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lundi 7 février 2011

Nouvelle mission océanographique pour le Beautemps-Beaupré


Après quelques semaines d’arrêt technique (*) avec passage en forme n° 1 du port de commerce de la base de Brest, le bâtiment hydro-océanographique (BHO) de la Marine nationale Beautemps-Beaupré (A758), quitte ce lundi 7 févier Brest, son port d’attache, pour une mission scientifique de plus de neuf mois qui le mènera en Océan Indien.


Le bâtiment hydro-océanographique (BHO) Beautemps-Beaupré (**) effectue aussi bien des missions militaires de la Marine nationale que des travaux d’hydrographie générale pour le (SHOM) – le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine – basé à Brest. Il est mis à disposition du SHOM, 300 jours par an. L'Ifremer, qui l'a financé à hauteur de 5%, l'utilise 10 jours par an.

Cette nouvelle mission de relevés scientifiques, doit permettre de compléter la connaissance des fonds marins dans l’océan indien dans des zones où les informations manquent. Ces relevés constituent en effet des éléments pour assurer la sécurité de la navigation civile et militaire qu'il s'agisse d'unités de surface ou de sous-marins de la Marine nationale qui croisent dans le secteur.

Pour ce déploiement, réalisé par la Marine nationale et le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine, le Beautemps-Beaupré sera armé par ses deux équipages, qui se relaieront en cours de mission. Armé par 25 marins et pouvant accueillir 25 hydrographes, il dispose de 3 laboratoires, 4 salles de travail et de nombreux équipements de recueil de données et de mesures, comme des sondeurs multifaisceaux grands et petits fonds.

Rappelons que l'océan Indien est, aujourd'hui, la principale zone de déploiement outre-mer de la Marine nationale, qui y déploie des forces participant à des opérations de lutte contre le terrorisme, la piraterie ou les trafics illicites. Sans oublier les missions de surveillance et de protection des intérêts et de la ZEE française, notamment menées par les navires positionnés à La Réunion, à Mayotte et dans la nouvelle base d'Abu Dhabi.


(*) Parmi les travaux effectués durant cet arrêt technique, l'augmentation des capacités de transmission : Le Beautemps-Beaupré a reçu une antenne de type VSAT. Abritée sous un dôme de 4 mètres de diamètre, implantée sur le toit de la passerelle. Cet outil permettra d'augmenter le débit des transmissions en direction du Service hydrographique et océanographique de la Marine.
En bassin, le navire a également fait l'objet de travaux sur le sondeur multifaisceaux (rééquilibrage etc.), de contrôle des œuvres vives, des ballasts, de travaux de peinture.


(** ) Le BHO, d'une longueur de l'ordre de 80 mètres et d'un déplacement total de 3 300 tonnes est entré en service en 2003. Ce bâtiment a été construit à Lorient par ALN (Alstom Leroux Naval) et est équipé d'une gondole dans laquelle sont placées la plupart des bases acoustiques des équipements scientifiques, et notamment celles des deux sondeurs multifaisceaux grands fonds et petits fonds.


Article RH 3B Conseils
Sources : SHOM / Marine nationale
Photo : Marine nationale

jeudi 3 février 2011

Journée "Sciences Navales" 2011 : la sécurité maritime

Chaque année, le site de l'École navale accueille, 1250 jeunes marins (690 élèves officiers, 540 matelots et officiers mariniers). Sur le site, une école d'ingénieurs, un centre de recherche naval, une école de formation du marin, l'École des commissaires de la Marine... et une multitude d’activités.

Dans le cursus des élèves-officiers de première année s'inscrit une journée d'échanges intitulée " Journée Sciences Navales" qui a pour objet principal de formaliser le début de leur formation scientifique et de souligner l’importance d’acquérir une solide formation initiale dans ce domaine pour l’exercice de leur futur métier d’officier de marine.

Après s'être penchés sur les frégates multimissions (2007), les drones (2008), les énergies renouvelables et l'éco-conception des navires (2009), l'observation du milieu marin (2010) l'édition 2011 qui se déroule aujourd'hui portera sur la sécurité maritime, les activités et les recherches qui permettent de l'améliorer. (Relire l'article du blog du 10/02/2010 sur la Journée Sciences Navales 2011).

