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mardi 6 décembre 2011

Loi littoral : 25 ans


Brest (France-UE) 6/12/2011 - 3B - BB

Depuis 25 ans la loi littoral pensée par Louis Le Pensec et présentée par Guy Lengagne (JO du 3 janvier 1986) évolue et change de langage.
Peut-elle encore être un véritable instrument juridique et de développement durable alors que de nombreux enjeux socio-économiques et environnementaux demandent que soient réalisés la quadrature du cercle !

Le colloque organisé par l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) avec l’appui de l’Ordre des avocats de Brest et de Brest métropole océane (BMO) abordera sous un nouvel angle les enjeux pour l’application de la Loi Littoral ? Le rôle de la Loi dans le dispositif plus vaste et complexe de protection du Littoral ?


Ce colloque (télécharger le programme) se tient vendredi 9 décembre, à Brest à l’UFR Droit et Sciences économiques. Il prévoit de faire un point sur le rôle de l'Etat avec des interventions de Michel Cardot, Préfet de la région Bretagne, de Jean Yves Le Drian Président du Conseil régional de Bretagne, (tous deux très impliqués aussi dans le développement des énergies de la mer) ....
Il y aura également des présentations proposés par des Professeurs de droit public, des avocats, des spécialistes de l'aménagement du territoire ...

C'est l'occasion de rappeler que la ville de Brest dont le maire est François Cuillandre et son Université présidée par Pascal Olivard, tiennent une place de choix dans le monde de la recherche pour les sciences et technologies de la mer. Une étude a été réalisée par l’ADEUPA (Agence d’urbanisme du pays de Brest) et pilotée par le Technopôle Brest Iroise est consultable (Ici) :
Elle rappelle qu'en 2011, l’Etat a sélectionné un premier volet de projets portés par des organismes scientifiques sur la thématique « Mer » :
- le laboratoire d’excellence pour l’étude des océans, un projet de recherche océanographique de l'IUEM l’Institut Universitaire Européen de la Mer-UBO présidé par Yves-Marie Paulet. OCEAN DANS LE CHANGEMENT consacré à l’étude des grands fonds, du climat, à l’exploration et à la valorisation de la biodiversité. Budget : 14 millions d’€ sur dix ans.
- Le développement d’une nouvelle génération de flotteur Argo, Equipement d’Excellence, destiné à observer les conséquences du changement climatique sur les océans. Le projet « NAOS » est coordonné par l’Ifremer. Budget : 8 millions d’€.
- Le développement des Energies Marines Renouvelables avec la création de l’Institut d’Excellence en Energies Décarbonées, FRANCE ENERGIES MARINES, un projet porté par des acteurs scientifiques (Ifremer, CNRS, Université de Bretagne Occidentale-UBO, ENSTA…) et industriels (DCNS, EDF, Alstom, STX, Areva). Budget : 142 millions d’€ sur dix ans.

Article : Brigitte Bornemann 3B
Sources bibliographiques : Journées de l'ANEL des 19 au 221 oct. 2011, Et si le littoral allait jusqu'à la mer d'Alain Merckelbagh, Site LittOcéan (Ici), Gestion intégrée de la mer et du littoral, 3 questions à Yves Henocque (Ici), Le Pôle littoral du Ministère du Développement durable présidée par Catherine Bersani et depuis 2011 par Gérard Ruiz inspecteur général de l'administration du développement durable (Ici)

Voir aussi les entretiens Science et Ethique 2005 (Ici)

jeudi 29 septembre 2011

Plan Climat territorial : Brest Métropole Océane lance le débat




À l'horizon 2020, les émissions de gaz à effet de serre devront avoir été réduites de 20%. Cet objectif de l’Union européenne de réduire de -20 % les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, d’ici 2020, place les collectivités dans une nécessaire dynamique volontariste de contribution aux efforts européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre.



Afin d’y parvenir, les collectivités territoriales notamment ont un rôle d’impulseur, et devront fédérer autour d’elles les différents acteurs du territoire engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique : collectivités locales, associations, entreprises, mais aussi les citoyens.

Désormais, toutes les collectivités de plus de 50.000 habitants ont l'obligation de mettre en place un plan climat. Lequel devra entrer en vigueur d’ici à la fin 2012. A Brest métropole océane (BMO) la réflexion a été initiée très en amont puisqu’elle a lancé un Plan climat dès décembre 2009 (Relire l'article du blog du 11/12/2009 sur la préparation du plan climat de Brest métropole océane).

