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vendredi 28 octobre 2011

Conseil de lecture : " Le Climat à découvert - Outils et méthodes en recherche climatique"


" Qu’est ce que l’effet de serre ? Le rôle de l’homme sur le climat est-il détectable et comment ? Comment mesure-t-on la fonte de la banquise, le recul des glaciers de montagne ou bien encore l’élévation du niveau de la mer ? Comment les chercheurs font-ils pour modéliser un système aussi complexe que la planète terre ? Quelles données permettent de décrire et modéliser les climats passés ? Comment s’y prend-on pour prévoir l’évolution à venir du climat ? " ce sont quelques-unes des questions posées par le livre " Le Climat à découvert - Outils et méthodes en recherche climatique" (*).

A la suite de la lettre adressée à leurs tutelles en mars 2010 par plus de 600 chercheurs en sciences du climat, le président du CNRS - Alain Fuchs - a saisi le Comité d'éthique du CNRS et le Comité national de la recherche scientifique. L'objectif était de produire, en se tenant à distance de la polémique médiatique, des analyses de qualité sur un sujet d'une très grande importance et sur lequel le fossé menace de se creuser entre la réalité de la science qui se construit et la perception qu'en a le grand public.

À l’écart de la polémique médiatique, Catherine Jeandel et Rémy Mosseri ont mobilisé plus d’une centaine de contributeurs spécialistes du climat qui livrent avec ce livre un panorama large des méthodes et outils mis en œuvre pour étudier notre climat et son avenir.

Ils montrent que, pour résoudre cette question extraordinairement complexe, une approche pluridisciplinaire est plus que jamais nécessaire, à la croisée de l’expérimentation, de l’observation, de la simulation et de la théorie.


Plusieurs chercheurs de l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM-UBO) à Brest, ont contribué à cet ouvrage collectif, édité par les Editions du CNRS pour un public curieux de la démarche des scientifiques dans un domaine complexe et fortement pluridisciplinaire.

Un ouvrage à découvrir dans la perspective des 15e entretiens Science et Ethique à Brest - Océanopolis les 17 et 18 novembre 2011, sur le thème : " Energies bleues pour une croissance verte ? "
Inscriptions en ligne ICI






(*) L'ouvrage est composé de 85 chapitre courts et synthétiques regroupés en huit grandes parties :

1. Le système climatique

2. Les mécanismes physico-chimiques en jeu

3. Observations et indicateurs climatiques

4. Données, traitements et réanalyses

5. La modélisation du climat

6. Les différentes perturbations et leurs estimations

7. Prévision et projection climatique

8. Questions en enjeux

Article RH 3B Conseils
Sources : éditions du Cnrs / IUEM

mercredi 27 avril 2011

Séminaire sur les données d'observation et les informations environnementales


Les observatoires se sont multipliés au cours de la décennie. Quelle que soit leur finalité (recherche, gestion, planification), ils s’appuient sur des jeux de données diachrones indispensables à la compréhension du fonctionnement et/ou du suivi de l’évolution à long terme de l’environnement et proposent la mise en place d’outils de suivi, de connaissance et d’aide à la décision.

Au sein de ces entités, des infrastructures de données spatiales (IDS) se mettent progressivement en place, répondant plus ou moins directement aux préoccupations actuelles dans le domaine de l’environnement et de l’accès à l’information par un large public. La convention d’Aarhus en 2000 et surtout la directive Inspire en 2007 marquent le besoin ressenti au niveau européen de mise à disposition du public, de données de meilleure qualité pour l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques ayant un impact direct ou indirect sur l’environnement.

Les Observatoires des Sciences de l’Univers (OSU), les Observatoires Hommes-Milieux (OHM), les Zones Ateliers (ZA) sont des « instruments » du CNRS permettant de récolter des données variées, des points de vue de leur source, de leur nature, de leur qualité, de leur format, de leur fréquence temporelle, de les archiver et de les diffuser.

De la pluridisciplinarité inhérente à ces instruments découlent des corpus importants et diversifiés : analogiques et numériques, textuels, iconiques, spatiaux, structurés ou non. Cette hétérogénéité rend difficile l’emploi d’outils standards d’archivage, de catalogage et de diffusion. Pourtant la directive Inspire impose une normalisation croissante et l’interopérabilité des systèmes mis en œuvre pour une meilleure visibilité de l’offre et un accès facilité aux ressources informationnelles disponibles pour les différents acteurs de l’environnement (politiques, scientifiques, gestionnaires, acteurs locaux).

- Au sein des observatoires scientifiques, quels sont les enjeux et les besoins des producteurs de données ?

- Comment organiser, cataloguer et diffuser des données hétérogènes diachrones afin de les pérenniser et contribuer aux connaissances actuelles sur le fonctionnement et sur l’évolution des systèmes planétaires en favorisant l’indispensable interdisciplinarité qu’implique la problématique ?

- Comment transférer des données scientifiques dans une forme appropriable par un large public ?

C'est à l'ensemble de ces questions qu'entend apporter des réponses le séminaire organisé par le "Pôle Image" de l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM- UBO), le 24 mai prochain.