Ce thème est au cœur de l’actualité récente avec la collision, en octobre 2010 entre le chimiquier, le YM Uranus, transportant 6 000 tonnes d’essence de pyrolyse et le vraquier Hanjin Richzad. Les conséquences de cet accident ont été limitées cette fois, mais il faut rester vigilant. Les progrès liés aux structures des navires, tant en construction navale, normes de conception améliorent la résistance et la stabilité des structures flottantes. De même, les systèmes d’information, de géolocalisation et de gestion du trafic ou de flottes permettent de limiter le nombre des accidents. Ce sont ces deux aspects qui seront développés lors de la JSN 2011.

Ce thème est l’objet de nombreuses actions en région Bretagne. Il s’agit en effet de thématiques portées par le Pôle de compétitivité Mer Bretagne au travers de ses groupes de travail : « Sécurité et sûreté maritimes » et « Naval et nautisme ». L’un des objectifs de la commission « navale et nautisme » consiste à réfléchir et aider au développement du « navire du futur ».

Cette journée sera l’occasion de faire un point sur ce sujet et de confronter les points de vue de marins, de constructeurs de navires, d’expert chargé des normes, d’experts enquêteurs après accident et de chercheurs. Elle permettra aussi de découvrir certains travaux de projets de fin d’études des élèves officiers qui traitent de ce sujet.


La journée débute par une conférence générale de présentation du contexte de la sécurité maritime par M. Tallec, Secrétaire général de la Mer. Il présentera les enjeux et la vision du gouvernement sur la sécurité maritime.
Ensuite, M Franscescutto, professeur à l’université de Trieste et membre de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) présentera la vision de l’évolution de la sécurité maritime notamment du point de vue des systèmes.

A l'issue de ces interventions, deux groupes vont se constituer pour traiter en deux temps des sujets complémentaires relatifs à la sécurité maritime.

- Le premier traitera la sécurité maritime par une approche structures et architectures navales. L’évolution des techniques de construction, l’évolution de la réglementation et des contrôles, les critères de stabilité des navires, les doubles coques… Autant de points qui pourront être débattus. Parmi les interventions sont prévues celles de représentants du Bureau Véritas (respect des normes), de la société STX (constructeur), d’un Inspecteur de la sécurité des navires et d’un officier de Marine de la CPPE.

- Le second groupe traitera de la sécurité maritime selon une approche « systèmes d’information ». Le suivi des navires, la gestion des flottes et les outils d’aide à la décision seront présentés. Les évolutions technologiques de connaissance de la situation ainsi que la réglementation, les outils SIG et l’état des recherche dans ce domaine seront abordés. Les intervenants prévus sont : le directeur du CROSS CORSEN (témoignage), un chercheur en SIG de l’IRENAV (Institut de Recherche de l’Ecole navale) (vision recherche), un représentant de DCNS (état des travaux et perspectives d’un constructeur-intégrateur), le directeur de la société CLS à Brest (surveillance des océans par satellite).

En fin de journée, quelques élèves de l’Ecole navale présenteront rapidement leur projet de fin d’étude. Pour terminer une synthèse des débats et quelques compléments seront apportés par un table ronde à laquelle participeront un représentant du BEA Mer (Bureau Enquête accident), un ancien armateur et président de la toute nouvelle Ecole Nationale Supérieure Maritime, un officier de Marine du SSF Brest (Service de soutien de la Flotte) et un représentant du Pôle Mer Bretagne, responsable de la commission « Navire du futur ».

Notons que le blog des énergies de la mer sera présent (comme en 2010) lors de ce forum en mettant à la disposition du public de la documentation sur son activité de veille internationale.
Le blog sera également présent lors des différentes journées portes ouvertes des établissements d'enseignement supérieur brestois ( université et grandes écoles) qui se dérouleront durant ce mois de février.