Les villes, si elles n’occupent que 2 % de la surface de la planète, concentrent 80 % des émissions de CO2 et consomment 75 % de l’énergie mondiale. Ainsi, l’empreinte écologique d’une ville dépasse sa superficie, et s’étend sans cesse en prélevant des ressources sur d’autres territoires. Le secteur de l’habitat à lui seul utilise 40 % des ressources de la planète en matériel et en énergie pour la construction et l’exploitation des bâtiments, produisant un tiers des émanations de CO2.

La réflexion à engager sur les infrastructures urbaines comme les aménagements portuaires pour les villes du littoral devra intégrer les impacts écologiques, le respect de la biodiversité et de la qualité de vie. Concevoir ces infrastructures favorisant une économie respectueuse de l'environnement, cela implique tout un ensemble de paramètres : les déplacements, la gestion des déchets, des eaux usées, le raccordement électrique…. Mais c’est aussi engager une réflexion plus large sur l’éco-conception.

« L’économie verte» c’est-à-dire la possibilité d’assurer un développement économique à partir de nouveaux métiers, de nouveaux débouchés et donc une nouvelle croissance, constitue une véritable opportunité. Dans cette perspective l’enjeu énergétique est primordial.

L’engagement de Brest métropole océane

«Brest Métropole Océane a eu, en amont de la loi, une approche volontariste, en adoptant, dès décembre 2009, une délibération pour lancer l'élaboration du Plan climat» déclare Alain Masson, vice-président de Brest Métropole Océane chargé du développement durable au Télégramme. (Revoir l'intervention d'Alain Masson aux entretiens Science et Ethique 2009).

Le «profil climat» de BMO établit montre clairement quels sont les points saillants en matière de gaz à effet de serre sur le territoire :
- le bâti pour 48% (résidentiel 31% et entreprises 17%). Les logements d'après-guerre, construits entre 1949 et 1975, quand il n'existait aucune réglementation thermique, produisent 60% des émissions de gaz à effet de serre.

- les déplacements (voyageurs 26% et fret 8%).

A BMO on rappelle pour monter que la pointe occidentale de la Bretagne est plutôt bonne élève qu’en tonnes équivalent CO2 par habitant, « le territoire a émis 4,5 tonnes en 2005, contre 6,5 tonnes en moyenne pour les territoires urbains et 9 tonnes pour la Bretagne. Un effet de l'importante densité de population de BMO, avec 964 habitants au km², et de l'absence d'industrie. "

Ce sont donc en toute logique ces deux postes émetteurs de gaz à effet de serre que sont l'habitat et les transports qui sont principalement visés par le plan, pour arriver à réduire par quatre les émissions à l'horizon 2050. 




BMO souhaite désormais engager le débat participatif avec la population sur ce sujet important pour l’avenir de l’agglomération puisque les choix stratégiques en matière de politique urbaine et métropolitaine en découlent .

Cela va se traduire par la mise en place d’un forum de discussion sur internet. Une conférence publique sur le Plan climat se tiendra à l’Hôtel de Ville (salon Richelieu) le mercredi 5 octobre (20h30) en présence d'un expert du Giec * (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Rappelons la visite de
Un forum ouvert sera accessible à tous ceux qui veulent réfléchir sur les pratiques, en débattre et proposer de nouvelles pistes pour le développement d'une qualité de vie économe en énergie et en gaz à effet de serre, le samedi 19 novembre (Télécom Bretagne de 10h à 17h00).

Rappelons que près de 200 scientifiques spécialistes du climat se sont réunis à Brest, en juillet dernier (relire article du blog du 12/07/2011), pour une réunion de travail préparatoire à la rédaction du prochain rapport du Giec, attendu pour 2014-. le Dr. Rajendra K. PACHAURI, président du Giec participait à ces journées à Brest.
Par ailleurs la ministre de l’écologie a présenté le 20 juillet 2011, le plan français d’adaptation au changement climatique (relire l'article du blog du 21/07/2011).




les 15è entretiens Science et Ethique à Océanopolis Brest, les 17 et 18 novembre 2011 participeront également à cette réflexion de fond notamment sur les Plans Climat-énergie territoriaux et au delà sur la « croissance verte » et son financement et le mix énergétique et les énergies de la mer.
Le thème central sera : "Quelle économie, pour quelle croissance ? : Plans climat territoriaux, aménagement du territoire, technologies de l'information et énergies de la mer".


Rappelons d’ailleurs que Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.


