vendredi 29 octobre 2010

Conseil de lecture : « Le roman des marins » de Laurent Mérer


Avec un art consommé du récit et du portrait qui a fait le succès de ses précédents ouvrages (*), Laurent Mérer nous fait partager, à travers cinq histoires romanesques, sa passion de la mer, son goût de l’aventure et sa haute idée de l’homme.


« Jacques, Guillaume, Bernard...
Des marins sur leurs bateaux. Leur métier, leur vie, leurs rêves, leurs angoisses, parfois leurs cauchemars. La tempête au bout de l'étrave, les yeux rougis par la veille, l'ancre en suspens au bout de la chaîne, les mines entre deux eaux, un turban dans la ligne de mire.
Une femme au loin qui attend, une autre tout près, peau luisante, dans la lumière trouble d'un bar au milieu de nulle part. Ils labourent la mer dans les eaux tumultueuses du nord, ils se glissent entre les récifs dans les îles ensoleillées du sud, ils patrouillent dans les détroits de l'Orient. La vie parfois les rattrape, leurs destins se croisent ou se perdent sur les traces d'un enfant oublié. »


« Le roman des marins » est publié aux Editions du Rocher

Pour mémoire :

Laurent Mérer - alors préfet maritime de l’Atlantique- est intervenu aux entretiens Science et Ethique en 2005 « Le littoral est les avancées scientifiques ».

"Le littoral et les avancées scientifiques” : Comment les recherches sur le littoral et son développement s’organisent en France, en Europe, autour de l’Océan Atlantique ? Quels sont les outils qui permettent d’anticiper sur l’évolution de la hauteur du niveau des océans et ses conséquences pour ce territoire complexe entre la terre et la mer ? Comment les élus et les pouvoirs publics utilisent les données scientifiques et technologiques et le grand public y a-t-il accès ?

L' intervention de Laurent Mérer portait sur le thème « La loi Littoral et l’impact sur le rôle de la Marine Nationale ».
Revoir ici son intervention


(*) Laurent Mérer a publié précédemment :
- « Alindien : un marin dans l’Océan Indien » (2006)
- « Préfet de la mer » (2007)

- « Moi Osmane, pirate somalien » (2009)


Article RH 3B Conseils
Source : éditions du Rocher

jeudi 28 octobre 2010

Solidarité autour du marin camerounais Claude Foko


L'association Mor Glaz poursuit sa mobilisation pour venir en aide à Claude Foko, un marin camerounais abandonné sur le cargo Ebba Victor, immobilisé à Brest depuis août 2007.

En route pour la Tunisie, ce navire est arrivé dans le port Brest à la suite d’une avarie de propulsion. Le cargo Ebba Victor (*) ne reprendra jamais la mer depuis car, après la visite des autorités portuaires et le manque flagrant des éléments de sécurité, il est immobilisé à quai, le 25 août 2007.

C’est en 2009 - après deux années d’immobilisation, en 2009- qu'un nouveau propriétaire se manifeste et annonce vouloir remettre le navire en état afin de le faire naviguer sous pavillon cambodgien -. C’est donc dans ce cadre que le mécanicien Claude Foko est embauché.

Or, comme l’indique Jean-Paul Hellequin, le président de l’association Mor Glaz, « après quelques mois d'efforts et de réparations, le propriétaire ne donne plus signe de vie à son employé et ne paye plus les factures et les salaires».

Face à cette situation dramatique l’association Mor Glaz s’est emparée du dossier il y a un mois. « Cela fait désormais 18 mois que Claude Foko est coincé à bord de ce bateau poubelle, sans salaire, malade et éloigné de sa famille et de son pays." 

« Les premières actions de Mor Glaz ont permis de récolter assez d'argent (400 euros) pour éviter que la famille de Claude Foko restée sans ressource au Cameroun ne soit expulsée de son logement ».

L'association comme le syndicat des marins CGT mettent depuis la pression sur les autorités afin que l'armateur qui réside sur le territoire de l’Union européenne - en Allemagne - assume ses engagements et ses devoirs envers son salarié et lui paye les arriérés de salaires. L’autre priorité est aussi de faire rentrer le mécanicien chez lui.

Pour Jean-Paul Hellequin, "aujourd’hui la seule solution est de menacer le propriétaire de la saisie de son bateau pour couvrir les frais portuaires les impayés de salaires et les dépenses engagées par Mor Glaz".