Pour aller plus loin retrouver les interventions du vice-amiral d'escadre Anne-François de Saint-Salvy, préfet maritime de l'Atlantique aux entretiens Science et Ethique


- 2010 : « ENERGIES, villes et ports de demain » :


Table ronde 2 - "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions"


Revoir l'intervention









- 2008 : "Patrimoine maritime, ressources et économies du littoral. Recherche, nouvelles compétences et nouveaux métiers de la mer" :


Table ronde 3 : "Livre bleu sur la politique maritime de la Commission européenne : Nouvelles ouvertures, nouvelles compétences, nouveaux métiers"


Revoir l'intervention


Retrouver également les informations du blog-media Défense et Environnement


Article RH 3 B Conseils
Sources : Ecole Navale


lundi 19 juillet 2010

Exposition « La Jeanne d’Arc : dernière mission » au Château de Brest


La Jeanne d’Arc est une légende vivante.
De New York à Valparaiso, de Rio à Hong Kong, de Vladivostok à Dakar, ce porte-hélicoptères aura embarqué plus de 15 000 marins et formé plus de 6 400 officiers en 45 ans de service actif et autant de campagnes.

Elle aura ainsi parcouru près d’1,8 million de milles nautiques, soit l’équivalent de 79 tours du monde ou 9 fois la distance Terre-Lune, et effectué près de 800 escales.

Au cours de ce demi-siècle au service de la France, la Jeanne d'Arc a été le témoin actif d'évènements qui ont marqué l'Histoire : catastrophes climatiques, guerres et tensions internationales ou encore plus récemment, piratages maritimes : la "Jeanne" c’était tout cela.

L’ultime campagne
Dernières vagues fendues, derniers miles parcourus, derniers exercices, dernières escales : cette 45e et ultime campagne a eu sans doute une saveur bien particulière dans le cœur des 600 marins qui, pour la dernière fois, ont pris la mer, six mois durant. Accompagnée de la frégate Courbet, la Jeanne d’Arc a encore une fois accompli ses missions : la formation des élèves officiers, le maintien de la paix, la lutte contre les trafics illicites, la sauvegarde maritime et la coopération de défense. 
Mais aujourd’hui, la "Jeanne" passe le relais, le démantèlement est proche.


L’exposition : un hommage en images
Des machines au pont d'envol, des escales au passage de la Ligne, 70 photographies et deux films documentaires retracent l'aventure maritime exceptionnelle de cette dernière campagne.
Plongés dans les entrailles du porte-hélicoptères, deux photographes de la Marine ont pu saisir sur le vif tous les visages de vie à bord et au-delà du bord. Au crépuscule de la vie du navire, leur travail est d’autant plus saisissant et émouvant.


L'exposition est présentée au Musée national de la Marine
 - Château de Brest jusqu'au 31 décembre 2010.

Article RH 3B Conseils
Sources : Musée de la Marine

jeudi 27 mai 2010

Dernier retour de la Jeanne d’Arc à Brest : quatre jours de festivités.

La « Jeanne » et Brest c’est une longue et belle histoire commune qui prendra dans quelques jours. Un chapitre glorieux qui se clôt avec un brin de nostalgie pour les anciens mais aussi l’occasion pour les plus jeunes de découvrir le navire-école de la Marine nationale, pendant qu’il est encore temps.

Quarante-six années de bons et loyaux services, puisqu’elle est entrée en service en 1964, une dernière mission de représentation internationale en 18 escales, qui l’a mené notamment en Afrique, en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, au Québec, et la Jeanne d’Arc rejoint son port d’attache brestois avant d'être désarmée, à partir du 7 juin.

La Jeanne d’Arc (*) a joué durant toutes ses année le rôle d’Ambassade de la France sur les océans mais aussi d'Ambassadrice de Brest accueillant notamment les missions économiques de Brest métropole océane dont celle du 12 au 16 avril 2010 au Québec emmenée par le président de BMO, François Cuillandre, mission organisée conjointement avec le Conseil général du Finistère et la CCI de Brest et le Technopole Brest Iroise (TBI) en association avec le Pôle Mer Bretagne.

Relire également l'article du blog du 4 mai 2010 : " Brest et le Québec renforcent leurs liens dans le domaine des sciences marines".




Le « palmarès » de la Jeanne d’Arc (R97) est impressionnant :

- 1,76 million de milles nautiques parcourus,

- 19000 marins passés à bord,

- 6.400 élèves officiers formés,

- 45 campagnes à la mer,

- 9 tours du monde complet....





Partie de Brest, le 2 décembre, le porte-hélicoptères devrait passer devant la pointe Saint-Mathieu ce jeudi 29 mai vers 13 h 15 et est annoncé à Brest vers 14 h 30.

