vendredi 13 novembre 2009

Le Conseil général du Finistère consulte sur le développement durable


En juillet 2006, le Conseil général du Finistère adoptait son Agenda 21, un programme d’actions mettant ses missions en conformité avec les principes du développement durable.
L’Agenda 21 c’est un programme d’actions propre à chaque institution, qui met en pratique les principes du développement durable, conjuguant donc économie, progrès social, et protection de l’environnement.

Au terme de trois années d’existence ces initiatives, ayant irrigué tous les secteurs de l’institution départementale, ont permis des évolutions concrètes dans ses multiples interventions.

Ainsi, de nombreuses politiques ont ainsi évolué : logement, petite enfance, déplacements, tourisme, politique de l’eau, refonte des aides à l’agriculture.
Des interventions nouvelles sont apparues pour répondre aux questions énergétiques et au réchauffement climatique.

120 actions avaient été annoncées en 2006, trois ans plus tard, ce sont en fait 180 concrétisations qui ont été engagées.

Dans l’agenda 21 du Conseil général, cinq enjeux majeurs ont été retenus comme des orientations prioritaires :
- renforcer les solidarités ;
- construire une économie solidaire et responsable ;
- favoriser un développement territorial équilibré et ouvert sur le monde
- participer et anticiper pour prévenir
- mobiliser par l’exemple


C’est dans ce cadre que le Conseil général à engager une série de consultations des Finistériens au travers de réunions publiques et participatives et par le biais d’une enquête internet « donner votre avis » .

Définir les projets en y impliquant les citoyens, c’est l’idée de ces rendez-vous ouverts au public .

Le souhait du Conseil Général est triple :
- présenter les avancées dans la prise en compte du développement durable,
- sensibiliser aux enjeux du développement durable,
- et surtout, permettre de recueillir l’avis des citoyens.

Chacun des rendez-vous est l’occasion d’approfondir un enjeu pour demain :
- Quelle cohésion sociale ?
- Comment faire face aux enjeux écologiques ?
- Quelles réponses face au défi démographique ?
- Quelle économie, quel aménagement pour un Finistère durable ?…

Pour son président Pierre Maille, l’agenda 21 du département « c’est un concept qui combine un développement nécessaire pour assurer à tous une qualité de vie satisfaisante, avec le respect de l’environnement, le maintien de la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique, ainsi qu’avec la réduction des inégalités et la solidarité avec les générations futures. »

La prochaine réunion participative dont avec pour thème " Agir pour le climat et l’environnement, - Produire et consommer autrement – Renforcer les solidarités " se tiendra à Quimper à la Maison du département le mardi 17 novembre à 20 heures.


Sources : Conseil général du Finistère / RH – 3B Conseils

jeudi 12 novembre 2009

Les entretiens Science et Ethique à l'émission THALASSA : "Après nous le déluge ?"



Après l’émission « Ça va chauffer », diffusée en mai 2007 qui mesurait les risques que le réchauffement climatique faisait courir à la planète, Thalassa propose, à quatre semaines de la conférence des Nations-unies sur le climat, ce vendredi 13 novembre sur France3, une émission spéciale depuis Copenhague au Danemark : « Après nous le déluge ? ».

Thalassa dressera ainsi un état des lieux sur ce qui est fait et surtout sur ce qui reste à faire pour ralentir un processus inexorable. Pour qu’après nous, ce ne soit pas le déluge…

C’est une certitude, le réchauffement de la planète est en marche et le niveau de la mer va monter d’un mètre au minimum d’ici 2100.
Les émissions de gaz à effet de serre doivent impérativement baisser de moitié d’ici 2050.

Dans le cadre de cette émission spéciale, les entretiens Science et Ethique sont les invités de Thalassa avec l’interview de Professeur Michel Ricard, Président des entretiens Science et Ethique. Les entretiens avaient pour thème en octobre 2009 à Océanopolis-Brest : " l'Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer".

L’année 2009 est capitale en matière de lutte contre le changement climatique. C’est en effet lors de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui aura lieu du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague que les 187 pays signataires de la Convention sur le climat devront négocier l’après Kyoto en dégageant un accord pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à partir de 2013.

L’heure n’est plus au bilan, il est à l’action !

La Commission européenne a déjà fixé des objectifs pour 2012 :
 les « 3 fois 20 ».
En effet, le paquet législatif "énergie-climat" a fait l'objet d'un accord politique entre les 27 chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008 avant d’être adopté par le Parlement européen et le Conseil des Ministres en décembre 2008.

Ce plan d'action qui entend mettre en place une politique commune de l'énergie et lutter contre le changement climatique vise à atteindre d'ici 2020, l'objectif ambitieux des "3 fois 20" :
- une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre
- une amélioration de 20% de l'efficacité énergétique,
- une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie de l'UE.

Tels sont les enjeux de la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain.

Pour l’humanité, c’est une occasion historique de se mesurer à un vrai  défi et de le résoudre de manière décisive, si l’on veut éviter que le changement climatique ne tourne au chaos climatique.

Nous vous invitons à suivre la diffusion de cette émission du 13 novembre à 20h35.

Retrouvez également sur le Web :
les 3 questions au Professeur Michel Ricard et à Brigitte Borneman, déléguée générale des entretiens et fondatrice de 3B Conseils sur le site de Thalassa

Sources : Thalassa – France3 / RH- 3B Conseils

mardi 10 novembre 2009

Les assises régionales de la pêche : la Bretagne fait ses propositions sur la réforme de politique commune des pêches.



La présentation par la Commission européenne, le 22 avril 2009 du Livre vert sur l'avenir de la pêche avait soulevé des inquiétudes et d’interrogations sur la réforme de la politique commune des pêches (PCP).

Au travers de la réforme de la PCP, le commissaire Joe Borg entend en effet peser sur tout un dispositif notamment pour élaborer une politique plus simple et moins coûteuse, réduire les capacités, éliminer les rejets et impliquer plus encore la profession dans la gestion de la ressource.

Parallèlement comme nous l’évoquions ici le 30 juillet dernier, le Livre vert ouvre une consultation avec toutes les parties concernées qui durera jusqu'au 31 décembre 2009.
A la suite de cette consultation, la Commission européenne présentera une proposition de réforme de la politique commune des pêches qui devrait être définitivement adoptée en 2012 et entrer en vigueur en 2013.

S’agissant des inquiétudes soulevées par les conclusions et recommandations du Livre vert, elles sont à l'origine des Assises de la pêche lancées le 5 octobre dernier par, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire.

Ces Assises qui sont déclinées dans les régions maritimes sont l’occasion pour les différents partenaires de la filière d’élaborer des propositions sur la réforme de la PCP.

Pour ce qui concerne la Bretagne elles se sont tenues à Quimper, le 6 novembre avec les représentants de la filière, des services de l'État et les associations œuvrant dans le domaine environnemental.

Pour André Le Berre, le président du comité régional des pêches, qui considère dans un entretien au Télégramme, qu’ «Il y a eu un manque de concertation lors du Grenelle de la mer où il y avait bien quelques représentants de la pêche. Mais ils ne représentaient pas l'avis général de la profession. Cette fois, les choses sont différentes. Cela donne la possibilité aux pêcheurs de s'exprimer sur la PCP des dix dernières années et sur ce qu'ils attendent de la politique européenne pour les années à venir.»

Tous les sujets y sont discutés «environnement, encadrement, gouvernance, marchés » avec un regret pour André Le Berre toutefois que « le volet social ne soit pas abordé ».

Les propositions formulées lors des différentes Assises régionales seront reprises les 25 et 26 novembre, lors des tables rondes nationales qui conduiront à une synthèse générale par thèmes.

Puis, ces travaux feront l’objet d’une restitution nationale par le ministre de la Pêche, à l'occasion des Assises de l'économie maritime et du littoral organisées à Brest les 1er et 2 décembre prochains avec notamment la présence du Premier ministre François Fillon, parmi la cinquantaine de personnalités attendues.

C’est ce mémorandum français sera ensuite transmis à la Commission européenne avant la fin de l'année.

Par ailleurs nous invitons nos lecteurs à retrouver deux interventions essentielles pour mieux comprendre les enjeux  :
- André Le Berre, président du Comité régional des pêches de Bretagne, aux entretiens Science et Ethique 2004  : «  La pêche et les avancées scientifiques »

- Gérald Hussenot, Secrétaire général du Comité régional des pêches de Bretagne aux entretiens Sciences et Ethique 2009 Changement climatique, énergies de la mer, impacts sur l’environnement.

Enfin dans le cadre des Journées Science et Ethique découverte 2009, organisées par 3B Conseils avec le soutien du Rectorat de Rennes, les 1er et 2 octobre à Concarneau la programmation avait retenue cette année le thème :
« A la pêche aux déchets ! la gestion des déchets dans la filière pêche et la valorisation des co-produits de la pêche ».


Sources : Comité des pêches / Commission européenne / Le Télégramme / RH – 3B Conseils.

vendredi 6 novembre 2009

« La Boudeuse » et la mission "Terre-Océan" au départ de Brest



Actuellement amarrée au Port du Château à Brest, le trois-mâts « La Boudeuse » appareillera, dès que les vents lui seront favorables, pour une mission "Terre-Océan" de deux ans. dans le cadre des actions du Grenelle de la mer.

Il s’agit d’une mission officielle pour le compte du Ministère de l’écologie de l’énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM).
Le ministre Jean-Louis Borloo a en effet signé une « lettre de mission » au Capitaine Patrice Franceschi qui n’est pas sans rappeler l’évocation historique due celle que reçue par Louis-Antoine de Bougainville, pour son voyage autour du monde, de 1766 à 1769 sur…, »La Boudeuse » !

Bougainville était alors le premier des navigateurs à emmener avec lui des « savants » et le premier à s’aventurer sur les mers pour des raisons purement scientifiques.

La mission "Terre-Océan" est, aujourd’hui, l’une des réalisations de « terrain » du  Grenelle de la Mer dont le point de départ a été donné à bord de La Boudeuse le 27 février 2009 à Paris.

Les préoccupations du « Grenelle de la mer » sont multiples et reflètent l’ambition de préserver l’avenir de la planète pour les générations futures : défense de l’environnement et de la biodiversité, lutte contre le réchauffement climatique, développement durable, maîtrise de l’énergie, etc.

