vendredi 7 octobre 2011

Rencontres Halieutiques de Rennes : "Pêche et aquaculture : un atout pour l'aménagement des territoires côtiers"


La 7e édition des Rencontres Halieutiques de Rennes se dérouleront les jeudi 13 et vendredi 14 octobre 2011 à Agrocampus Ouest, sur le thème :"Pêche et aquaculture : un atout pour l'aménagement des territoires côtiers".
Ces Rencontres placées sous le haut patronage des Ministères de l'agriculture et de la pêche d'une part, et de l'environnement d'autre part, sont traditionnellement un temps fort de l'échange d'expérience entre professionnels, administratifs, décideurs et scientifiques.

Ces journées ont pour ambition de définir une vision d'avenir pour le secteur et de proposer des actions à mettre en œuvre, pour mieux intégrer la pêche et l'aquaculture dans les politiques d'aménagement du littoral.

Cette année, la 7e édition des Rencontres Halieutiques de Rennes s’appuie sur une idée clé : les activités de pêche et d’aquaculture sont, et doivent être plus encore, un atout majeur pour l’aménagement des territoires côtiers. 


Ces activités primaires sont en effet le support d’un tissu économique et social essentiel pour le développement durable des territoires côtiers. Au-delà de leur poids économique, elles contribuent fortement à l’identité culturelle et à l’équilibre de ces territoires.



« Pourtant, ces activités connaissent l’une et l’autre des difficultés et des contraintes de plus en plus fortes : limitation de la ressource et de l’effort en ce qui concerne les pêches ; disponibilité des sites, rentabilité, épizooties pour l’aquaculture ; concurrences des usages et internationalisation des marchés pour l’une comme pour l’autre. Face à ces nouveaux défis, replacer la pêche et l’aquaculture au cœur de l’aménagement des territoires est sans doute une condition sine qua none de leur survie et de leur développement. C’est aussi une chance pour ces territoires », rappelle les organisateurs de ces journées.

En ce début de 21e siècle, il faut donc inventer de nouveaux modes de gestion des activités côtières et définir les outils qui doivent être mis en œuvre pour que la pêche et l’aquaculture prennent toute leur place dans une dynamique de développement durable des zones côtières.
En suscitant l’échange d’expériences et de points de vue, les Rencontres halieutiques de Rennes se donnent ainsi pour ambition de défricher des voies nouvelles pour que la pêche et l’aquaculture jouent pleinement leurs rôles dans la dynamique de ces territoires.

(*) Rappelons que depuis 1990, l’Association Agro-Halieutes et le Pôle halieutique d’AGROCAMPUS OUEST organisent périodiquement de telles Rencontres Halieutiques à Rennes. Cette manifestation se veut un lieu d'échange et de réflexion prospective entre les différents acteurs de la filière halieutique. Elle vise à rassembler l’ensemble des acteurs sociaux du domaine concerné : professionnels, administratifs, décideurs, scientifiques.
L’objectif est de faire œuvre utile, en analysant ensemble les contraintes et les atouts du secteur, en identifiant les évolutions possibles et en proposant des pistes d’actions à mettre en œuvre, en matière de gestion, de formation et de recherche.


Pour tout savoir sur les Rencontres halieutiques de Rennes (programme, intervenants).





Pour aller plus loin :

- Relire également quelques-uns des articles parus dans le blog : le 10/11/2009, le 29/04/2010, le 03/05/2010, le 20/07/2011 , le 4/07/2011

- Consultez les statistiques de la PCP

- Vous pouvez retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2004 qui abordaient ces problématiques au travers du thème « Les pêches et les avancées scientifiques ».







Les questions liées à la pêche (gestion de la filière, ressources halieutiques, gestion durable des espèces, biodiversité du littoral, PCP, conflits d'usages, avancées scientifiques et techniques) sont autant de sujets traités années après années lors des entretiens Science et Ethique.

Vous pouvez vous référer aux archives des entretiens et retrouver l'ensemble des interventions des acteurs de la filière de la pêche et les débats en vidéos.



Vous trouverez notamment les interventions des représentants du comité régional des pêches maritimes :

André Le Berre (président),
 Gérald Hussenot (secrétaire général),
 Violaine Merrien (chargée de mission).


