vendredi 4 février 2011

"La quinzaine de la mer" à l’IUEM - 7 au 19 février 2011



En 2011, l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) fête ses 40 ans( Relire l'article du 13/01/2010)

A cette occasion, l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) accueille le public pendant une "quinzaine de la mer" du 7 au 19 février.

Durant ces deux semaines se succèderont presque chaque jour des évènements gratuits :
- Sept projections de films scientifiques ou documentaires. - L'IUEM sera ouvert au public pendant deux journées entières (le forum des doctorants et la journée portes ouvertes). - Une conférence de Paul Tréguer sur la conquête des pôles. - Un salon des auteurs de l'IUEM.


Les événements proposés :

Les films à découvrir (projection à l'IUEM à 13h00)

- Chausey, un archipel aux grandes marées (le 07/02) - France 3, 2006 -
- Opération FAMOUS (le 08/02) - CNEXO-MAE-CERIMES, 1975 - (relire l'article du blog du 22/07/2010 sur le Pr Jean Francheteau)
- La campagne Bonus Good Hope (le 11/02) - IPEV 2008 -
- Un été en Antarctique (le 14/02) - Aber Images, 2006 -
- MACARBI en Terre Adélie (le 14/02) - Le Petit Furet-CNRS, 2008 - (relire les articles du blog du 9/04/2010 et du 1/06/2010 sur l'équipe Macarbi)
- Dans le sillage du requin pèlerin (16/02) - APECS-Y. Chérel, 2005 -
- L'île de Sein (17/02) - Cinémathèque de Bretagne, 1957-58 -
- PHARE 2002, la campagne océanographique (18/02) - CNRS-Ifremer, 2002 -

Toutes les informations relatives aux films se trouvent sur le site internet : http://www-iuem.univ-brest.fr


La Journée "Portes ouvertes" à l'IUEM - samedi 12 février, l'IUEM

le Samedi 12 février, l'IUEM ouvre ses portes aux futurs étudiants et au grand public. Toute la journée, les visiteurs pourront découvrir les formations en sciences de la mer, visiter des laboratoires, rencontrer des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens, assister à des démonstrations et des expériences, des projections et des conférences.
Une navette gratuite sera assurée depuis la faculté des sciences : départ de l'UFR Sciences (avenue le Gorgeu) à 11h et à 13h45. Une collation gratuite sera proposée toute la journée aux visiteurs.

Le Forum des doctorants IUEM - mercredi 10 février, 9h-17h

L'association des étudiants de l'Ecole doctorale des sciences de la mer, Merscidoc, organise cette année la 10ème édition du "forum des doctorants". Ce forum est l'occasion pour les doctorants de vulgariser leurs recherches au profit du grand public et en particulier les lycéens.

Il a plusieurs objectifs : d'abord d'assurer une transmission du savoir entre les chercheurs et le grand public, ensuite de susciter le goût de la science auprès des lycéens et enfin de promouvoir l'UBO, l'IUEM et l'EDSM à travers ce forum. Pour les doctorants, c'est l'occasion d'un apprentissage de la vulgarisation scientifique qui est une compétence essentielle pour un chercheur de nos jours. Voir le programme et le livret complet du Forum.

La conférence de Paul Tréguer : « Trois marins pour un pôle : centenaire de la conquête du pôle Sud » ( Relire l'article du blog du 18/03/2010)
- Faculté des Lettres V. Segalen, Amphi Guilcher, mardi 15 février, 20h30

"1911-1912 : planter le premier le pavillon national au Pôle sud est l’ambition de la Norvège, de la Grande-Bretagne et du Japon. A bord du Fram, du Terra Nova et du Kainan Maru, Roald Amundsen, Robert Falcon Scott, et Nobu Shirase, se lancent dans l’aventure et mettent sur pied des expéditions fameuses, mais dont tous ne sont pas revenus vivants. La mer de Ross fut le passage obligé pour atteindre le pôle Sud. Pour y aller il fallait donc être marin et franchir les quarantièmes rugissants, les cinquantièmes hurlants et les soixantièmes mugissants.
Ce sont les odyssées de ces trois hommes, de leurs équipages, et de leurs navires qui sont contées. Réussites et échecs de leurs campagnes sont revisités avec les moyens modernes de la connaissance (cartes satellites, données météorologiques, etc…). A l’ouverture du centenaire de ces voyages scientifiques et de la conquête du Pôle sud nous n’aurions garde d’oublier l’immensité des exploits de ces hommes, eu égard aux rudimentaires moyens dont ils disposaient pour affronter tempêtes, icebergs et glaces antarctiques."