Dans de pareils cas, les règlements européens en matière de sécurité en mer sont très stricts mais les autorités portuaires et administratives ont très peu de moyens pour se retourner contre les armateurs et les propriétaires irrespectueux des réglementations sociales.

Afin de récolter des fonds au profit du marin abandonné, l'artiste peintre Râmine a réalisé deux toiles s'intéressant à l'Ebba Victor et Claude Foko. « J'ai décidé de mettre mon travail au service de cette cause et de faire en sorte que le marin et chef mécanicien Claude Foko puisse retourner chez lui », explique Râmine, dont les œuvres sont mises en vente afin d'aider le mécanicien à retrouver au plus vite sa famille.

Les deux toiles sont en vente :

1-La grande toile 100x80 est une peinture acrylique sur toile de lin d'une valeur de 950€ et la mise à prix commence à 500€. Cette toile représente Claude FOKO devant EBBA VICTOR.
2-La petite toile 73x52 est une peinture acrylique sur toile de lin d'une valeur de 500€ et la mise a prix commence à 200€. Cette toile représente une tranche du cargo au niveau du château et la passerelle.


Vous pouvez envoyer vos offres de prix par internet, par courrier à Râmine ou à Mor Glaz. www.morglaz.org association.morglaz@orange.fr

Râmine
Atelier : 9 rue du Bois d'Amour - 29200 BREST - 06 64 22 03 66
ramine@laposte.net www.ramine.com

Vous pouvez également faire des dons de solidarité directement à l’Association Mor Glaz.

(*) long de 48 mètres (9,15 m de large ) ce cargo a été construit au Danemark en 1964 à Frederikshavns. Ex NETTELILL et Ex SVENDBORGSUND il a été immatriculé IMO 6421921.

Jusqu’en 1973 EBBA VICTOR a été utilisé comme cargo en baltique, puis à partir de 1976 il est utilisé comme navire école, par la commune de Harnosand en Suède, sur la Baltique, qui a été son port d'attache.


Article RH 3B Conseils
Sources Mor Glaz
photo et illustration : Mor Glaz / Râmine

mercredi 27 octobre 2010

La Bretagne et la politique maritime intégrée de l’Europe



La Commission européenne a lancé une consultation publique ouverte sur une politique maritime intégrée pour le bassin de l'Atlantique.

C'est donc tout naturellement que le Conseil économique, social et environnemental (CESER) de Bretagne - qui s’est fortement exprimé, depuis plus de dix ans (*) , sur la nécessité de mettre en œuvre une politique maritime intégrée - a souhaité contribuer à cette consultation.

Pour le CESER, la Bretagne dispose d’une situation privilégiée, dotée d’un territoire attractif au carrefour de la Manche et de l’Atlantique et au plus près de l’une des plus grandes routes maritimes du monde. Il définit ainsi en préambule ses atouts et ses défis futurs : « Son économie maritime repose sur des activités dynamiques, variées et complémentaires. Son potentiel de recherche et d’innovation constitue un atout incontesté (recherche océanographique et halieutique d’excellence, important potentiel de formation, ingénierie navale de haut niveau) Mais la Bretagne a des défis à relever 
L’attractivité du littoral génère une pression croissante sur un territoire non extensible et fragile, suscitant de nombreux conflits d’usage. A la pointe de l’Europe, la Bretagne souffre d’une situation périphérique qui l’éloigne des centres économiques. Les ports de commerce bretons occupent des positions modestes dans les réseaux de transport maritime. Parmi les défis à relever, les enjeux liés à la gouvernance sont primordiaux »

Le CESER rappelle d’ailleurs que cette notion de politique maritime intégrée est déjà fortement présente notamment au travers des actions de la Région Bretagne qui s’est investie dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique maritime intégrée, destinée à affirmer la vocation et la spécificité maritime du territoire. La charte des espaces côtiers bretons concrétise ces objectifs en proposant un projet d’avenir pour la zone côtière bretonne et un dispositif•clé pour sa mise en œuvre, la Conférence régionale de la mer et du littoral.

Vu de la mer, l’Atlantique devient la porte d’entrée de l’Europe, son lien au reste du monde. Cette situation originale constitue un argument de poids pour faire de l’Atlantique un bassin maritime pour la mise en œuvre d’une politique maritime intégrée.

Dans sa contribution à l’intention de la Commission européenne, le CESER identifie les défis à relever pour le bassin atlantique de l’Europe.