Article RH 3B Conseils
Source : Agrocampus Ouest

jeudi 6 octobre 2011

Lancement des Journées Science et Ethique découverte 2011


Depuis 2006, des journées Science et Ethique découverte à destination des scolaires sont organisées dans le Finistère et dans les Côtes d’Armor, en partenariat avec la communauté éducative et les acteurs du monde scientifique et technique.

L’Association pour la Promotion de l’Ethique de Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD) est la structure qui supporte ces journées pédagogiques et 3B Conseils en assure la partie logistique.

Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Quelle économie pour quelle croissance ».

Le concept des Journées Science et Ethique découverte à destination des scolaires du primaire et des collèges vise à faire connaître le patrimoine local dans une logique de développement durable en abordant une problématique scientifique et en l’intégrant à la vie économique et sociale du territoire.

L’originalité des Journées découvertes est d’être spécifique et d’entrer en complémentarité avec les enseignements des établissements scolaires de la commune. Pour la mise en place du programme, un comité est composé chaque année avec les partenaires potentiels à l’échelle locale et les enseignants qui le souhaitent.

Lors de ces Journées, chaque élève participant reçoit un carnet de bord, conçu par l’APESTDD et 3B Conseils avec l’aide de tous les partenaires, reprenant l’ensemble des interventions et proposant des quiz et jeux sur le parcours. Des supports pédagogiques peuvent également être mis à disposition des enseignants pour les aider à préparer les classes en amont des Journées et les exploiter en aval.

Ces Journées ont pour objectif de présenter les projets technologiques et les animations scientifiques des associations, des scolaires et des universitaires, ainsi que les recherches expérimentées avec des jeunes.

L’édition 2010

Dans les Côtes d’Armor


« Energies de la mer, changement climatique et plans climat-énergie » :
lundi 10 et mardi 11 octobre à Pleumeur-Bodou et Perros-Guirrec.

Avec le soutien de la Région Bretagne, des villes de Perros-Guirec et Pleumeur-Bodou.

Les classes partageront avec les animateurs les informations sur le changement climatique, le rôle des plans climat des territoires, ses impacts sur les territoires, les techniques d’exploitation pour récupérer les énergies de la mer : éolienne, hydrolienne, marémotricité… à partir des ressources naturelles : vent, marée, houle, courant, algues et microalgues, la surveillance par satellites des océans, la gestion et l’efficacité énergétique à l’aide des réseaux intelligents.


Le circuit Journées « découverte 2011 » propose :
- "Les moulins à marée de Ploumanac’h et de Trégastel", une véritable histoire de l’homme et de l’océan … présentation par Marie Le Scanve (de la Maison du Littoral de Perros-Guirec) et Jean-Marc Terrade (de l’association "Interactions-Pleine nature-Education à l’environnement").
- Une animation sur "les satellites de surveillance des océans", à la Cité des télécoms, avec Sylvie Guignard et Violaine Cogneau-Paturel.
- Une conférence DCNS-Brest sur "les machines des énergies renouvelables de la mer " par Chloë Richon (département marketing DCNS Incubateur-Brest).
- Des rencontres avec des élus autour des «Plans Climat Energie Territoriaux » dans les Côtes d’Armor.
- "Une dégustation de produits culinaires" proposée par le Lycée hôtelier Saint Joseph de Lannion avec Philippe Couloigner et les élèves cuisiniers.



En Finistère :

« A la pêche aux déchets ! »

 :
jeudi 13 et vendredi 14 octobre à Concarneau
.

Avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Ville de Concarneau

Les jeunes partent à la découverte de leur territoire avec leurs enseignants. Ils sont accueillis comme tous les ans par le Musée de la Pêche, le Marinarium, la Conserverie Mouettes d’Arvor. Des animations sont organisées par Cap vers la Nature, l’association ANSEL (Association de Nettoyage au Service de l’Environnement et du Littoral)…
Les scolaires découvrent avec les vrais acteurs du monde de la pêche, de l’architecture navale et de la recherche, les différents aspects du monde de la mer.




Le circuit Journées « découverte 2011 » propose :
Au Musée de la pêche :
« Les déchets en folie » : animation sur la gestion des déchets à bord des bateaux de pêche et sur la durée de vie des déchets par le Musée de la Pêche, restitution de travaux d’élèves de l’année 2010, (Collège des Sables Blancs..), "Les évolutions des bateaux de pêche" et présentation de la maquette du thonier de pêche polyvalent à voile (filet, palangre, tangon), conçue par Hervé Gloux, architecte naval et ancien directeur du Musée de la pêche.
"Origine des déchets et impacts sur le milieu" par l’ANSEL.
"Dégustation de produits issus de la pêche", transformés par la conserverie Gonidec.