Le Salon des auteurs de l'IUEM - samedi 19 février à 11h à la bibliothèque universitaire de la faculté Victor Segalen

Certains scientifiques de l'IUEM ont publié récemment des ouvrages de vulgarisation scientifique. Nous vous proposons une rencontre avec cinq d'entre eux, suivie d'une dédicace de leur dernière parution.
Cet événement aura lieu le 19 février à 11h à la bibliothèque universitaire de la faculté Victor Segalen avenue Georges Clémenceau à Brest (lieu à confirmer).
Les scientifiques présents seront : Martial Caroff, Michel Glémarec (relire l'article du blog du 17/02/2010 sur le livre "la Biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut"), Françoise Péron (relire l'article du blog du 30/11/2010 sur "l'Atlas du Patrimoine maritime du Finistère"), Yves Plusquellec et Paul Tréguer.

Rappelons que l'UBO et l'IUEM sont partenaires des entretiens Sciences et Ethique .

Retrouver également dans les archives des entretiens les différentes interventions de nombreux intervenants de cette quinzaine de la mer.


Article RH 3B Conseils
Sources : IUEM / Mersidoc

jeudi 3 février 2011

Journée "Sciences Navales" 2011 : la sécurité maritime

Chaque année, le site de l'École navale accueille, 1250 jeunes marins (690 élèves officiers, 540 matelots et officiers mariniers). Sur le site, une école d'ingénieurs, un centre de recherche naval, une école de formation du marin, l'École des commissaires de la Marine... et une multitude d’activités.

Dans le cursus des élèves-officiers de première année s'inscrit une journée d'échanges intitulée " Journée Sciences Navales" qui a pour objet principal de formaliser le début de leur formation scientifique et de souligner l’importance d’acquérir une solide formation initiale dans ce domaine pour l’exercice de leur futur métier d’officier de marine.

Après s'être penchés sur les frégates multimissions (2007), les drones (2008), les énergies renouvelables et l'éco-conception des navires (2009), l'observation du milieu marin (2010) l'édition 2011 qui se déroule aujourd'hui portera sur la sécurité maritime, les activités et les recherches qui permettent de l'améliorer. (Relire l'article du blog du 10/02/2010 sur la Journée Sciences Navales 2011).

Ce thème est au cœur de l’actualité récente avec la collision, en octobre 2010 entre le chimiquier, le YM Uranus, transportant 6 000 tonnes d’essence de pyrolyse et le vraquier Hanjin Richzad. Les conséquences de cet accident ont été limitées cette fois, mais il faut rester vigilant. Les progrès liés aux structures des navires, tant en construction navale, normes de conception améliorent la résistance et la stabilité des structures flottantes. De même, les systèmes d’information, de géolocalisation et de gestion du trafic ou de flottes permettent de limiter le nombre des accidents. Ce sont ces deux aspects qui seront développés lors de la JSN 2011.

Ce thème est l’objet de nombreuses actions en région Bretagne. Il s’agit en effet de thématiques portées par le Pôle de compétitivité Mer Bretagne au travers de ses groupes de travail : « Sécurité et sûreté maritimes » et « Naval et nautisme ». L’un des objectifs de la commission « navale et nautisme » consiste à réfléchir et aider au développement du « navire du futur ».

Cette journée sera l’occasion de faire un point sur ce sujet et de confronter les points de vue de marins, de constructeurs de navires, d’expert chargé des normes, d’experts enquêteurs après accident et de chercheurs. Elle permettra aussi de découvrir certains travaux de projets de fin d’études des élèves officiers qui traitent de ce sujet.


La journée débute par une conférence générale de présentation du contexte de la sécurité maritime par M. Tallec, Secrétaire général de la Mer. Il présentera les enjeux et la vision du gouvernement sur la sécurité maritime.
Ensuite, M Franscescutto, professeur à l’université de Trieste et membre de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) présentera la vision de l’évolution de la sécurité maritime notamment du point de vue des systèmes.

A l'issue de ces interventions, deux groupes vont se constituer pour traiter en deux temps des sujets complémentaires relatifs à la sécurité maritime.

