lundi 10 janvier 2011

Vague d'échanges sur le littoral : " Tempête sur les côtes françaises : faut-il lutter ou fuir ?"

La septième édition des «Vague d'échanges sur le littoral », cycle de conférences organisé chaque année à partir du mois janvier par les étudiants du Master Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral (EGEL) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) de Brest, débute le 11 janvier 2011 à Faculté des lettres Victor Ségalen (Amphithéâtre1 – 20h00) UBO.

Avec ces rencontres ouvertes au public les étudiants du Master EGEL tentent ainsi d’apporter des éléments de réponse aux différentes problématiques qui se posent au littoral.

Le thème de cette 1ère table-ronde porte sur " Tempête sur les côtes françaises : faut-il lutter ou fuir ?", animée par Jean-Pierre Kerloc'h, maire de l'Ile de Sein.

Parmi les sujets abordés, les enjeux liés à la présence humaine sur le littoral face au risque de submersion marine (*) .

- Quel bilan tirer d'une catastrophe comme la tempête Xynthia ? Quelles solutions ?

les intervenants invités à débattre seront :
- Roland Nussbaum, directeur de la Mission des risques naturels ;
- Hubert Oliviero, directeur de la Fondation Maif ;
- Cédric Peinturier, du ministère de l'écologie ;
- Florence Richard, chargée de mission (risques littoraux) à la DREAL Bretagne (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement).

Rappelons également que les conséquences de la tempête Xynthia sur les côtes charentaises et vendéennes ont amené l’Etat à engager avec ses services un état des lieux général du littoral français et des mesures et infrastructures de protection. ( voir article du blog du 5 mai 2010).

Dans ce cadre le département du Finistère peut faire l’objet d’une attention particulière puisqu’il est le premier département en linéaire côtier, avec ses 1 250 kilomètres de côtes - ce qui représente près du quart du linéaire littoral français métropolitain, et ses 118 communes littorales (sur 283).

S’agissant des effets de la montée du niveau des océans, les impacts du réchauffement climatique en Bretagne sont d’ores et déjà mesurables avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral».

Si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans.

Avec l’augmentation prévisible à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Un rapport de synthèse de 2004 du Conservatoire du littoral dressait ainsi le diagnostic : «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.»

(*) La submersion marine qui est liée à la conjonction de phénomènes météorologiques comme hydrodynamiques (marée, courants...) est sans doute amener à devenir une réalité plus forte encore en raison de l’élévation du niveau de la mer liée au réchauffement climatique. Dès lors, c’est l’ensemble des acteurs locaux, des communes au services de l’Etat, qui est mobilisé sur cette question dont on a vu le caractère particulièrement sensible chez les populations récemment touchées sur la façade atlantique par la tempête Xynthia.

Relire également les articles du blog du 26 avril 2010 sur la modélisation des vagues et du 4 décembre 2009 sur la Bretagne face à la montée des eaux.

Article RH 3B Conseils
sources : IUEM

vendredi 7 janvier 2011

Idée de sortie : Vente aux enchères au profit de l’Hémérica




Tous les dix ans, l'Hémérica, le vieux chalutier amarré au pied du Musée de la Pêche dans la Ville-close à Concarneau nécessite une remise en état général. C’est ainsi que le bateau à flot doit être mis à sec pour un entretien de sa coque, le remplacement du pont ( en bois plaqué sur l'acier) qui subit irrémédiablement les outrages du temps.


Ces travaux de survie pour l’ancien chalutier qui constitue un des symboles phare de Concarneau s’élèvent à 200 000 €. Un charge importante pour l’équipe de passionnés du Musée de la pêche, dirigée par Jean-Marie Béchu .

Si un fonds État-Région apporte 20 %, et qu’une aide est également escomptée de la Fondation du patrimoine, cependant il reste au musée à réunir entre 50 000 et 60 000 €.
C’est l’objet de la souscription publique et de l’opération de mécénat lancée par par le Musée.


Marine Delpy, peintre amateur bien connue à Concarneau - fille de l'un des plus fameux peintres concarnois, Lucien-Victor Delpy, mort en 1967- a décidé de mobiliser ses amis peintres en organisant au profit de l’Hémérica, une vente aux enchères.

Elle a sollicité ses amis peintres de Couleurs de Bretagne, ainsi que d’autres artistes. Nombreux ont été ceux à avoir répondu à son appel et plus de 50 œuvres toiles, sculptures ont été réunies pour la vente du Samedi 15 Janvier, par Maitre Joëlle Guerpillon-Bergeron, commissaire priseur à Quimper.