C’est dans ce cadre que la mission "Terre-Océan" doit se consacrera aussi bien aux problématiques des océans qu’à celles de la terre elle-même, puisque celle-ci génère des fleuves qui en sont le prolongement. D’où le nom de cette mission qui relie ce deux mondes.
Elle s’effectuera de l’Amérique du sud à l’océan Pacifique, après le passage du cap Horn en décembre 2010.

Les missions scientifiques qui ont été assignées à la Mission Terre-Océan ont été établies par un comité scientifique composés de membres de la Société des explorateurs français et de la Société de géographie, faisant appel aux principales institutions scientifiques françaises dont  :
- le CNRS
- l'IRD
- le Muséum d’histoire naturelle ...

Les deux zones géographiques dans lesquelles se dérouleront ces missions sont :
- les grands fleuves d’Amérique du sud – Amazone, Orénoque, Paraná et canaux de Patagonie durant la 1ère année,
- les îles du Pacifique affectées par la montée des eaux dû au réchauffement climatique – Polynésie, Micronésie et Mélanésie – pour la 2nde année.

Au-delà des études scientifiques, la mission "Terre-Océan" participe aussi au mouvement de sensibilisation du public aux objectifs environnementaux du grenelle de la mer. l’expédition produira ainsi des séries de films et de reportages destinés au grand public.

Dans ce cadre de sensibilisation du public nous rappelons pour mémoire que lors de la phase de concertation des acteurs au sein des groupes de travail, Brigitte Bornemann-Blanc (gérante de 3B Conseils et déléguée générale des entretiens Science et Ethique ) avait été auditionnée le 5 mai dernier, par le groupe 3 « Partager la passion de la mer » du Grenelle de la mer, présidé par Christian Buchet, professeur Académie de marine, chaire d’histoire de la marine.


Sources : Mission Terre-Océan / MEEDDM / Photo La Boudeuse - Mission Terre-Océan / RH – 3B Conseils

jeudi 5 novembre 2009

19 projets dans les énergies de la mer .... et beaucoup de questions en suspens...


Les Rencontres Internationales du Havre qui viennent de se tenir durant deux jours, les 3 et 4 novembre, ont réuni les différents acteurs et décideurs territoriaux, économiques, journalistes sur des thèmes touchant à l’avenir des activités maritimes au développement durable et aux territoires maritimes.
Le thème des 3è rencontres du Havre était « L’éolien en mer ».

Les entretiens Science et Ethique et 3B Conseils participaient aux travaux et présentaient également à cette occasion l’exposition «  les énergies de la mer : l’Or bleue ».

Lors de ces débats sur l'éolien offshore, l'Ademe a communiqué le 4 novembre, l'indication suivante :
19 projets ont été remis le 15 octobre dernier et ils sont répartis de la manière suivante :
- les hydroliennes (énergie des courants marins)
- l’éolien offshore flottant (et pas l'éolien offshore fixe)
- les machines houlomotrices ou l’énergie des vagues et de la houle
- l’énergie thermique des mers (ETM)

Il s'agit donc d'un succès... mais quelques remarques me semblent importantes :

1 - le fond démonstrateur de 400 millions d'euros, annoncé à l'été 2008,  lancé en 2009 et clôturé depuis 20 jours n'est pas alloué exclusivement aux énergies de la mer. Une grande partie concerne la captation et l'enfouissement du CO2, la biomasse ou le stockage de l'énergie ... ce qui pourrait réduire de manière importante les financements des projets "démonstrateurs", alors qu'elle part sera réellement attribuée aux énergies renouvelables de la mer ?

2 - la société civile n'est pas représentée par les syndicats ou fédérations concernés par les énergies renouvelables, et les décisions sur les projets retenus par le Fond est gouverné aujourd'hui par un comité de pilotage, composé du MEEDDM et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, pourra-t-on connaître les critères d'attribution pour les projets retenus ou rejetés ?

3 - les AMI (Appels à Manifestation d'Intérêt) pour la production d'électricité renouvelable ont été créés en 1995. Il semblerait qu'aucune évaluation n'ait été menée ou demandée sur les résultats effectifs, en sera-t-il de même pour le fond démonstrateur ?

4 - qui va payer les raccordements situés sur le domaine public maritime entre le démonstrateur et la terre pour que la démonstration soit effective ?


liens : blog des énergies de la mer 12 juin 2009.

sources : BB/3B Conseils - Ademe - MEEDDM

mercredi 4 novembre 2009

Procès en appel de l’Erika : l'audition des présidents des collectivités territoriales touchées



Nous évoquions ici le 2 octobre dernier l’ouverture du procès en appel de l’Erika. L’audience du 3 novembre marque une étape avec l’audition des représentants des collectivités territoriales touchées par la catastrophe écologique en décembre 1999.

En effet, sept collectivités territoriales et une communauté d'agglomération (*) ont fait appel du jugement rendu le 16 janvier 2008 par le TGI de Paris et décidé d’unir leurs intérêts en appel.

Elles poursuivent le but d’obtenir de la Cour d’appel de Paris, la confirmation d’une jurisprudence qui a créé en droit français la notion de «préjudice écologique».

Lors de l’audience du 3 novembre, le président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian , le président de la région des Pays de la Loire, Jacques Auxiette comme le président du Conseil général du Finistère, Pierre Maille, notamment ont demandé que leurs collectivités soient indemnisées au titre du préjudice écologique pour le naufrage de l'Erika. En 2008, pour la première fois en France, la justice avait reconnu l'existence d'une « atteinte à l'environnement ».

Si lors du procès en première instance, le préjudice écologique avait été reconnu pour le seul département du Morbihan pour 1 M€ et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) pour 300.000€, en appel chacune des régions ( Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes) réclament 30M€ au titre du préjudice écologique, tandis que le département du Finistère, réclame 10M€ de préjudice écologique et 2 M€ pour l’atteinte à l’image du département notamment dans le domaine touristique.

Le président Le Drian a rappelé au cours de l’audience que la région Bretagne cofinance avec l'État, dans le cadre des contrats de plan et les contrats de nature, des actions en matière environnementale, ce qui constitue la preuve que les collectivités sont, elles aussi, « garantes du patrimoine écologique ».

Dès lors Il est essentiel que «la responsabilité collective de l'ensemble de la chaîne de transport», dont celle de Total (affréteur de l’Erika) soit confirmée sur le plan pénal.

Pierre Maille, président du Conseil général du Finistère, a souhaité pour sa part que le jugement soit «sévère, afin, nous l'espérons, de dissuader de futures pollutions».

Le bilan de la catastrophe de l’Erika :
- 21 000 oiseaux mazoutés comptabilisés en seulement quinze jours,
- 74 000 volatiles recueillis au total, dont seulement 32 000 étaient vivants,
- 2 000 oiseaux relâchés dans la nature…
- 61 espèces touchées, dont 60 000 guillemots, espèce menacée, et une population totalement et durablement éradiquée, l’Eder à duvet…

Ce triste inventaire établi lors l’audience du 2 novembre montre l’étendue de la catastrophe écologique Aujourd’hui les experts s’accordent à estimer que la réparation du préjudice écologique est désormais techniquement possible. Il convient de se rappeler que, après la marée noire de l'Exxon-Valdes en Alaska, le juge américain avait alloué 2,5 milliards de dollars pour les seuls dégâts causés à l'environnement.

S’agissant du jugement en première instance, Total, Rina, l'armateur de l'Erika Giuseppe Savarese et son gestionnaire Antonio Pollara avaient été condamnés solidairement en première instance à 192M€ de dommages et intérêts.
Ils avaient également reçu l'amende maximale: 375.000 €, pour les personnes morales, 75.000 € pour les personnes physiques.

Le parquet général prendra ses réquisitions le 10 novembre quant au procès en appel, il devrait s'achever le 18 du même mois.

(*) les sept collectivités territoriales et une communauté d'agglomération sont : - la région Bretagne - la région des Pays de la Loire - la région Poitou-Charentes - le département du Finistère - la commune de Saint-Nazaire - la commune de Ploemeur - la commune de Quimper - Cap l’Orient

Pour en savoir plus et suivre le procès en appel


Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens Science et Ethique 2000, ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".




Sources : Conseil régional de Bretagne / Conseil régional des Pays de la Loire / Le Télégramme / RH – 3B Conseils

mardi 3 novembre 2009

OSPAR prépare une évaluation complète de la santé de l'Atlantique du Nord-est




La Convention OSPAR est l’instrument légal actuel qui guide la coopération internationale pour la protection de l’environnement marin de l’Atlantique du Nord-Est.

Les travaux au nom de la Convention sont menés par la Commission OSPAR, composée des représentants des gouvernements des 15 Parties Contractantes et de la Commission Européenne, représentant l'Union européenne.

la mission de l'OSPAR est de conserver les écosystèmes marins et de protéger la santé humaine en Atlantique du Nord-Est :

- en prévenant et en éliminant la pollution ;
- en protégeant l’environnement marin contre les effets néfastes des activités humaines ;
- en contribuant à l’usage durable des mers.

Bilan de santé 2010 : donnez votre avis !

- OSPAR prépare une évaluation complète importante de la santé de l'Atlantique du Nord-est, qui orientera les futurs besoins en matière de protection de l'Atlantique du Nord-est. Vous pourrez commenter le projet de bilan de santé 2010 lors d’une consultation électronique qui se déroule entre le 1er et le 30 novembre 2009.

- OSPAR is preparing a major holistic assessment of the quality status of the North-East Atlantic to direct future needs for the protection of the North-East Atlantic. You will be able to comment on a draft Quality Status Report 2010 in an electronic consultation on 1-30 November 2009.

Cliquez / Click

Le bilan de santé est une évaluation holistique scientifique de la qualité de l'environnement marin de l''Atalantique du Nord-est. Il évalue aussi les progrès accomplis par OSPAR pour atteindre les objectifs de ses stratégies sur la biodiversité et les écosystèmes, l’eutrophisation, les substances dangereuses, l’industrie offshore du pétrole et du gaz et les substances radioactives.

Le bilan de santé a pour objectif d’orienter les futures politiques de protection et de conservation de l’environnement marin de l’Atlantique du Nord-est et sera lancé lors de la réunion ministérielle d’OSPAR en 2010 qui se tiendra à Bergen en Norvège du 20 au 24 septembre 2010.