- Le premier traitera la sécurité maritime par une approche structures et architectures navales. L’évolution des techniques de construction, l’évolution de la réglementation et des contrôles, les critères de stabilité des navires, les doubles coques… Autant de points qui pourront être débattus. Parmi les interventions sont prévues celles de représentants du Bureau Véritas (respect des normes), de la société STX (constructeur), d’un Inspecteur de la sécurité des navires et d’un officier de Marine de la CPPE.

- Le second groupe traitera de la sécurité maritime selon une approche « systèmes d’information ». Le suivi des navires, la gestion des flottes et les outils d’aide à la décision seront présentés. Les évolutions technologiques de connaissance de la situation ainsi que la réglementation, les outils SIG et l’état des recherche dans ce domaine seront abordés. Les intervenants prévus sont : le directeur du CROSS CORSEN (témoignage), un chercheur en SIG de l’IRENAV (Institut de Recherche de l’Ecole navale) (vision recherche), un représentant de DCNS (état des travaux et perspectives d’un constructeur-intégrateur), le directeur de la société CLS à Brest (surveillance des océans par satellite).

En fin de journée, quelques élèves de l’Ecole navale présenteront rapidement leur projet de fin d’étude. Pour terminer une synthèse des débats et quelques compléments seront apportés par un table ronde à laquelle participeront un représentant du BEA Mer (Bureau Enquête accident), un ancien armateur et président de la toute nouvelle Ecole Nationale Supérieure Maritime, un officier de Marine du SSF Brest (Service de soutien de la Flotte) et un représentant du Pôle Mer Bretagne, responsable de la commission « Navire du futur ».

Notons que le blog des énergies de la mer sera présent (comme en 2010) lors de ce forum en mettant à la disposition du public de la documentation sur son activité de veille internationale.
Le blog sera également présent lors des différentes journées portes ouvertes des établissements d'enseignement supérieur brestois ( université et grandes écoles) qui se dérouleront durant ce mois de février.

Pour aller plus loin retrouver les interventions du vice-amiral d'escadre Anne-François de Saint-Salvy, préfet maritime de l'Atlantique aux entretiens Science et Ethique


- 2010 : « ENERGIES, villes et ports de demain » :


Table ronde 2 - "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions"

Revoir l'intervention









- 2008 : "Patrimoine maritime, ressources et économies du littoral. Recherche, nouvelles compétences et nouveaux métiers de la mer" :


Table ronde 3 : "Livre bleu sur la politique maritime de la Commission européenne : Nouvelles ouvertures, nouvelles compétences, nouveaux métiers"


Revoir l'intervention


Retrouver également les informations du blog-media Défense et Environnement


Article RH 3 B Conseils
Sources : Ecole Navale


mercredi 2 février 2011

"Les héros de la biodiversité"


Engagé depuis plus de trente ans dans la préservation de la biodiversité, Allain Bougrain-Dubourg a sensibilisé le grand public à travers de nombreuses émissions ; des ouvrages, des conférences… et des actions de terrain pour enrayer le déclin de la biodiversité.

C’est ainsi qu’il a réalisé dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité, la série «Les héros de la biodiversité», 266 programmes courts diffusés sur France Télévisions, en partenariat avec le ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, Suez Environnement et Océanopolis Brest.

Ces programmes courts ont emmené les téléspectateurs à la rencontre de celles et ceux qui agissent, souvent dans l’ombre, en France et dans les départements d’outre mer, pour préserver les espèces et leurs habitats.

«Les héros de la biodiversité» ont retracé l’action exemplaire d’individus, de collectivités, de chercheurs ou d’associations en faveur de la protection de la biodiversité, mettant en lumière la fragilité et la richesse des écosystèmes.

Pour prolonger cette belle initiative, un livre-témoignage à cœur ouvert publié aux éditions Ouest-France sort aujourd’hui en librairie et présente 70 passionnés de la nature. Du problème à leurs solutions, ils y racontent leur nature.
Si nous sommes tous lucides sur le bilan : le vivant qui nous entoure agonise ! Reste qu’il convient d’agir. Avec la même conviction, il y donne la parole à ceux qui s’investissent pour inverser la tendance. Scientifiques, membres d’associations ou simples «écocitoyens», ces héros ont tous une histoire à raconter. Leur aventure nous éclaire sur les singularités de la vie animale et végétale et nous entraine vers l’espoir d’un « vivant » enfin respecté.

Pour le lancement de ce livre une rencontre est organisée en partenariat avec Océanopolis (**), ce mardi 2 février à 18h00 à la Librairie Dialogues à Brest ( entrée libre).