Parmi ceux-ci :
• la pêche, la gestion des ressources halieutiques et le développement de l’aquaculture ;
• le développement des énergies marines ;
• le transport maritime et l’intermodalité ;
• la sécurité maritime ;
• le nautisme ;
• l’environnement marin et la biodiversité ;
• la recherche, l’innovation et la formation.

Nous rapportons ci-après les éléments transmis à l'Europe :

- La pêche, la gestion des ressources halieutiques et le développement de l’aquaculture :
« L’importance historique de la pêche dans les régions atlantiques, et les interrelations qu’elle suppose entre les régions (ports, zones de pêche, bases avancées) en font un enjeu phare pour la mise en œuvre d’une politique maritime intégrée. La pêche se situe à un moment clé de son évolution, et les choix qui seront faits détermineront dans un avenir proche son maintien et son importance dans les régions atlantiques. Le maintien de la pêche dépend d’un délicat équilibre entre la préservation de la ressource et son exploitation économiquement viable. Outre le renouvellement des navires, des équipements mieux adaptés (instrumentation, sélectivité des engins de pêche), une recherche d’économies d’énergie, un système performant d’information de la filière pourraient contribuer de façon significative à la compétitivité des flottes de pêche sans en augmenter les captures. Une réflexion collective devrait être engagée sur la détermination de critères de mesure de l’effort de pêche autres que les seules jauge et puissance qui, tout en assurant une véritable adéquation entre les possibilités de pêche et le dimensionnement des flottilles autorisées, ne contraignent ni la sécurité et le confort des marins, ni l'optimisation des conditions de captures (qualité des produits, économies d'énergie, usage des engins de pêche les mieux adaptés, etc.). Le développement de l’aquaculture est un enjeu majeur d’aménagement des territoires côtiers et doit relever de nombreux défis pour se pérenniser. »

- Le développement des énergies marines :
« De l’Ecosse au Portugal, l’Arc Atlantique présente un fort potentiel pour l’exploitation des énergies marines. Les régions atlantiques disposent en effet de ressources exceptionnelles, de compétences variées et complémentaires parmi les acteurs de la recherche et du développement économique, et de nombreux projets y sont en cours de développement. Le développement des énergies marines doit provoquer un effet de dynamisation des régions atlantiques.
Les secteurs mobilisables sont nombreux et présents dans ces régions. La diversification ou la création de nouvelles activités doit s’appuyer sur un renforcement de la recherche, une aide au déploiement industriel d’une filière « énergies marines » s’appuyant sur les filières existantes (construction navale, secteur parapétrolier, électrotechnique, matériaux, télécommunications, océanographie opérationnelle…), un développement de la formation aux nouveaux métiers, professionnelle et initiale, le développement d’outils de sensibilisation et de communication."

- Le transport maritime et l’intermodalité :
"Compte tenu de leur position stratégique d’ouverture sur l’océan, les régions de l’espace atlantique ont un potentiel de développement important pour le transport de marchandises, face à la saturation d’autres espaces européens. Par leur réseau de ports dits « secondaires », l’existence d’un réseau important de villes moyennes, ces régions présentent des atouts pour un aménagement équilibré du territoire. La façade atlantique doit être considérée par l’Union européenne comme une porte ouverte sur le reste du monde. Le soutien aux autoroutes de la mer et au cabotage doit être un élément fort de la politique maritime atlantique, car il ne peut pas se concevoir en dehors d’une coopération interrégionale et transnationale. Mais il y a lieu de moderniser les réseaux terrestres, et notamment ferroviaires, pour maintenir une capacité stratégique d’acheminement du fret vers et depuis les ports et de desserte des plateformes multimodales."