Amarré au quai Commandant Malbert vers 15 h 00, la "Jeanne » sera alors fêtée comme il se doit, durant quatre jours de festivités au cours desquels, elle sera ouverte au grand public.
La ville de Brest et la Marine nationale, avec de nombreux partenaires, proposeront un programme de festivités de jeudi à dimanche.

Un «village Jeanne-d'Arc» comprenant de nombreux stands, un chapiteau géant, des visites du bâtiment, un défilé aérien, une soirée-débat et un feu d'artifice, des animations musicales….

Si le jeudi 27 est réservé aux familles des marins et officiers embarqués, le vendredi 28 sera celle des anciens de la Jeanne et des écoles.
Les 29 et 30 mai seront ouvertes au grand public.

Les entretiens Science et Ethique s’associent à l’hommage rendu à la Jeanne d’Arc, en se rappelant qu’elle a accueilli à son bord les intervenants et invités des entretiens.

(*) La Jeanne d'Arc mesure 181,38 m de long, 24 m de large et 52 m de haut. Sa masse évolue entre 10 575 t et 13 270 t selon son chargement. Quatre chaudières multitubulaires de type dissymétrique fournissent en énergie le navire et ses quatre turbines. À pleine puissance le porte-hélicoptères pouvait initialement atteindre 27 nœuds (50 km/h).

Sources : Marine nationale / BMO / RH - 3B Conseils
Photos : Crédits photo : C. GLOCK/ DICOD / BMO

mercredi 6 janvier 2010

Réforme de la formation maritime et collaboration avec l’Ecole Navale




Dans son discours au Havre le 16 juillet 2009, le président de la République avait annoncé la création d’une Ecole supérieure de formation maritime ouvrant accès à un diplôme hautement qualifié d’ingénieur de la mer avec comme objectif  de revaloriser le niveau de qualification.

Cette qualification d’ingénieur était inexistante jusqu’alors dans ce secteur d’activité puisque les écoles délivraient, après 3 années d’études, un diplôme d’élève officier de 1ère classe de la marine marchande devant être complété de 9 mois de navigation pour obtenir un premier brevet.

Puis une poursuite du cursus pouvait être envisagée sur une année scolaire, suivie de 8 mois de navigation, afin d’obtenir un Brevet de capitaine de 1ère classe de la navigation maritime.

Le Premier ministre François Fillon, lors des assises de l’économie maritime à Brest (article du blog 3/12/09) déclarait le 2 décembre  dernier : «  il ne saurait y avoir d’activités maritimes dignes de ce nom sans hommes et sans femmes qualifiés. En France, la formation aux métiers maritimes est assurée par des filières spécialisées. Je veux d’abord dire que ce choix, il n’est pas question de le remettre en cause, mais je veux aussi souligner que notre enseignement a besoin d’être adapté. 

C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de créer l’Ecole nationale supérieure maritime, dont le principe vient d’être approuvé par le Parlement. Cette école sera implantée sur les sites des quatre écoles de la Marine marchande. Cette école aura le statut de grand établissement. 


Les écoles des Affaires maritimes qui forment les cadres civils et militaires des affaires maritimes, lui seront également adossées. Cette nouvelle école nous voulons qu’elle vise le plus haut niveau international. Elle formera des officiers de la marine marchande polyvalents, mais aussi des professionnels concernés par l’exploitation des moyens navals et la sécurité de la navigation. Son programme d’enseignement devra lui permettre de délivrer un titre d’ingénieur. 


Notre système doit aussi pouvoir offrir un enseignement de haut niveau en matière de construction navale. Cette une fonction est notamment assumée par l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées. L’évolution de cette école, dans le cadre renouvelé de l’enseignement supérieur, doit être pour nous l’occasion d’étudier la création d’un master de « Génie maritime » en liaison avec les écoles d’ingénieurs brestoises. Je sais que cela répond à une attente forte de votre part. Les armateurs français ont besoin de recruter rapidement de jeunes navigants, et les industriels ont besoin d’ingénieurs pour développer les navires de demain »
.

Le texte portant création de cette Ecole Nationale Supérieure Maritime voté le 23 septembre 2009 par l’Assemblée nationale vise  donc à regrouper les écoles du Havre, de Marseille, de Nantes et de Saint-Malo sous une même entité. Les Ecoles Nationales de la Marine Marchande (ENMM) devenant des sites de l'ENSM  depuis la récente publication de la loi au journal officiel.