Pour aller plus loin sur la biodiversité :

- Relisez notamment l'article du blog du 21/12/2010 " 2010 : Année de la biodiversité vue par le professeur Michel Glémarec"

- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




(*) Président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, il fut membre fondateur du Grenelle de l’Environnement, et siège dans de nombreuses instances environnementales.

(**) Océanopolis et la Librairie Dialogues sont partenaires des entretiens Science et Ethique

Article RH 3B Conseils
Sources : Dialogues / Océanopolis / éditions Ouest-France

mardi 1 février 2011

« Un effort mondial pour évaluer la biodiversité marine »


Un inventaire sans précédent vient d’être réalisé grâce au programme décennal Census of Marine Life (recensement de la vie marine) pour évaluer et expliquer la diversité, la répartition et l’abondance de la vie dans les océans.
En se posant trois questions :
- Qui vivait dans les océans ?
- Qui y vit ?
- Qui y vivra ?

Ce programme international mené entre 2000 et 2010 a permis la première évaluation globale de la biodiversité marine, des bactéries aux plus grands organismes, du littoral aux grands fonds. Un réseau international de 2700 scientifiques de 80 pays s’est progressivement constitué pour collaborer aux 14 projets d’exploration et aux 13 comités régionaux qui ont réalisé l’inventaire de la diversité marine autour des divers continents.

L’une des actions majeures du programme est l’archivage et l’accès aux données sur toutes les espèces et leur localisation par le système OBIS (Ocean Biogeographic Information System) lui-même relié à 840 bases de données dans différents laboratoires et pays. Ce système d’information biogéographique des océans fournit déjà l’identification et la localisation de plus de 120 000 espèces marines à partir de 30 millions d’observations et révèle ce que l'on sait ou ce que l'on ignore

Le programme Census of marine Life a encouragé l’exploration au cours de 540 campagnes, et ainsi contribué à la découverte de nouveaux habitats et de près de 6000 espèces nouvelles. Parmi les découvertes de cette décennie, des routes migratoires de plusieurs milliers de kilomètres et lieux de rassemblement des requins, thons, tortues, baleines, ont été révélés par des balises miniatures emportées par les animaux et reliées à des satellites ou des séries de récepteurs.

Enfin, le recensement porte à 250 000 le nombre d’espèces connues et décrites et met en évidence des zones océaniques particulièrement diversifiées notamment dans le sud-est asiatique. Mais plus d’un million d’espèces pluricellulaires et sans doute plus d’un milliard d’espèces microbiennes vivent dans les océans ce qui montre l’étendue des découvertes qui restent à faire. Avec une telle base de référence Census of marine Life apporte des outils, pour les recherches futures afin de mieux répondre aux questions complexes et mesurer l’impact de l’homme sur les océans.

Myriam Sibuet (*), Vice-Présidente du Comité scientifique international du programme Census of Marine Life donnera un conférence ce mardi 1er février 2011 à Océanopolis ( 20h30 - auditorium Marion Dufresne - Entrée libre. ) sur le thème « Un effort mondial pour évaluer la biodiversité marine » .

Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :

Retrouvez les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




Consultez le remarquable ouvrage " La biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut", du Professeur Michel Glémarec publié aux éditions du Télégramme

Dans ce livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...
Au total 140 dessins, dont 50 planches en couleurs, reproduisant plus de 160 espèces.

Relire les articles du blog du 17/02/2010 , du 15/11/2010


(*) Myriam Sibuet est chercheur émérite en résidence à l'Institut Océanographique de Paris, Fondation Albert 1er de Monaco. Elle est l'ancien directeur de l'Ifremer "Deep Sea Environnement" et depuis 2005, conseiller du Président de l'Ifremer.
Ses intérêts scientifiques comprennent la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes d'eau profonde, l'écologie des sédiments et des communautés de suintements froids, la biologie des échinodermes de la mer, l'écologie et de taxonomie.
Elle a plus de 30 ans d'expérience dans la recherche océanographique internationale, siégeant en tant que chef de file du programme de l'Ifremer BIOZAIRE en partenariat avec l'industrie pétrolière (TOTAL), co-leader du projet de monticules de coraux d'eau froide en Atlantique Nord-Est, projet CARACOLE, et partenaire à la fois le projet européen MEDIFLUX (Eurocore-Euromargin) et projet intégré européen HERMES. Elle est également un chef de file dans le développement des écosystèmes; projet CoML marge continentale à l'échelle mondiale.