Au Marinarium :
« Tout est bon dans le poisson… », valorisation des co-produits de la pêche et des prises accessoires par le Marinarium.
« Merci les sales bêtes ! », le recyclage naturel des « déchets » produits par les organismes vivants par l’Association Cap vers la Nature !

…. "En route pour la pêche du futur " avec des échos sur les nouvelles réglementations européennes.

A la conserverie Mouettes d’Arvor (Gonidec) :
Présentation de la conserverie : "de la mise en boîte à la valorisation des co-produits".



« Histoire d'algues en Pays d'Iroise » :
jeudi 3 et vendredi 4 novembre au Conquet et Lanildut


.

Avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Communauté de Communes du Pays d'Iroise (CCPI) de la Chambre syndicale des algues et végétaux marins.

Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise. La "filière algues " doit aussi faire face à des nouvelles normes et réglementations européennes.


Les jeunes pourront ainsi découvrir une activité économique qui s’est développée sur son littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène.

Ce rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène, site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et ressource en matière première pour l’industrie chimique.
Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant.

Lors de ces journées, les scolaires iront également à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.
Le programme définitif vous sera présenté dans les prochains jours.


Pour préparer les Journées « découverte »

plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban avec une sélection d’interviews de Catherine Bersani, Lucien Laubier, André Le Berre, Jean-Yves Perrot, Michel Glémarec, Michel Ricard, du Préfet maritime Amiral Anne François de Saint-Salvy, Jean-Yves de Chaisemartin, …
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu »
- la Cité des télécoms, le Planétarium, la Maison du Littoral
- l’Espace des sciences qui organise du 7 au 16 octobre à Rennes le festival des Sciences.


Article RH 3B Conseils
Sources : APESTDD / 3B Conseils
Photos : Christine Naud

mercredi 5 octobre 2011

Économie de la mer : L’Océano pôle de Tan Tan-Maroc partenaire des Pôles Mer Bretagne et PACA


C’est en novembre 2010, à la suite d’un séminaire technique organisé au Maroc pour favoriser la rencontre entre les différents acteurs scientifiques, techniques et économiques, que les deux Pôles Mer (Bretagne et PACA) et l’Océanopôle Tan Tan (*) au Maroc ont engagés un rapprochement. Les deux pôles Mer et l’Océanopôle viennent de concrétiser ce partenariat au travers de la signature d’une convention.

Signée par MM. Omar Bensouda, Président de l’Océanopôle Tan Tan, Bernard Sans, président du Pôle Mer PACA, et Paul Friedel, l’un des administrateurs du Pôle Mer Bretagne (**), la convention vise le développement de la coopération dans les domaines de la mise à niveau de la flotte et des chantiers navals, de l’échange des connaissances des ressources halieutiques, de l’aménagement des ports et du littoral et de la valorisation des énergies marines renouvelables.

Ainsi, plusieurs axes de collaboration ont émergé fin 2010, faisant apparaître des intérêts communs. Pour M. Omar Bensouda, président de l’Océanopôle Tan Tan «Au-delà d’une amélioration des performances de la filière pêche et de l’optimisation de la valeur ajoutée générée par les captures, le Maroc, de par sa vocation maritime, se doit de promouvoir les initiatives innovantes de mise en valeur des ressources marines afin de contribuer au développement d’un créneau d’excellence d’avant-garde dans ce qui peut devenir sa force même : les ressources, les sciences et les technologies de la mer » (…) « en effet, confronté aux défis du changement climatique et de la raréfaction des ressources naturelles, l’avenir des nations est fortement lié à leur capacité de préserver les stocks halieutiques et de développer l’aquaculture pour satisfaire leurs besoins alimentaires, d’exploiter le potentiel minéral et énergétique des océans pour soutenir leurs croissances, d’utiliser les molécules marines pour concevoir les matériaux et les remèdes de demain, mais aussi de maîtriser les activités maritimes et les interactions de l’homme avec l’environnement marin en tant qu’espace vital pour le bien-être des hommes ».