 
 Pour aller plus loin :
Relire également les articles du blogs :
- "Quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ?" du 28/04/2011
- "Guipavas adopte son Agenda 21" du 06/06/2011
- "Les plans climat territoriaux aux entretiens Science et Ethique 2011" du 28/07/2011
- " Le rôle des collectivités locales dans le futur énergétiques de l'union européenne " du 04/08/2011

Consultez l'étude "Villes et marchés du carbone" réalisée par L’OCDE et la CDC Climat - filiale de la Caisse des Dépôts et consignation -.
Relire également l'article du blog du 7/12/2019 : "Pouvoirs et démocratie en Bretagne à l'épreuve du changement climatique à l'horizon 2030", sur le rapport du CESER Bretagne.



(*) Le GIEC est l’organe international de référence sur le changement climatique. Son rapport est le document qui, tous les six ou sept ans depuis 1988, fait le point sur les connaissances et les impacts avérés ou envisageables de l’élévation de la température globale. Le quatrième et dernier rapport date de 2007. Le rapport du groupe scientifique est attendu pour 2013, soit un an avant la publication du rapport de synthèse final.. La rédaction de ce rapport doit durer plus de deux ans. Brest accueillant la deuxième réunion de rédaction, après une première en Chine à l’automne dernier et une prochaine programmée au printemps 2012 au Maroc.

"Le rapport du groupe scientifique est publié un peu en avance de façon à ce que les scientifiques qui étudient les impacts du changement climatique et les aspects socio-économiques puissent s’appuyer sur ce qui est dans ce rapport", a indiqué Jean Jouzel membre du bureau du Giec. Pour le cinquième rapport dans son ensemble, 831 auteurs ont été retenus du monde entier, dont "60% de nouveaux auteurs", a souligné Rajendra Pachauri, président du Giec avec notamment "plus d’auteurs des pays en développement et plus de l’ex-Union soviétique".

Article RH 3B Conseils
Sources : UE / Télégramme / BMO /Giec
Photo et graphique : BMO

lundi 6 juin 2011

Guipavas adopte son Agenda21

Un Agenda 21 local est une démarche participative à l'échelle d'un territoire, qui vise à élaborer et faire vivre un programme d'actions en faveur du développement durable. 



Consciente de l'enjeu essentiel du développement durable pour l'avenir, dès février 2009, la ville de Guipavas située sur le territoire de Brest métropole océane (BMO) s'est engagée dans une démarche d'élaboration de son agenda 21. Un document stratégique définissant actions, objectifs, calendriers de mise en œuvre.


Au terme d’un processus participatif de 21 ateliers composés d’élus, techniciens et citoyens, la Ville de Guipavas vient d'adopter son Agenda 21 avec un programme de 25 actions qui va désormais servir de fil conducteur pour mettre en œuvre ces projets dans une optique de développement durable.

L’Agenda 21 guipavasien comprendra 25 actions regroupées en 5 chapitres :
- les déplacements,
- la sensibilisation au développement durable,
- l’amélioration du cadre de vie,

- l’appropriation de la ville
,
- la solidarité et le « vivre ensemble ».


Les objectifs et la feuille de route votés par le conseil municipal ne seront comme le rappelle la municipalité « réalisables qu’en concertation avec Brest métropole océane. C’est par exemple en matière d’urbanisme, et nous commençons à coordonner nos actions » selon l’adjoint (Florent Gayte) en charge de cet important dossier.

Lutter contre le réchauffement climatique, maintien de la biodiversité et des milieux naturels, renforcement des solidarités ou développement de modes de consommation et de production responsables..., tels sont aussi les objectifs portés par l’Agenda 21 de Guipavas.

Brest métropole océane a adopté en décembre 2009, l’Agenda 21 institutionnel de BMO s’articule autour de quatre axes majeurs et se décline en 33 actions phare.