L'École Nationale Supérieure Maritime devient donc un établissement public d'enseignement supérieur - placé sous la tutelle du ministre chargé de la mer -  dont la vocation est, notamment, de préparer aux carrières d'officier de la marine marchande. Les règles d'organisation et de fonctionnement de l'ENSM sont encore à  fixer par décret (en cours de préparation en Conseil d'État).

Si de nombreuses dispositions pratiques restent à définir, comme la localisation de sa direction on sait cependant qu’elle fonctionnera à partir des quatre sites déjà existants (Le Havre et Marseille pour la filière A, polyvalente et fière B monovalente (promotion sociale) , Saint-Malo  spécialisé « machine » et Nantes spécialisé « pont »).

Chaque année, les quatre écoles françaises produisent environ 200 officiers sortant avec un diplôme de commandement ou de chef (dont 170 à 180 polyvalents) et 300 avec un diplôme de chef de quart ou d'élève chef de quart (transformé en chef de quart après navigation).


Par ailleurs la nouvelle école nationale entend enrichir le cursus au niveau de la pédagogie et de  la recherche au travers de coopérations renforcées  avec d’autres établissements universitaires ou avec l’Ecole Navale basée près de Brest, sur le site de Lanvéoc-Poulmic.

L’Ecole Navale forme des officiers de Marine , dont les diplômes équivalent  au titre d’ingénieur. L’objectif est de mutualiser les expériences  entre militaires et civils.


Sources :  Ouest-France / RH-3B Conseils

mercredi 25 février 2009

La Jeanne à Djarkata

21 février 2009 - "La Jeanne" arrive à Djakarta
La mission Jeanne-d’Arc est prévue du 21 au 26 février 2009 à Djakarta, capitale de la République d’Indonésie. La croissance de ce pays émergent est de 6% par an. Philippe Zeller, Ambassadeur de France recevra à cette occasion une délégation brestoise de chefs d'entreprises, chercheurs, scientifiques menée par François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest métropole océane et organisée par la CCI de Brest avec Brest Technopole Iroise. Une' rencontre est prévue avec le Gouverneur de Djarkata et de nombreux séminaires sont organisés. Le « pacha » de la Jeanne et commandant du groupe école, est le capitaine de vaisseau Hervé Bléjean. La Jeanne est escortée par la frégate anti-sous-marine Georges Leygues commandée par le capitaine de frégate Guillaume Chové.


Pour en savoir plus sur la politique de l'Indonésie : Les enjeux internationaux émission de Thierry Garcin sur France Culture du 20 février 2009 avait invité François Raillon. Directeur de recherche au CNRS et spécialiste du monde malais. http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/enjeux_inter/, sur les analyses scientifiques sur le tsunami de décembre 2004 avec Marc-André Gutscher à l'occasion des 9ème entretiens Science et Ethique et sur les conséquences du tsunami avec le livre de Jacques Ivanoff.
sources : BBB/3Conseils.com