Article RH 3B Conseils
Source Océanopolis / entreteiens Science et Ethique
Photo Océanopolis

lundi 31 janvier 2011

Marine Knowledge 2020 : mieux comprendre nos océans


L'initiative Marine Knowledge 2020, portée par la Commission européenne , vise à créer les conditions pour améliorer la connaissance des mers en Europe. La "création de la connaissance" du milieu marin commence en effet par la collecte de données marines, qui sont ensuite assemblées, analysées afin de créer de l'information et des connaissances communes puis par leur mise disposition pour le plus grand nombre.

Dans une récente communication au Parlement européen, la Commission indiquait que Les États membres collectent déjà des données importantes et, dans certains cas, sont légalement tenus de le faire.

En accord avec l'Union européenne et sa stratégie économique pour 2020, l'initiative Marine Knowledge 2020 constitue désormais l'un des trois objectifs transversaux de la politique maritime intégrée de l'UE.
L'initiative entend répondre aux besoins des différentes parties pour une approche coordonnée et décrire un plan d'action à développer - et/ou à renforcer - au niveau des mesures politiques de l'Union afin de parvenir à l'objectif global.

Trois objectifs principaux sont proposés :

- Réduire les coûts d'exploitation et les retards pour ceux qui utilisent les données marines ;
- Intensification de la concurrence et l'innovation parmi les utilisateurs et les ré-utilisateurs de données marines en fournissant un accès plus large à la qualité vérifiée, rapidement disponibles cohérente des données marines ;
- Réduire l'incertitude dans la connaissance des océans et des mers et ainsi fournir une base plus solide pour la gestion des changements à venir.


En effet, les évolutions en matière d'intensité de la pêche d'activités côtières, de pratiques de navigation, d'infrastructures énergétiques offshores et de hausse des gaz à effet de serre, provoquent toutes des changements dans les eaux de l'Union européenne.

L'ensemble de ces facteurs affectent en effet les rythmes et les cycles naturels du monde marin. Les mouvements océaniques étant la première cause de la rigueur ou de la douceur des saisons en Europe, les conséquences de ces changements se font également sentir à l'intérieur des terres.



Marine Knowledge 2020 devrait par conséquent aider les scientifiques à comprendre ces changements, à prévoir les évolutions et à surveiller le comportement des mers et océans. Elle a pour objectif de réduire les coûts d'exploitation pour ceux qui utilisent des données de qualités.

Rappelons que la Directive-cadre " La stratégie pour le milieux marin» (Directive 2008/56/EC 10 Directive - 2008/56/CE) oblige les États membres à «établir et mettre en œuvre des programmes coordonnés de surveillance pour l'évaluation continue de l'état écologique de leurs eaux marines qui nécessite une collaboration par-delà des frontières et entre les disciplines. » Or selon les instances européennes et l'expérience acquise jusqu'ici le partage des données entre les différents secteurs intéressés et entre les États membres ne se déroule pas de manière uniforme, efficace ou rapide.

De plus la Directive INSPIRE (2007/2/CE) oblige les États membres à adopter des mesures pour le partage des connaissances et services de données entre les autorités publiques aux fins de missions de service public et d’information sur l'environnement, en les obligeant à divulguer ces données lorsque la demande en est faite.

Pour autant si les directives instaurent le cadre juridique nécessaire à une meilleure utilisation des données marines et, dans le cas d'INSPIRE, des normes communes. Mais ils ne sont pas suffisantes en soi. Ils ne s'appliquent pas nécessairement à tous les organismes détenteurs de ces données - institutions universitaires et scientifiques – et ne règlent pas toujours la question des droits de la propriété intellectuelle.

Relire également l'article du blog du 20/12/2010 sur le pogramme Esonet : des observatoires permanents au fond des océans pour surveiller la mer en temps réel.

Pour aller plus loin relire également les articles consacrés :
- à la protection de environnement côtier et marin en Europe ( Accord de Bonn) du 25/11/2010
- à l'action d'OSPAR avec mise en place d'un réseau d'Aires marines protégées en haute mer du 29/09/2010, sur le sommet d'OSPAR du 10/06/2010 et du 20/04/2010 et sur le "bon état écologique" du 15/02/2010

Retrouver également sur ces questions les archives des entretiens Science et Ethique

Article RH 3B Conseils
Source; commission européenne.