- La sécurité maritime :
« Les régions de la Manche bordent l’une des zones maritimes les plus fréquentées au monde, qui concentre un quart du trafic mondial. C’est un couloir entre l’Atlantique et l’Europe du Nord vers lequel convergent les plus grandes routes maritimes à destination ou en provenance des ports du « Range » nord-européen, entre Le Havre et Hambourg. L’importance du trafic maritime de marchandises fait des régions atlantiques des régions à risques. Si les marées noires, récurrentes (Amoco Cadiz, Erika, Prestige pour n’en citer que quelques-unes), ont été très médiatisées, les perturbations d’ordre chronique (déballastages, dégazages) prennent souvent le pas sur l’accidentel et portent atteinte en permanence à la qualité des écosystèmes. La nature des marchandises transportées a par ailleurs profondément changé. Le pétrole brut et les produits pétroliers ne représentent plus qu’un tiers du trafic maritime, pour laisser la place à des marchandises sèches de plus en plus diversifiées, ce qui entraîne de nouveaux risques comme la perte de conteneurs ou les pollutions chimiques, se traduisant par la libération dans le milieu marin de substances extrêmement variées dont on ne connaît ni le comportement en cas d’accident, ni le niveau de dangerosité. Le transport de ces marchandises sèches en conteneurs a par ailleurs conduit au développement de navires de très grande taille, dont la manœuvre en cas d’avarie peut poser problème, compte tenu des moyens de remorquage et d’intervention actuellement disponibles. Il est indispensable de conforter le dispositif de prévention des risques en mer par une meilleure coopération entre Etats européens, une complémentarité de moyens, et de parvenir à une harmonisation de la législation internationale sur toutes les questions liées à la sécurité maritime, aussi bien en termes de préservation de l’environnement que de sécurité des marins à bord des navires. »


- L’environnement marin et la biodiversité :
« La préservation de l’environnement marin, qui nécessite une connaissance de plus en plus élaborée du fait se sa complexité, est au cœur d’une politique maritime intégrée, car elle est une condition obligatoire au maintien du bon fonctionnement des écosystèmes côtiers, de l’attractivité et du dynamisme des territoires côtiers. Les milieux côtiers sont des milieux extrêmement riches, qui produisent des ressources et des services nombreux et variés, mais aussi vulnérables, parfois particulièrement dégradés, sur lesquels pèse une pression de plus en plus forte, d’origine anthropique mais aussi climatique. La protection de l’environnement ne doit plus être perçue comme un obstacle au développement économique : elle permet, notamment par la préservation de la qualité des eaux côtières et de la biodiversité, la valorisation d’activités diversifiées (pêche, conchyliculture, aquaculture, extraction de matériaux…) et l’anticipation des potentialités d’exploitation de futures ressources (biotechnologies…). La directive cadre Stratégie pour le milieu marin, par le niveau d’intégration qu’elle exige, impose une importante coopération entre Etats membres et entre régions marines pour sa mise en œuvre. »

- La recherche, l’innovation et la formation :
"Renforcer les coopérations interrégionales existantes en matière de recherche et d’innovation est un levier fondamental pour une stratégie de compétitivité globale en faveur de l'espace atlantique. La pluridisciplinarité des sciences de la mer et du littoral doit être mise en avant. Le fort potentiel de recherche des régions atlantiques dans le domaine maritime, aussi bien en sciences dites « dures » qu’en sciences humaines et sociales, doit permettre la coopération et l’atteinte d’une masse critique performante. Il est nécessaire de créer des liens sur des thématiques communes, liées aux spécificités partagées des régions atlantiques, d’encourager la mobilité des chercheurs et de faire dialoguer les chercheurs avec les entreprises afin de permettre une innovation et un transfert de technologie concertés. En termes de formation, il est nécessaire de s’engager dans la voie de l’harmonisation des cursus afin de les rendre plus lisibles, et de favoriser les passerelles entre métiers de la mer. L’anticipation des besoins doit permettre d’adapter en permanence l’offre de formation aux évolutions, afin de maintenir des savoir-faire dans l’ensemble des filières industrielles et artisanales des régions atlantiques. »

Retrouvez également sur l'ensemble des sujets..... :
les énergies de la mer, la biodiversité du littoral, les pollutions marines, la sécurité maritime ....

les archives des entretiens Science et Ethique







(*) les contributions du CESER sur les thématiques maritimes :
• Le transport maritime dans les régions de la façade atlantique (1999)
• Bretagne, région transfrontalière – volet maritime (1999)
• Pour le renouveau du cabotage sur la façade atlantique (2001)
• La mer et le littoral en Bretagne, pour une ambition régionale (2001)
• Pour une gestion concertée du littoral en Bretagne (2004)
• La sécurité du transport et du trafic maritime de marchandises (2005)
• L’intermodalité dans le transport de marchandises : ports et hinterlands, transport maritime (2005)
• Pour une stratégie portuaire dans une région maritime (2006)
• Transfert de technologie et innovation : enjeux de coopération pour les régions atlantiques (2006)
• Contribution au projet de charte des espaces côtiers bretons (2007)
• Pour une politique maritime en Bretagne (2007)
• Vœu sur l’enseignement maritime supérieur (2008)
• Pour une coopération interrégionale en faveur d’un nautisme durable (2009)
• Des énergies marines en Bretagne : à nous de jouer ! (2009)
• Les coopérations interrégionales de proximité (2009)
• Les conditions de succès du développement des énergies marines dans l’arc atlantique (2010)
• Pour la concrétisation d’un Réseau Nautique Atlantique (parution fin 2010)
• Milieux côtiers, ressources marines et société (parution en 2011).




