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jeudi 21 avril 2011

Les Agendas 21 locaux : la Bretagne référence nationale pour la dimension de cohésion sociale



Lors du séminaire annuel du 13 avril dernier dédié aux Agendas 21 locaux (*) qui s’est tenu au ministère de l’écologie, 47 nouveaux projets de collectivités ont été reconnus, auxquels s'ajoutent 5 projets portés par des parcs naturels régionaux.

Aujourd'hui selon la ministre, "193 collectivités et territoires disposent aujourd'hui d'un agenda 21 local reconnu et nous sommes en avance sur l'objectif de 250 en 2013", ajoutant que 700 agendas 21 locaux étaient engagés en France et concernaient 40% de la population.

Cette cinquième session de l'appel à reconnaissance organisé par le ministère de l'Ecologie a donc battu un record. Pour Michèle Pappalardo, déléguée interministérielle et commissaire générale au Développement durable, "les démarches des collectivités sont de plus en plus stratégiques, de mieux en mieux articulées avec l'ensemble des politiques, la dimension sociale est bien prise en compte et le portage politique fort (...)L'Agenda 21 doit devenir un argument clef dans la promotion des territoires : pourquoi ne pas prévoir un logo spécifique à l'entrée des communes, comme on le fait pour les villes et villages fleuris ?".

Par ailleurs le ministère peaufine ses dispositifs d'accompagnement. Après une expérimentation d'un an auprès de vingt collectivités, il vient de lancer un référentiel pour l'évaluation des agendas 21 locaux qui fournit aux collectivités un cadre commun pour définir et mettre en œuvre un dispositif pérenne d'évaluation de leur démarche de développement durable.

La Bretagne et les Pays de la Loire en référence.

Le ministère de l’écologie entend également encourager les collectivités à renforcer la dimension de cohésion sociale de leurs agendas 21. Ainsi des groupes territoriaux ont été mis en place pour une durée d'un an dans le Nord-Pas-de-Calais et dans trois interrégions (Bretagne-Pays-de-la-Loire, Rhône-Alpes-Bourgogne-Auvergne, Aquitaine-Midi-Pyrénées-Limousin). Ils rassemblent une cinquantaine de collectivités bien avancées dans l'intégration de cette dimension dans leur agenda 21. Ces travaux doivent conduire à proposer des éléments méthodologiques issus de leur expérience et des exemples très concrets de réalisation.

S’agissant de la Région Bretagne, celle-ci est fortement impliquée dans la démarche. Voté à l'unanimité en mai 2008 après une large concertation, son Agenda 21 a été actualisé en 2009-2010 dans ses deux volets : « Région responsable » et « Région partenaire » (juin 2009 pour l'interne, janvier 2010 pour l'externe).Tous les acteurs du territoire breton (collectivités, associations, entreprises, lycées...) sont invités à participer aux différents programmes d'actions pour un développement durable de la Bretagne autour de deux volets :

- « Région responsable » : le premier de ces volets repose sur la seule Région, les actions et le fonctionnement internes de l'administration régionale, et vise à ancrer le développement durable dans les pratiques quotidiennes de l’institution régionale. Il se concrétise par un programme d’actions structuré autour des 4 grandes responsabilités de la Région : sociale, économique, environnementale et dans son mode de fonctionnement (la gouvernance).

- « Région partenaire » : ce second s'inscrit dans les domaines de compétences et d'interventions de la Région et crée un cadre de référence pour permettre à l'ensemble des acteurs du territoire d'orienter leurs actions vers un développement durable de la Bretagne. C’est un bon moyen pour mobiliser la population bretonne et les acteurs du territoire autour d’un programme de développement durable, avec les politiques publiques régionales comme levier d’action. La Région a donc défini un cadre de référence en 4 grands axes, accompagné de 28 fiches thématiques et d’une proposition d’indicateurs de développement durable en Bretagne.
Voir les 4 grands axes et les fiches thématiques.

Pour aller plus loin découvrez également les Agendas 21 des départements bretons notamment celui du Finistère et des agglomérations de la région comme celui de Brest métropole océane (BMO).

(*) Rappelons que c’est lors du Sommet de la Terre en 1992 qu’avait été créé le programme Agenda 21 - adopté par 178 pays -, aussi, dans le cadre de la préparation de la Conférence de RIO 2012 ( 20 juin 2012) célébrant les vingt ans du Sommet de la terre, le ministère de l’écologie va engager dès le mois de mai des ateliers de prospective, ouverts aux acteurs du développement durable dans les territoires.

Article RH 3B Conseils
Sources : Ministère écologie / Région Bretagne

lundi 29 novembre 2010

Climat : après l'échec de Copenhague, les négociations de la dernière chance à Cancun



Un an après Copenhague (COP 15), les 194 pays impliqués dans les négociations sur le climat se réunissent, à Cancun (Mexique) - COP 16 - durant 12 jours pour de nouvelles discussions sur la lutte contre le changement climatique - à compter de ce lundi 29 novembre et jusqu’au 10 décembre-.

Les débats de cette seizième conférence des parties sur le climat, seront sans doute âpres et sont perçus comme les négociations de la dernière chance pour restaurer la confiance et doivent impérativement redonner élan et crédibilité à ce long processus, initié sous l’égide l'ONU, il y a 18 ans, afin de trouver une réponse au défi du changement climatique.

Il y a un an, la conférence des Nations–Unies sur le climat de Copenhague, avait frôlé l’échec et produit qu’un accord a minima par une vingtaine de chefs d'Etat, fixant un objectif de limitation du réchauffement à 2 degrés, sans calendrier et les véritables moyens pour y parvenir.

Pour la nouvelle Secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique, Christiana Figueres (qui a succédé à Yvo de Boer) la nouvelle philosophie de ces négociations consiste à "Aller pas à pas, construire un accord après l'autre" pour elle il est clair après Copenhague « qu'il n'y a pas d'accord miraculeux qui va résoudre le problème du changement climatique". Néanmoins, si "la planète est généreuse, nous ne pouvons pas lui demander d'attendre plus longtemps", a-t-elle ajouté. "L'urgence augmente chaque jour", a-t-elle souligné, appelant les parties à faire preuve "d'engagement" et de "compromis".

A Cancun les regards se porteront vers les Etats-Unis et la Chine, les deux principaux émetteurs de CO2 de la planète, qui arrivent les mains vides à ces négociations. Rappelons qu’en octobre dernier lors de la dernière réunion préparatoire de Tianjin (nord-est de la Chine) ces deux protagonistes avaient quitté les débats, s'accusant mutuellement de bloquer les négociations. Dès lors un accord même modeste, n'est pas assuré. (Relire également l'article du 15/06/2010)

Un texte a été établi pour servir de base aux négociations de Cancun prévoyant d'aborder des thèmes comme la déforestation – et le mécanisme REDD+ qui consiste à verser des compensations financières aux pays qui réduisent la dégradation de leurs forêts –, le marché de quotas d'émissions de CO2 ou les mesures d'adaptation.