Un qui séminaire intitulé "Données d'observation, informations environnementales hétérogènes : archivage, catalogage, diffusion. Quels enjeux pour les observatoires scientifiques pluridisciplinaires ?" et qui abordera ces différents points à travers les questionnements, projets et réalisations en cours au sein de plusieurs observatoires. un séminaire .

Si l'entrée est libre, elle nécessit par contre une inscription préalable auprès de l'IUEM avant le 1er mai (contact : Céline Diverrès).

Article RH 3B Conseils
Source IUEM-UBO

mercredi 23 mars 2011

Les risques de la nature, le nucléaire et la pédagogie


La triple épreuve que vit le Japon depuis le 11 mars 2011, tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire, remet les gouvernements de la planète en état d'alerte sur le plan politique, économique et sociétal. La dignité avec laquelle la population japonaise s'est organisée face à ses drames est exemplaire.


Si tous les médias ont réalisé des reportages exceptionnels, le blog Science et Ethique (relire également article du blog du 18/03/2011) a tenu à vous signaler certaines de ces émissions réalisées ou des articles publiés par les partenaires et les amis des entretiens Scientifique et Ethique et nous avons également demandé à deux scientifiques Marc-André Gutscher et Michel Marcelin de nous procurer leurs réflexions et sentiments sur les événements.


Quels repères pour y voir plus clair : écouter ou réécouter des émissions sur France Culture

Samedi 18 mars dernier, France Culture a consacré ses émissions sur l'accident nucléaire et l'enjeu des avancées scientifiques. Nous vous invitons à réécouter ces trois émissions sur le site de France Culture pour mieux comprendre les contraintes et les nouvelles libertés, l'exemple du désintérêt des politiques pour les nanotechnologies…

Ces émissions portent sur des discussions sur la supériorité donnée à la conscience par rapport à la compétence ... et les compétences par rapport à la technoscience... et qui se superposent.

- Energie, nucléaire, Japon, nanotechnologies et Démocratie. : - Comment mener le développement scientifique et maîtriser son adaptation ? - Comment être moderne et imaginer les nouvelles conditions humaines : les limites d'une démocratie et des techno-sciences. ? - Comment les technologies changent nos conditions de vie, mais comment elles changent aussi nos conditions humaines. Quelle prospective et quelles perspectives? - Comment les préoccupations matérielles cohabitent avec la responsabilité des scientifiques et des politiques.

- Le Japon : énergie, nucléaire et économie à l'épreuve du tremblement de terre et du Tsunami. Sur l'économie en question avec Dominique Rousset avec ses invités : David Thesmar professeur de finances - HEC, Dominique Plihon, professeur d'économie financière - Paris XIII et président du Conseil scientifique d'Attac France, Patrice Geoffron -professeur d'économie - Paris-Dauphine et Olivier Pastré
- Débat éthique sur les avancées scientifiques et l’enjeu des nanotechonologies
Au regard des réflexions de Voltaire et de Rousseau à l'occasion du tremblement de terre de Lisbonne et les termes de Catastrophes naturelles et de catastrophes industrielles donnent à repenser une nouvelle fois au débat éthique sur les avancées scientifiques et l’enjeu des nanotechonologies en écoutant l’entretien entre Alain Finkielkraut, Etienne Klein et Olivier Rey.

Le blog Science et Ethique a interrogé deux éminents scientifiques sur la zone sismique du Japon et sur l’étude de notre planète
- Marc-Andre GUTSCHER (*) Géophysicien à l’Université Européenne de Bretagne (UEB), Brest/ Institut Universitaire Européen de la Mer - IUEM/UBO
- Michel MARCELIN (**) Directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille - spécialiste de l'étude de la cinématique des galaxies.

3 Questions à : Marc-Andre Gutscher

1 / Quelles sont les particularités de la zone sismique du Japon et connaît-on bien cette région sous marine ?

La Plaque Pacifique se dirige vers le Ouest-Nord-Ouest a environ 8-9cm/an et plonge sous les îles Japonaises (qui font partie de la plaque Eurasiatique). Des séismes de moyenne et grande magnitude se produisent ou les deux plaques frottent l'une contre l'autre.

Il n'y a rien de "particulier" à cette zone au NE du Japon (par rapport a d'autres zones comparables sur la planète - Alaska, Chili, Sumatra) sauf si c'est peut-être un détail - tandis que beaucoup de zones de subduction (le terme technique ou une plaque s'enfonce sous une autre) sont marquées par une lacune sismique (activité faible, voire même absence totale) dans les décennies ou mêmes siècles avant un mega-séisme, cette partie du Japon connaissait une activité sismique importante et fréquente au cours des dernières décennies. Ceci a sûrement laisse penser que la majeure partie de l'énergie élastique (dû au mouvement entre les plaques "stockes" et pas relâches) avait pu se relâcher lors de ces événements assez réguliers (de magnitudes 5, 6 et 7 voire même un M8 a peu près tout les 50 ans).
Personne ne s'attendait a un événement de cette ampleur (M9 ce qui est 30 fois plus puissant qu'un M8).