- Axe 1 :Produire et consommer responsable
Les actions phare :
- Promotion de la biodiversité
- Gestion durable de l’eau dans les territoires

- Leviers de la qualité du service public : lisibilité et évaluation des politiques, transversalité, bien être au travail
- Commande publique responsable
- Développement de l’économie sociale et solidaire

- Une dynamique métropolitaine solidaire


Axe 2 - Concilier les temps de la ville avec ceux de la vie

Les actions phare :
- Diversité des relations entre administration et usagers
- Les temps sociaux au cœur des projets
- Egalité femmes/hommes dans la vie locale

- La mémoire, un atout pour l’avenir
- Place aux personnes en situation de handicap dans la cité
- Mobilités actives dans la cité

- Le tramway, levier de développement durable du territoire

Axe 3 - Conforter la qualité du cadre de vie sur le territoire

Les actions phare :
- Culture et monde du travail
- Vivre ensemble sur l’espace public
- Quelle ville pour demain : quartiers durables, une ville dense et attractive, conception durable des espaces publics, construction du projet urbain avec les acteurs locaux

- Gestion durable des déchets

- Démocratie locale et citoyenneté - Observation de la vie dans la cité

Axe 4 - Echanger avec le monde, du local à l’international
Les actions phare :
- Brest, cité interculturelle
- Contribution à une dynamique de développement durable du pays
- Brest, la mer par excellence
- Plan climat territorial



Relire également l'article du blog du 21 avril 2011 : "les agendas 21 locaux : la Bretagne référence nationale pour la dimension de cohésion sociale"


Rappelons par ailleurs que pour sa 15ème édition des entretiens qui se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest la thématique retenue cette année est " Quelle économie, pour quelle croissance ? : Plans climat territoriaux, aménagement du territoire, technologies de l'information et énergies de la mer ».

Pour en savoir + sur les années précédentes : http://www.science-ethique.org

Article RH 3B Conseils
Source : Télégramme/ Ville de Guipavas / BMO
Photo : Ville de Guipavas

jeudi 21 avril 2011

Les Agendas 21 locaux : la Bretagne référence nationale pour la dimension de cohésion sociale



Lors du séminaire annuel du 13 avril dernier dédié aux Agendas 21 locaux (*) qui s’est tenu au ministère de l’écologie, 47 nouveaux projets de collectivités ont été reconnus, auxquels s'ajoutent 5 projets portés par des parcs naturels régionaux.

Aujourd'hui selon la ministre, "193 collectivités et territoires disposent aujourd'hui d'un agenda 21 local reconnu et nous sommes en avance sur l'objectif de 250 en 2013", ajoutant que 700 agendas 21 locaux étaient engagés en France et concernaient 40% de la population.

Cette cinquième session de l'appel à reconnaissance organisé par le ministère de l'Ecologie a donc battu un record. Pour Michèle Pappalardo, déléguée interministérielle et commissaire générale au Développement durable, "les démarches des collectivités sont de plus en plus stratégiques, de mieux en mieux articulées avec l'ensemble des politiques, la dimension sociale est bien prise en compte et le portage politique fort (...)L'Agenda 21 doit devenir un argument clef dans la promotion des territoires : pourquoi ne pas prévoir un logo spécifique à l'entrée des communes, comme on le fait pour les villes et villages fleuris ?".

Par ailleurs le ministère peaufine ses dispositifs d'accompagnement. Après une expérimentation d'un an auprès de vingt collectivités, il vient de lancer un référentiel pour l'évaluation des agendas 21 locaux qui fournit aux collectivités un cadre commun pour définir et mettre en œuvre un dispositif pérenne d'évaluation de leur démarche de développement durable.

La Bretagne et les Pays de la Loire en référence.

Le ministère de l’écologie entend également encourager les collectivités à renforcer la dimension de cohésion sociale de leurs agendas 21. Ainsi des groupes territoriaux ont été mis en place pour une durée d'un an dans le Nord-Pas-de-Calais et dans trois interrégions (Bretagne-Pays-de-la-Loire, Rhône-Alpes-Bourgogne-Auvergne, Aquitaine-Midi-Pyrénées-Limousin). Ils rassemblent une cinquantaine de collectivités bien avancées dans l'intégration de cette dimension dans leur agenda 21. Ces travaux doivent conduire à proposer des éléments méthodologiques issus de leur expérience et des exemples très concrets de réalisation.

S’agissant de la Région Bretagne, celle-ci est fortement impliquée dans la démarche. Voté à l'unanimité en mai 2008 après une large concertation, son Agenda 21 a été actualisé en 2009-2010 dans ses deux volets : « Région responsable » et « Région partenaire » (juin 2009 pour l'interne, janvier 2010 pour l'externe).Tous les acteurs du territoire breton (collectivités, associations, entreprises, lycées...) sont invités à participer aux différents programmes d'actions pour un développement durable de la Bretagne autour de deux volets :

- « Région responsable » : le premier de ces volets repose sur la seule Région, les actions et le fonctionnement internes de l'administration régionale, et vise à ancrer le développement durable dans les pratiques quotidiennes de l’institution régionale. Il se concrétise par un programme d’actions structuré autour des 4 grandes responsabilités de la Région : sociale, économique, environnementale et dans son mode de fonctionnement (la gouvernance).