M. Paul Friedel, Directeur de Telecom Bretagne, a rappelé que ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’une initiative euro-méditerranéenne initiée par le pôle PACA et relayée par le Pô le Bretagne.
Il a souligné que le Maroc « un pays très dynamique » et que l’Océanopôle de Tan Tan est « un partenaire de très grande qualité avec lequel nous pouvons aboutir à des résultats pragmatiques afin d’améliorer la compétitivité de nos adhérents respectifs ».

La feuille de route a mis en exergue les différents axes d’intervention prioritaires, à savoir :
- l’axe «pêches navires» qui concerne la mise à niveau de la flotte marocaine existante et des chantiers navals et le développement des échanges sur la formation avec les établissements français.

- les «ports», avec l’aménagement des infrastructures et servitudes pour la pêche.

- l’axe «littoral» avec tout ce qui est relatif à l’environnement, la qualité des eaux, les aménagements, les récifs artificiels et la bio dépollution.
la «pêche ressources», qui elle englobe la connaissance, la politique de gestion et l’aquaculture.

- enfin le dernier axe concerne les «énergies marines» à savoir l’énergie éolienne, hydrolienne, houlomotrice et algocarburants.

Par ailleurs, une démarche partenariale est également envisagée pour la réalisation d’un projet de plate-forme technologique à proximité de Tan Tan port.

(*) Océanopôle Tan Tan
 Pôle de compétitivité régional dédié à la mise en valeur des ressources marines, l’Océanopôle Tan Tan a été créé en janvier 2010 et regroupe l’ensemble des acteurs du secteur de la mer : pêcheurs, industriels, formation et recherche. 

Territoire du Cluster : Tan Tan Port et, plus largement, la région de Guelmim Es‐Smara et, comme champ potentiel des coopérations futures, les zones côtières arides du Maroc.


L’Océanopôle Tan Tan est un cluster labellisé bénéficiant d’un contrat‐programme avec l’État.


Thématiques d’activité : 

- Exploitation et valorisation des ressources halieutiques et biologiques marines


- Ingénierie, maintenance, logistique et services dans les domaines naval et portuaire


- Technologies marines et exploitation des ressources énergétiques marines 

- Activités communautaires du littoral, aménagements, environnement et génie côtiers.


(**) Les Pôles Mer Bretagne et Mer PACA fédèrent un réseau de plus de 600 adhérents : grandes entreprises, PME, centres de recherche et d’enseignement supérieur. Ils ont pour mission de détecter et favoriser l’émergence de projets innovants destinés à satisfaire les nouveaux marchés.
Selon les dernières données, les deux pôles de compétitivité français ont porté près de 300 projets labellisés « Pôle Mer » représentant un budget global de 800 millions d’euros.



Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle Mer / Aujourd'hui Maroc / Maroc Agriculture
Photos : MAP

mardi 4 octobre 2011

Conférence : "La biodiversité marine et ses usages dans un océan changeant - quels scénarios ?"

(photo Océanopolis)

"
Il y a près de trois milliards d’années, la vie est apparue dans un océan qui ne ressemblait guère à celui que l’on connaît aujourd’hui. En se diversifiant dans un environnement qui n’a cessé de changer, elle a conquis et contribué à façonner tous les milieux de la planète, aussi bien marins que terrestres.

On découvre de nos jours une immense variété d’organismes dans l’océan, à toutes les profondeurs et sous toutes les latitudes. Cette biodiversité est à la base du fonctionnement des écosystèmes marins qui régulent le climat, produisent de la nourriture et qui fournissent de nombreux autres services à l’humanité, contribuant à son développement socio-économique. Depuis la fin de l’ère pré-industrielle, les pressions anthropiques exercées sur les écosystèmes marins s’intensifient, et les changements de l’océan apparaissent beaucoup plus rapides que ceux du passé. "

Philippe GROS du Centre Ifremer de Brest abordera au cours de la conférence qu'il donnera à Océanopolis à Brest ce 4 octobre à 20h30 (auditorium Marion Dufresne - entrée gratuite) à l’aide de quelques exemples concrets l’ampleur des effets –observés ou à venir– sur la biodiversité marine, ce que pourraient être leurs conséquences sur les services des écosystèmes, et l’on évoquera les mesures de préservation promues aux plans européen et international.