A Cancun on attendra donc des avancées concrètes sur ces points importants comme la lutte contre la déforestation ou la création d'un Fonds vert, par lequel doit transiter une partie des 100 milliards de dollars (75 milliards d'euros)par an promis d'ici 2020 aux pays les plus pauvres.

A Copenhague en effet les pays industrialisés se sont engagés à fournir 100 milliards de dollars par an aux pays les plus pauvres d'ici à 2020. Une partie significative de ces fonds devrait transiter par le Fonds vert. Les pays en développement souhaitent que le Fonds vert soit rattaché à l'ONU, d'autres comme les USA veulent lui donner plus d'indépendance et un rôle d'appoint aux fonds déjà existants.
La question de l'origine de ces fonds se pose aussi : le groupe consultatif de l'ONU préconise des "financements alternatifs", comme des taxes sur les transports et les transactions financières.


Pour retrouver les enjeux du changement climatique, des énergies fossiles et des énergies renouvelables de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain consulter les archives des entretiens Science et Ethique :


2009 « L'Heure bleue ; le changement climatique et les énergies de la mer »

Article RH 3B Conseils
Source AFP / Le Monde

mardi 7 septembre 2010

Faut-il donner un prix à la biodiversité ?


La 10ème « Conférence des parties » des pays signataires de la Convention sur la diversité biologique (*), adoptée en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, se tiendra à Nagoya au Japon se réunira en octobre prochain (18 au 29/10).

C’est en effet lors du Sommet de la Terre de 1992, qu’a été consacrée l’existence de la Convention sur la diversité biologique (CDB), première convention internationale concernant la biodiversité. Cette convention est ratifiée à ce jour par environ 190 pays (dont la France depuis le 1er juillet 1994).

La Convention sur la diversité biologique a pour objectifs « la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques » (article premier) . Elle est ainsi le premier accord mondial complet à prendre en compte tous les aspects de la diversité biologique : les ressources génétiques, les espèces, les écosystèmes.

Elle reconnaît dans son préambule que la conservation de la diversité biologique est « une préoccupation commune à l'humanité », et fait partie intégrante du processus de développement. Afin d'atteindre ses objectifs, la convention entend favoriser un partenariat renouvelé entre les pays. Ses dispositions sur la coopération scientifique et technique, sur l'accès aux ressources génétiques et sur le transfert de technologies sans danger pour l'environnement sont à la base de ce partenariat.

C’est donc à Nagoya que tout ce que la planète compte de politiques, de scientifiques et de représentants d’associations concernés par l’état de la biodiversité, se retrouvera et devra constater que les objectifs du Sommet de la Terre, où les chefs d’État s’étaient engagés à réduire de façon significative, d’ici 2010, l’érosion de la biodiversité, sont en deçà des objectifs initiaux.

Depuis peu, une autre approche, qu’on espère plus stimulante, prend de l’ampleur : la mise en avant de l’importance économique des services rendus par les écosystèmes : par exemple la purification de l’air et de l’eau, le recyclage de la matière organique, la régulation du climat, ou encore la production de biens de consommation.

Aujourd’hui, le principal indicateur de richesse utilisé, le PIB, ne tient pas compte de la valeur de la nature et des pertes engendrées par son érosion. C'est tout l'enjeu des discussions à venir : mesurer le coût économique de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes.

À Nagoya, l’économiste indien Pavan Sukhdev devrait remettre les conclusions finales de l’étude « Économie des écosystèmes et de la biodiversité », qu’il coordonne depuis mai 2007 à la demande de l’Union européenne ( Voir le rapport d'étape). Inspirée du rapport de Nicholas Stern sur le coût du changement climatique, Il s'agit avec cette étude de fournir une évaluation complète et convaincante afin de défendre la biodiversité et redonner à la nature un prix.

Au terme de la première phase des travaux de Pavan Sukhdev déclarait que "si nous n'adaptons pas les politiques appropriées, le déclin actuel de la biodiversité et la perte de services rendus par les écosystèmes vont se poursuivre et dans certains cas vont même s'accélérer. Certains écosystèmes sont susceptibles de souffrir de dommages irréparables." Les premières victimes de cette dégradation seraient les pays les plus pauvres.

Si rien n'est changé de façon radicale "d'ici 2050, une diminution de 11 % des zones naturelles restantes en 2000 est à craindre, principalement en raison de la conversion de ces terres à l'agriculture, du développement des infrastructures et du changement climatique.
Près de 40 % des terres actuellement exploitées pour des formes d'agriculture peu intensive pourraient être converties en terres d'agriculture intensive, ce qui entraînerait des pertes supplémentaires de biodiversité. Enfin, 60 % des récifs coralliens risquent de disparaître d'ici 2030 du fait de la pêche, des maladies, des espèces allogènes envahissantes et du blanchissement des coraux lié au changement climatique. Ce qui causerait un appauvrissement de la vie sous-marine.
Ce phénomène coûterait 100 milliards de dollars, 27 millions d'emplois mais aussi des pertes en apport de protéines à une population de près d'un milliard de personnes".


On se souvent par ailleurs que Bernard Chevassus-au-Louis avait coordonné en 2009 des travaux analogues pour le Centre d’analyse stratégique.



(*) Cette convention vise trois objectifs :
• la conservation de la biodiversité ;
• l’utilisation durable des espèces et des milieux naturels ;
• le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques.
Elle est à l’origine de l’élaboration de stratégies pour la biodiversité au niveau pan européen, communautaire et national.


Article RH 3B Conseils
Sources Commission européenne / IUNC

mardi 15 juin 2010

La Conférence de Bonn sur le climat : une rencontre pour rien ?



Les 5000 délégués de 185 pays réunis à Bonn pour la première conférence post-Copenhague sur les changements climatiques, a vu chacun des protagonistes, camper sur ses positions.

C’est à cette occasion qu’Yvo de Boer qui pilote depuis dix ans les négociations sur le climat laissera sa place en juillet prochain à Cristiana Figueres (*) au poste de Secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique.
La désignation de Mme Figueres intervient à un moment-clé des négociations internationales sur le climat, six mois avant la 16ème conférence des parties à la Convention-climat de Cancun (Mexique) et six mois après celle de Copenhague 2009, où a été fixé des orientations politiques - mais pas d’accord contraignant - visant à doter la communauté internationale d’un cadre d’action collective pour lutter contre le changement climatique après 2012.

En quittant son poste Yvo de Boer dresse un constat pessimiste, indiquant que «les engagements actuels et les plans [de réduction des GES] de l'ensemble des pays ne vont pas arrêter la croissance des émissions au cours des 10 prochaines années». Pour lui « les engagements actuels des pays industrialisés ne permettent pas d'atteindre l'objectif de réduction de 25 à 40 % des GES (gaz à effet de serre) , que le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a défini pour que l'humanité ait une chance sur deux — seulement! — de limiter la hausse du climat à 2 °C.»

Cependant certains experts considèrent que les engagements des pays riches vont même se solder par une augmentation des émissions mondiales de 12 à 19 % en 2020 par rapport aux niveaux de 1990. A cela s’ajoutera de façon inexorable les émissions exponentielles des pays émergents. Dès lors une partie de la communauté scientifique considère que l'humanité pourrait « perdre le contrôle du climat parce que la spirale climatique s'alimenterait d'elle-même grâce à la libération du méthane enfoui dans le pergélisol et au fond des mers ».


