente avec la collision, en octobre 2010 entre le chimiquier, le YM Uranus, transportant 6 000 tonnes d’essence de pyrolyse et le vraquier Hanjin Richzad. Les conséquences de cet accident ont été limitées cette fois, mais il faut rester vigilant. Les progrès liés aux structures des navires, tant en construction navale, normes de conception améliorent la résistance et la stabilité des structures flottantes. De même, les systèmes d’information, de géolocalisation et de gestion du trafic ou de flottes permettent de limiter le nombre des accidents. Ce sont ces deux aspects qui seront développés lors de la JSN 2011.

Ce thème est l’objet de nombreuses actions en région Bretagne. Il s’agit en effet de thématiques portées par le Pôle de compétitivité Mer Bretagne au travers de ses groupes de travail : « Sécurité et sûreté maritimes » et « Naval et nautisme ». L’un des objectifs de la commission « navale et nautisme » consiste à réfléchir et aider au développement du « navire du futur ».

Cette journée sera l’occasion de faire un point sur ce sujet et de confronter les points de vue de marins, de constructeurs de navires, d’expert chargé des normes, d’experts enquêteurs après accident et de chercheurs. Elle permettra aussi de découvrir certains travaux de projets de fin d’études des élèves officiers qui traitent de ce sujet.


La journée débute par une conférence générale de présentation du contexte de la sécurité maritime par M. Tallec, Secrétaire général de la Mer. Il présentera les enjeux et la vision du gouvernement sur la sécurité maritime.
Ensuite, M Franscescutto, professeur à l’université de Trieste et membre de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) présentera la vision de l’évolution de la sécurité maritime notamment du point de vue des systèmes.

A l'issue de ces interventions, deux groupes vont se constituer pour traiter en deux temps des sujets complémentaires relatifs à la sécurité maritime.

- Le premier traitera la sécurité maritime par une approche structures et architectures navales. L’évolution des techniques de construction, l’évolution de la réglementation et des contrôles, les critères de stabilité des navires, les doubles coques… Autant de points qui pourront être débattus. Parmi les interventions sont prévues celles de représentants du Bureau Véritas (respect des normes), de la société STX (constructeur), d’un Inspecteur de la sécurité des navires et d’un officier de Marine de la CPPE.

- Le second groupe traitera de la sécurité maritime selon une approche « systèmes d’information ». Le suivi des navires, la gestion des flottes et les outils d’aide à la décision seront présentés. Les évolutions technologiques de connaissance de la situation ainsi que la réglementation, les outils SIG et l’état des recherche dans ce domaine seront abordés. Les intervenants prévus sont : le directeur du CROSS CORSEN (témoignage), un chercheur en SIG de l’IRENAV (Institut de Recherche de l’Ecole navale) (vision recherche), un représentant de DCNS (état des travaux et perspectives d’un constructeur-intégrateur), le directeur de la société CLS à Brest (surveillance des océans par satellite).

En fin de journée, quelques élèves de l’Ecole navale présenteront rapidement leur projet de fin d’étude. Pour terminer une synthèse des débats et quelques compléments seront apportés par un table ronde à laquelle participeront un représentant du BEA Mer (Bureau Enquête accident), un ancien armateur et président de la toute nouvelle Ecole Nationale Supérieure Maritime, un officier de Marine du SSF Brest (Service de soutien de la Flotte) et un représentant du Pôle Mer Bretagne, responsable de la commission « Navire du futur ».

Notons que le blog des énergies de la mer sera présent (comme en 2010) lors de ce forum en mettant à la disposition du public de la documentation sur son activité de veille internationale.
Le blog sera également présent lors des différentes journées portes ouvertes des établissements d'enseignement supérieur brestois ( université et grandes écoles) qui se dérouleront durant ce mois de février.

Pour aller plus loin retrouver les interventions du vice-amiral d'escadre Anne-François de Saint-Salvy, préfet maritime de l'Atlantique aux entretiens Science et Ethique


- 2010 : « ENERGIES, villes et ports de demain » :


Table ronde 2 - "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions"

Revoir l'intervention









- 2008 : "Patrimoine maritime, ressources et économies du littoral. Recherche, nouvelles compétences et nouveaux métiers de la mer" :


Table ronde 3 : "Livre bleu sur la politique maritime de la Commission européenne : Nouvelles ouvertures, nouvelles compétences, nouveaux métiers"


Revoir l'intervention


Retrouver également les informations du blog-media Défense et Environnement


Article RH 3 B Conseils
Sources : Ecole Navale


mercredi 10 février 2010

"Journée Sciences Navales"



L’Ecole navale  organise la "Journée Sciences Navales" (JSN) le jeudi 11 février 2010 sur le site de l’Ecole navale, à Lanvéoc, en presqu’île de Crozon. En partenariat avec DCNS, cette cinquième édition aura pour thème central « l’observation du milieu marin ».

Cette journée vise à promouvoir l’enseignement scientifique et les recherches menés au sein de l’Institut de Recherche de l’École Navale (IRENav) . Cet institut pluridisciplinaire, adossé à l’enseignement scientifique des élèves, mêlant militaires et civils, est composé de trois groupes de recherche s’articulant autour d’une thématique fédératrice : « L’environnement naval et son développement durable ».
Elèves, chercheurs et industriels (notamment de DCNS) confronteront leurs réflexions avec des représentants de structures telles que le SHOM, la DGA   et l’IFREMER.