Les oeuvres ont été estimées par un expert d'art de Brest, Maître Philippe Jamault. Toutes ont un prix de départ d'au moins 100 €. Les toiles de Vivi Navarrro et d'Étienne Guillou débuteront à 600 €.

Toutes les toiles, les sculptures et un bateau en bouteille d'Henri Rannou, sont exposées au musée de la pêche.

La vente se tiendra à 14h00 au Musée de la Pêche. A cette occasion, le musée sera ouvert de 10h00 à 12h00 pour les éventuels acheteurs et les curieux.

Contact : Musée de la Pêche
3, rue Vauban - Ville Close - BP 118 - 29 181 Concarneau
mediation@museedelapeche.eu - museedelapeche@wanadoo.fr - www.musee-peche.fr


Rappelons que le Musée de la Pêche est un des partenaires concarnois (*) des entretiens Science et Ethique et des Journées Science et Ethique découverte.

En effet pour la cinquième année consécutive, deux journées, spécialement conçues pour les scolaires de Concarneau et de Trégunc (du CE1 à la 4ème), étaient proposées les 7 et 8 octobre 2010, par l’Association pour la Promotion de l’Ethique des Sciences pour un Développement Durable (APESTDD), organisées par 3B Conseils et ses partenaires dans le cadre des entretiens Science et Ethique.

Ces Journées ont pour objectif de présenter les projets technologiques et les animations scientifiques des associations, des scolaires et des universitaires, ainsi que les recherches expérimentées avec des jeunes.


Les partenaires des journées "A la pêche aux déchets !" traitées pour la première fois en 2009 approfondissent le thème de la gestion des déchets de la filière pèche, de la valorisation des co-produits et de la question toujours posée : comment produire de l’énergie à partir des déchets de poissons ?

Relire les articles du blog du 1er octobre 2010, du 12 octobre 2010 et du 22 octobre 2010

(*) Le Musée de la Pêche, ANSEL (Association de nettoyage au service de l’environnement et du littoral), Le Marinarium, la conserverie Mouettes d’Arvor (Gonidec), l'Association Cap vers la Nature , le Lycée des métiers Saint-Joseph-Saint-Marc -


Article RH 3 B Conseils
Sources : Musée de la Pêche / Télégramme / Journées Science et Ethique découverte
Photo Christine Naud

jeudi 6 janvier 2011

Le développement des énergies marines sur la façade atlantique ?


De la Normandie au Portugal, la façade maritime est particulièrement bien dotée en termes de ressources, de compétences et de moyens scientifiques, technologiques et industriels.

Dans le prolongement de son étude « Des énergies marines en Bretagne : à nous de jouer ! » (Mars 2009 - rapporteurs : Guy Jourden et Philippe Marchand), le CESER de Bretagne a participé, avec ses homologues français, espagnols et portugais du Réseau Transnational Atlantique (RTA), à une réflexion sur le thème : « Quelles sont les opportunités offertes par le développement des énergies marines sur la façade atlantique ? »

En effet, le Comité d’orientation du RTA, lors de sa réunion du 23 avril 2008, à Santander, avait décidé d’engager une étude sur les obstacles au développement des énergies marines renouvelables dans l'Arc Atlantique .

L'objectif principal de cette étude transnationale du RTA était ainsi défini : « Afin de saisir l’opportunité offerte par l’Espace atlantique en termes de ressources marines, ce travail a pour objectifs principaux d’identifier les obstacles possibles au développement des énergies marines renouvelables dans les régions atlantiques : obstacles d’ordre juridique, administratif, économique, social et environnemental, et de définir des recommandations qui permettent ou contribuent à lever ces obstacles.»


Un Groupe de travail a été constitué, structuré en quatre sections, correspondant aux quatre axes de réflexion, avec des approches ouvertes et une composition dynamique.
- Section technologie et état de l’art : CES de Cantabrie, CESR de Bretagne et ISQ Lisbonne ;
- Section juridique, r
églementaire et politique: CESR d'Aquitaine et CES de la CAPB ; - Section économique et financière: CES de Galice et CESR des Pays de la Loire;
- Section Sociale et Environnementale: CESR Poitou-Charentes et ISQ Lisbonne.


Le rapport du RTA récemment présenté au Parlement européen à Bruxelles (novembre 2010) montre en quoi les énergies marines peuvent ainsi devenir un nouveau moteur de développement des régions atlantiques, et analyse les leviers d’action pour y parvenir (Lire l'article du blog des énergies de la mer du 05/01/2011).