Les avancées lors de la conférence de Bonn apparaissent dès lors bien dérisoires au regard des vrais enjeux, puisque l’on y a essentiellement défini des objectifs à très longue portée, portant sur une réduction de 80 % des émissions anthropiques d'ici 2050 pour les pays industrialisés, ce qui équivaut, en réalité, à différer le problème sur des gouvernements qui ne seront en place que dans 15 ou 20 ans.

Pour l’ONU «un progrès important devient possible à Cancún sous la forme d'un accord global sur des mesures opérationnelles qui permettraient aux pays de prendre plus rapidement des mesures plus musclées dans tous les volets des changements climatiques». On veut y croire ….. Pourtant, cela signifie ouvertement qu’il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’à des mesures techniques à la marge mais pas d’accord en 2010 portant sur des mesures réellement contraignantes visant à stabiliser la hausse du climat, reportant de fait un éventuel accord en 2011 à la conférence des Parties en Afrique du Sud, à un mois de la dernière année du protocole de Kyoto.


La responsable des pourparlers sur la définition d'objectifs de moyen terme (2020), Margaret Mukahanana-Sangarwe, a donc proposé un texte pour tenter de sortir de l’impasse actuelle et fournir une base d'une négociation officielle pour la Conférence de Cancún.

Partant de l'entente de Copenhague, où pays développés et émergents ont convenu de limiter la hausse du climat à 2 °C, le groupe sur la définition d'objectifs de réduction de long terme a proposé de les traduire par une réduction de 25 à 40 % des GES d'origine humaine d'ici 2020.
Mais ce document évite de dire par rapport à quelle année de référence cela s’appliquerait.


Plusieurs pays émergents craignent dès lors l'abandon par les pays développés d'un Kyoto 2 au profit d'une simple entente aussi volontaire que floue d'un Copenhague élargi. Pour ces pays en développement la confiance ne peut être rétablie que si les engagements financiers promis en décembre se concrétisent. Dans l'entente de Copenhague les pays industrialisés ont promis de verser de 30 à 100 milliards par année d’ici et 2020 aux pays en développement qui vont subir l'essentiel des impacts d'un bouleversement climatique dont ils ne sont pas responsables..


Retrouver également les enjeux du changements climatiques aux travers des entretiens Science et Ethique 2009 sur la thématique « L’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Les recherches scientifiques et technologiques sur les énergies de la mer arrivant à une étape décisive et s’inscrivant dans une concurrence mondiale. A la veille de la Conférence des Nations-Unies sur le climat à Copenhague, les entretiens avaient souhaité démontrer l’intérêt des énergies renouvelables de la mer, les enjeux dans le cadre du développement de l’aménagement du littoral européen, l’impact sur la biodiversité et les acteurs du monde de la mer.



(*) Mme Cristina Figueres est membre de l’équipe de négociation du Costa Rica depuis 1995, et est une professionnelle incontestée des questions climatiques. Ces dernières années, elle a apporté son expertise dans le domaine du renforcement des mécanismes de marché établis par le protocole de Kyoto, et a joué un rôle essentiel dans la négociation du Sommet de Copenhague.
Par ailleurs il est important de rappeler que le Costa Rica s’est fixé pour objectif la neutralité carbone d’ici 2021



Sources : AFP / France Diplomatie / RH - 3B Conseils
Visuels : AFP / GIEC

jeudi 10 juin 2010

OSPAR : Sommet de l’environnement de l’Atlantique Nord-Est


Nous avons évoquez dans ce blog à plusieurs reprises les activités menées dans le cadre de l’OSPAR et notamment la mise en œuvre de l’évaluation complète de l’état de la santé de l’Atlantique Nord-Est (articles du 3 novembre 2009 et 15 février 2010 ).

Dans la perspective du Sommet de l’environnement de l’Atlantique Nord-Est, réunion ministérielle des États signataires de la Convention OSPAR qui doit se tenir à Bergen, en Norvège en du 20 au 24 septembre prochain et pour célébrer la journée mondiale des océans , la Commission d'OSPAR a lancé un site Internet OSPAR 2010 consacré à cette réunion ministérielle d'OSPAR.

Ce site Internet très graphique fournit des informations sur les enjeux clés qui seront discutés par les ministres, et illustre les réalisations d'OSPAR durant la dernière décennie, avec notamment des entretiens vidéo de délégués de la Commission d'OSPAR. Il inclut également des études de cas sur les écosystèmes riches et divers de l'Atlantique du Nord-Est. Le site Internet sera mis à jour régulièrement et inclura des médias sociaux au cours de l'été. Il met en avant la richesse et la valeur de notre environnement marin, l'importance d'équilibrer les usages par l’homme et la santé écologique des océans et enfin la pertinence de la coopération politique à l’échelle des bassins maritimes.

Ce Sommet de l’environnement en septembre 2010 constituera une opportunité pour les ministres des Parties Contractantes à OSPAR (*) de célébrer certaines réussites importantes pour l’environnement de l’Atlantique du Nord-est, d’identifier les prochains défis et plus encore d’engager aux travers des débats des perspectives nouvelles sur le futur de l’environnement marin.


Réunion informelle des ministres de l’Arctique

Au même moment, le désastre dans le Golfe du Mexique a douloureusement rappelé la nécessité de protéger l'environnement marin partout ailleurs. La zone maritime d'OSPAR s’étend jusqu’au Pôle Nord couvrant une portion des eaux arctiques. Cette semaine, en plus des principaux orateurs du Conseil de l’Arctique et de l’Organisation Maritime Internationale, les deux secrétaires exécutifs d'HELCOM (**) et d'OSPAR ont été invités à donner des présentations lors de la réunion informelle des ministres de l’Arctique à Ilulissat, Groenland.

Les ministres de l’Arctique se concentreront sur les impacts potentiels de la navigation maritime en pleine croissance, en raison du recul prévu des glaces de mer arctiques qui influencera la navigation et les routes maritimes à l'avenir. Les impacts de la navigation maritime dans les eaux froides arctiques sont potentiellement plus grands que dans les eaux plus chaudes et pourraient s'ajouter aux pressions sur les espèces arctiques qui sont accoutumées à un environnement froid et qui dépendent de la glace de mer. Comprendre les chaînes alimentaires dans l’environnement marin arctique et surveiller la biodiversité est essentiel. Une protection supplémentaire, par exemple pour les animaux en période d'élevage, de repos au cours de leur migration, et d’hivernage peut être nécessaire. Le travail sous-jacent au bilan de santé 2010 (***) d’OSPAR (QSR 2010) indique déjà, par exemple, que les populations d’oiseaux marins dans les eaux arctiques font l’objet de pression importante, probablement en raison des changements dans leurs approvisionnements en nourriture.

Les travaux d'OSPAR sur la diversité biologique de la mer complètent ceux entrepris par d'autres forum internationaux tels que la Convention pour la Diversité Biologique (CBD) et l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).