Il fournira aussi une composante majeure de l’évaluation initiale que doivent préparer les états membres de l’Union Européenne dans le cadre de la directive-cadre européenne « Stratégie pour le milieu marin ».

L’objet de cette consultation est le rapport de synthèse du bilan de santé 2010 qui a été préparé pour les décideurs et le grand public. Il résume 10 années de travaux d’évaluation conduits par les parties contractantes à la Convention OSPAR, dans le cadre du programme conjoint d’évaluation et de surveillance. Les évaluations thématiques sur lesquelles le bilan de santé 2010 est basé sont accessibles à titre d’information.



En savoir plus....

La Convention de Paris (1992) pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est, dite Convention OSPAR, a été signée à Paris le 22 septembre 1992.
Elle est née de la fusion de la Convention d’OSlo (1972) traitant de la prévention de la pollution marine par les opérations d’immersion, et de la Convention de Paris, traitant des rejets d’origine tellurique.


Ratifiée par tous les pays riverains de l’Atlantique Nord-Est (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Irlande, Islande, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, la Suède), plus le Luxembourg, la Finlande, la Suisse, et la Communauté Européenne, elle est entrée en vigueur en mars 1998. 


Elle a repris les mandats des Conventions antérieures, et en a élargi l’approche dans le sens des dispositions prises lors des réunions de la Conférence des ministres de l’environnement des pays riverains de la Mer du Nord (Nord-Sea Conference).


Les Objectifs...


L’objet de la Convention est de fédérer les moyens de connaissance et d’action des Parties contractantes pour, globalement, assurer la meilleure conservation possible de cet espace marin, dans un esprit de développement durable.

Les 5 annexes à la Convention révèle la démarche qu’elle s’impose.

Annexe I, sur la prévention et la suppression de la pollution provenant de sources telluriques reprend les dispositions de la Convention de Paris (1974).

Annexe II sur la prévention et la suppression des pollutions par les opérations d’immersion et d’incinération en mer reprend ceux de la Convention d’Oslo.

Annexe III est spécifique aux activités offshore, contrôle des pollutions résultant de ces activités et élimination des plates-formes désaffectées.

Annexe IV porte sur l’évaluation du milieu marin. Elle prévoit un bilan périodique de l’état du milieu en regard des activités humaines et des efforts accomplis pour en limiter l’impact.

Annexe V sur "la protection et la conservation des écosystèmes et de la diversité biologique de la zone maritime" (dite annexe biodiversité) a été adoptée par les ministres à Sintra en 1998. Elle est entrée en vigueur le 30 août 2000.

Modes de travail...

Tous les cinq ans, une conférence ministérielle arrête la politique et le programme de la commission. 
La commission qui réunit les représentants des Parties contractantes, met en œuvre cette politique. 


Une quinzaine de groupes de travail se réunissent formellement, auxquels participent les organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Ils préparent, en vue de leur adoption par la commission, des lignes directrices (concernant notamment les bonnes pratiques environnementales et les méthodes conjointes d’évaluation), des recommandations et des décisions. 


Ces instruments sont les mesures communes que doivent prendre les Parties contractantes pour maîtriser les atteintes au milieu marin. 
La Convention OSPAR a intégré les mesures équivalentes élaborées par les anciennes Convention de Paris et d’Oslo.

Ainsi, une réunion du Groupe de travail sur l'impact environnemental des activités humaine se réunit à BREST du 3 au 6 novembre.




Sources : OSPAR / MEEDDM / RH-3B Conseils

jeudi 29 octobre 2009

Le Conseil général des Côtes-d'Armor promeut la culture scientifique et technique océanique.

Remise du Prix scientifique "Christian Le Provost, Océnographe"


le 23 octobre dernier, le président du Conseil Général des Côtes d'Armor, Claudy Lebreton a remis le premier prix "Christian Le Provost, océanographe" (*) au lauréat Fabrice Ardhuin, ingénieur au Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM) à Brest en présence de Dominique LE QUEAU, directeur de l'INSU et des représentants du monde scientifique.




Fabrice Ardhuin (34 ans) explore, parmi les thématiques délaissées par la recherche océanographique en France, les sujets susceptibles de faire avancer l'océanographie opérationnelle. Ces développements ouvrent une nouvelle ère d'applications pour la prévision des vagues, de la télédétection à la modélisation des courants à la surface de l'océan. Il est l'auteur de 35 publications dans son domaine de recherches.



Ce prix doté de 7 000 € (financé cette année par le Conseil général des Côtes-d'Armor), a été décerné par un jury international de scientifiques. Il est destiné à promouvoir la recherche en dynamique océanique dans toutes ses dimensions (climat, écosystèmes marins, exploitation des ressources minérales, vivantes ou énergétiques dans les systèmes côtiers et hauturiers etc.). Il vise à récompenser un jeune chercheur qui aura contribué significativement par ses travaux au développement de connaissances et d'applications.



Le Conseil général des Côtes-d'Armor promeut la culture scientifique et technique océanique. Il est impliqué dans une politique locale d'aménagement et de développement durable des espaces marins et des activités liées à la mer.

Nous publions ci après le discours de président Claudy Lebreton

"Du fait de mes origines, de mon enfance, des activités et des passions qui ont été les miennes jusqu'à maintenant, je suis obligé de dire que je suis un terrien. Je suis quelqu'un qui ressent, réfléchit et pense la nature et la destinée des hommes en ayant les deux pieds sur terre. Comme beaucoup, pendant très longtemps, je n'ai conçu "l'immensité bleue", la mer, que vue de la terre ou en vue des terres.

Cependant, depuis une dizaine d'années environ, depuis notamment la rédaction par le Sénateur Pierre-Yvon Trémel d'un premier grand rapport sur la "stratégie maritime des Côtes d'Armor", j'ai acquis la conviction que ce sont la mer et les océans qui vont redonner du sens et de l'espoir à l'humanité et lui offrir une nouvelle chance.

Dans son essai "Regards sur le monde actuel", dés 1931, Paul Valéry a prophétisé que "Le temps du monde fini commençait". 80 ans plus tard, beaucoup de faits lui donnent pleinement raison: le bouleversement climatique sous l'effet des gaz à effet de serre, la pénurie prévue de l'eau, l'épuisement annoncé dans les proches décennies de nombreuses matières premières à commencer par le pétrole mais aussi la crise alimentaire annoncée sous la pression démographique, la disparition des forêts tropicales, le recul accéléré de la biodiversité, etc,.

Mais si l’ère des terres vierges et des territoires libres est close, comme le pensait Valery, la planète est-elle pour autant totalement connue et possédée par les terriens que nous sommes ? Certainement pas…

Pensant que l'expansion de nos activités terrestres pouvait être éternelle, nous avons négligé l'évidence, à savoir que notre planète ne devrait pas s'appeler "Terre" mais "Océan". Les mers et les océans couvrent 71% de la surface de notre planète. Alors qu'un changement de civilisation est à l'œuvre, qu'un nouveau monde doit naître, il est grand temps de faire nôtre cette évidence.

Terriens, nous voulions croire que tout était poussière et retournerait à la poussière, or en vérité, pour ce qui constitue le vivant, tout vient de la mer et y retourne. La mer est la matrice de la création et nous avons sa mémoire dans le sang.

Ainsi à la différence près de la concentration en chlorure de sodium, il existe une analogie quasi parfaite entre notre plasma sanguin et l'eau marine. Les neuf dixième de l'évolution du vivant se sont déroulés sous l'eau.

"C'est par la mer qu'il convient de commencer toute géographie" a écrit Jules Michelet". Pendant des siècles, nous avons vogué vers des continents inconnus, voulu voler vers des astres inconnus, je pense à la lune ou encore à Mars, en espérant les fouler de nos pieds, sans comprendre que l'inconnu primordial est notre espace océanique. L'homme n'a exploré que 5 % des océans. Les abysses constituent le plus vaste habitat de notre planète.

Est-ce pour nous rappeler à l'ordre marin de nos origine et de la nature, pour nous faire comprendre qu'ils ne sont ni des espaces sans limite de chasse-cueillette, ni les poubelles de nos errements terrestres, mais qu'ils sont les grands régulateurs de la vie que notre arrogance dédaigne, que les océans s'apprêtent à augmenter leur niveau et s'acidifient au risque de brûler les dernières cartouches d'une vie soutenable pour l'humain dans ce coin du cosmos ?

On m'objectera avec raison que, jusqu'à très récemment, on ne savait pas.

On ne savait pas que :
- c'est la mer qui produit 50 % de l'oxygène que nous respirons grâce à des millions de micro-organismes que l'on commence seulement à connaître;
- ce sont les océans qui, grâce à ces micro-organismes, sont le plus grand puit à carbone de notre planète en absorbant 50 % des gaz à effet de serre;
- c'est l'espace marin qui emmagasine la majorité de la chaleur solaire;
- ce sont les océans qui régulent le climat, interviennent dans le cycle et la répartition planétaire de l'eau et influent directement sur l'air que nous respirons;
- ce sont la flore et la faune océanique qui recèlent la plus fantastique chimiothèque et pharmacopée naturelles susceptibles de soigner les maladies d'aujourd'hui et du futur;
- on ne se savait pas non plus que sans compter les poissons et les mammifères marins, les algues, les coquillages et les crustacés sont un grenier alimentaire stratégique à très haut pouvoir nutritif pour faire face aux famines menaçantes du futur;
- on ne réalisait pas que les énergies de la mer (vents, marées et courants, vague et houle, hydrothermie mais encore algues énergétiques) constituent un des maillons les plus prometteurs de l'hybridation des ressources énergétiques alternatives qu'il nous faut inventer pour demain;
Par exemple, ce n'est que depuis ans que l'on sait que 400 000 hectares de bassins de micro-algues peuvent produire en carburant propre l'équivalent de consommation annuelle mondiale tout en piégeant le CO2 et les métaux lourds alors qu'il faudrait 118 % de l'Hexagone en agro-carburant à base de tournesol pour compenser les 50 millions de tonnes d'équivalent pétrole annuellement consommées en France par le transport
- etc

Il ne serait pas difficile de multiplier les exemples de connaissances nouvelles sur l'espace marin qui s'accumulent et qui fusent de toute part aujourd'hui.