mardi 30 décembre 2008

Q790 : Nouvel obstacle au départ de l’ex Clemenceau

BREST (France) – 30/12/2008 – 3B Conseils – Tous les quotidiens se font l’écho de la découverte de parasites sur la coque de l'ex-porte-avions qui ne sera accepté en Angleterre, pour être démantelé, que lorsqu'il sera nettoyé. «Il y a un problème d’espèces étrangères sur la coque», a expliqué le capitaine Jerry Drewitt, responsable des ports de Tees et Hartlepool (nord-est de l’Angleterre). «Une algue asiatique, la laminaria japonica, et un mollusque originaire d’Amérique du nord, la crépidule, ont été découverts sur le fond de la coque. Comme ces deux espèces ne sont pas présentes au Royaume-Uni à l’heure actuelle, l’Agence de l’environnement a dit que la coque devait être nettoyée avant que le navire puisse venir ici», a poursuivi M. Drewitt. D’après la préfecture de Brest, les «algues brunes» et les crépidules d’une espèce différente de celles présentes dans le biotope britannique seront «grattée(s) début janvier», ce qui ne devrait pas «prendre plus de quatre jours» dans le cadre des travaux de préparation de la coque.
David Rajjou, l’avocat de l’association brestoise AE2D, a annoncé qu’il demandera, ce jour, la désignation d’un expert judiciaire indépendant. Le Télégramme rapporte ses propos « Cette découverte valide le cœur de notre recours contre la décision de la Drire (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) autorisant l’exportation du navire-déchet vers l’Angleterre. Après la décision de la Drire, qui dépend, je le rappelle, du ministère de l’Environnement, on nous avait assuré qu’il n’y avait aucun problème, que tout était clair... On voit le résultat ! Nous ne faisons pas confiance au communiqué de la Marine nationale au sujet du grattage annoncé et nous réclamons qu’une étude fouillée soit menée ». Jean-Paul Hellequin, de l’association Mor Glaz, ajoute : « Une fois de plus, le départ de l’ex-Clemenceau est différé, pour des raisons qui vont faire rire l’ensemble de l’Union européenne (…) Nos amis britanniques, doivent savoir qu’il y a encore plus grave que ces "parasites" sous la coque. Il y a aussi de grandes quantités d’amiante et d’autres produits toxiques qui ne pourront être traités à Hartlepool. (...) Nos amis d’outre-Manche doivent refuser l’arrivée de cette coque chez eux et prendre enfin conscience que d’accepter ce déchet militaire, serait accepter de traiter, dans le futur, les déchets de ceux qui ne veulent pas le faire chez eux. (...) Une solution existe pour déconstruire l’ex-Clemenceau en France, voire même à Brest ».
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : AFP / Libération / Le Télégramme / 3B Conseils

mardi 16 décembre 2008

La Coque Q790 manque d’eau

PARIS (France) - 16/12/2008 - 3B Conseils – D’après le Télégramme, la Coque Q790 immobilisée dans le port de Brest depuis mai 2006, devrait en définitive y passer Noël 2008. Le chenal d’accès du chantier Hartlepool de la société Able UK où est attendu le navire n’est pas assez profond (www.ableuk.com/ableshiprecycling/index.htm) C’est dans le quotidien " Hartlepool Mail " du lundi 15 décembre, que le Commandant de port de Hartlepool, le Capitaine Jerry DREWETT déclare que " l’Ex-Clemenceau " aurait un tirant d’eau trop important pour rejoindre sa destination. D’après l’autorité portuaire « les importants travaux de dragage en cours pour permettre le remorquage du navire jusqu’à quai ne sont pas terminés». Les données générales de la coque sont : dimension : 265 x 51,20 x 7,50 mètres.
Tirant d'eau en charge : 8,60 mètres (tirant d'air : 62 mètres)

Article : BBB 3B Conseils
Documents de référence : Le Télégramme, Hartlepool Mail, association Mor Glaz, Wikipédia

jeudi 11 décembre 2008

Q790 : va t-elle vraiment partir avant Noël ?


BREST (France) – 11/12/2008 – 3B Conseils – Anne-François de Saint Salvy, a annoncé que le départ de l’ancien porte-avions Clémenceau « pourrait avoir lieu en décembre ». Didier Lépine, de la direction centrale du Service de soutien de la flotte note : « Après l’autorisation de transfert frontalier délivrée fin novembre par la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) et la levée du recours juridique sur cette même procédure côté anglais, la voie est presque libre pour le vieux porte-avions. Il manque encore l’Autorisation d’exporter du matériel de guerre (AEMG). Une formalité parait-il. Le papier viendra des Douanes après réunion d’une commission interministérielle. C’est possible en "quelques jours" ». Europe 1 indique que « le Clémenceau pourrait quitter Brest avant le 20 décembre, mais d’ici là, les écologistes finistériens vont tirer leur ultime cartouche : une attaque du chantier britannique de déconstruction, devant le Tribunal administratif de Rennes, un recours en incompétence ».

L’association « Friends of Hartlepool », avait déposé, mercredi 3 septembre 2008 (article du 5 et du 19 septembre), un recours devant la Haute cour de Londres contre l’agence sanitaire britannique, et avait été débouté. Cette décision de la Cour royale de justice a été renversée en appel. Friends of Hartlepool souhaitait empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau, qui contient de grosses quantités d'amiante, ne soit démantelé sur le chantier de Hartlepool (nord-est) pour des raisons environnementales et sanitaires. Elle accuse l’organe sanitaire britannique HSE d’avoir illégalement autorisé l’entreprise Able UK à démanteler le Q790. L’affaire devra désormais être jugée par la Cour d’appel de Londres.