Oui, la cartographie sous-marine est très bien connue, ainsi que la structure interne de la marge et du substratum allant de la côte Japonaise jusqu'aux domaines abyssaux adjacents. Les Japonais sont très engagés dans les recherches océanographiques (géologie et géophysique) et sont parmi les leaders
mondiaux absolus en sismologie moderne, (en terme de nombre de stations sismique, de nombre de stations GPS dans le pays et en terme du nombre de chercheurs travaillant dans ces domaines).

2 / Des informations sur l'aide de la cartographie pour anticiper les tremblements de terre et les systèmes d'alerte ? et quels sont vos contacts au japon alors que vous êtes intervenus de manière très active lors du tsunami de 2004 ?
(Voir la cartographie du séisme : http://www.japanquakemap.com/)

La cartographie des fonds marins Japonais est quasi-complète. C'est une aide aux modélisations de propagation de tsunami (pour la plateforme continentale et le domaine côtier), mais pas "indispensable" a un système d'alerte. Les Japonais ont probablement le système d'alerte au séisme et au tsunami le plus sophistique du monde.

Néanmoins il ne faut pas négliger l'aspect de l'éducation de la population.
Ce sont souvent leurs connaissances et leur capacité de reconnaître la situation et de se comporter/réagir de manière adéquate qui peut sauver leur vie (aux populations immédiatement adjacentes a une méga-faille lorsqu'elle rompe). Les Japonais font aussi un excellent travail dans ce domaine.
Mais il n'est pas exclu que localement certains ont pu croire que suite a la construction de murs/digues de protection contre un tsunami (de 5m pour citer un exemple concret) ils seraient "protégés". Le problème est que dans plusieurs baies le tsunami a dépassé 10m de hauteur et donc a pu facilement franchir le mur de 5m.

Personnellement je n'ai pas beaucoup de contacts dans le monde scientifique Japonais (dans le domaine des séismes et tsunamis). Je connais, bien entendu, certains auteurs d'articles scientifiques que je rencontre par exemple aux congres. Et j'ai plusieurs contacts à travers le programme IODP (Integrated Ocean Drilling Program) qui viennent du Japon.

3 / Y a -t-il encore des manques au sein du réseau mondial de surveillance et comment les scientifiques spécialistes travaillent ensemble actuellement pour mieux comprendre ce phénomène de catastrophes naturelles pour les prévenir et les anticiper ?

Les réseaux de surveillance en Pacifique sont plutôt exemplaires (et je n'ai rien à critiquer à ce sujet là). Au sujet de "comprendre et anticiper", alors la oui j'ai quelques suggestions et/ou critiques :
1) se pencher de plus près sur la subduction des Antilles (et pas seulement sur le risque volcanique de la Guadeloupe et de la Martinique) ;
2) regarder de plus près d'autres zones de subductions qui peuvent souvent paraître "tranquilles", mais qui peuvent potentiellement être en train d'accumuler des contraintes en attendant de les relâcher lors d'un futur séisme. A ce sujet les zones les plus inquiétantes à proximité de la France Métropole sont dans le Sud de l'Europe (domaine Méditerranéen) la Grèce, le Sud de l'Italie et la région Gibraltar (N Maroc/ SW Espagne/S Portugal).

(*) Marc-Andre GUTSCHER : Né a New York (1964) nationalité: française, allemande, américaine - Universite/formation: Bachelor of Science in Physics Williams College Massachusetts (1982-1986)- Master of Science in Geology University of Vermont Burlington (1987-1989)- PhD in Geophysics Geomar-Univ. Kiel (1992-1996) Depuis 2000 il est chercheur CNRS à l'IUEM/Univ. Brest et depuis 2010 Directeur de Recherche CNRS. Il est responsable d'équipe au sein du labo (intitulee Marges et Arcs).


3 questions à : Michel MARCELIN

1/Comment la Terre s'est créée et le phénomène de la tectonique des plaques ?

La Terre s'est formée en même temps que les autres planètes du système solaire, il y a 4,5 milliards d'années. Les blocs de roches et de poussières de la nébuleuse primitive se sont agglomérés pour former des astéroïdes puis des planètes. La Terre étant assez grosse, elle a maintenu longtemps un cœur fondu (la chaleur interne provenant principalement de la radioactivité naturelle des roches) et la croûte superficielle, composée de roches solidifiées, a pu glisser sur le manteau sous-jacent, composé de roches relativement molles. C'est la fameuse tectonique des plaques, dont la preuve la plus évidente est la dérive des continents qui est encore observée aujourd'hui. A titre comparatif, la planète Mars, plus petite que la Terre, a un cœur refroidi et ne connaît pas de tectonique des plaques.


2/ A-t-on remarqué des phénomènes particuliers dans les astres au moment des grands tremblements de terre ?
Non. Tout au plus on pourrait penser que les effets de marées, liés à la Lune et (dans une moindre mesure) au Soleil, pourraient favoriser les tremblements de terre. Mais aucune corrélation n'a pu être mise en évidence entre les fortes marées et les tremblements de terre.