Je pense que nous sommes à une période critique et charnière. Je crois que la mer et les océans sont au centre des défis que l'humanité doit relever. Je pense même qu'ils sont la clef de ces défis. Nombreuses sont les disciplines scientifiques et les sciences de l'ingénieur concernées par le devenir des mers et des océans et par la façon dont nous allons devoir - non plus les exploiter comme par le passé- mais les connaître pour vivre mieux avec eux et grâce à eux.

L'espace marin et océanique, je l'ai dit, est encore en grande partie un espace inconnu mais nous en connaissons désormais assez pour savoir qu'il est impossible de leur imposer le traitement destructeur et dévastateur que nous avons fait subir aux ressources vivantes, animales et végétales mais aussi fossiles et minérales des espaces terrestres.

La mer et les océans sont sans doute le plus vaste domaine d'innovation utile dont nous disposons dans la perspective du développement durable.

Continuer de les mettre en danger par obligation économique pour certains, mais aussi par ignorance, dédain ou cupidité pour d'autres, comme nous le faisons, ce alors qu'ils sont très certainement notre dernier espoir, c'est à mes yeux, nous condamner.

Dans ce département, dont le nom même rappelle qu'il est la Terre de la Mer, il est clair que la promotion de la culture océanique doit être une priorité. Cela explique notamment le soutien que nous apportons au film de Jacque Perrin "Océans" dont la sortie mondiale devait se faire cette semaine, au moment de la remise de ce prix, mais qui a du être reculée.

Cette culture océanique ne peut être qu'une culture du développement durable, qu'une invitation à penser, agir et innover écologiquement.

Interface entre terre et mer, littoral touché plus qu'aucun autre depuis vingt ans maintenant par le phénomène des algues vertes, nous sommes bien placés pour savoir que le retour à un mieux-vivre ensemble demain ne sera pas lié à une croissance "verte" ou une croissance "bleue" mais, pour reprendre l'expression du scientifique et journaliste Yan de Kerorguen à une croissance qui résulte du mélange de ces deux couleurs, une "croissance turquoise".

Nous avons de nombreux atouts pour devenir ce territoire "turquoise" Je ne vais pas les énumérer. Leur mise en œuvre ne peut cependant pas résulter d'un coup de baguette magique. Nous devons réunir nos forces et nos compétences autour de symboles, faire converger vers notre territoire les connaissances les plus essentielles et alimenter une nouvelle pédagogie vis-à-vis de l'espace marin et océanique et des opportunités qu'il offre désormais aux terriens que nous sommes trop restés dans nos mentalités.

Pour ce faire, il y a deux ans nous avons choisi de soutenir le développement de l'association "Le cercle Polaire" car les pôles arctiques et antarctique sont les sentinelles du devenir de l'espace océanique et du changement climatique. Comprendre ce qui s'y passe, c'est comprendre la dynamique de la planète et ce qui nous attend…

Lorsqu'un an plus tard, Madame Denise Le Provost et son fils Bertrand, sont venus au Conseil Général pour nous expliquer la carrière scientifique de Christian Le Provost, ses apports à la connaissance des océans, la façon avec laquelle il avait travaillé avec de nombreux laboratoires de recherche pour contribuer à la naissance de l'océanographie opérationnelle mais encore la place que les Côtes d'Armor occupaient dans son cœur, il nous a semblé que le risque devait être pris de créer un Prix Scientifique en Océanographie portant son nom.

Je dois vous avouer que j'ai été impressionné lorsque j'ai découvert pour la première fois la liste des personnalités qui ont accepté de faire partie du Conseil Scientifique de ce Prix. De même, aujourd'hui, je suis impressionné par la présence à la première remise de ce prix des représentants des grands instituts et laboratoires de recherche en océanographie et en sciences de l'Univers.

En vous voyant ainsi réunis en Côtes d'Armor, je me dis que ce Prix symbolise certes l'attention extrême que nous devons apporter désormais à l'espace marin mais aussi –et peut-être surtout- l'état d'esprit avec lequel nous devons le faire.

Je n'ai pas eu l'honneur de connaître Christian Le Provost mais au delà de sa passion pour les océans, pour la recherche et la connaissance, cinq mots me semblent caractériser ce qu'il symbolise au travers de l'existence de ce prix et de votre présence aujourd'hui: L'ouverture, la créativité, la confiance, la détermination et l'enthousiasme.

Puisse cet état d'esprit souffler sur la nouvelle politique de la mer que nous souhaitons désormais soutenir dans les Côtes d'Armor mais aussi en Bretagne au coté des autres départements bretons. Nous allons en avoir besoin au cours des années qui viennent si nous voulons être une terre exemplaire de la croissance "turquoise".

Nous aurons besoin de votre soutien et de vos encouragements pour avancer dans ce sens et pour poser les bases de l'ingénierie écologique marine dont les Côtes d'Armor et la Bretagne peuvent être demain les fers de lance.

Merci à vous tous, merci à vous Madame Denise Le Provost, à vous Bertrand, à vous Monsieur Bruno Voituriez pour la Présidence du Conseil Scientifique de ce Prix dont, d'ors et déjà, nous sommes très fiers en remettant cette médaille à Monsieur Fabrice Ardhuin, premier lauréat de ce prix. Merci enfin à vous Monsieur Ardhuin car vos travaux portent en grande partie sur l'hydrodynamique des espaces côtiers et le génie côtier, deux domaines dont les applications nous concernent au premier chef en Côtes d'Armor.

Ce prix vous l'avez compris symbolise pour nous l'avenir vers lequel il faut nous tourner. "



sources : Conseil général des Côtes d'Armor / Photo CG22 / Photo Thierry Jeandot - GG22 /RH - 3B Conseils

mercredi 28 octobre 2009

Le grand emprunt au service de la recherche et de la croissance verte ?



Intervenant ce mercredi 28 octobre sur France 2 lors de l'émission les 4 vérités, Michel Rocard, a indiqué que la commission sur le grand emprunt qu'il co-préside avec Alain Juppé, rendrait son rapport à la mi-novembre avec ses recommandations sur ce grand emprunt annoncé par Nicolas Sarkozy le 22 juin dernier. Le grand emprunt doit être mis en oeuvre début 2010, parallèlement au plan de relance visant à doper l'économie.

L'ancien Premier ministre a considéré que "l'urgence" est "de recréer si nous en sommes capables des positions de leader mondial de la France" sur des questions comme les énergies du futur, la voiture électrique, les biotechnologies ou les nanotechnologies.

Il considère que l'emprunt doit se concentrer sur "des urgences scientifiques, de création du savoir et de rénovation de l'université". et que son montant devrait se situer "entre 20 et 30, 35, 40" milliards d'euros.

Dans une interview au journal Les Echos (19 octobre), Michel Rocard indiquait déjà que la Commission s'attachait à quatre thématiques fortes : la ­recherche, l'université, le haut débit, la croissance verte.
"Il s'agit d'abord de maintenir ou d'obtenir un très haut niveau de recherche fondamentale et appliquée en France. Faut-il consolider nos points forts ou rattraper notre retard dans certains domaines ? Je penche plutôt pour la première option."


Enfin, le 16 octobre dernier, lors des entretiens Sciences et Ethique 2009 , Michel Rocard est intervenu au cours des tables rondes sur :
- « De l'information à la décision politique »
- « Economie et financement des énergies renouvelables de la mer »


Sources : France 2 / AFP / Les Echos / entretiens Science et Ethique / RH – 3B Conseils

mardi 27 octobre 2009

Le réchauffement climatique et ses conséquences sur les populations du littoral


Selon le rapport publié par WWF, le réchauffement climatique aura des conséquences dramatiques sur les populations, puisque 25 % d'entre elles pourraient être victimes de la fonte des glaces de l'Arctique avec son corollaire la montée du niveau des mers et océans.

Le rapport intitulé « Les rétroactions du climat en Arctique : implications mondiales », souligne les conséquences mondiales désastreuses du réchauffement de l’Arctique qui s’avèrent bien plus graves que les prévisions précédentes, selon l'ONG. Ce rapport rédigé par des scientifiques reconnus dans le domaine, fait le point sur les connaissances actuelles sur le réchauffement de l’Arctique.

Pour le Dr Martin Sommerkorn, conseiller scientifique sur le changement climatique pour le programme Arctique du WWF « leurs conclusions dressent un tableau vraiment inquiétant » . « Ce que révèle ce rapport, c’est que le réchauffement de l’Arctique constitue bien plus qu’un problème local, c’est un problème mondial. En clair, si nous ne maintenons pas l’Arctique à des températures assez basses, des populations des quatre coins du monde en subiront les effets.»

Selon ce rapport l'Arctique se réchauffant deux fois plus vite que le moyenne terrestre. le niveau des eaux devrait monter d'un mètre d'ici à 2100, inondant de fait de nombreuses régions côtières.

De même, de nombreuses rétroactions liées aux bouleversements du climat de l’Arctique rendront le dérèglement climatique mondial bien plus grave que ce que nous indiquaient les projections les plus récentes, notamment celle du dernier rapport du GIEC en 2007.

La fonte spectaculaire des glaces de mer " influencera radicalement la circulation atmosphérique et les conditions météorologiques en Arctique et dans le monde. Cela pourrait changer radicalement le climat (températures et précipitations) en Europe et en Amérique du Nord, affectant ainsi l’agriculture, les forêts et les réserves d’eau."

Le rapport de WWF met en évidence le fait que les sols et zones humides gelés contiennent deux fois plus de carbone que l’atmosphère. "Etant donné le réchauffement en Arctique, ces sols vont fondre et relarguer du dioxyde de carbone et du méthane dans l’Atmosphère, à des rythmes bien plus rapides. Les taux de méthane dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, ont augmenté ces deux dernières années. Cette augmentation semble liée au réchauffement de la toundra septentrionale".

Enfin, pour l'organisation non gouvernementale, l'élévation du niveau des océans s’accélère. En intégrant dans les prévisions, le sort des calottes glaciaires du Groenland et de l’Ouest de l’Arctique dans des prévisions de niveau mondial des mers, elle conclut que le niveau des mers risque fortement de s’élever d’au moins un mètre d’ici à 2100, ce qui est le double de ce que prédisait le rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). Les inondations provoquées par ce phénomène dans les régions côtières toucheront plus d’1/4 de la population mondiale.