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : DICOD / Ouest France / Europe 1 / 3B Conseils
Photo (Ouest France): De gauche à droite, Didier Lépine (direction centrale du Service de soutien de la flotte - Marine nationale), Philippe Guégan, commandant de la base navale, Jean-Pierre Condemine (sous-préfet), Anne-François de Saint Salvy (préfet maritime) et Jean-Marc Picard (directeur de la Drire).

vendredi 3 octobre 2008

Avant dernière campagne de la Jeanne d’Arc


BREST (France) – 3/10/2008 – 3B Conseils – Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, partira le 9 décembre de Brest, pour sa mission annuelle avec les élèves officiers de l’École navale.
Le voyage se concentrera sur l’Océan Indien. Pour préserver le navire, mis en service en 1964. La mission a été raccourcie de près d’un mois par rapport à l’année dernière. Il effectuera une première escale du 18 au 22 décembre à Tripoli (Libye) et passera le canal de Suez fin décembre. Une seconde escale est prévue du 3 au 7 janvier 2009 à Djibouti (où la France dispose d’un dispositif prépositionné), il sera du 14 au 20 à Abou Dabi (capitale des Émirats arabes unis) et du 28 janvier au 2 février à Cochin en Inde. L’escale « famille » se fera à Singapour du 11 au 18 février et la Jeanne d’Arc reprendra son périple avec des escales à Djakarta du 21 au 26 février, à La Réunion 11 au 16 mars (la frégate Georges Leygues sera à Maurice), Aquaba en Jordanie du 1er au 6 avril, Civitavecchia du 14 au 18 avril et Lisbonne du 27 avril au 2 mai. « Zones d’instabilité mondiale, principales artères commerciales, carrefours de tous les trafics (drogue, arme, piraterie), le groupe sera prêt à apporter son soutien dans toutes les circonstances », assure le commandant Hervé Le Bléjean. Le navire retrouvera le port de Brest le 5 mai 2009 après 4 mois de voyage.
Une visite du Jeanne d’Arc est organisée dans le cadre des entretiens Science et Ethique 2008 le 15 octobre.

Article : SLG 3B Conseils / VR 3B Conseils
Documents de référence : Commandant Jeanne d'Arc / 3B Conseils
Photo : Porte-hélicoptères Jeanne d'Arc

vendredi 19 septembre 2008

Le collectif brestois Mor Glaz s’oppose à l’exportation de la coque Q790


HARTLEPOOL (Grande-Bretagne) – 19/09/2008 – 3B Conseils - Le 5 septembre, nous vous annoncions qu’une association britannique avait déposé, mercredi 3 septembre 2008, un recours devant la Haute cour de Londres contre l’agence sanitaire britannique, qui avait autorisé l’arrivée de la coque Q790. L’association Friends of Hartlepool souhaitant empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau ne soit démantelé sur le chantier de Hartlepool (nord-est).
Jean-Paul Hellequin, représentant syndical de la CGT des Marins, et président de l’association Mor-Glaz, s’est entretenu avec Gavin Sullivan, l’avocat représentant l’association britannique. Ce témoignage a été déposé par l’avocat le 2 septembre 2008 à la Haute cour de Londres. L’avocat conclut sa déposition ainsi : « Après l'entretien avec M.Hellequin et les informations consignées dans cette déclaration, il me paraît que la France dispose d'installations sécurisées pour désarmer en toute sécurité le Clémenceau et de le désamianter. En conséquence, en considérant l'existence d'alternatives fiables pour le désarmement, le démantèlement et le désamiantage dans le pays d'origine, je considère que l'Administration de la Santé et de La Sécurité a fait une erreur en octroyant une dérogation permettant à Able UK d'importer le Clémenceau (et son amiante contaminée) au Royaume-Uni. »
Le collectif Mor Glaz (Mer Bleue), créé en 2000 suite à l'accident de l'Erika, défend l'environnement maritime et a fait campagne pour que le gouvernement français donne l'autorisation de démanteler le Clémenceau à Brest. Dans son entretien Jean-Paul Hellequin affirme sont opposition à l'exportation de la coque Q790 vers le Royaume-Uni pour être désarmer. Selon lui il y a en France des installations capables de démanteler de façon sécurisée et de débarrasser l'amiante du Clémenceau. Des installations pourraient également exister pour le démantèlement du Clémenceau dans le port de Brest où il est actuellement à quai. Il rappelle que le Groupe Brest Force Plus a été crée à l'initiative de la Société SIB (une compagnie de désamiantage) et du Goupe Guyot Récupération de Brest (une compagnie de recyclage des métaux) afin d'établir un chantier destiné au démantèlement et au désamiantage dans le port de Brest, avec la capacité de démanteler un navire de la taille du Clémenceau.
Vous pouvez lire la déclaration et sa traduction dans son intégralité sur le site de Mor Glaz : ICI.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Mor-Glaz / 3B Conseils