3 / Quelles sont les grandes catastrophes naturelles dans l'espace qui pourraient ou qui ont des impacts sur notre planète ?
La plus probable serait la chute d'un astéroïde de grande taille (quelques kilomètres) sur la Terre. Cela pourrait engendrer un gros tremblement de terre et, surtout, un tsunami dévastateur. De plus, le rejet de grandes quantités de poussières dans l'atmosphère à la suite de l'impact, provoquerait un obscurcissement du ciel et un refroidissement marqué du climat. On pense d'ailleurs que c'est l'impact d'un astéroïde d'une dizaine de kilomètres de diamètres qui a provoqué la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années.

Une autre catastrophe naturelle (heureusement moins fréquente) qui aurait des effets dévastateurs, serait l'explosion d'une étoile proche en supernova. Mais aucune étoile du voisinage solaire n'est actuellement susceptible d'exploser ainsi. Quant au Soleil lui-même, il est trop peu massif pour finir sa vie sous forme de supernova, par contre il deviendra une géante rouge dans 4 à 5 milliards d'années. Il gonflera alors au point d'absorber Mercure puis Vénus et se stabilisera au niveau de l'orbite terrestre. Il faudra donc, si il y a encore des habitants sur Terre à ce moment là, qu'ils envisagent sérieusement de déménager car notre Terre deviendra inhabitable. En effet, les océans s'évaporeront entièrement et elle ne méritera plus son qualificatif de "planète bleue"...


(**) Michel MARCELIN est directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille. Il est spécialiste de l'étude de la cinématique des galaxies. Il intègre l'Ecole Normale Supérieure de Cachan en 1972 et passe l'agrégation de physique en 1975. Il fait un DEA d'astrophysique en 1976 puis obtient une bourse du CNES et soutient une thèse de 3ème cycle sur l'étude de l'exosphère de Vénus en 1978.
Il entre au CNRS en 1980 et soutient sa thèse d'état en 1983, consacrée à l'étude des champs de vitesses de galaxies avec un interféromètre de Fabry-Perot.
Avec l'équipe d'interférométrie de l'Observatoire de Marseille, il observe sur de nombreux télescopes dans le monde (dans le Caucase, en Arménie, à Hawaii, au Chili, et bien sûr en Haute Provence). Il a été directeur adjoint de l'Observatoire de Marseille de 1996 à 2000. et responsable de l'équipe Physique des Galaxies du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille de 2000 à 2008.
Il est auteur (ou co-auteur) d'une
centaine de publications dans des revues spécialisées. Il s'intéresse aussi à la diffusion des sciences et a publié trois ouvrages de vulgarisation d'astronomie chez Hachette, dont "L'Astronomie" qui a obtenu le prix du livre d'astronomie de Haute Maurienne en 1991 et en est à sa 6ème édition et a été vendu à près de 45 000 exemplaires.

La Bretagne solidaire du Japon :

La Région Bretagne ouvre un fonds de solidarité de 50 000 € pour soutenir les sinistrés de Sendai, la ville jumelle de Rennes, l’une des plus touchées par la catastrophe qui frappe le Japon.

Jean-Yves Le Drian a proposé que la Région prenne l’initiative d’organiser un concert de soutien et de solidarité à Rennes avec les artistes bretons, avec le parrainage des Bretons du Japon et en partenariat avec les Villes de Rennes (jumelle de Sendai) et de Brest (jumelle de Yokosuka). D’autre part, il a confirmé qu’il maintiendrait son déplacement au Japon mi-juillet, comme chaque année, pour rencontrer les dirigeants des groupes japonais implantés en Bretagne.



Article BB - RH 3B Conseils
Sources : France Culture /entretiens Science et Ethique / Région Bretagne
Photos : Région Bretagne / Ouest France

jeudi 3 mars 2011

Flotte océanographique française : création d’une Unité mixte de service

le Marion-Dufresne


Dotée d’un budget annuel de 60 millions d’euros (fonctionnement et d’investissement de la flotte) l’Unité mixte de service « flotte océanographique française » vient de voir le jour à l’initiative des opérateurs français de la recherche océanographique.

Au travers de cette nouvelle entité - créée pour une première période de quatre ans-, l’Ifremer, l’Institut polaire Paul-Emile Victor (IPEV), le CNRS, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), entendent mieux coordonner la programmation des navires et réfléchir en commun aux futurs navires océanographiques.

Cette création fait suite aux conclusions du Comité stratégique et technique de la flotte (C.S.T.F.) en charge de la réflexion sur la stratégie concernant les moyens navals de recherche océanographique. La Flotte Océanographique Française pourra ainsi se maintenir dans le peloton de tête des flottes internationales et plus particulièrement au niveau européen, grâce aux avancées technologiques significatives en matière de systèmes sous-marins et de carottage.

L’U.M.S. Flotte océanographique française aura pour objectifs :
- d’élaborer la programmation intégrée des navires et des équipements lourds de ses membres, prioritairement au service de la communauté scientifique tout en respectant les spécificités et les engagements contractuels des organismes,
- de coordonner les politiques d’investissement et d’anticiper le renouvellement de la flotte nationale,
- d’intégrer la nécessaire dimension européenne de la flotte.