La Commission OSPAR a également développé des éléments de programme de travail basés sur une invitation de la Cinquième Conférence de la Mer du Nord pour considérer le besoin de coopération internationale sur la planification spatiale marine et la gestion. Les résultats de ces travaux sont étroitement liés à ceux de la Politique maritime de la Commission Européenne.


(*) La Commission OSPAR a été instituée par la Convention OSPAR pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-est de 1992 qui a unifié et actualisé les Conventions d’Oslo de 1972 et de Paris de 1974. Elle réunit les gouvernements de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de l’Espagne, de la Finlande, de la France, de l’Irlande, de l’Islande, du Luxembourg, de la Norvège, des Pays-Bas, du Portugal, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse ainsi que la Communauté européenne.

(**)
La Commission de protection de l'environnement marin en Mer Baltique, habituellement désignée sous le nom de Commission d’Helsinki (HELCOM), est une organisation intergouvernementale constituées des neuf pays côtiers de la mer Baltique - Danemark, Estonie, Finlande, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Pologne, Russie et Suède - et de la Communauté Européenne, travaillant à protéger l'environnement marin de la Mer Baltique contre toutes les sources de pollution et pour assurer la sûreté de la navigation dans la région.

(***)
Les QSRs sont publiés périodiquement en tant qu'évaluations jalons et résultent des efforts conjoints des parties contractantes. Le bilan de santé 2010 examinera tous les aspects de l'influence humaine sur la mer, y compris les contaminants, les nutriments et les substances radioactives et les effets des activités humaines telles que l’industrie du pétrole et du gaz offshore, les parcs éoliens offshore, la navigation maritime, et la pêche. L’efficacité des politiques mises en œuvre pour protéger l'environnement marin sera évaluée et les futures actions prioritaires seront définies.


Pour aller plus loin retrouver l’intervention d’Audrey Baconnais-Rosez de la Commission OSPAR lors des entretiens Science et Ethique 2007.
Son intervention portait sur le thème : « Quels espaces pour les énergies renouvelables marines ?»


Sources : OSPAR / RH - 3B Conseils

vendredi 23 avril 2010

XII Colloque international sur l'océanographie de la baie de Biscaye à IUEM Brest



Environ 180 scientifiques sont attendus à Brest du 3 au 6 mai 2010 pour présenter les dernières avancées de la recherche océanographique dans la Baie de Biscaye.

L'objectif principal de ce colloque bi-annuel est de présenter les travaux scientifiques réalisés dans le golfe de Gascogne au sein d'un large éventail de sujets, de la géologie et l'océanographie physique du fonctionnement des écosystèmes et de la pêche.

En fin de compte, l'objectif est de favoriser les discussions entre scientifiques de différentes disciplines et à promouvoir de nouvelles recherches multidisciplinaires dans les zones côtières et de conservation de la Baie de Biscaye.

La dernière édition du Symposium a eu lieu à San Sebastián (Espagne) en avril 2008 .

La 12e édition qui se tiendra à l'Institut européen des études maritimes (IUEM), est organisé en partenariat avec l'Ifremer et le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), trois établissements basés à Brest.

Ce colloque sera placé sous le thème général des changements globaux dans la baie de Biscaye, y compris les changements de température, la salinité, la circulation, la sédimentation, la frontière des espèces et des extinctions, les espèces envahissantes, les efflorescences algales nuisibles, les cycles de reproduction, les disponibilités alimentaires, les réseaux trophiques.

Les principaux thèmes seront les suivants:

- la circulation et le transport,
- la sédimentation et l'érosion,

- les cycles biogéochimiques,
- les indicateurs biologiques des changements environnementaux
- les espèces envahissantes et des polluants chimiques
- écotoxicologie Pêche et aquaculture: changements à long terme, fondée sur l'écosystème de gestion prévision océanique opérationnelle d'évaluation intégrée des eaux marines.


Sources : IUEM / RH - 3B Conseils

mardi 20 avril 2010

Le Sommet de l'environnement de l'Atlantique Nord-Est


Dans la perspective du Sommet de l’environnement de l’Atlantique Nord-Est, réunion ministérielle des Etats signataires de la Convention OSPAR qui doit se tenir à Bergen, en Norvège en septembre prochain, les différentes commissions poursuivent leurs travaux préparatoires.


Ce Sommet de l’environnement constituera une opportunité pour les ministres des Parties Contractantes à OSPAR (*) de célébrer certaines réussites importantes pour l’environnement de l’Atlantique du Nord-est, d’identifier les prochains défis et plus encore d’engager aux travers des débats des perspectives nouvelles sur le futur de l’environnement marin.


Au programme des discussions apparaîtront les enjeux suivants :
• Regrouper les forces pour parvenir au bon état écologique dans l’Atlantique du Nord-est en 2020, en fournissant une plateforme régionale pour la mise en œuvre de la Directive – cadre « Stratégie pour le milieu marin » de la Commission européenne 
• Poursuivre un réseau cohérent et bien géré de zones marines protégées (ZPM), qui pourrait inclure ses ZPM au delà des juridictions nationales 
• Répondre aux défis d’un fort taux de CO2 mondial, en assurant le rôle pionnier de la Commission OSPAR pour tacler les effets du changement climatique et de l’acidification des océans sur l’environnement marin.


Le sommet de l’environnement de l’Atlantique du Nord-est lancera le bilan de santé 2010, une évaluation majeure et globale sur l’état de santé de l’Atlantique du Nord-est.
Ce bilan de santé 2010 (relire l'article du blog du 3 novembre 2009) devrait examiner tous les aspects de l’influence humaine sur la mer, incluant les contaminants, la pollution par nutriments et les substances radioactives, et les effets des activités humaines comme les industries pétrolières, gazières offshore, les parcs éoliens offshore, le transport maritime, et la pêche.
Une expertise devrait être produite sur l’efficacité des mesures prises pour la protection de l’environnement marin, et les futures actions prioritaires seront identifiées.

Dans l’intervalle la prochaine rencontre de la Commission OSPAR est prévue à Londres ces 27 et 28 avril, avec la réunion du Comité sur la stratégie « Diversité biologique et écosystèmes ».

Celle-ci a un champ très large, puisqu'elle traite de toutes les activités humaines (à l'exclusion de celles qui peuvent polluer) qui peuvent avoir un effet néfaste sur la protection et la conservation des écosystèmes et de la diversité biologique de l'Atlantique du Nord-est (les activités humaines potentiellement polluantes sont traitées par les autres stratégies). En plus de protéger et de conserver les écosystèmes, la Convention OSPAR prend la disposition de restaurer dans la mesure du possible les zones marines qui ont été profondément atteintes. Les travaux traitant de la diversité biologique et les écosystèmes sont conduits par le Comité Biodiversité d'OSPAR (BDC).