vendredi 5 septembre 2008

Rebondissement pour la coque 790 toujours en attente à Brest


LONDRES (Grande-Bretagne) – 5/09/2008 – 3B Conseils - Une association britannique a annoncé avoir déposé, mercredi 3 septembre 2008, devant la Haute cour de Londres un recours contre l’agence sanitaire britannique qui avait autorisé l’arrivée de l’ancien porte-avions. En effet, The Health & Safety Executive (HSE), l'agence gouvernementale anglaise chargée de la sécurité et de la santé, avait accordé au groupe Able UK ltd l'autorisation exceptionnelle d'importer les 700 tonnes de matériaux amiantés de la coque Q790. L’association souhaite empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau ne soit démantelé sur le chantier de Hartlepool (nord-est).
Pour Jean Kennedy, militante de l'association Friends of Hartlepool et à l’origine de la plainte : "Le HSE a accordé une dérogation spéciale pour permettre à ce navire fantôme toxique et à sa cargaison mortelle de venir dans notre petite communauté", "Nous pensons que c'est commettre une grave injustice que de forcer une petite ville, qui a déjà supporté de manière disproportionnée les conséquences néfastes d'industries polluantes et affiche un taux de cancer parmi les plus élevés du Royaume-Uni, à accepter les déchets toxiques de la France." Elle rappelle que la France disposait des installations nécessaires pour le démantèlement du navire et que l'Angleterre n'a pas à subir, dans ses chantiers de Harlepool, l'arrivée de nouveaux matériaux polluants. Les "Friends of Harlepool" mettent en avant le taux déjà très élevé de cancer dans la région qui accueille de nombreuses industries polluantes. Les avocats de l'association ont demandé un examen en urgence du recours car la société Able UK a anticipé une arrivée de l'ex-fleuron de la marine française vers la fin de l'été. L'audience devant la Haute cour de Londres devrait donc se tenir à la fin du mois. La coque Q 790 attendra l'issue du jugement dans le port de Brest.
En juillet dernier, la société britannique Able UK avait remporté l'appel d'offres du démantèlement de la coque Q 790. En service entre 1961 et 1997, l’ex-Clemenceau contient près de 700 tonnes d’amiante. Sur les cinq sociétés qui étaient en lice pour ce marché : le belge Galloo Recycling, l'Italien Simont (rapidement éliminé) et les français Sita-Suez et Veolia Propreté, Able UK ltd. n'était pas présenté comme favori pour l'obtention du chantier du contrat. La Voix du Nord relevait que « c’est finalement le prix qui a départagé les candidats. Si les devis étaient sensiblement équivalents, celui des Anglais était quatre fois moins cher ! L’écart du prix s’explique notamment par le fait que la société anglaise Able UK Ltd se charge elle-même du désamiantage du navire de 24 200 tonnes », alors que Sita, Veolia et Galloo faisaient appel à une tierce société pour effectuer ces travaux. La société Able devrait toucher « entre 2,5 et 4 millions d’euros », selon le Financial Times. Si l’association britannique obtenait un jugement favorable, la France serait-elle obligée de renouveler l’appel d’offre ?

Retrouvez les présentations de Taïsei Miura, directeur marketing et environnement Veolia Propreté et Frédéric Tostain et Laurent Galtier de Sita-Suez présentés lors de la deuxième conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » le 30 mai 2008 sur notre site : 3B Conseils

Article : BBB / Sonia Le Gouriellec 3B Conseils
Documents de référence : The Daily Telegraph / DICOD / 3B Conseils / sites liés
Photo : Le Clemenceau (Sipa)