Article RH 3B Conseils
Sources CESER Bretagne

mardi 26 octobre 2010

Le navire dépollueur du futur : le « Work-glop » d'Ecocéane


Nous avons parlé à plusieurs reprises ( voir articles du 29/06/2010 , du 10/05/2010 et du 07/05/2009) de la Société Ecocéane , créée en 2003, qui se consacre exclusivement à la recherche, au développement, à la construction, et à la commercialisation de navires, dans le domaine de la dépollution en mer. Elle détient notamment les brevets, pour le ramassage des hydrocarbures et déchets solides flottants en mer.

Déjà connue pour son action dans le domaine des navires de nettoyage (Cataglop, Ecoglop…) la Société Ecocéane dont le chantier naval est localisé à Paimpol dans les Côtes d’Armor, avait lancé un bateau dépollueur pour la haute mer, « Le Catamar » pouvant récupérer 100 m3 d’hydrocarbure par heure (sans créer d’émulsion) et capable de nettoyer jusqu’à 40.000 m2 par heure de surface d’hydrocarbure. En outre ce navire est opérationnel 24 h/24 en raison de son équipement en radar détectant les nappes.

Comme nous l’évoquions précédemment lors de la marée noire dans le Golfe du Mexique, la société Ecocéane vendu à la société américaine AshBritt 10 bateaux (5 Cataglop CG92 de 9,20 mètres et 5 Cataglop CG66 de 6,60 mètres) - et loué sur neuf mois son navire hauturier de récupération d'hydrocarbures de 18 mètres, le Catamar -.

Aujourd’hui Ecocéane poursuit son développement dans le domaine du bateau dépollueur du futur avec les « Work-glop », une nouvelle gamme de navires (WG 106 – WG 117 – WG 128) dont l'objectif n'est plus seulement de proposer exclusivement des dépollueurs, mais des bateaux de travail classiques équipés des dispositifs de dépollution.

Embarqués sur les tankers ou les plates-formes pétrolières, ces navires placés au plus près des autoroutes de la mer et des zones à risques pourraient ainsi intervenir au plus vite.

Ce navire polyvalent de 12,80mètres de long sera mis à l'eau début 2011. Capable de transporter 3,5 tonnes de fret, ou 12 passagers, il est aussi bateau de dépollution en cas de pépins...

Le Workglop (au coût d'environ 1,5million d'euros) utilise les techniques de dépollution mises au point par Ecocéane. Les bateaux filtrent l'eau qui passent entre leurs coques. Les macro-déchets sont stoppés par un panier et les hydrocarbures passent dans un séparateur avant d'être stockés sur d'autres navires.

Le Workglop sera capable de travailler jusqu'à force 6 et transférer en continu jusqu'à 80m³/heure d'hydrocarbures. Les marchés potentiels sont énormes, en France, certes mais les courants peuvent être aussi porteurs aux Etats-Unis.

Ecocéane vient d’ailleurs d'y créer une filiale: pour vendre aux Etats-Unis, il faut que les bateaux soient construits dans le pays.

Article RH 3B Conseils
Sources et photo Ecocéane

lundi 25 octobre 2010

Les énergies marines renouvelables, au cœur de la stratégie de développement économique de la Région Bretagne.


Le « territoire maritime français » qui est le deuxième du monde par sa superficie avec près de 18 000 km de côtes possède en effet un potentiel exceptionnel dans le domaine des énergies marines qu’il convient de soutenir, développer et valoriser.
Les énergies renouvelables de la mer sont une des composantes qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en diminuant la dépendance énergétique des territoires îliens et des villes du littoral.

La Bretagne quant à elle concentre dès à présent tous les savoir faire et compétences nécessaires à la mise en œuvre d'un tel projet : les moyens de recherche, publics et privés, mais aussi le potentiel industriel, les infrastructures portuaires nécessaires au développement à plus grande échelle de ces innovations technologiques.

Les entretiens Science et Ethique des 18 et 19 octobre ont fait le point sur les avancées scientifiques de la recherche française.