Selon le Dr Sommerkorn « ce rapport montre qu’il est urgent de ralentir les émissions de gaz à effet de serre tant qu’il est encore temps. Si on laisse l’Arctique devenir trop chaud, il n’est pas sûr que nous puissions garder ces rétroactions sous contrôle ».


Par ailleurs 11 ONG dont WWF s'associent dans un appel solennel au président de la République au travers de la campagne de signatures "Ultimatum climatique" dont l'objectif est de recueillir 1 million de signature pour le climat.



Les 13èmes entretiens Science et Ethique dont le thème était "l'Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer" ont largement débattu des enjeux environnementaux, économiques et géostratégiques liés au changement climatique et ses effets sur l'Arctique.

Voir les entretiens en vidéos.


Sources : WWF / entretiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils

vendredi 23 octobre 2009

Des entretiens Science et Ethique au Festival polaire de Saint-Brieuc


Apres les entretiens Science et Ethique, Anne Choquet, enseignant-chercheur au CEDEM-Université de Bretagne Occidentale, interviendra le 30 octobre dans le cadre du Festival polaire qui se tient au port du Légué à Saint-Brieuc.

Un des enjeux de l’Arctique est son nouvel intérêt géostratégique dû au réchauffement climatique. C’est à Saint-Brieuc aussi que l’appel pour l’Arctique a été lancé. Durant le festival, vous pourrez retrouver les grands témoins de cet appel, notamment Michel Rocard, ambassadeur pour les pôles, Laurent Mayet avec Stanislas Pottier, co-fondateurs du cercle polaire, Claudy Lebreton, Jean-Claude Gascard …

Le programme est disponible ici
Pour plus d'informations, contatez Michel Leteurtrois au 06.48.23.02.11 ou mleteurtrois@lecerclepolaire.com

jeudi 22 octobre 2009

Rencontre internationale de la FAO / PNUD à Brest « Territoires, agricultures, pêches et forêts face aux changements climatiques (21-22 oct. 2009)



En décembre 2009, les Etats membres de l’ONU se retrouveront à Copenhague pour finaliser les négociations en vue d’un accord post-Kyoto dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC)

Dans cette perspective Brest est depuis plusieurs jours le centre de discussions et de réflexions au travers des colloques organisés sur le changement climatique .

Après les 13 èmes entretiens Science et Ethique des 15 et 16 octobre derniers (créés et organisés par 3B Conseils) sur le thème : « l’Heure bleue : changement climatique et énergies de la mer » qui a permis de faire le point sur les avancées et la recherche scientifique en la matière , un nouveau colloque se tient ces 21 et 22 octobre au Quartz sous l’égide de la FAO avec le concours de Brest métropole océane. (BMO)

Cette rencontre internationale organisée par la FAO et le PNUD entre responsables des collectivités territoriales et des organisations professionnelles, sur le thème "Territoires, agricultures, pêches et forêts face aux changements climatiques : mieux comprendre les vulnérabilités pour mieux les anticiper"

En 2008, plusieurs événements ont attiré l’attention sur l’importance de l’agriculture, les pêches et les forêts dans les questions de changement climatique. L’agriculture, l’élevage, la pêche et les forêts sont responsables d’environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Mais ils sont aussi un des éléments clef de la solution à ces problèmes au vu des nombreuses possibilités qu’ils offrent en matière d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques.

C’est pour rappeler ce message que la FAO a organisé la « Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale : les défis des bioénergies et du changement climatique » en juin 2008 à Rome. La conférence a recommandé dans sa déclaration finale d’accroître les investissements dans l’agriculture et la capacité de récupération des actuels systèmes de production alimentaire face aux défis du changement climatique.

En octobre 2008, la Journée mondiale de l’alimentation consacrée au même thème que la conférence de juin a permis de poursuivre les débats et faire le point sur ces questions au niveau national dans de nombreux pays.

En complémentarité des efforts des États et des organisations internationales, fin octobre 2008, le « Sommet mondial des Régions - Changement climatique : les régions en action » http://www.worldsummitofregions.org/ a permis d’associer le niveau de gouvernance des régions à la réflexion sur les changements climatiques. Ce sommet a été organisé par le Réseau des gouvernements régionaux pour le développement durable (Network of Regional Governments for Sustainable Development, nrg4SD) et la région Bretagne avec l'appui de la Conférence des régions périphériques maritimes d'Europe (CRPM)
qui regroupe près de 160 régions ayant en commun une façade maritime, particulièrement concernée par le problème du changement climatique.


C’est aussi dans ce cadre que le PNUD a créé ClimSAT à Brest, avec l’appui de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère et Brest métropole océane . Il s’agit d’un outil d'appui technique aux régions du monde pour les études territoriales de vulnérabilité au changement climatique.
ClimSAT étant d’ailleurs partenaires des entretiens Science et Ethique 2009.

Suite à la Conférence de juin 2008 et au Sommet d’octobre 2008, la FAO et le PNUD ont souhaité poursuivre la réflexion et les échanges d’expériences entre régions et acteurs locaux et internationaux sur cette articulation entre changements climatiques/sécurité alimentaire et régions.

La FAO se propose de rejoindre le partenariat lancé par le PNUD avec le PNUE. La FAO en association avec les réseaux nrg4SD, FOGAR et CRPM et avec l’aide du Centre PNUD ClimSAT souhaite faciliter la réflexion par l’organisation d’une rencontre autour du thème : « Territoires, agricultures, pêches et forêts face aux changements climatiques : mieux comprendre les vulnérabilités pour mieux les anticiper ».

L’événement est prévu les 21 et 22 octobre 2009 à Brest. Il précédera les Assises de la
solidarité internationale
également organisées à Brest par la Région Bretagne les 23 et 24 octobre 2009 sur les thèmes de la coopération et des problématiques des cultures alimentaires en Afrique de l’Ouest.



L’objectif de cette rencontre internationale :

L’objectif est de dynamiser la réflexion sur le caractère essentiel d’une alliance renforcée entre les gouvernements régionaux et les organisations professionnelles aux fins de relever le défi du changement climatique, en lien avec la recherche.

Elle a donc pour but de mettre autour d’une même table des représentants de régions et gouvernements régionaux, des représentants des organisations paysannes, de pêcheurs, de forestiers et autres acteurs locaux, de chercheurs et des représentants d’organisations internationales travaillant sur les questions de changement climatique et sécurité et sûreté alimentaires pour :

Cerner les contours des problèmes : importance des changements climatiques possibles ; identification des risques environnementaux en lien avec ces changements ; identification des dangers en matière de sécurité des aliments
Comprendre et discuter comment les professionnels agricoles, des pêches et de la forêt et leurs organisations réagissent, envisagent et abordent les problématiques liées aux nouveaux dangers induits par le changement climatique et perçoivent les mutations économiques et sociales à venir
Comprendre et discuter comment les collectivités territoriales abordent la mise en œuvre de politiques d’aménagement du territoire destinées à réduire l’exposition des secteurs sensibles au climat et les aider à opérer les mutations rendues nécessaires par le changement climatique et envisagent le travail en partenariat avec les organisations professionnelles concernées


Les messages de cette rencontre seront portés par les agences et les organisations de
Régions à Copenhague en décembre dans les discussions de la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique en vue d’un accord post- Kyoto. Ils constitueront également des contributions pour la préparation d’autres rencontres susceptibles d’alimenter et d’approfondir le dialogue, comme par exemple le « Sommet mondial sur la sécurité alimentaire » organisé par la FAO les 16 et 17 novembre à Rome ou le « Sommet des Régions du monde sur la sécurité alimentaire » organisé par le FOGAR et la CRPM qui se tiendra à Dakar, à l’invitation de M. Wade, Président de la République du Sénégal, les 18 et 19 janvier 2010.


C’est donc dans cette perspective que Brigitte Bornemann-Blanc, déléguée générale des entretiens Science et Ethique intervient au cours de la journée de 22 octobre pour présenter l’action et les recommandations pour Copenhague émises lors des entretiens Science et Ethique 2009 avec la mise en perspective des enjeux du changement climatique et les apports des énergies renouvelables de la mer comme une réponse participant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre suivant les objectifs européens.

Le réchauffement climatique met en question tant l’avenir de la planète, de l’humanité et de l’ensemble des espèces que nos habitudes de vie, notre santé et l’aménagement de nos communes.
Quels que soient les efforts déployés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, des changements profonds sont désormais inéluctables

Aujourd’hui, nos consommations énergétiques au niveau mondial, sont actuellement assurées à 36 % par le pétrole, à 25 % par le charbon, à 22 % par le gaz naturel. En d’autres termes plus de 80 % de l’énergie consommée sur la planète provient des trois grandes énergies fossiles, polluantes et non-renouvelables.

Dès lors, la problématique de l’énergie et celle du changement climatique sont liées de façon indissociable et il faut agir à plusieurs échelons :
à l’échelon international car pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous avons à gérer un bien collectif , le climat qui appartient à plus de six milliards d’individus (neuf milliards vers 2050) ;
à l’échelon européen au travers de la décision de l’Union européenne de s’engager dans l’objectif des « trois vingt » à l’horizon 2020 : réduire de 20 % les émissions, améliorer de 20 % l’efficacité énergétique, porter à 20 % la part des énergies renouvelables ;
à l’échelon national, en affichant des objectifs encore plus ambitieux notamment au travers de grenelle de l’environnement, du grenelle de la mer et des investissements futurs qui pourraient être dégagés dans le cadre de l’emprunt national ;
à l’échelon régional et local enfin où les collectivités ont un rôle majeur à jouer dans la prise de conscience des populations, dans la mise en œuvre d’expériences pilotes et dans l’édification d’un futur énergétique exemplaire.


Voir le programme de la rencontre

Voir le programme et les vidéos des entretiens Science et Ethique 2009


Sources : PNUD / FAO / BMO / entretiens Science et Ethique / RH – 3B Conseils

mercredi 21 octobre 2009

Les entretiens Science et Ethique affiche l’ambition maritime de la Bretagne

Suite aux conclusions du Grenelle de la mer, le Président de la République avait exprimé dans son discours sur l’ambition maritime de la France http://www.elysee.fr/webtv/discours-france/discours-de-m-le-president-de-la-republique-sur-la-politique-maritime-de-la-france-video-3-1264.html - prononcé au Havre le 16 juillet dernier -, son souhait de voir la France se doter d’ici à la fin de l’année 2009 d'une «plate-forme technologique unique », de rang mondial, dans le domaine des énergies marines" avec pour chef de file l'IFREMER ».