Pour le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche : « La Flotte océanographique constitue un outil indispensable pour répondre aux besoins croissants de la communauté scientifique en matière d’exploration des mers et océans, soulignés lors du Grenelle de la Mer, en particulier pour accroître nos connaissances de la terre solide et de son histoire, pour maintenir des observations sur le long terme, pour préserver la biodiversité, pour étudier la circulation océanique et les phénomènes biogéochimiques associés qui sont déterminants pour le climat et la biosphère, et, d’une manière plus générale, pour contribuer à la découverte et à l’exploitation des fonds et des ressources marines vivantes, minérales et énergétiques encore largement méconnues aujourd’hui. »

Rappelons que jusqu’alors le gestionnaire technique de la flotte de l’Ifremer et de l’IRD était la GENAVIR à Brest qui emploie 250 marins et qui intégreront cette nouvelle structure.

La recherche océanographique française est composée de :

- Sept navires hauturiers :
Marion-Dufresne, Le Pourquoi pas ?, L’Atalante, Thalassa, Le Suroît, Antéa et Alis, capables de réaliser des campagnes océanographiques sur tous les océans (hors zones polaires). De 30 à 120 mètres de long, ils sont capables d’effectuer des levés bathymétriques des fonds marins, de déployer des systèmes sous-marins profonds afin de prélever des échantillons ou bien encore de réaliser des carottes de sédiments non déstructurées.
(Photo : Le Pourquoi Pas ?)

Une convention de partenariat passée avec la Marine nationale permet un accès au Beautemps-Beaupré, tandis que le partenariat Ocean Facilities Exchange Group (OFEG) conclu avec six autres pays européens permet de mieux coordonner l’activité des navires. Le projet européen Eurofleets en cours devrait permettre de renforcer l’intégration européenne de la flotte.

- Des engins sous-marins profonds :
comme le sous-marin Nautile ou le robot télé-opéré Victor6000 capables de travailler à 6000 mètres de profondeur, uniques en Europe, des sonars remorqués, des équipements de sismique ou de prélèvement (carottage jusqu’à 60 m sur le Marion-Dufresne ou encore le pénétromètre Penfeld) peuvent être mis en œuvre depuis la majorité des navires hauturiers.


- Six navires côtiers :
L’Europe, Gwen Drez, Thalia, Côtes de la Manche, Tethys II et Haliotis, utilisés en Manche-Atlantique et Méditerranée permettent la réalisation de campagnes scientifiques nombreuses et variées avec une capacité à assurer un continuum de moyens entre le littoral et l’hauturier.


Article RH 3B Conseils
Sources : ministère de l'enseignement supérieur
photos : ministère de l'enseignement supérieur / Ifremer

vendredi 10 décembre 2010

L'expédition «Pôle Nord 2012»


C’est avec le soutien de l’Ifremer, du CNRS, celui de Michel Rocard , ambassadeur pour les pôles ou encore celui de S.A.S le Prince Albert de Monaco que se prépare l'expédition «Pôle Nord 2012». A l’origine de cette équipée les brestois Alan Le Tressoler et Julien Cabon qui prévoient de partir durant six semaines au pôle Nord pour y réaliser des relevés scientifiques.

La phase de préparation physique des deux protagonistes comme du matériel est prévue du 17 au 25 décembre, dans… un entrepôt frigorifique à -25 degrés à Plouédern (29) avec le concours de la société Argel,

Le projet de l’expédition consiste à se demeurer six semaines an Arctique durant et en totale autonomie sans assistance ni ravitaillement sur cet océan gelé en dérive permanente, unique endroit de la planète inaccessible aux satellites de géolocalisation.

Pour mémoire, Julien Cabon, reporter à Cols Bleus et officier de marine, a assuré durant trente-cinq jours en 2009 la continuité du programme scientifique européen Damoclès, sur la côte est du Spitzberg, à bord du voilier d'expéditions polaires Vagabond.

Quant à Alan Le Tressoler, ingénieur en logistique polaire et expert technique de l'expédition, il fut responsable français de la base arctique de Ny-Alesund (Spitzberg) pendant deux ans.

Au Télégramme, Julien Cabon déclare «Notre "frigo" fera 70m². On va y tester le matériel, à la fois des appareils électroniques, des vêtements et des tentes, dans des conditions proches de ce que nous devrions connaître en Arctique. Ce sera aussi une vraie préparation physique, avec du vélo d'appartement et du rameur. En principe, nous ne devrions quasiment pas mettre le nez dehors pendant neuf jours». 


Au préalable à l’expédition «Pôle Nord 2012», (prévu en mars), il effectueront une mise en conditions au Groedland en avril 2011.
En effet comme l’indique Alan Le Tressoler (Télégramme du 08/12/2010) «Un tel projet n'est réalisable que durant quelques semaines. Avant, c'est la nuit polaire. Après, l'état de la glace ne permet plus d'être récupéré. Nous devrions être déposés sur place par un avion canadien. Notre défi sera de nous maintenir quotidiennement le plus près possible du pôle, afin d'y réaliser nos relevés scientifiques (météorologiques, microbiologiques...). »

Les deux scientifiques envisagent alors de parcourir quotidiennement, sur une banquise dérivante de 2 mètres d’épaisseur - il y a 15 ans cette épaisseur moyenne était de 4 mètres- (en dessous 4.261 mètres de fond), 25km à traîneau, à ski, à pied ou à la nage….