Les Présidents des trois collectivités (Conseil régional de Bretagne, Conseil général du Finistère et Brest métropole océane) ont tenu à apporter leur soutien aux 14è entretiens Science et Ethique " ENERGIES, Villes et ports de demain" lesquels ont permis aux acteurs des collectivités territoriales et locales d’affirmer une nouvelle fois leur ambition commune dans le domaine maritime pour la Bretagne, le Finistère et Brest métropole océane.

Nous publions ici les messages de soutien adressés aux entretiens Science et Ethique :


"Les entretiens « Science et Ethique » sont désormais inscrits dans le paysage maritime brestois. Mobilisant les grands acteurs de la mer, ces rencontres sont, chaque année, l’occasion de faire le point sur les avancées techniques et scientifiques en questionnant leur pertinence au profit des citoyens. Ce regard bienveillant et approfondi est aussi celui d’hommes et de femmes attachés à la sauvegarde de l’océan, qui forme un univers aussi riche que fragile.

Les 14èmes entretiens poursuivent cet élan à travers les grandes questions énergétiques qui mobilisent aujourd’hui notre attention et auxquelles l’océan est susceptible d’apporter des réponses à travers les énergies marines renouvelables.

Un enjeu qui résonne d’une manière particulière ici. Brest métropole océane compte en effet parmi les villes européennes mobilisées sur ce chantier d’avenir, à travers, le nombre, la diversité et la qualité des acteurs engagés sur ce projet. Ils sont autant de raisons de soutenir cette nouvelle édition des entretiens « Science et Ethique » 2010".

François Cuillandre
Maire de Brest,
Président de Brest métropole océane



« Le développement des énergies marines renouvelables est au cœur de la stratégie de développement économique de la Région Bretagne.

La Bretagne est riche de ses ressources marines, de son littoral, de son réseau portuaire mais elle l’est tout autant de ces hommes et femmes qui tous les jours dans leurs laboratoires , leurs écoles d’ingénieurs, leurs entreprises, leurs institutions s’attachent à mettre en place les conditions de ce développement.

Les énergies marines sont prometteuses tant sur le plan de leur potentiel énergétique que sur celui de l’opportunité de création d’une nouvelle filière industrielle susceptible d’assurer la création de nouveaux emplois. Nous devons donc nous attacher collectivement à franchir ensemble les multiples étapes que seront la recherche, l’innovation, la démonstration, les essais puis l’industrialisation.

Franchir ces différentes étapes nécessite de l’accompagnement, sur lequel la Bretagne s’engage tous les jours, mais aussi des échanges entre spécialistes, grand public afin que les Energies Marines Renouvelables soient demain l’avenir de tous.

Les entretiens Science et Ethique contribuent activement aux échanges entre spécialistes mais aussi à la diffusion de cette culture de l’innovation, souhaitons donc tous nos vœux de réussite à cette édition 2010. »

Jean-Yves Le Drian
Président du
Conseil Régional de Bretagne


"Avec son espace maritime et ses façades littorales, la France possède un potentiel important d’énergies renouvelables marines.

La Bretagne a des atouts pour l’éolien offshore posé ou flottant comme pour l’hydrolien : en effet, ici, nous connaissons vent, courants, marées, vagues, et nombreux sont les sites qui peuvent intéresser les énergies marines.

Les conditions physiques ne suffisent pas. Il faut aussi réunir les compétences scientifiques et technologiques.
Là encore, la Bretagne dispose de ces ressources : laboratoires de recherche dans les différentes disciplines de la mer, grandes entreprises de réparation ou de construction navale, sont présents depuis longtemps et disposent de l’expertise nécessaire.

Enfin, il faut une capacité à accueillir ou à fournir la logistique d’intervention en mer. Espaces portuaires pour assembler des appareillages souvent extrêmement imposants, moyens de navigation pour l’installation des matériels en mer, pour la maintenance… : les sites de production seront déterminés aussi en fonction de leur proximité avec des ports en mesure de fournir les services nécessaires.

Les entretiens scientifiques, « Science et Ethique ou le devoir de parole », proposent de réfléchir sur cette fonction nouvelle de nos ports demain.
Réflexion importante si nous voulons être prêts à accueillir ici les énergies marines renouvelables dont nous aurons besoin. Je souhaite un grand succès à ces journées de débats."

Pierre Maille
Président du Conseil général du Finistère


Article RH 3B Conseils
Sources et photos : 3B Conseils / BMO / Région Bretagne /GG29
Photo Christine Naud