- « Région partenaire » : ce second s'inscrit dans les domaines de compétences et d'interventions de la Région et crée un cadre de référence pour permettre à l'ensemble des acteurs du territoire d'orienter leurs actions vers un développement durable de la Bretagne. C’est un bon moyen pour mobiliser la population bretonne et les acteurs du territoire autour d’un programme de développement durable, avec les politiques publiques régionales comme levier d’action. La Région a donc défini un cadre de référence en 4 grands axes, accompagné de 28 fiches thématiques et d’une proposition d’indicateurs de développement durable en Bretagne.
Voir les 4 grands axes et les fiches thématiques.

Pour aller plus loin découvrez également les Agendas 21 des départements bretons notamment celui du Finistère et des agglomérations de la région comme celui de Brest métropole océane (BMO).

(*) Rappelons que c’est lors du Sommet de la Terre en 1992 qu’avait été créé le programme Agenda 21 - adopté par 178 pays -, aussi, dans le cadre de la préparation de la Conférence de RIO 2012 ( 20 juin 2012) célébrant les vingt ans du Sommet de la terre, le ministère de l’écologie va engager dès le mois de mai des ateliers de prospective, ouverts aux acteurs du développement durable dans les territoires.

Article RH 3B Conseils
Sources : Ministère écologie / Région Bretagne

mercredi 19 janvier 2011

Pacte électrique breton : appel d’offre au printemps pour une centrale électrique aux portes de Brest

À plusieurs reprises, au cœur de l'hiver, la Bretagne est passée près de la rupture électrique. L’inauguration du nouveau poste électrique très haute tension 400 000 /225 000 Volts à Calan (Morbihan) constitue pour la Région Bretagne le premier maillon d’une nouvelle politique énergétique, son « filet de sécurité » annoncé dans le récent "pacte électrique breton" et voté récemment par le Conseil régional (voir notamment les articles du blog du 3/11/2010, article du 16/12/2010, article du /01/2011)

Ce programme en trois volets signé par la Région, l’Etat et ses établissements publics, et Réseaux de Transport d’Electricité prévoit un ensemble d’actions concrètes d'actions pour sécuriser l’approvisionnement électrique en Bretagne autour de trois orientations :
- sécuriser le réseau électrique,
- améliorer la maîtrise de la consommation
- développer les énergies renouvelables. Avec un fort engagement de la Région pour développer une filière scientifique et industrielle dans les énergies marines. Elle est désormais lancée, autour de l’éolien posé notamment (500MW autour de Saint-Brieuc).

Il faut noter également que le volet « sécurisation de l’alimentation » prévoit aussi la recherche de solutions pour stocker l’énergie et développer les réseaux intelligents (voir article du blog du 4/11/2010)

Lors de sa visite dans le Morbihan puis en Finistère à l’usine Bolloré (*), le ministre de l’industrie déclarait, s’agissant de la future centrale qui doit être située aux portes de Brest, pour une mise en service en 2015 : «Je lancerai prochainement un appel d'offres au printemps pour une centrale électrique. Cette centrale apportera la puissance électrique supplémentaire nécessaire à la sécurisation de l'alimentation électrique de la Bretagne à l'horizon 2020 (…) et devrait, selon le ministre, répondre à «l'accroissement de la consommation de pointe pendant plus de dix ans».

Cette future centrale qui fait partie du pacte électrique breton sera dotée d’une puissance de 450MW et remplacera les centrales au fioul de Brennilis 295 MW et Dirinon 170 MW. Elle devrait être localisée sur la zone de Lanvian sur les terrains appartenant au SMBI (Syndicat Mixte Brest Iroise) sur la commune de Saint Divy, elle produira 10 % des besoins bretons. A terme, il est prévu par le pacte énergétique que 34 % des besoins de la Bretagne soient couverts par les énergies renouvelables pour les 56% restant la source proviendra de l’extérieur de la Région ( thermique et nucléaire).

Pour le Président de Brest métropole océane (BMO) François Cuillandre « Si le projet fait bien partie d’un tout notamment le développement des énergies marines à Brest , les élus finistériens ne marqueront pas d’hostilité de principe à cette centrale ».