La stratégie est composée de quatre éléments :
- Objectifs de qualité écologique: en soutien à l'application de l'approche écosystémique à la gestion des activités humaines, un projet pilote sur des objectifs de qualité écologiques pour la mer du Nord a été entrepris. L'attention maintenant est accordée à l'extension des objectifs de qualité écologique aux autres sous-régions d'OSPAR;
- Espèces et habitats: les espèces et les habitats menacés ou en déclin sont évalués et des programmes et des mesures sont développés pour leur protection;
- Zones marines protégées: un réseau écologiquement cohérent de zones marines protégées bien gérées est créé. Ceci inclut le travail pionnier sur les zones marines protégées dans les zones au delà des zones sous juridiction nationale ;
- Activités humaines: les activités humaines dans le secteur maritime d'OSPAR qui peuvent lui porter atteinte sont évaluées et des programmes et des mesures pour le protéger contre de tels effets néfastes sont développés.


Les travaux d'OSPAR sur la diversité biologique de la mer complètent ceux entrepris par d'autres forum internationaux tels que la Convention pour la Diversité Biologique (CBD) et l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

La Commission OSPAR a également développé des éléments de programme de travail basés sur une invitation de la Cinquième Conférence de la Mer du Nord pour considérer le besoin de coopération internationale sur la planification spatiale marine et la gestion. Les résultats de ces travaux sont étroitement liés à ceux de la Politique maritime de la Commission Européenne.

Relire également l'article du blog du 15 février 2010 sur le "bon état écologique".

(*) les 16 Parties Contractantes sont : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Islande, Irlande, Luxembourg, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, Les Pays-Bas, Norvège, Portugal, Suède, Suisse, et la Commission européenne.

Les ministres et observateurs gouvernementaux du Canada, de l’Estonie, de la Lituanie, de la Pologne, de la Fédération de Russie, et des Etats-Unis d’Amérique, et les observateurs des organisations gouvernementales et non gouvernementales sont aussi invités.



Sources : Commission OSPAR / RH - 3B Conseils

vendredi 19 mars 2010

Réseau Océan Mondial Agir ensemble pour l’avenir de la Planète Bleue



La 4ème Rencontre Internationale du Réseau Océan Mondial Agir ensemble pour l’avenir de la Planète Bleue s’inscrit en 2010 dans l’Année Internationale de la Biodiversité.

Elle se déroulera à Boulogne-sur-Mer, du 9 au 12 mai 2010, à Nausicaá, Centre National de la Mer, à l’initiative du Réseau Océan Mondial, coprésidé par Philippe Valette, Directeur Général de Nausicaá

Après un bilan des actions d’information et d’éducation menées ces dernières années sur l’utilisation durable de l’océan, les participants de la 4ème Rencontre Internationale élaboreront une stratégie pour étendre la mobilisation des citoyens et du public à toutes les régions du monde.

Le programme provisoire comprend une présentation globale de la Rencontre, la liste provisoire des ateliers et le programme de l’Académie de l’Océan Mondial. Voir ICI le formulaire d'inscription et le programme provisoire de la Rencontre.

En s’inscrivant avant le 12 avril 2010 à la 4ème Rencontre Internationale, il est possible de bénéficier de tarifs plus avantageux.

Cette Rencontre fera suite à la 5ème Conférence Mondiale sur les Océans, les Côtes et les Iles, Garantir la Survie, Préserver la Vie, Améliorer la Gouvernance, les Océans, le Climat, la Biodiversité : de Copenhague 2009 à Nagoya 2010, du 3 au 7 mai 2010, UNESCO, Paris, France, à l’occasion de laquelle seront établis un état des lieux de l’Océan Mondial et des propositions pour sa gouvernance.



Rappelons également que dans le cadre de l'Année internationale de la Biodiversité 2010, Brest 2010 est la capitale maritime de la biodiversité.


Pour en savoir plus sur la biodiversité du littoral, consultez également les archives des entretiens Science et Ethique 2006.




Contacts : World Ocean Network / Réseau Océan Mondial
c/o Nausicaá, Centre National de la Mer
Boulevard Sainte Beuve – BP 189 – 62203 Boulogne-sur-Mer Cedex France
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Sources : World Ocean Network / RH - 3B Conseils

mercredi 14 octobre 2009

Passez à « l’Heure bleue » pour la mer et le climat….




C’est aujourd’hui que s’ouvrent à Océanopolis-Brest, les 13èmes entretiens Science et Ethique sur le thème « l’heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer » .

La dépendance énergétique en hydrocarbures et les conséquences du changement climatique entraîné par les activités humaines apparaissent comme une menace pour l’Homme et la nature au XXI° siècle.

Le recours aux énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre, en est une des causes principales. Ces ressources deviennent plus rares, plus chères et nécessitent aussi d’être présentes dans des pays de plus en plus convoités.

De plus, le changement climatique est en marche, la banquise fond et la rapidité des conséquences sur l'environnement semble avoir été sous-estimée.

A Kyoto, l’Europe et de nombreux pays de la planète se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. En France, le Grenelle de l’environnement et le Grenelle de la mer ont rappelé le rôle que pouvaient tenir les énergies renouvelables de la mer.

L’ADEME a lancé un fonds démonstrateur. De son côté, le PNUD encourage une approche territoriale du développement pour faire face aux problématiques de réchauffement climatique à une échelle locale. ClimSAT est son représentant à Brest.

Au niveau européen, la présidence Suédoise va dans ce sens, et elle s'est fixée la priorité d’oeuvrer pour qu’un nouvel accord sur le climat soit adopté au cours de la Conférence internationale de l'ONU qui se tiendra à Copenhague au mois de décembre.

A deux mois du sommet sur le climat, le commissaire européen à la recherche, Janez Potocnik , a rappelé ce simple constat : l’Europe est aujourd’hui dépendante à 80% des énergies fossiles, une source majeure de gaz à effet de serre. Cela suppose de quasiment tripler les investissements annuels dans l’Union européenne, de passer de 3 à 8 millions d’euros.

Lors du sommet du G20 à Pittsburgh, les questions de sécurité énergétique et de changement climatique ont été un des points repris dans la déclaration finale les dirigeants du G20 lesquels se sont engagés à « rationaliser et éliminer progressivement sur le moyen terme les subventions inefficaces aux combustibles fossiles qui encouragent la surconsommation ».

Les membres du G20 entendent « accroître l’approvisionnement en énergie propre et renouvelable, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion de la conservation… , mesures essentielles pour protéger notre environnement, promouvoir une croissance durable et lutter contre la menace du changement climatique.

Quelle sera la place des énergies renouvelables de la mer ?

Le « territoire maritime français » est le deuxième du monde par sa superficie. La France dispose de près de 18 000 km de côtes. Les énergies renouvelables de la mer sont une des composantes qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en diminuant la dépendance énergétique des territoires îliens et des villes du littoral.

C'est dans ce contexte que s'inscrit l’édition 2009 des entretiens Science et Ethique "L'heure bleue: changement climatique, apports des énergies de la mer et biodiversité"

Les entretiens sont ouverts à tous. Quel plus bel endroit que Brest métrople océane, capitale de la mer, pour traiter de la thématique de cette année. Regarder vers la mer aujourd’hui, c’est penser que nous sommes arrivés à «L’HEURE BLEUE» pour soutenir un développement durable.

Les entretiens Science et Ethique peuvent être visionnés en direct sur le site de CanalC2. Le 16 octobre sera diffusé dans le cadre des entretiens l’interview exclusive de Michel Rocard, ancien Premier Ministre, Ambassadeur des Pôles.