A l’occasion du 20ème anniversaire du Technopôle Brest Iroise (TBI), le 4 septembre dernier, Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne, a annoncé que celle-ci se portait officiellement candidate pour accueillir, à partir de Brest, cette grande plate-forme technologique sur les énergies marines.

Le président du Conseil régional avait rappelé à cette occasion que « la Bretagne concentrait dès à présent tous les savoir faire et compétences nécessaires à la mise en œuvre de ce projet : les moyens de recherche, publics et privés, mais aussi le potentiel industriel, les infrastructures portuaires nécessaires au développement à plus grande échelle de ces innovations technologiques ».
« Les Bretons sont prêts à relever ce défi, à condition de continuer à travailler en réseau, depuis Brest, avec d'autres sites en Bretagne, dans les Pays de la Loire et ailleurs en France ».

Dans cette perspective, les entretiens Science et Ethique des 15 et 16 octobre ont fait le point sur les avancées scientifiques de la recherche française.

Le « territoire maritime français » qui est le deuxième du monde par sa superficie avec près de 18 000 km de côtes possède en effet un potentiel exceptionnel dans le domaine des énergies marines qu’il convient de soutenir, développer et valoriser.
Les énergies renouvelables de la mer sont une des composantes qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en diminuant la dépendance énergétique des territoires îliens et des villes du littoral.

Les Présidents des trois collectivités (Conseil régional de Bretagne, Conseil général du Finistère et Brest métropole océane) ont tenu à apporter leur soutien aux 13èmes entretiens Science et Ethique “l’Heure bleue : changement climatique et énergies de la mer” lesquels ont permis aux acteurs des collectivités territoriales et locales d’affirmer une nouvelle fois leur ambition commune dans le domaine maritime pour la Bretagne, le Finistère et Brest métropole océane.

Nous publions ici les messages de soutien adressés aux entretiens Science et Ethique :


François Cuillandre
Maire de Brest
Président de Brest métropole océane

« Brest connaît de longue date une forte émulation scientifique dans bien des domaines. Mais de toutes les conférences qui se tiennent régulièrement ici, celles consacrées à la mer et aux océans ont une place particulière. Par son histoire, sa géographie, son développement économique, toutes les questions liées à la mer résonne à Brest de manière presque identitaire.

Brest a su patiemment se doter d’outils et de compétences reconnus internationalement, qui font aujourd’hui de notre territoire une capitale européenne des sciences et technologies de la mer.

Dans ce concert de développement scientifique, les entretiens « Science et Ethique » se déroulent chaque année depuis plus de 10 ans avec le soutien de Brest métropole océane. Indéniablement, ces entretiens s’inscrivent dans la maturité scientifique et la dynamique de la pointe de Bretagne.

Je veux saluer cette volonté de rassembler la diversité des points de vue, de croiser les disciplines et de permettre leur rencontre par un regard éthique posé sur les avancées scientifiques. Cette démarche interpelle fortement des acteurs de la mer et des océans et sensibilise toutes les générations en particulier sur les grandes questions environnementales et sociales soulevées par l’utilisation d’un espace aussi riche que fragile.

Cette année, les Entretiens lèvent le voile sur les grandes questions liées aux énergies marines et aux changements climatiques. Il s’agit d’une étape importante à la veille du sommet de l’ONU sur le climat qui se tiendra à Copenhague. L’enjeu est mondial, il dépasse les frontières de Brest métropole océane, mais il ne nous est pas étranger. C’est pourquoi le soutien apporté par la collectivité est avant tout celui d’une agglomération engagée et responsable. »



Jean-Yves Le Drian
ancien ministre
Président du Conseil Régional de Bretagne


« Le réchauffement climatique est aujourd’hui une problématique globale à traiter selon deux axes : l’atténuation et l’adaptation. Concernant l’adaptation, la connaissance et l’anticipation des conséquences des modifications à venir constituent un enjeu particulier pour la Bretagne tant à terre qu’en mer.

Les activités humaines sont directement responsables de ces bouleversements et les consommations d’énergie fossile en forte croissance depuis plusieurs années en sont une des origines. Il est donc nécessaire de changer rapidement de modèle en limitant notre consommation d’énergie mais également en trouvant de nouvelles sources de productions viables. Les océans présentent sous diverses formes des gisements d’énergie importants que nous devons collectivement apprendre à exploiter.

La Bretagne a conscience de ces enjeux et travaille depuis plusieurs années déjà, à l’échelle de son territoire, sur ces problématiques énergétiques.

Avec ses vents soutenus, ses forts gisements de courants et son exposition à la houle de l’Atlantique, la Bretagne, région résolument tournée vers la mer, bénéficie d’un potentiel énergétique marin conséquent. Il n’est donc pas surprenant de voire un nombre croissant de projets voire le jour dans notre région. Ainsi, les technologies hydroliennes, houlomotrices et éolien offshore flottant constituent des solutions pour répondre à ce besoin de production propre. Elles vont prochainement rentrer dans des phases de démonstration.

En parallèle des développements technologiques, la Région est dès à présent attentive aux modalités de déploiement de ces outils de productions le long des côtes bretonnes, avec l’ensemble des acteurs intervenant sur les thèmes de l’énergie et de la mer. Au-delà des problématiques physiques (ressources, potentiel énergétique…), les questions environnementales, de cohabitation des différents usages, d’infrastructures et de logistique à terre, sont à poser afin d’aboutir à une vision partagée et concertée pour mener ces projets. La Région est ainsi présente aux côtés des projets pour contribuer à garantir leur bonne insertion sociale et environnementale.

La Région est depuis le début de l’aventure des énergies marines fortement mobilisée. Elle est aujourd’hui en première ligne tant à l’échelle de la Bretagne qu’à l’échelle nationale, de leur développement, qui outre des opportunités énergétiques majeures, présentent aussi des potentiels scientifiques, industriels et énergétique de premier plan.

La Bretagne a donc d’ores et déjà engagée ce rendez-vous avec les énergies marines. »



Pierre Maille
Président du Conseil général du Finistère

« Pour leur 13ième édition, les entretiens « Science et Ethique, ou le devoir de parole », ont choisi d’aborder le changement climatique sous deux angles :

L’obligation qui nous est faite d’agir pour réduire les émissions de gaz dont la responsabilité dans le réchauffement de notre planète est désormais démontrée. Pour les recherches sur les énergies renouvelables, non émettrices de gaz carbonique, la Bretagne est bien placée et tout particulièrement dans le domaine des énergies marines.
Ici sont en effet réunies à la fois les conditions naturelles, les savoir faire industriels, et les connaissances scientifiques sur le milieu marin.
Les mouvements de marée de grande amplitude, les courants puissants, des vents fréquents, permettent d’expérimenter tout type de dispositif.
La maîtrise des constructions navales, la connaissance des phénomènes de corrosion en milieu marin, permettent de réaliser éoliennes off-shore et hydroliennes.
La présence de laboratoires universitaires, d’Ifremer, du Service hydrographique de la Marine… donne une grande connaissance des comportements de l’océan et des caractéristiques de ce milieu.
Ici, les collectivités locales se mobilisent pour qu’une plate-forme d’essais sur les énergies marines renouvelables soit installée à la pointe de Bretagne répondant à la volonté du Président de la République, en juillet dernier, à l’issue des travaux du Grenelle de la mer.

L’impact du changement climatique sur la biodiversité, auquel les Bretons sont sensibilisés : algues vertes qui prolifèrent, apparition d’espèces nouvelles qui viennent perturber les équilibres et ont des conséquences pour la qualité de notre cadre de vie ou l’activité économique.

Dans ces domaines encore, Brest réunit les établissements de recherche, prépare les expéditions scientifiques vers les pôles, lieux importants pour l’étude du climat, reçoit les mesures transmises par les satellites…

Les débats promettent donc d’être riches et surtout de permettre à un large public de mieux comprendre les enjeux et l’urgence de faire évoluer nos comportements.
Les entretiens Science et Ethique contribuent ainsi à la réflexion collective et à la mobilisation des citoyens.
Ils ont toute leur place à Brest et je leur souhaite un grand succès.»


Lors des entretiens 2009, sont notamment intervenus :
- Janick Moriceau, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, chargée de la mer
- Alain Masson, 1er vice-président de Brets métropole océane, chargé du développement durable
- Réza Salami, Conseiller général du Finistère, en charge de l'enseignement supérieur, la recherche et la jeunesse et adjoint au Maire de Brest chargé des relations internationale.

Voir leurs interventions aux entretiens Science et Ethique 2009.

Sources : Région Bretagne / Département du Finistère / Brest métropole océane /
RH – 3B Conseils

mardi 20 octobre 2009

Succès des entretiens Sciences et Ethique 2009


Les 13èmes entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole (créés et organisé par 3B Conseils) qui viennent de se dérouler les 15 et 16 octobre derniers à Océanopolis-Brest ont rencontré un vif succès.
31 intervenants se sont succédés durant deux jours devant un auditoire attentif, réactif, connaisseur et exigeant.

Plus de 220 participants ont suivi les exposés et participé aux débats d’une qualité exceptionnelle qui marque une fois de plus la place des entretiens dans le débat public entre les acteurs du monde scientifique, universitaire, les acteurs politiques, économiques, les associations et la population.

A cette occasion une interview exclusive de Michel Rocard, ancien Premier ministre, Ambassadeur des Pôles et Président de la Conférence des Experts sur la Contribution Climat Energie (CCE)a été diffusée le 16 octobre, lors des entretiens où il livre ses réflexions notamment sur la taxe carbone.
l'interview de Michel Rocard a ensuite été publiée dans Le Télégramme de Brest (édition du samedi 17 octobre)

Voir l'ensemble des entretiens en vidéo ICI


Les principaux sujets traités à Brest durant ces deux jours (15 et 16 octobre) à Océanopolis ont été :

L'enjeu géopolitique du changement climatique sur les pôles, notamment l’arctique,
Des recherches menées à Brest, en Bretagne, en Basse-Normandie, dans les Pays de la Loire et à la Seyne sur Mer avec des partenaires européens et internationaux,
Les actions menées par le ministère de la Défense, par les collectivités territoriales et locales pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et repenser leur stratégie d’aménagement de sites et de développement de territoire
La mise en discussion par les élus, avec les enseignants, les habitants, les scolaires… » de l’impact des avancées scientifiques pour l’éducation au développement durable « de l’information à la décision politique »
La problématique de financement, de législation, d’usages et de fiscalité pour les énergies renouvelables de la mer ainsi que le rôle encore prépondérant des énergies fossiles.