Les propos introductifs de l’étude posent ainsi la problématique : " La volatilité des prix des combustibles fossiles et leur inégale répartition géographique font de la question énergétique l’un des principaux enjeux du développement économique futur. À ces considérations économiques et géopolitiques qui entraînent une certaine insécurité, s’ajoute maintenant la reconnaissance de l'impact des activités humaines sur le réchauffement climatique par les émissions de gaz à effet de serre. De ce constat, résulte un double défi de diversification du bouquet énergétique et de préservation de l'environnement par la lutte contre l’effet de serre. Il devient nécessaire de substituer les énergies fossiles par des énergies renouvelables ayant des répercussions minimales sur l’effet de serre".

La caractéristique des régions du Réseau Transnational Atlantique vient de ce qu’elles partagent une façade maritime commune, l'Océan Atlantique, qui présente des défis et des opportunités pour l’avenir. Les énergies marines renouvelables sont l'une de ces opportunités et la collaboration entre les régions du RTA peut apporter une contribution importante à leur réussite.

Pour le RTA, les énergies renouvelables sont devenues un élément fondamental de la politique énergétique. Alors que pour certains les énergies renouvelables assurent déjà une part importante de leur énergie primaire, d’autres sont relativement peu avancés dans ce domaine. De plus les ressources renouvelables sont inégalement réparties au sein de l’UE. Chaque pays est libre de composer son bouquet énergétique renouvelable, de manière adaptée, pour atteindre les objectifs définis.


Pour le développement des énergies marines renouvelables, le RTA pose les conditions de succès dans les régions de l’Arc Atlantique.
Dans ce cadre, les énergies renouvelables jouent un rôle fondamental qu’a reconnu l’Union européenne : en 2007, elle a pris l’engagement de transformer l’Europe en une économie à haute efficience énergétique et à faibles émissions de gaz à effet de serre, en décidant de réduire de 20% ce type d’émissions, d’économiser 20% de la consommation d’énergie et d’atteindre un objectif de 20% d’énergie renouvelable dans la consommation totale d’énergie de l’Union européenne à l’horizon 2020.

L’engagement politique s’est doté de garanties légales grâce à la Directive 2009/28/CE relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, qui oblige les États-membres à adopter les mesures nécessaires pour atteindre l’objectif global de 20% d’énergies renouvelables en 2020 dans l’ensemble de l’Union européenne. Cet engagement, qui fixe des objectifs juridiquement contraignants, constitue un important jalon dans l’impulsion donnée aux énergies renouvelables, qui se poursuivra au-delà de 2020, et ouvre un horizon d’opportunités pour le développement de nouvelles sources et technologies d’énergies renouvelables ainsi que des secteurs économiques liés à ces dernières.


Pour en savoir sur les énergies de la mer et prendre connaissance du rapport : blog des énergies de la mer

Article RH 3B Conseis
Sources : CESER Bretagne / RTA Arc Atlantique/ blog des énergies de la mer

mercredi 5 janvier 2011

Le conseil général du Finistère s’engage dans la démarche EcoWatt.

Depuis le 12 novembre 2008, RTE, la Préfecture de la région Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, ERDF et l’ADEME Bretagne ont décidé de se mobiliser, en lançant, en partenariat, " EcoWatt en Bretagne » une campagne de mobilisation pour une modération de la consommation d’électricité. 



La démarche interactive EcoWatt a pour objectif d’inciter les bretons à modérer leur consommation en énergie, en particulier aux périodes de pointe, entre 17h00 et 20 h00, pendant les vagues de froid. Relire l’article du blog du 10 novembre 2010 " EcoWatt en Bretagne , le bon Geste Energie".









Le Conseil Général du Finistère s’engage également dans cette démarche avec les signatures de Pierre Maille, président du CG29 et de Jean-Paul Glémarec, conseiller général chargé de l'énergie. Une ambassadrice Ecowatt (Marie-José Fichou) a été nommée au sein de la collectivité départementale afin de veiller et d’inciter aux bonnes pratiques.
Concrètement les 3000 agents du département seront incités à agir au bureau et à reproduire les bons gestes à domicile.

Jean-Paul Glémarec rappelait à cette occasion que «l'année passée, le système EcoWatt a permis d'éviter des délestages en Bretagne. C'est un dispositif utile car pendant quatre à cinq ans, nous n'aurons pas d'autres moyens pour faire face aux pics de consommation».