Sources : 3B Conseils - photo entretiens Science et Ethique

jeudi 8 octobre 2009

Copenhague 2009: notre ultimatum climatique à tous


La conférence de Copenhague en décembre 2009, l’après Kyoto, un événement crucial pour l’Histoire de la planète

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche.
C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.

En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague

La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Vous pouvez dors et déjà signer l’appel au Président de la République pour la conférence de Copenhague.

L’objectif est d’avoir 1million de signatures pour que la France puisse parler d’une seule voix. Parmi les signataires se trouvent déjà la WWF, Greenpeace, Les amis de la Terre, le Secours Catholique, Médecins du monde, Oxfam France et bien d’autres.

Le document sera également disponible à l’occasion des entretiens Science et Ethique 2009, qui porteront sur le thème : « L’heure bleue : changement climatique, énergies de la mer et biodiversité » et qui se tiendront le 15 et 16 octobre à Brest. Pour participer aux entretiens, inscrivez-vous ICI

Article : GG - 3B Conseils
Source: portail de l’ultimatum climatique

jeudi 10 septembre 2009

Constat préoccupant de Ban Ki-moon sur le climat.


C’est depuis l'Arctique que le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon , a lancé un vibrant appel aux dirigeants du monde pour agir dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Constatant sur place les ravages du changement climatique, en visitant Ny-Aalesund, une communauté scientifique internationale installée dans l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg) il s'est dit "extrêmement alarmé et surpris" du rythme de la fonte des glaces.

Accompagné du ministre norvégien de l'Environnement Erik Solheim, il a déclaré depuis le Svalbard que "l'Arctique, c'est comme un canari dans une mine de charbon : c'est une alarme pour le climat de la planète".

"L'Arctique est l'endroit où le réchauffement climatique est le plus rapide au monde. On dirait qu'il agit au ralenti mais en réalité il se fait de plus en plus rapide. Beaucoup plus que prévu", a constaté le Secrétaire général.
Les scientifiques lui ont expliqué avoir constaté ces deux dernières années une soudaine et importante augmentation des émissions de méthane, l'un des gaz à effet de serre les plus agressifs et donc l'un des principaux responsables du réchauffement climatique.

Lors d'un séminaire à l'université de Longyearbyen, chef lieu du Svalbard, il a affirmé que : "des centaines de milliers de personnes vont mourir si nous n'agissons pas", appelant les dirigeants a dépassé l'intérêt exclusif de leur pays.

Par ailleurs c’est à Longyearbyen qu’est installée la réserve de semences qui peut accueillir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons (deux fois plus que le nombre de variétés existant dans le monde) A ce jour, 400.000 types de graines auraient été déposés depuis l'inauguration de l'édifice en février 2008. Le but est de sauvegarder la biodiversité en cas de changement climatique, de guerre ou de catastrophe naturelle.

Présent à Genève dans le cadre de la 3ème conférence mondiale sur le climat (CMC3), le Secrétaire général a indiqué que "le changement climatique pourrait provoquer une vaste catastrophe économique", convaincu que la solution réside dans une croissance plus "verte".

Selon les propos rapportés par l’AFP "D'ici la fin de ce siècle, le niveau des mers pourrait monter de 50 cm à deux mètres". Ce schéma qui menacerait des îles-Etats, des deltas et des villes comme Tokyo, Shanghaï ou La Nouvelle-Orléans, est plus alarmiste que la fourchette de 18 à 59 centimètres avancée en 2007 par le groupe d'experts des Nations unies le GIEC

Il est vrai que les estimations des experts onusiens ne prenaient pas en compte l’éventualité d'une accélération de la fonte de la banquise en Arctique ou en Antarctique, scénario qu’il convient désormais d’intégrer selon Ban Ki-moon.
"Nous ne pouvons pas nous offrir des progrès limités. Il nous faut des progrès rapides" dans les négociations sur le climat, rappelant qu’il présidera la réunion de haut niveau qui se tiendra à New York au siège de l'ONU le 22 septembre pour préparer le sommet mondial sur le climat, en décembre à Copenhague où doit se décider l'après-protocole de Kyoto, ce dernier expire en 2012.

A Copenhague, les pays en développement veulent que les pays riches s'engagent sur une forte réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 mais les pays riches réclament aussi des promesses d'action de la part des pays pauvres.

La conférence de Genève (1.500 délégués) a débouché sur un accord visant à améliorer l'information afin de mieux faire face aux canicules, aux tempêtes de sable et à la montée du niveau des mers résultant du réchauffement. Ainsi, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), mettra en place un groupe d'experts qui aura une année pour émettre des propositions sur des secteurs comme la santé, l'agriculture ou l'énergie.

L’ONU mobilise par ailleurs l’ensemble de l’opinion publique internationale –au travers de sa campagne de signature « A 100 jours de Copenhague, l'ONU veut des millions de signatures".

mardi 25 août 2009

Perspectives Copenhague 2009 : l’Afrique et le changement climatique


Comme l’ensemble des continents, l’Afrique se prépare à la conférence internationale sur le changement climatique qui aura lieu en décembre 2009 à Copenhague.

L’Afrique est très touchée par le changement climatique même si, à l'exception de l'Afrique du Sud, elle produit peu de gaz à effet de serre .

Les représentants des pays africains se sont donc rencontrés à deux reprises, afin de présenter des positions communes dans le cadre des négociations sur le climat : à Nairobi au Kenya en juin dernier et le 4 août dernier à Pretoria, la capitale sud-africaine.

Ainsi, au Kenya, plus de trente Ministres africains de l'environnement ont d’ores et déjà franchi une étape essentielle, au travers de la Déclaration de Nairobi adoptée lors de la session extraordinaire de la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement (CMAE) sur le changement climatique réunie sous la présidence Mme Buyelwa Sonjica, Présidente de la CMAE et Ministre de l'Eau et de l'Environnement de l'Afrique du Sud,

L’Afrique a besoin de financements à une plus grande échelle, de technologies et de renforcement des capacités pour lutter contre le changement climatique

S’agissant des principaux défis et des opportunités de l'Afrique dans les négociations pour un régime climatique plus équitable, les ministres africains de l'Environnement ont convenu d'intégrer des mesures d'adaptation aux changements climatiques dans les programmes nationaux et les plans régionaux et dans les politiques et les stratégies de développement de manière à assurer l'adaptation aux changements climatiques dans les domaines des ressources en eau, de l'agriculture, de la santé, des infrastructures, de la biodiversité et des écosystèmes, des forêts, de la gestion urbaine, du tourisme, de la sécurité alimentaire et énergétique ainsi que de la gestion des ressources marines et côtières.

« La Déclaration demande instamment à toutes les parties - et notamment à la communauté internationale - que l'augmentation de l'aide à l'Afrique soit fondée sur les priorités du continent, c'est-à-dire l'adaptation, le renforcement des capacités, le financement, le développement et le transfert de la technologie. »

La priorité des pays africains est de mettre en œuvre des programmes sur les changements climatiques de manière à ce que ceux-ci contribuent à la réalisation du développement durable, notamment en termes de réduction de la pauvreté et d'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement, en mettant l'accent sur les groupes les plus vulnérables tels que les femmes et les enfants qui sont actuellement les premières victimes.