Le chargement de l’équipe comprenant à la fois les instruments scientifiques et le nécessaire de vie, mais devra être limité à 300kg sur le pulka (traîneau tracté par l’homme) Les conditions de vie seront extrêmes en un lieu où nul n’a vécu sur une durée aussi longue. Au terme de cette période, un hélicoptère russe devrait récupérer les deux scientifiques.

Pour aller plus loin :












Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Voir notamment l’intervention d’Anne Choquet enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche. Son intervention portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée"



- Revoir les vidéos de l’interview exclusive de Michel Rocard, ambassadeur pour les pôles avait accordé pour les 13è entretiens Science et Ethique en 2009 (vidéo1 et vidéo2) Une interview donnée à Hubert Coudurier du Télégramme / Tébéo TV et de Sylvie Andreu de France Culture diffusé lors de cette rencontre.




- Revoir également l’interview exclusive de S.A.S le Prince Albert de Monaco (ICI) accordée pour les 10è entretiens Science et Ethique en 2006. L’interview étant réalisée par les Webtrotteurs (lycées Vauban et Kerichen de Brest) partenaires des entretiens Science et Ethique.







Relire également l'article du blog du 04/01/2010 sur l'Appel des Pôles du Cercle polaire




Article RH 3B Conseils
Sources : Le Télégramme

mercredi 30 juin 2010

La "Grande dérive" des Robinsons des glaces


Plus connue pour ses traversées océaniques en kitesurf, - et avant de repartir début 2011 pour une traversée depuis le Pérou jusqu’à Tahiti - la navigatrice Anne Quéméré a rejoint le Groenland afin de participer à «La grande dérive» une opération scientifique menée par le groupe «Robinson des glaces».

"La grande dérive" consiste à vivre cinq semaines, en autonomie totale sur un territoire de glace dérivant au large du Groënland, une opération destinée à surveiller et alerter sur le dérèglement climatique.
Le chef de cette expédition, Emmanuel Hussenet, chef d'expédition, auteur d'une quinzaine d'expéditions dans ces régions boréales extrêmes depuis une vingtaine d'années, souhaitait constituer une équipe venant d’un univers maritime différent composée de :
- Emmanuel Hussenet, chef d'expédition
- Luc Dénoyer, logistique, prises de vues
- Anne Quéméré, rapports scientifiques
- Gauthier Mesnil-Blanc, illustrations, web-documentaire.

Les initiateurs du projet motivent leur démarche ainsi " pour prouver la disparition de la banquise polaire, pour montrer en direct ce phénomène dont notre avenir dépend. Les glaces marines ont un rôle majeur : elles assurent l’équilibre thermique de notre hémisphère. Sans elles, le réchauffement de la planète sera encore plus rapide ! Or les chercheurs pensent que les banquises permanentes du pôle Nord pourraient disparaître dans une dizaine d’années."


Cette équipe doit donc partir de Tassilaq dans le sud-est du Groenland pour rejoindre en bateau puis en kayak de mer un bout de banquise de 5 ou 6 mètres d’épaisseur, poussé par un courant marin de nord vers le sud.
Au fil des semaines "cette île flottante se réduira de 1.000 m2 au début de son parcours, à 100 ou 50 m2 au final. Une façon de montrer avec acuité que la banquise pluriannuelle, "formidable marqueur du réchauffement climatique".

Par ailleurs, ce séjour polaire correspondant également à la période des naissances chez les morses, Anne Quéméré se mettra à l’écoute de ces énormes mammifères marins pour le compte du CNRS en enregistrant les communications acoustiques entre les mères et leurs petits.

La navigatrice, qui collabore depuis plusieurs années avec les chercheurs d’Océanopolis à Brest, s’est vue confier la mission de prélever du plancton sous la banquise.

Pour aller plus loin nous vous invitons à retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2009 " l'heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer" .

Un des enjeux de l’Arctique est son nouvel intérêt géostratégique dû au réchauffement climatique. Cet enjeu géopolitique du changement climatique sur les pôles, notamment l’Arctique a été un des sujets des entretiens Science et Ethique 2009 à Brest. 



A cette occasion, l’intervention d’Anne Choquet enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche, portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée".

Retrouver également l'article du blog du 4 janvier 2010 sur "l'Appel des Pôles" , la campagne internationale lancée par l’ONG le Cercle Polaire, dans 52 pays, afin de collecter les témoignages de celles et ceux, acteurs et décideurs, engagés dans la protection des régions polaires, l'Arctique ou l'Antarctique..
Cet appel vise à mettre en réseau les actions politiques, scientifiques ou artistiques de personnalités en faveur d’une meilleure gouvernance des régions polaires, l’Arctique ou l’Antarctique.

Relire également l'article du 27 octobre 2009 sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur les populations du littoral.


Sources : Robinsons des glaces / RH - 3B Conseils
photo : Robinsons des glaces

lundi 22 mars 2010

35 000 ans d’histoire du vivant : un inventaire des animaux et des végétaux en France

Comprendre la biodiversité, son évolution tel est l’objet du travail colossal engagé sous la responsabilité de Cécile Callou, originaire des Côtes d’Armor, Maître de conférence au Muséum d’Histoire Naturelle, chargée de mettre en place le nouvel inventaire national du patrimoine naturel .