Pour aller plus loin sur la biodiversité marine :
Relire notamment les articles du blog du :
- 30/06/2011 : Pour une gestion durable du littoral : l'impact des activités humaines sur les écosystèmes marins
- 27/06/2011 : EMODnet, le réseau européen d'observation et de données du milieu marin
- 01/02/2011 : Un effort mondial pour évaluer la biodiversité marine

Retrouvez les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




Consultez le remarquable ouvrage " La biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut", du Professeur Michel Glémarec publié aux éditions du Télégramme

Dans ce livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...
Au total 140 dessins, dont 50 planches en couleurs, reproduisant plus de 160 espèces.

Relire les articles du blog du 17/02/2010 , du 15/11/2010


Sur vos agendas :


les 15è entretiens Science et Ethique à Océanopolis Brest, les 17 et 18 novembre 2011 participeront également à cette réflexion de fond notamment sur les Plans Climat-énergie territoriaux et au delà sur la « croissance verte » et son financement et le mix énergétique et les énergies de la mer.
Le thème central sera : "Quelle économie, pour quelle croissance ? : Plans climat territoriaux, aménagement du territoire, technologies de l'information et énergies de la mer".

Article RH 3B Conseils
Sources : Océanopolis
Photo : Océanopolis

jeudi 29 septembre 2011

Plan Climat territorial : Brest Métropole Océane lance le débat




À l'horizon 2020, les émissions de gaz à effet de serre devront avoir été réduites de 20%. Cet objectif de l’Union européenne de réduire de -20 % les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, d’ici 2020, place les collectivités dans une nécessaire dynamique volontariste de contribution aux efforts européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre.



Afin d’y parvenir, les collectivités territoriales notamment ont un rôle d’impulseur, et devront fédérer autour d’elles les différents acteurs du territoire engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique : collectivités locales, associations, entreprises, mais aussi les citoyens.

Désormais, toutes les collectivités de plus de 50.000 habitants ont l'obligation de mettre en place un plan climat. Lequel devra entrer en vigueur d’ici à la fin 2012. A Brest métropole océane (BMO) la réflexion a été initiée très en amont puisqu’elle a lancé un Plan climat dès décembre 2009 (Relire l'article du blog du 11/12/2009 sur la préparation du plan climat de Brest métropole océane).

Les villes, si elles n’occupent que 2 % de la surface de la planète, concentrent 80 % des émissions de CO2 et consomment 75 % de l’énergie mondiale. Ainsi, l’empreinte écologique d’une ville dépasse sa superficie, et s’étend sans cesse en prélevant des ressources sur d’autres territoires. Le secteur de l’habitat à lui seul utilise 40 % des ressources de la planète en matériel et en énergie pour la construction et l’exploitation des bâtiments, produisant un tiers des émanations de CO2.

La réflexion à engager sur les infrastructures urbaines comme les aménagements portuaires pour les villes du littoral devra intégrer les impacts écologiques, le respect de la biodiversité et de la qualité de vie. Concevoir ces infrastructures favorisant une économie respectueuse de l'environnement, cela implique tout un ensemble de paramètres : les déplacements, la gestion des déchets, des eaux usées, le raccordement électrique…. Mais c’est aussi engager une réflexion plus large sur l’éco-conception.

« L’économie verte» c’est-à-dire la possibilité d’assurer un développement économique à partir de nouveaux métiers, de nouveaux débouchés et donc une nouvelle croissance, constitue une véritable opportunité. Dans cette perspective l’enjeu énergétique est primordial.

L’engagement de Brest métropole océane

«Brest Métropole Océane a eu, en amont de la loi, une approche volontariste, en adoptant, dès décembre 2009, une délibération pour lancer l'élaboration du Plan climat» déclare Alain Masson, vice-président de Brest Métropole Océane chargé du développement durable au Télégramme. (Revoir l'intervention d'Alain Masson aux entretiens Science et Ethique 2009).

Le «profil climat» de BMO établit montre clairement quels sont les points saillants en matière de gaz à effet de serre sur le territoire :
- le bâti pour 48% (résidentiel 31% et entreprises 17%). Les logements d'après-guerre, construits entre 1949 et 1975, quand il n'existait aucune réglementation thermique, produisent 60% des émissions de gaz à effet de serre.

- les déplacements (voyageurs 26% et fret 8%).