Pour, le Directeur exécutif du PNUE , M. Achim Steiner , sous-secrétaire général des Nations Unies : " les ministres de l'environnement en Afrique ont indiqué leur volonté de faire partie de la solution au défi du changement climatique en établissant une position unifiée, dans la diversité de leurs économies, bien avant la conférence cruciale de la convention des Nations Unies sur le climat à Copenhague ". Il déclare également que "le prix du développement pour l'Afrique passe par un accroissement des projets sur l'énergie propre et renouvelable et des paiements pour les écosystèmes qui stockent le carbone, des forêts jusqu'aux sols des zones arides éventuellement, aux herbages et à l'agriculture durable » et d’ajouter que l’Afrique ayant pris ses responsabilités nationales et mondiales, « il est temps maintenant pour d'autres continents et pays, en particulier les pays développés, d'assumer sérieusement les leurs ".

Les ministres ont convenu que les principaux messages politiques de l'Afrique visant à influer sur le débat mondial et processus de négociation devraient être fondés sur les principes d'équité et de responsabilités communes mais différenciées ainsi que sur des capacités respectives. La position de l'Afrique découle du fait que le continent a le plus faible taux d'émissions par habitant, et pourtant il subit plus que tout autre l'impact du changement climatique – avec des projections montrant que d'ici 2020, dans certains pays, les rendements de l'agriculture pluviale pourraient être réduits de pratiquement 50 pour cent. Durant le même laps de temps, entre 75 millions et 250 millions de personnes en Afrique pourraient être exposées à un stress hydrique accru en raison des changements climatiques.

Les principaux secteurs économiques de l'Afrique sont vulnérables à la sensibilité actuelle du climat, avec d'énormes répercussions économiques. Cette vulnérabilité est exacerbée par les problèmes de développement tels que la pauvreté endémique, une gouvernance et des institutions complexes ; l'accès limité aux capitaux, y compris aux marchés, aux infrastructures et à la technologie; la dégradation de l'écosystème et des catastrophes et conflits multiformes.

A Pretoria, le 4 août dernier, la position de l'ensemble des pays du continent africain résumée par Alf Wills , le représentant sud-africain a été : "pas d'argent, pas d'accord", selon les propos rapportés par le Mail and Guardian .

L’Afrique réclame aux pays riches l'équivalent de 1 % de leur produit intérieur brut (PIB) pour aider au financement de la recherche, prévenir les inondations, protéger les côtes et lutter contre les sécheresses et les tempêtes qui touchent de plus en plus souvent le continent africain et que les participants à la rencontre de Pretoria jugent liées au changement climatique.

Le continent africain est très exposé à la variabilité du climat et de son changement, et les impacts augmentent de plus en plus, rappelle l'Organisation météorologique mondiale (OMM) , qui se base sur le rapport 2006 de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), sur ''les impacts, la vulnérabilité et l'adaptation en Afrique''.

La désertification et la perte des terres agricoles menacent environ 46% de la superficie totale du continent africain abritant pas moins de 485 millions d’habitants,

D’ici 2050, les températures auront trop fortement et trop rapidement augmenté sous l’effet du changement climatique pour permettre à l’Afrique sub-saharienne d’adapter ses pratiques agricoles, selon une étude internationale. Les inquiétudes portent particulièrement " pour le Sénégal, le Tchad, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Sierra Leone, " où les conditions futures n’auront rien à voir avec ce que (les cultivateurs) ont jamais connus", indiquent-ils.

Selon les dernières projections du Massachussets Institute of Technology (MIT), l’hypothèse moyenne de réchauffement (sur 400 scénarios envisagés) conduirait à une augmentation de + 5,2°C à la fin du siècle (avec une probabilité de 90% que cette hausse se situe entre 3,5°C et 7,4°C).

D'ici la fin du siècle, il est prévu que la température moyenne au sol augmentera de 1,5°C à 6°C sur l'ensemble de la planète. Le niveau des mers devrait, quant à lui, s'élever de 15 à 95 centimètres.

Le réchauffement prévu sera le plus important à l'intérieur et dans les franges semi-arides du Sahara ainsi qu'au coeur de l'Afrique australe.

Pour le continent africain, le G8, doit mettre en œuvre sa recommandation de créer un centre régional du climat en Afrique pour l'amélioration de la gestion des risques climatiques et la mise en œuvre de la stratégie régionale de réduction des risques de catastrophe.

L'Afrique demande également aux pays développés de fixer des objectifs ambitieux pour réduire leurs émissions d'ici à 2020, vers le plafond supérieur de 25-40 pour cent en dessous des niveaux de 1990 afin de parvenir à une réduction significative des émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

La prochaine étape des négociations est fixée du 31 août au 4 septembre 2009 à Genève lors de la 3ème conférence mondiale sur le climat (CMC3). Le thème principal en sera « l’information et la prévision climatologiques au service de la prise de décisions ».

sources : PNUE / CMAE / MIT / RH-3 B Conseils

lundi 25 mai 2009

Réchauffement climatique : la première Conférence mondiale de l’Océan.


La première Conférence mondiale de l’Océan (World Ocean Conference - WOC) s’est tenue du 11 au 15 mai 2009, à l’invitation du gouvernement indonésien à Manado - capitale du nord de l'île de Sulawesi - , afin de sensibiliser le monde à l'impact du réchauffement climatique sur les mers, dans la perspective des négociations du sommet de Copenhague en décembre 2009.

Devant 1.500 participants (70 Etats, l’ONU, ONG et médias), le ministre indonésien des Affaires maritimes et de la Pêche, Freddy Numeri, a indiqué : « il est clair que nos précieuses ressources maritimes sont de plus en plus menacées et que le réchauffement climatique va accélérer leur destruction en de nombreux endroits du globe. Des mesures urgentes d'adaptation et de compensation sont nécessaires, pour sauver non seulement les ressources maritimes mais aussi les communautés qui vivent sur les rivages ». De fait selon la Banque asiatique de développement (ADB), l’archipel indonésien pourrait perdre plusieurs centaines de ses 17 000 îles.

Si aucune décision concrète n’a été prise, puisque cette conférence n’était qu’un prélude aux discussions qui auront lieu à Copenhague, à l’issue de la conférence au travers de la déclaration de Manado, la communauté internationale a souligné les risques que le réchauffement climatique fait peser sur la vie marine (mangroves ou récifs coralliens) et sur les populations du littoral. Ces populations vulnérables qui sont aussi le plus souvent localisées dans des pays en développement.

Il appartiendra cependant aux Etats de s’engager formellement à Copenhague sur ces questions liées aux Mers et Océans dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La situation est en effet préoccupante car il faut non seulement s’inquiéter de la monté du niveau des océans, mais également du fait qu’ils perdent une partie de leur capacité d'absorption de CO2, essentielle pour la planète.