Développé par le Muséum national d'histoire naturelle et le CNRS, il permet de connaître la localisation d'une espèce, animale ou végétale, en France, depuis 35 000 ans, et de la situer dans son environnement. Ces informations désormais en ligne constituent une base de données unique au monde, consultable par tous.

Le site met en ligne les informations relatives au patrimoine naturel en France (espèces végétales, espèces animales, milieux naturels et patrimoine géologique) et son évolution récente à partir des données disponibles au Muséum national d'Histoire naturelle et celles du réseau des organismes partenaires.

L'inventaire national du patrimoine naturel est l'aboutissement d'un long travail qui associe scientifiques, collectivités territoriales, naturalistes et associations de protection de la nature en vue d'établir une synthèse sur le patrimoine naturel en France.

Ces milliers d'informations qui ont été saisies pour alimenter la base de données suivant rigoureusement les règles scientifiques, sont doublement vivantes. Elles le sont d’abord parce que ce site est un outil pour la connaissance et la gestion du vivant, et également parce qu'il évolue en fonction des apports de tous les partenaires.
Ainsi, près de 3 000 espèces animales et plus de 1 000 espèces végétales sont répertoriées, ainsi que plus de 4 000 sites archéologiques.

Ce travail offre un passionnant voyage dans l'histoire du vivant, à la croisée de plusieurs disciplines scientifiques et des sciences humaines. Le projet comme le rappelle Cécile Collou est parti d'un constat, dans les années 1980 : « Les fouilles se sont multipliées avec le développement de l'archéologie préventive, préalable aux grands travaux (TGV, autoroutes). Elles ont donné lieu à quantité de rapports et d'études. Si tout cela restait dormir dans des kilomètres d'archives, ce serait stérile pour la recherche et la connaissance ».

Par ailleurs en complément, pour en savoir plus sur la biodiversité du littoral, consultez les archives des entretiens Science et Ethique 2006.



Sources : MNHN / Ouest-France / RH – 3B Conseils

vendredi 29 janvier 2010

Prix Bretagne Jeune Chercheur 2010 : douze jeunes chercheurs primés.



Depuis 1995, la Région Bretagne organise le Prix Jeunes chercheurs remis tous les deux ans, afin d'encourager les vocations des jeunes chercheurs et de les aider à développer leurs projets via un accompagnement et un soutien financier.

C'est l'une des ses actions en faveur de la recherche bretonne (qui figure parmi les plus performantes de France).

La recherche bretonne figure parmi les plus actives de France, avec plus de 4 500 actifs, aussi pour développer cet élan  et en faire un véritable atout pour la compétitivité de la Bretagne, la Région entend  favoriser la structuration et le développement d'un environnement propice à la recherche.

Dès lors, elle souhaite aussi faire connaître au grand public et à l'ensemble de la communauté scientifique la qualité des travaux conduits par ses jeunes talents au travers du Prix Bretagne Jeune Chercheur.

Pour l'édition 2010, tous les docteurs devaient avoir moins de 35 ans, diplômés depuis moins de 5 ans et avoir préparé, soutenu et obtenu, avec mention, leur thèse en Bretagne, dans un laboratoire public ou privé.
Autre condition exigée : avoir publié au moins un article dans une revue française ou étrangère reconnue au niveau international.

Quatre catégories étaient proposées aux jeunes chercheurs pour  concourir en 2010 : 



- « Développement durable » : projets portant sur les problématiques liées à l'environnement, l'agriculture, l'agroalimentaire, la chimie verte et bleue, les énergies, les transports, les écomatériaux et l'écoconception, les usages des TIC, l'économie sociale et solidaire, la santé publique, les droits, genres et normes.

- « Identités, patrimoine, lien social et gouvernance » : projets portant sur les problématiques liées aux identités et patrimoines culturels, linguistiques, architecturaux et historiques, aux espaces et territoires, à la gestion intégrée, à la gouvernance sociale et économique.

- « Sciences, technologies et interdisciplinarités » : projets relevant des champs disciplinaires, dans leurs dimensions technologiques comme théoriques, de la biologie, des biotechnologies, de la santé, des géosciences, des mathématiques, de la physique, de la chimie, des STIC, des sciences de l'ingénieur.

- Prix du thème 2010 « Climat, eau, mer et littoral » prix récompensant les sujets se distinguant particulièrement dans ces domaines.

C'est le 28 janvier qu'a eu lieu la cérémonie des Prix Bretagne Jeunes Chercheurs 2010. Parmi les 79 candidats, 12 jeunes scientifiques bretons ont été récompensés pour leurs travaux de recherche et les cinq lauréats et  recevront un prix de 6 000 € et les sept mentions spéciales, chacune 2 000 €.

