Le développement d’une pêche responsable et durable et d’une aquaculture durable est au cœur des réflexions engagées notamment par les deux filières. C’est également le sens des travaux qui sont opérés au sein du Pôle Mer Bretagne avec une vision stratégique à trois ans, portant sur la valorisation et la normalisation des produits de la mer.
Au travers de cette initiative ambitieuse se pose notamment de façon non-exhautive les questions touchant à la préservation de la ressource à la valorisation des produits et aux techniques futures pour un pêche responsable.
C’est donc tout l’intérêt de cette réflexion autour de cinq axes majeur de travail :
- l’encouragement des pratiques de pêche respectueuses de la ressource, des hommes et de l’environnement : techniques et engins de capture, meilleure connaissance des ressources, des captures, sélectivité, sécurité ;
- la meilleure valorisation des produits et des co-produits de la mer : développement d’innovations produits, marketing, packaging …, pour une meilleure qualité et traçabilité, valorisation de démarches « pêche durable » (écolabellisation) ;
- la réduction de la dépendance énergétique au gasoil de la flotte existante : le navire (carène, peintures antifouling, les aménagements à bord, les engins de pêche, les comportements…) ;
- le navire de pêche du futur : propre, sûr, économe et pêchant ;
- une meilleure articulation des acteurs au sein des filières.

Cependant pour bon nombre d’acteurs économiques locaux il demeure un écart sérieux entre les ambitions du Grand Emprunt qui favorise de grands projets « emblématiques » et la réalité des projets portés pour la plupart par le tissu économique notamment en Bretagne et constitué de nombreuses PME/TPE des filières Pêche et aquaculture.
Les professionnels font part également de leur sentiment de ne pas être réellement soutenus pour le développement et l’implantation d’activités économiques dans leur secteur.
Néanmoins, cette priorité du Ministère de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche (MAAP) pourrait permettre d’initier certains projets plus structurants, fédérateurs, induisant peut-être quelques investissements sur la pêche ou l’aquaculture.
Il conviendra donc d’ici fin 2010, de voir avec l’appui du Pôle Mer, dans quelle mesure les acteurs de la pêche et de l’aquaculture pourraient présenter de « grands projets » industriels innovants, dans le cadre de cette priorité thématique Produits de la mer.
De même, il est important pour les entreprises de la filière pêche de suivre le contexte réglementaire de la normalisation, avant de pouvoir mettre en marché toute nouvelle innovation produit.

Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !
En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année. La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.
Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.
Voir également l'article du 21 décembre 2009, s'agissant de la réduction de la dépendance énergétique au gasoil de la flotte existante .
Sources : Pôle Mer / RH – 3B Conseils