BMO est particulièrement impliquée dans le domaine des énergies marines. Rappelons notamment son action au travers du SMBI dont les quatre partenaires du Syndicat Mixte Brest Iroise sont le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général du Finistère, la Chambre de commerce et d’industrie de Brest et Brest métropole océane mène déjà une politique active pour faire de Brest le port breton des énergies marines.
En effet la production en série d’éoliennes offshore posées ou flottantes demande de grands espaces industriels portuaires, avec un accès direct à la mer depuis le chantier de fabrication ou d’assemblage. Le SMBI est propriétaire des 50 hectares du site du polder sur le port de Brest. Ces 50 ha du polder constituent la principale réserve foncière portuaire d’un seul tenant de l’Ouest de la France et ouvrent des perspectives importantes.


(*) pose de la première pierre de l’usine de fabrication de batteries Batscap pour véhicules électriques du groupe Bolloré. L’usine de batteries d’Ergué-Gabéric (Finistère) portera la capacité de production du groupe à 20 000 batteries par an et permettra, à terme, la création de 300 emplois au niveau local au service de transports innovants propres respectueux de l’environnement.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Pour suivre l'actualité en France et dans le monde sur les énergies de la mer, consultez chaque jour la veille internationale effectuée par le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources : BMO / Région Bretagne / OF/Télégramme

jeudi 9 décembre 2010

« Les Tonnerres de Brest 2012 » : 13 au 17 juillet 2012


Brest (France – UE) - 9/12/2010 - 3B Conseils - Des nouvelles de nos grands partenaires Ville de Brest, Brest métropole océane, Marine nationale... Depuis le début de l'aventure des fêtes nautiques de Brest en 1992, la Marine Nationale apporte son concours à la ville de Brest pour la réalisation la manifestation quadriennale « Les Tonnerres de Brest 2012 ».

Cette extraordinaire manifestation est née à travers l’organisation de rassemblements de bateaux et de fêtes populaires. Pors Beach en 80, 82 et 84. Puis en 1986, 400 voiliers traditionnels se rassemblent à Douarnenez, admirés par 10 000 spectateurs enthousiastes. Ce succès populaire révèle enfin la valeur de la culture maritime. Les collectivités publiques adhèrent à des projets de restauration de bateaux traditionnels et de répliques.

Après Douarnenez 88, les initiatives se multiplient dans le cadre du concours Chasse Marée « Bateaux des côtes de France » en 1990. Chaque association, chaque port est invité à restaurer ou reconstruire les bateaux de son patrimoine : ainsi une centaine de voiliers renaissent à travers des étapes symboliques (pose de la quille, première membrure...) afin de participer au gigantesque rassemblement international de BREST 92. C’était le début d’une grande aventure pour la Ville de Brest où la Marine Nationale est aussi un acteur incontournable.

François Cuillandre, maire de Brest, président de Brest métropole océane et le vice-amiral d'escadre Anne-François de Saint Salvy, préfet maritime de l'Atlantique, ont signé une convention à l'occasion du salon nautique.
Le vice-amiral d'escadre Anne-France de Saint Salvy commandant l'arrondissement maritime de Brest, représentant le ministre de la défense et des anciens combattants, témoigne, a confirmé, au nom de l'Amiral Pierre-François Forissier, chef d'Etat-major de la marine nationale, de l'engagement historique et continu de la marine nationale aux cotés de la ville de Brest dans la réalisation de ces fêtes depuis leur création en 1992.

En 2008, La Marine avait ouvert au public : la frégate anti-sous-marine Tourville, l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée, le bâtiment hydrographique Lapérouse, le remorqueur côtier Buffle, les vieux gréements de la Marine nationale : la goélette Belle Poule, le dundee Mutin et le Yawl La Grande Hermine.

Les métiers de la marine étaient aussi à l'honneur – avec "l'action de l'Etat en mer" et la présence de la Commission d'études pratiques de lutte antipollution (CEPPOL), du Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM), du Service de santé des Armées, des plongeurs démineurs de l'Atlantique, ....

Les partenaires de Brest Evénements Nautiques sont : Brest métropole océane (BMO), la Ville de Brest, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général du Finistère, le Crédit agricole du Finistère, la Chambre de commerce et d'industrie de Brest (CCI), la SOPAB...

Voir ou revoir le vice-amiral Anne-François de Saint Salvy aux entretiens Science et Ethique 2010
Pour télécharger le pré-programme

Pour retrouvez toutes les infos et les photos des fêtes précédentes sur www.fetes-maritimes-brest.fr.

Article : BB

Sources : Marine Nationale / Brest 2012