En 2007, le Groupe Intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) avait misé sur une hausse de 59 centimètres du niveau de la mer d'ici 2100 en ne prenant en compte que l'expansion naturelle du volume des eaux océaniques due à leur réchauffement, sans intégrer la fonte des glaces de l'Antarctique et du Groenland.

La montée du niveau de la mer devrait engendrer des conséquences considérables pour certains Etats insulaires (Maldives…) et dans les grands deltas, notamment en Asie. Elle entraînera également des déplacements de populations importantes puisqu’un dixième de la population humaine vivrait à moins de 10 kilomètres des côtes. Les mers et océans représentent près de 71% de la surface du globe.

Parmi les sujets examinés à Manado figurait également la nécessité pour la pêche de s'adapter au changement climatique qui a déjà commencé à bouleverser la répartition des espèces marines.

En marge de la WOC, s’est réuni le 15 mai un sommet du Triangle de corail, une région répartie entre les Philippines, Malaisie, Indonésie, Timor, Papouasie-Nouvelle-Guinée et îles Salomon (d'une superficie de 5,7 millions de km2) surnommée "l'Amazone des mers" en raison de la plus forte diversité d'espèces marines concentrée au monde.

Voir le rapport « le Triangle de corail face au changement climatique : des écosystèmes, des personnes et des sociétés fortement menacées » (The University of Queensland Australia-WWF) ICI


Carte géographique de l’Indonésie : source Encarta
Sources : WOC2009 / RFI/ RH/ 3B Conseils

jeudi 11 septembre 2008

Colloque franco-japonais d’Océanographie


MARSEILLE/PARIS (France) – 11/09/2008 – 3B Conseils – Le Centre d’Océanologie de Marseille (Bureau exécutif Prof. Hubert Jean Ceccaldi) et les sociétés franco-japonaises d’océanographie ont organisé du 8 au 10 septembre à Marseille et organise le 12 septembre à Paris le colloque franco-japonais d’océanographie. Ce 13ème colloque traite de la connaissance et de la gestion des milieux marins. Son objectif consiste à conduire, à nouer, à faciliter et à renforcer les contacts entre les scientifiques et les laboratoires afin de réaliser de fructueuses recherches en commun.

A Paris, quatre conférences sur le thème général « Le changement global : interactions homme/ milieux marins » seront données par les professeurs Heisuke Nakagawa, Bernard Salvat (expert international des massifs coralliens), Akira Taniguchi, Catherine Bersani (coordonnatrice du collège "Espaces protégés, paysage et patrimoine" au MEEDDAT et marraine des entretiens Science et Ethique Jeune 2008).

Nous effectuerons un retour d’information sur ce blog et lors des entretiens Science et Ethique notamment sur les thématiques suivantes :
-aménagement du littoral, interactions entre ports et milieux naturels : conséquences écologiques et économiques
-récifs artificiels : valorisation et protection des milieux,
-observations marines : émergence de technologies nouvelles.

Cet événement fait parti des manifestations officielles organisées dans le cadre du 150ème anniversaire de la signature du Traité d’Amitié entre la France et le Japon. L’université de la Méditerranée et l’Université des Sciences et Technologies marines de Tokyo (Kaiyo-Daï) ont établit lors de ce colloque des accords officiels de jumelage. Marseille et Kobé étant des villes jumelées, la suite du colloque aura lieu à Kobé en 2010.

Le 12 septembre 2008, Maison de la Culture du Japon (101 bis quai Branly Paris). Renseignements et programme : ICI

Article : SLG 3B Conseils

mardi 18 décembre 2007

Les Etats-Unis adhèrent à la " feuille de route" de Bali

WASHINGTION - 18/12/07 - On trouvera, en cliquant sur le titre de ce post, le texte complet du communiqué que le porte-parole de la Maison-Blanche a diffusé le 15 décembre, à la suite de l'adhésion des États-Unis à la décision des participants à la Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur les changements climatiques, qui s'est tenue pendant deux semaines à Bali.

lundi 17 décembre 2007

Climat : aucune décision avant २००९

NUSA DUA (AFP) - 17/12/07 - La "feuille de route" de Bali adoptée samedi garantit l'avenir de la lutte contre le changement climatique, avec le sentiment largement partagé que rien de décisif ne se passera avant janvier 2009 et l'arrivée d'un nouveau locataire à la Maison Blanche...
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samedi 15 décembre 2007

Bali 2007 : nouveau round de 2 ans pour un futur accord mondial

NUSA DUA (AFP) - 15/12/07 - La communauté internationale a lancé samedi à Bali les négociations sur le futur régime de lutte contre le réchauffement climatique, qui devront aboutir en 2009. Après un épuisant marathon nocturne et un dénouement mélodramatique samedi après-midi, qui en a retardé encore la conclusion de plusieurs heures, la conférence climat de l'ONU a formellement adopté la "feuille de route de Bali". L'accord stipule que le processus de négociations qui doit arrêter les suites à donner au protocole de Kyoto devra être lancé "dès que possible et pas plus tard qu'avril 2008", la première phase du protocole de Kyoto expirant en 2012.
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vendredi 14 décembre 2007

Bali : au moins un accord....

NUSA DUA, Indonésie (Reuters) -14/12/07 -Un accord visant à limiter la déforestation a été conclu dans le cadre de la conférence de Bali sur le climat. Cet accord pourrait permettre à terme aux pays émergents disposants de vastes ressources forestières d'être rémunérés pour leurs efforts de conservation, en vendant des "crédits carbone". Certains experts craignent toutefois de voir un tel dispositif entraîner un effondrement des marchés du carbone, à moins que les pays riches ne s'engagent à des objectifs de réduction plus draconiens.
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jeudi 13 décembre 2007

Conférence de Bali : un haut responsable de l'ONU "très inquiet"

NUSA DUA - 13/12/2007 -(AFP) - Le patron de la Convention climat de l'ONU, Yvo de Boer, s'est déclaré jeudi "très inquiet" sur l'état des négociations en cours à la conférence de Bali, qui doit s'achever vendredi. "Je suis très inquiet sur le rythme des choses", a déclaré le secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCCC). "Demain (vendredi) à midi, il sera trop tard", a-t-il ajouté. Ses propos faisaient écho aux inquiétudes des principales ONG présentes à Bali qui ont dénoncé plus tôt la "dynamique destructrice" des Etats-Unis dans les discussions et appelé à renverser la vapeur durant les prochaines 36 heures de négociations.
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mercredi 12 décembre 2007

Al Gore accuse Washington de bloquer tout progrès à Bali

STOCKHOLM (Associated Press)- 12/12/07 - L'ancien vice-président américain Al Gore, prix Nobel de la paix, a accusé mercredi les Etats-Unis de bloquer tout progrès à la conférence de Bali sur le changement climatique, tout en estimant possible une avancée au cours des derniers jours de discussions."Certaines rumeurs sont inquiétantes, mais je sais d'expérience" que "des percées, quand elles surviennent, se produisent habituellement dans les dernières 48 heures", a déclaré Al Gore à des journalistes en Suède. "J'espère qu'il y aura un changement de la part de certains pays, y compris (...) des Etats-Unis"...
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