Le département a de plus effectué un large diagnostic thermique de ses bâtiments. Des différences existent selon la qualité ou l’ancienneté du bâti. Quant aux collèges qui règlent eux-mêmes leur consommation à partir d'une dotation, ils sont vigilants» indique Marie-Josée Fichou mais le conseil général du Finistère a essentiellement un usage «ménager» de l'électricité : éclairage des bureaux, ordinateurs... et seulement cinq bâtiments entièrement chauffés à l'électricité dont deux collèges (sur les 64), un centre d'action sociale…


Conformément à sa politique de développement durable le Finistère renforce chaque année sa démarche d’excellence sur le plan environnemental avec par exemple l’équipement en panneaux solaires de deux nouveaux collèges à Crozon et Plabennec. De plus le CG29 veille désormais à ce que l’intervention de ses personnels d'entretien dans le bureaux puisse s’effectuer à des horaires permettant d'éviter un éclairage des locaux aux heures les plus sombres.

Pour les particuliers : Inscription sur le site internet www.ouest-ecowatt.com

Relire également l'article du 4/11/2010 sur les réseaux intelligents en Bretagne.

Retrouver l’intervention de Jean-Paul Glémarec, conseiller général chargé de l'énergie aux entretiens Science et Ethique 2010 " ENERGIES, Villes et ports de demain", lors de la Table ronde 4 - "Aménagement du territoire : de la mer au littoral, continuité, cohérence locale et emplois"

Article RH 3B Conseils
Sources : CG29/ Télégramme

mardi 4 janvier 2011

Sécurité maritime : contrôles accrus des navires étrangers dans les ports européens



Avec la nouvelle année, vient aussi le temps des bonnes résolutions…. C’est notamment le cas dans le domaine de la sécurité maritime à l’échelon européen avec l’entrée en vigueur d’un renforcement des règles de contrôle des navires étrangers en escale dans les ports de l’Union européenne.

Cette « chasse » aux navires en mauvais état est engagée sous l’égide de l'Agence européenne de sécurité maritime (AESM) dont le siège est à Lisbonne au Portugal. Cette politique est également appelée à se généraliser au delà des frontières de l’Union pour intégrer également la Russie ou encore le Canada.

Concrètement sur le terrain, ces contrôles des « navires-poubelles » dans les ports européens seront toujours effectués par les autorités nationales et s’agissant de la France par les agents des centres de sécurité des ports français.

Ils seront réalisés sans délai - à tout moment de la semaine, du jour et de la nuit - à la demande directe ou sur indication de l’AESM (*) qui, à l'aide d'un classement par point (prenant en compte l'état du navire, son âge, le sérieux de son armateur, de sa société de classification, la réputation de son pavillon... ), établira la liste des navires à contrôler à la prochaine escale. L’objectif affiché est le contrôle de 100 % des navires étrangers de commerce ou de passagers en escale dans nos ports.

Les navires ne remplissant pas les qualités exigées par les autorités européennes seront dès lors bannis des eaux européennes. Reste que la mise en place d’une telle politique de l’Union réclame aussi des moyens. Et c’est sans doute là que le bas blesse. Une telle organisation nécessiterait des compensations financières ou un défraiement particulier pour les tours d'astreinte établis pour les personnels.

A titre d’exemple, au port de Brest, les agents du centre de sécurité contrôle chaque année une centaine de navires de commerce sur les 300 à 400 escales comptabilisées.

Ainsi comme l’indique le chef de centre de Brest René Kerebel dans un entretien au Télégramme de Brest «Nous ne savons pas encore si cette nouvelle organisation va entraîner davantage de contrôles à Brest, puisque les bateaux seront aussi inspectés dans d'autres ports». «Mais ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir mettre en place une nouvelle organisation puisque nous serons appelés à intervenir de nuit, le week-end et les jours fériés, ce que nous faisons déjà en cas d'incident et de navire dérouté».

A Brest l’association Mor Glaz présidée par Jean-Paul Hellequin - qui fait de la sécurité des navires et des conditions de vie des marins à bord des navires de commerce étrangers un de ses axes principal d’actions - regardera sûrement avec une attention particulière cette nouvelle approche des autorités européennes…., comme les moyens de sa mise en œuvre qui incombe également à l’Etat.



(*) Les naufrages de l’Erika (1999) et du Prestige (2002) ont amené l'Union européenne à renforcer la sécurité maritime à travers différentes mesures législatives. Parmi celles-ci figure la création de l’Agence européenne pour la Sécurité maritime (EMSA) qui assiste la Commission et les Etats membres en matière de sécurité maritime, sûreté maritime et prévention de la pollution causée par les navires. A cette fin, elle veille à la bonne application de la législation européenne et promeut la coopération entre les Etats membres.


Article RH 3B Conseils
Sources : Télégramme / Agence européenne de sécurité maritime
Photo Mor Glaz