Voir ICI le programme complet des deux jours des entretiens Sciences et Ethique 2009

Contexte et enjeux :
La dépendance énergétique en hydrocarbures et les conséquences du changement climatique entraîné par les activités humaines apparaissent comme une menace pour l’Homme et la nature au XXI° siècle. Les ressources fossiles deviennent plus rares, plus chères et nécessitent aussi d’être présentes dans des pays de plus en plus convoités.

Les villes sont considérées comme les principales émettrices de gaz à effet de serre avec les énergies fossiles. De plus, le changement climatique est en marche, la banquise fond et la rapidité des conséquences sur l'environnement semble avoir été sous-estimée.

A Kyoto, l’Europe et de nombreux pays de la planète se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. En France, le Grenelle de l’environnement II et le Grenelle de la mer ont rappelé le rôle que pouvaient tenir les énergies renouvelables et notamment de la mer. L’ADEME a lancé un « fonds démonstrateurs » de 400 millions sur 4 ans.

Au niveau européen, la présidence suédoise va dans ce sens, et elle s'est fixée la priorité d’œuvrer pour qu’un nouvel accord sur le climat soit adopté au cours de la Conférence des Nations Unies qui se tiendra à Copenhague en décembre.
A deux mois du sommet sur le climat, le commissaire européen à la recherche, Janez Potocnik, vient de rappeler ce simple constat : l’Europe est aujourd’hui dépendante à 80% des énergies fossiles, une source majeure de gaz à effet de serre. Cela suppose de quasiment tripler les investissements annuels dans l’Union européenne, de passer de 3 à 8 millions d’euros pour les énergies renouvelables.
La Commission a calculé qu'il faudrait un financement public international de 22 à 50 milliards d'euros par an, chaque pays contribuant en fonction de sa part de responsabilité dans les émissions et de sa capacité financière. L'UE participerait à hauteur de 2 à 15 milliards par an d'ici à 2020. Le reste viendrait d'autres pays industrialisés et de pays en développement les plus avancés, comme la Chine et l'Inde.

La conférence qui se tiendra à Copenhague permettra de vérifier que les conséquences du réchauffement climatique est l’une des tâches les plus ardues auxquelles sont confrontés les chercheurs du monde entier travaillant sur le climat.

Les intervenants aux entretiens 2009 étaient :
voir leurs biographies ICI

- Sylvie Andreu, Producteur de l’émission « Vivre sa Ville » à France Culture.
- Jean-Paul Alayse, Conservateur d’Océanopolis.
- Agnès Baltzer, Enseignante-chercheur à l’Université de Caen.
- Juan Baztan, Chercheur et président du réseau Marine Sciences for Society.
- Jean-Marie Béchu, Directeur du Musée de la pêche de Concarneau et Président de l’Office du tourisme de Concarneau.
- Marc Bœuf, DCNS , responsable de la sous commission énergies marines Pôle mer Bretagne – PACA
- Brigitte Bornemann-Blanc, déléguée générale des entretiens, 3B Conseils.
- Anne Choquet, Enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO.
- Alain Clément, Chercheur et Directeur de laboratoire Ecole centrale de Nantes.
- Hubert Coudurier, Directeur de l’information du Télégramme.
- François Cuillandre, Maire de Brest, Président de Brest métropole océane représenté par Alain Masson, 1er Vice-président de Brest métropole océane.
- Jean-Marc Daniel, Economiste, Directeur de la revue « Sociétal ».
- Jean-Michel Gauthier, Expert énergie, Associé Deloitte, fondateur de la Chaire Energie & Finance HEC-Deloitte.
- Lina Hansson, Project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer).
- Gérald Hussenot, Secrétaire général du Comité régional des pêches de Bretagne
- Jérôme Jourdain, Etudiant Master Egel IUEM-UBO.
- Raymond Laë, Chercheur au Centre IRD de Bretagne.
- Martial Laurans, Chercheur à IFREMER Brest.
- Jean-Michel Maingain, Directeur de la gestion Fédéral Finance.
- Raymond Mellaza, Maire de Lanildut.
- Janick Moriceau, Vice présidente du Conseil régional Bretagne chargée de la mer, Présidente d’AGLIA (Association du Grand Littoral Atlantique).
- Tiphaine Pennarun, Etudiante Master Egel IUEM-UBO.
- Marianne Piqueret, Chef du bureau Activités Maritimes développement durable, au sein de la division d'Actions de l’Etat en mer, Préfecture Maritime Atlantique.
- Jean-Pierre Quignaux, Expert innovation, Conseiller auprès de M. Claudy Lebreton, Président du Conseil Général des Côtes d’Armor
- Alain Retière, Coordinateur de ClimSAT – PNUD
- Professeur Michel Ricard, Président des entretiens Science et Ethique, Responsable du Réseau des Universités des pays méditerranéens, ancien Président du Conseil national du Développement durable
- Michel Rocard, ancien Premier ministre, Ambassadeur des pôles, Président de la Conférence des Experts sur la Contribution Climat Energie (CCE)
- Frédéric Roulleau, Adjoint au chef du bureau environnement, Ministère de la défense (DMPA/SDP/ENV)
- Réza Salami, Conseiller général du Finistère chargé de l’enseignement supérieur et de la jeunesse, maire adjoint de la Ville de Brest, chargé des affaires internationales.
- Sabrina Speich, Chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO
- Ingénieur général René Stephan, Directeur de la sous-direction du patrimoine, Direction du Patrimoine, de la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), il a en charge l’ensemble du patrimoine immobilier du Ministère de la défense.


Les entretiens Science et Ethique ce sont aussi des « Journées Science et Ethique découverte » à destination des scolaires des villes du littoral qui rencontrent chaque année de plus en plus de succès et une demande accrue de la part des écoles et des collectivités désireuses d’entrer dans cette programmation .

Ainsi, du 25 septembre au 9 octobre 2009, 573 élèves dans 8 villes du littoral du Finistère et des Côtes d’Armor ont participé aux « des entretiens Science et Ethique journées découverte » dont la démarche est de relier le local au mondial à partir de la même thématique que la conférence des experts en l’adaptant aux différentes communes.

Les Journées Science et Ethique découverte sont des parcours pédagogiques traitant de la thématique des entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole mais adapté à un territoire précis et à un public de scolaire (du CE1 à la 4ème). Pour chaque journée, un comité de programme s’est constitué composé de municipalités, de centres de culture scientifique, d’associations et d’acteurs socio-économiques locaux. Ces journées peuvent être un support pour les classes pour présenter des projets au concours « l’Ecole Agit » lancé par le Ministère de l’Education nationale.


En Finistère, avec le soutien du Conseil général du Finistère ces Journées découverte se sont ainsi tenues à :

Lanildut – Le Conquet (25 septembre) sur le thème : « Histoires d’algues » Comment les algues peuvent-elles être utilisées comme source de combustion ? Des champs d’algues de Lanildut à l’usine d’iode du Conquet »

A Concarneau (1er et 2 octobre) sur le thème : « A la pêche aux déchets ! »
Gestion des déchets dans la filière pêche et valorisation des co-produits de la pêche. A quoi servent les déchets ? et dans l’avenir pourra-t-on produire de l’énergie à partir des déchets de poisson ?

En Côtes d’Armor, avec le soutien du Conseil général des Côtes d’Armor et ClimSAT se sont ainsi tenues à :

Perros-Guirec, Pleumeur-Bodou et Trégastel (8 et 9 octobre) sur le thème : « Les énergies de la mer et le changement climatique, le rôle des énergies de la mer pour diminuer l’impact des émissions de gaz à effet de serre »

Les entretiens Science et Ethique en chiffres depuis leur création c’est :
- 417 : c’est le nombre de personnalités qui sont intervenues aux entretiens Science et Ethique depuis 1997.

- 600 : c’est le nombre de lycéens Webtrotteurs (apprenti-reporters sur le net) qui ont participé aux entretiens Science et Ethique depuis 1999.

- 903 : c’est le nombre d’élèves ayant participé aux journées Science et Ethique découverte entre 2006 et 2008
- et en 2009 ce sont 573 élèves et plus de 50 enseignants et accompagnateurs qui ont participé aux Journées Science et Ethique Journées découverte et des villes Lanildut, Le Conquet, Concarneau, Louannec, Perros Guirec, Pleumeur Bodou, Trébeurden, Trégastel….

- et plus de 5000 visiteurs pour l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » depuis le 28 septembre entre les villes de Le Relecq-Kerhuon lors d’une semaine de présentation « des énergies renouvelables de la mer », Saint Dié au « festival international de géographie », Brest « la semaine des entretiens Science et Ethique » et Boulogne-sur-Mer aux journées de l’ANEL (Association nationale des élus du littoral).


L’objectif de cette exposition qui s’adresse à tous les publics qui peuvent découvrir les principaux prototypes développés.
L’exposition composée de 23 panneaux présente comment utiliser la force cachée dans les océans pour la transformer en énergie ?
Elle se divise en 4 parties : Les phénomènes naturels et leurs origines, les technologies, l’Outre-Mer et les technologies du futur. Réalisé par 3B Conseils, l’exposition est itinérante.



Pour en savoir plus :

Site Internet entretiens Science et Ethique
Le site internet entretiens Science et Ethique est la mémoire de toutes les éditions passées des entretiens, ce qui explique pourquoi il est très fréquenté, 98 204 personnes s’y est connecté depuis Février 2007. Toutes les biographies des intervenants, les programmes, les comptes-rendus et transcriptions des entretiens sont archivées et accessibles. On peut également revivre les entretiens en regardant les vidéos des interventions. Ce site Internet est aussi l’interface entre le public et l’édition des entretiens en cours. Les inscriptions pour assister aux entretiens s’y font en ligne.