A BMO on rappelle pour monter que la pointe occidentale de la Bretagne est plutôt bonne élève qu’en tonnes équivalent CO2 par habitant, « le territoire a émis 4,5 tonnes en 2005, contre 6,5 tonnes en moyenne pour les territoires urbains et 9 tonnes pour la Bretagne. Un effet de l'importante densité de population de BMO, avec 964 habitants au km², et de l'absence d'industrie. "

Ce sont donc en toute logique ces deux postes émetteurs de gaz à effet de serre que sont l'habitat et les transports qui sont principalement visés par le plan, pour arriver à réduire par quatre les émissions à l'horizon 2050. 




BMO souhaite désormais engager le débat participatif avec la population sur ce sujet important pour l’avenir de l’agglomération puisque les choix stratégiques en matière de politique urbaine et métropolitaine en découlent .

Cela va se traduire par la mise en place d’un forum de discussion sur internet. Une conférence publique sur le Plan climat se tiendra à l’Hôtel de Ville (salon Richelieu) le mercredi 5 octobre (20h30) en présence d'un expert du Giec * (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Rappelons la visite de
Un forum ouvert sera accessible à tous ceux qui veulent réfléchir sur les pratiques, en débattre et proposer de nouvelles pistes pour le développement d'une qualité de vie économe en énergie et en gaz à effet de serre, le samedi 19 novembre (Télécom Bretagne de 10h à 17h00).

Rappelons que près de 200 scientifiques spécialistes du climat se sont réunis à Brest, en juillet dernier (relire article du blog du 12/07/2011), pour une réunion de travail préparatoire à la rédaction du prochain rapport du Giec, attendu pour 2014-. le Dr. Rajendra K. PACHAURI, président du Giec participait à ces journées à Brest.
Par ailleurs la ministre de l’écologie a présenté le 20 juillet 2011, le plan français d’adaptation au changement climatique (relire l'article du blog du 21/07/2011).




les 15è entretiens Science et Ethique à Océanopolis Brest, les 17 et 18 novembre 2011 participeront également à cette réflexion de fond notamment sur les Plans Climat-énergie territoriaux et au delà sur la « croissance verte » et son financement et le mix énergétique et les énergies de la mer.
Le thème central sera : "Quelle économie, pour quelle croissance ? : Plans climat territoriaux, aménagement du territoire, technologies de l'information et énergies de la mer".


Rappelons d’ailleurs que Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.


 
 Pour aller plus loin :
Relire également les articles du blogs :
- "Quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ?" du 28/04/2011
- "Guipavas adopte son Agenda 21" du 06/06/2011
- "Les plans climat territoriaux aux entretiens Science et Ethique 2011" du 28/07/2011
- " Le rôle des collectivités locales dans le futur énergétiques de l'union européenne " du 04/08/2011

Consultez l'étude "Villes et marchés du carbone" réalisée par L’OCDE et la CDC Climat - filiale de la Caisse des Dépôts et consignation -.
Relire également l'article du blog du 7/12/2019 : "Pouvoirs et démocratie en Bretagne à l'épreuve du changement climatique à l'horizon 2030", sur le rapport du CESER Bretagne.



(*) Le GIEC est l’organe international de référence sur le changement climatique. Son rapport est le document qui, tous les six ou sept ans depuis 1988, fait le point sur les connaissances et les impacts avérés ou envisageables de l’élévation de la température globale. Le quatrième et dernier rapport date de 2007. Le rapport du groupe scientifique est attendu pour 2013, soit un an avant la publication du rapport de synthèse final.. La rédaction de ce rapport doit durer plus de deux ans. Brest accueillant la deuxième réunion de rédaction, après une première en Chine à l’automne dernier et une prochaine programmée au printemps 2012 au Maroc.

"Le rapport du groupe scientifique est publié un peu en avance de façon à ce que les scientifiques qui étudient les impacts du changement climatique et les aspects socio-économiques puissent s’appuyer sur ce qui est dans ce rapport", a indiqué Jean Jouzel membre du bureau du Giec. Pour le cinquième rapport dans son ensemble, 831 auteurs ont été retenus du monde entier, dont "60% de nouveaux auteurs", a souligné Rajendra Pachauri, président du Giec avec notamment "plus d’auteurs des pays en développement et plus de l’ex-Union soviétique".

Article RH 3B Conseils
Sources : UE / Télégramme / BMO /Giec
Photo et graphique : BMO