Ces échanges et discussions sur l’environnement maritime et sous-marin seront illustrés par la présence d’exposants civils, militaires, de l’enseignement supérieur et du monde industriel, ainsi que par la présentation d’une quarantaine projets scientifiques d’élèves de l’Ecole navale (cursus ingénieur et master).

L’objectif de cette journée est également de sensibiliser les élèves de première année à la nécessité, pour leur carrière d’officier au sein de la Marine Nationale, d’acquérir de solides connaissances scientifiques.

Mme Anny CAZENAVE, de l’Observatoire Midi-Pyrénées et de l’Académie des sciences et M. Jacques ROUGERIE, de l’Académie d’Architecture et de l’Institut de France, et architecte du Projet Sea Orbiter   interviendront lors de l’ouverture de la journée.

Par ailleurs à cette occasion les participants pourront également se documenter sur les énergies marines au travers de la documentation mises à disposition du public par le blog des énergies de la mer   (rédacteur en chef Francis Rousseau).

Pour aller plus loin retrouver également chaque jour le blog-media Défense et Environnement


Voir le programme  de la Journée Sciences Navales

Sources : Ecole navale / RH - 3B Conseils

mercredi 6 janvier 2010

Réforme de la formation maritime et collaboration avec l’Ecole Navale




Dans son discours au Havre le 16 juillet 2009, le président de la République avait annoncé la création d’une Ecole supérieure de formation maritime ouvrant accès à un diplôme hautement qualifié d’ingénieur de la mer avec comme objectif  de revaloriser le niveau de qualification.

Cette qualification d’ingénieur était inexistante jusqu’alors dans ce secteur d’activité puisque les écoles délivraient, après 3 années d’études, un diplôme d’élève officier de 1ère classe de la marine marchande devant être complété de 9 mois de navigation pour obtenir un premier brevet.

Puis une poursuite du cursus pouvait être envisagée sur une année scolaire, suivie de 8 mois de navigation, afin d’obtenir un Brevet de capitaine de 1ère classe de la navigation maritime.

Le Premier ministre François Fillon, lors des assises de l’économie maritime à Brest (article du blog 3/12/09) déclarait le 2 décembre  dernier : «  il ne saurait y avoir d’activités maritimes dignes de ce nom sans hommes et sans femmes qualifiés. En France, la formation aux métiers maritimes est assurée par des filières spécialisées. Je veux d’abord dire que ce choix, il n’est pas question de le remettre en cause, mais je veux aussi souligner que notre enseignement a besoin d’être adapté. 

C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de créer l’Ecole nationale supérieure maritime, dont le principe vient d’être approuvé par le Parlement. Cette école sera implantée sur les sites des quatre écoles de la Marine marchande. Cette école aura le statut de grand établissement. 


Les écoles des Affaires maritimes qui forment les cadres civils et militaires des affaires maritimes, lui seront également adossées. Cette nouvelle école nous voulons qu’elle vise le plus haut niveau international. Elle formera des officiers de la marine marchande polyvalents, mais aussi des professionnels concernés par l’exploitation des moyens navals et la sécurité de la navigation. Son programme d’enseignement devra lui permettre de délivrer un titre d’ingénieur. 


Notre système doit aussi pouvoir offrir un enseignement de haut niveau en matière de construction navale. Cette une fonction est notamment assumée par l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées. L’évolution de cette école, dans le cadre renouvelé de l’enseignement supérieur, doit être pour nous l’occasion d’étudier la création d’un master de « Génie maritime » en liaison avec les écoles d’ingénieurs brestoises. Je sais que cela répond à une attente forte de votre part. Les armateurs français ont besoin de recruter rapidement de jeunes navigants, et les industriels ont besoin d’ingénieurs pour développer les navires de demain »
.

Le texte portant création de cette Ecole Nationale Supérieure Maritime voté le 23 septembre 2009 par l’Assemblée nationale vise  donc à regrouper les écoles du Havre, de Marseille, de Nantes et de Saint-Malo sous une même entité. Les Ecoles Nationales de la Marine Marchande (ENMM) devenant des sites de l'ENSM  depuis la récente publication de la loi au journal officiel.

L'École Nationale Supérieure Maritime devient donc un établissement public d'enseignement supérieur - placé sous la tutelle du ministre chargé de la mer -  dont la vocation est, notamment, de préparer aux carrières d'officier de la marine marchande. Les règles d'organisation et de fonctionnement de l'ENSM sont encore à  fixer par décret (en cours de préparation en Conseil d'État).

Si de nombreuses dispositions pratiques restent à définir, comme la localisation de sa direction on sait cependant qu’elle fonctionnera à partir des quatre sites déjà existants (Le Havre et Marseille pour la filière A, polyvalente et fière B monovalente (promotion sociale) , Saint-Malo  spécialisé « machine » et Nantes spécialisé « pont »).

Chaque année, les quatre écoles françaises produisent environ 200 officiers sortant avec un diplôme de commandement ou de chef (dont 170 à 180 polyvalents) et 300 avec un diplôme de chef de quart ou d'élève chef de quart (transformé en chef de quart après navigation).


Par ailleurs la nouvelle école nationale entend enrichir le cursus au niveau de la pédagogie et de  la recherche au travers de coopérations renforcées  avec d’autres établissements universitaires ou avec l’Ecole Navale basée près de Brest, sur le site de Lanvéoc-Poulmic.

L’Ecole Navale forme des officiers de Marine , dont les diplômes équivalent  au titre d’ingénieur. L’objectif est de mutualiser les expériences  entre militaires et civils.


Sources :  Ouest-France / RH-3B Conseils