Le blog Energies de la mer
Ce blog, édité par 3B Conseils, assure une veille internationale d’informations sur la chaîne énergétique renouvelable liée à la mer. Il est devenu un moyen (le meilleur selon certains !) de rester informé de ce qui concerne les énergies renouvelables de la mer.
Voir également l'interview de Francis Rousseau, rédacteur en chef du blog énergies de la mer parue aujourd'hui dans Ouest-France


Sources : Entretiens Sciences et Ethique / CanalC2/ Le Télégramme de Brest / Ouest-France / RH - 3B Conseils

lundi 19 octobre 2009

Les Conférences d’Océanopolis



Dans le cadre de ses conférences ouvertes au public, Océanopolis-Brest, propose trois nouveaux rendez-vous au cours de ce 4ème trimestre.

Ces rencontres se déroulent dans l’auditorium d’Océanopolis à 20h30 (dans la limite des places disponibles).

Mardi 20 octobre :
« Deux exemples (positif et négatif) de prélèvements biologiques en milieu marin tropical : la collecte de post-larves et le « finning » des requins »
par Michel Hignette, directeur de l’aquarium du Palais de la Porte Dorée à Paris.

Mardi 10 novembre :
« Symbiose et biominéralisation chez les coraux constructeurs de récifs ou comment un corail fabrique un récif »
par Anthony Bertucci, Chercheur doctoral au Centre Scientifique de Monaco

Mardi 1er décembre :
« Les cétacés : de l’espèce à l’habitat »
par Céline Liret, chargé de missions scientifiques et de développement durable - Océanopolis.

Nous conseillons vivement à celles et ceux que la découverte du milieu marin et la culture scientifique passionnent de participer à ces conférences.

Par ailleurs Michel Hignette, Président de l'Union des Conservateurs d'Aquariums de France - Directeur de l'Aquarium de la Porte Dorée à Paris, partenaire des entretiens Science et Ethique, a accueilli en juin dernier dans le cadre des Journées de la mer l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » créé par 3B Conseils.


Sources : Océanopolis / photo et visuel Océanopolis / RH -3B Conseils

mercredi 14 octobre 2009

Passez à « l’Heure bleue » pour la mer et le climat….




C’est aujourd’hui que s’ouvrent à Océanopolis-Brest, les 13èmes entretiens Science et Ethique sur le thème « l’heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer » .

La dépendance énergétique en hydrocarbures et les conséquences du changement climatique entraîné par les activités humaines apparaissent comme une menace pour l’Homme et la nature au XXI° siècle.

Le recours aux énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre, en est une des causes principales. Ces ressources deviennent plus rares, plus chères et nécessitent aussi d’être présentes dans des pays de plus en plus convoités.

De plus, le changement climatique est en marche, la banquise fond et la rapidité des conséquences sur l'environnement semble avoir été sous-estimée.

A Kyoto, l’Europe et de nombreux pays de la planète se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. En France, le Grenelle de l’environnement et le Grenelle de la mer ont rappelé le rôle que pouvaient tenir les énergies renouvelables de la mer.

L’ADEME a lancé un fonds démonstrateur. De son côté, le PNUD encourage une approche territoriale du développement pour faire face aux problématiques de réchauffement climatique à une échelle locale. ClimSAT est son représentant à Brest.

Au niveau européen, la présidence Suédoise va dans ce sens, et elle s'est fixée la priorité d’oeuvrer pour qu’un nouvel accord sur le climat soit adopté au cours de la Conférence internationale de l'ONU qui se tiendra à Copenhague au mois de décembre.

A deux mois du sommet sur le climat, le commissaire européen à la recherche, Janez Potocnik , a rappelé ce simple constat : l’Europe est aujourd’hui dépendante à 80% des énergies fossiles, une source majeure de gaz à effet de serre. Cela suppose de quasiment tripler les investissements annuels dans l’Union européenne, de passer de 3 à 8 millions d’euros.

Lors du sommet du G20 à Pittsburgh, les questions de sécurité énergétique et de changement climatique ont été un des points repris dans la déclaration finale les dirigeants du G20 lesquels se sont engagés à « rationaliser et éliminer progressivement sur le moyen terme les subventions inefficaces aux combustibles fossiles qui encouragent la surconsommation ».

Les membres du G20 entendent « accroître l’approvisionnement en énergie propre et renouvelable, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion de la conservation… , mesures essentielles pour protéger notre environnement, promouvoir une croissance durable et lutter contre la menace du changement climatique.

Quelle sera la place des énergies renouvelables de la mer ?

Le « territoire maritime français » est le deuxième du monde par sa superficie. La France dispose de près de 18 000 km de côtes. Les énergies renouvelables de la mer sont une des composantes qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en diminuant la dépendance énergétique des territoires îliens et des villes du littoral.

C'est dans ce contexte que s'inscrit l’édition 2009 des entretiens Science et Ethique "L'heure bleue: changement climatique, apports des énergies de la mer et biodiversité"

Les entretiens sont ouverts à tous. Quel plus bel endroit que Brest métrople océane, capitale de la mer, pour traiter de la thématique de cette année. Regarder vers la mer aujourd’hui, c’est penser que nous sommes arrivés à «L’HEURE BLEUE» pour soutenir un développement durable.

Les entretiens Science et Ethique peuvent être visionnés en direct sur le site de CanalC2. Le 16 octobre sera diffusé dans le cadre des entretiens l’interview exclusive de Michel Rocard, ancien Premier Ministre, Ambassadeur des Pôles.



Sources : 3B Conseils - photo entretiens Science et Ethique



Le changement climatique est un phénomène reconnu qui sera discuté de nouveau en décembre à Copenhague par plus de 160 Etats. Ses impacts sont nombreux sur les ressources de la mer tant pour la pêche que pour son utilisation comme « énergie renouvelables ».

Les entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole, présidé par le professeur Michel Ricard, traitent cette année de cette thématique.

Lors des entretiens Science et Ethique, une interview exclusive de Michel Rocard, ancien Premier ministre, ambassadeur des pôles, Président de la Conférence des Experts sur la Contribution Climat Energie (CCE) sera diffusée.

Vous pouvez visionner en direct les entretiens Science et Ethique sur le site de Canal C2 et les retrouver par la suite sur ce même site.

mardi 13 octobre 2009

Négociations sur le climat : entre espoir et frustration ….



A moins de deux mois de Copenhague et après un cycle nouveau de négociations de deux semaines qui vient de s’achever à Bangkok, c’est un nouvel appel qui est lancé en direction des pays développés pour aller vers plus de clarté dans leurs engagements.

Pour Jonathan Pershing de la délégation américaine, désormais "la balle est dans le camp de tous les pays" . La question de l’acceptation par les Etats-Unis de leur part de responsabilité dans l'enjeu climatique, pose des questions difficiles sur les contours du prochain accord international et la hauteur de leurs engagements en termes de réductions d'émission.

Depuis Copenhague, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a quant à lui prévenu que la communauté internationale était "dangereusement proche d'une impasse (...), en dépit de nos récents efforts à New-York, Pittsburgh et Bangkok".

L’interrogation des différents observateurs et négociateurs réside dans l’impact que peut avoir l’annonce de l'attribution du prix Nobel de la paix au président Obama qui lui sera remis à Oslo le 10 décembre, au moment même ou se tiendra la Conférence des Nations Unies à Copenhague. "J'espère que cela constituera un encouragement pour lui à s'engager fortement" en faveur d'un accord à Copenhague, a déclaré M. Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCC)

Il ne reste désormais que cinq journées de négociations, début novembre à Barcelone, avant le rendez-vous dans la capitale danoise (7 au 18 décembre), qui vise à enrayer le réchauffement en cours.

Parallèlement les pays africains particulièrement, vulnérables face au réchauffement climatique, sont décidés à parler d'une seule voix.

Lors du 7ème Forum mondial pour le développement durable consacré aux changements climatiques, les pays africains réunis à Ouagadougou au Burkina Fasso, ont exigé des "réparations et dédommagements" de la part des pays développés.

Pour les pays africains, les pays les plus pollueurs doivent être également les plus gros payeurs. Ils considèrent que le montant de ces réparations et dédommagements s’élève à 65 milliards de dollars.

De même, les pays africains demandent la création de nouveaux fonds internationaux pour soutenir les pays pauvres, de même que l'allègement des procédures et l'assouplissement des conditions d'accès des pays africains aux ressources du Mécanisme pour un développement propre.

Les entretiens Science et Ethique 2009 traite pour sa 13ème édition le thème de "l'Heure bleue : le changement climatique et de l'apport des énergies de la mer".

sources : AFP / RH - 3B conseils

lundi 12 octobre 2009

"L’Heure Bleue : le changement climatique et les énergies de la mer »



"L’Heure Bleue : le changement climatique et les énergies de la mer" : 2 rendez-vous importants avant les entretiens 2009.....

A la veille de la Conférence des Nations-Unies sur le climat à Copenhague (7 au 18 décembre 2009), le programme des 13èmes entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole qui se y tiennent à Brest-Océanopolis les 15 et 16 octobre prochain met en perspective : les enjeux du changement climatique, l’apport des énergies renouvelables de la mer comme une réponse participant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre suivant les objectifs européens, les enjeux dans le cadre du développement de l’aménagement du littoral européen, l’impact sur la biodiversité et les acteurs du monde de la mer.

En préalable aux entretiens deux rendez-vous sont à signaler pour tous ceux que cette problématique intéresse :

l’émission sur France bleue Breizh Izel animée par Danièle Belabahri , ce lundi 12 octobre « le changement climatique et les énergies de la mer » avec comme invités
- Sabrina Speich, chercheur au laboratoire de physique des océans (UBO)
- Vincent Mariette de la Société Actimar.


L’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » du 12 au 19 octobre (12h00/17h00) dans le Hall d’honneur de l’Hôtel de Ville de Brest (place de la Liberté)

Durant cette semaine, l'annonce des entretiens 2009 et de l'exposition en mairie de Brest fait l'objet d'une campagne dans les transports en communs brestois sur les lignes de Bibus.

Pour en savoir plus sur les entretiens Science et Ethique 2009 « L’Heure Bleue : changement climatique et les énergies de la mer » . Renseignements et inscriptions.