Les  12 jeunes chercheurs primés

Les cinq lauréats :
- Karima Bettayeb (CNRS, station biologique de Roscoff)  pour ses recherches portant sur trois nouvelles classes d'inhibiteurs de kinases, qui sont des régulateurs essentiels au cycle de division cellulaire ;

- Alan Le Goff (CNRS, Brest) pour ses recherches orientées sur les matériaux innovants pour les piles à combustibles et la dépollution, inspirés d'enzymes de plantes ;

- Tanguy Le Borgne (CNRS, Rennes) pour ses travaux visant à développer de nouvelles méthodes pour gérer au mieux les ressources en eau souterraine ;

- Hervé Jégou (Inria, Rennes)  pour ses travaux destinés à améliorer les transmissions de données compressées sur des canaux sujets au bruit comme, par exemple, les téléphones mobiles ;

- Eva Guillorel (Université de Haute-Bretagne, Rennes 2)   pour son travail sur « La complainte et la plainte. Chansons de tradition orale et archives criminelles : deux regards croisés sur la Bretagne d'Ancien Régime (16e - 18e Siècle) ».

Les sept mentions spéciales :
Jessica Vallance (IUEM -UBO, Plouzané);
Erwan Roussel (IUEM-UBO, Plouzané);
 Aurélie Chambouvet (CNRS, station biologique de Roscoff)
Sébastien Meineri (UBS, Lorient)
Yann Fournis (université de Rennes1)
Pauline Peltier-Pain (ENSCR Rennes)
Maxim Zhabodov (université de Rennes1)



Sources : Région Bretagne / RH – 3B Conseils

mardi 12 janvier 2010

Yves Frénot, nouveau directeur pour l’IPEV






Après douze années à la direction de l'Institut polaire français (IPEV - Institut Paul Emile Victor), Gérard Jugie * - chimiste de formation, directeur de recherche au CNRS -  prend sa retraite de cet l’Institut situé sur le Technopôle de Brest Iroise.

L'IPEV est l'agence nationale de moyens et de compétences au service de la recherche académique en Arctique et en Antarctique. C’est Yves Frénot - directeur de recherches au CNRS et spécialiste de l'étude d'impact des espèces introduites et des changements climatiques sur les écosystèmes - qui lui succède.

Yves Frénot, délégué français à la réunion consultative du Traité de l'Antarctique, occupait le poste de directeur adjoint de l’IPEV et y avait en charge les programmes scientifiques et les questions environnementales. 

Il a, durant deux décennies,  conduit des recherches en Antarctique et dans les îles Sub-Antarctiques, et publié de nombreuses études sur ce thème.

Yves Frénot  a notamment  publié en 2007 aux éditions Le Pommier, La cité des sciences et de l’industrie,  l’ouvrage « Régions polaires : quels enjeux ? »


Un continent - un océan.
« Pour beaucoup d'entre nous, des territoires mythiques. Tant en Arctique qu'en Antarctique, les régions polaires sont aujourd'hui sous les feux de l'actualité parce que les recherches scientifiques récentes ont montré que ces régions, particulièrement sensibles aux changements environnementaux, jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre planète à travers, par exemple, la circulation des océans et des masses d'air sous toutes les latitudes. Ce livre rappelle ce qui fait la particularité de ces milieux extrêmes en évoquant les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes originaux. Il met aussi en avant les recherches qui y sont menées dont la plupart reflètent les préoccupations sociétales contemporaines : réchauffement climatique, dépression de la couche d'ozone ou encore érosion de la biodiversité ».




* Retrouver également les  interventions de Gérard Jugie aux entretiens Sciences et Ethique



La pointe Bretagne rassemble des chercheurs, des scientifiques, des universitaires, des associations, des entreprises ... dont les compétences sont reconnues internationalement dans l'exploration scientifique, notamment en milieux extrêmes (abysses, sources hydrothermales, calottes glaciaires, canopée, espace...)
Ces explorations, qu'elles soient marines, terrestres ou spatiales, ont acquis une nouvelle dimension. Alors que les trois univers semblent se côtoyer, tant par leur approche scientifique et économique, que par les problèmes de droit et d'éthique qu'ils soulèvent, des enjeux majeurs sont apparus tels que la préservation de la biodiversité, de l'environnement, la maîtrise des extrêmes et la valorisation du vivant.


Les mers et les océans présentent des enjeux scientifiques, géopolitiques et économiques mondiaux. Etudiés depuis l’espace jusqu’aux abysses, leur connaissance et leur exploitation s’appuient sur les recherches et les innovations technologiques, relèvent du droit de la mer et concernent tous les domaines de l’océanographie : géosciences, physique, biologie, spatial...

La connaissance actuelle des grandes profondeurs permet d’atteindre des richesses énergétiques et minérales toujours en cours de réévaluation. L’exploitation industrielle vise désormais les marges continentales, au-delà des plateaux continentaux, jusqu’à 3000 mètres de profondeur.

Des démarches scientifiques sont menées au niveau mondial par les Etats, les grands organismes, les centres de recherches publics et privés, les universités... pour mettre en commun les moyens de la recherche et de l’ingénierie océanique.

Il est devenu nécessaire d’étudier et d’exploiter les océans différemment et d’évaluer de manière précise la diversité et la fragilité des richesses de la mer et des océans. Ceci suppose une intervention à des niveaux européens et internationaux et une réelle prise de conscience citoyenne pour une gouvernance de l’océan.




sources : Ipev  / éditions Le Pommier - La Cité des sciences et de l'industrie / entretiens Science et Ethique / RH – 3B Conseils