vendredi 29 janvier 2010

Prix Bretagne Jeune Chercheur 2010 : douze jeunes chercheurs primés.



Depuis 1995, la Région Bretagne organise le Prix Jeunes chercheurs remis tous les deux ans, afin d'encourager les vocations des jeunes chercheurs et de les aider à développer leurs projets via un accompagnement et un soutien financier.

C'est l'une des ses actions en faveur de la recherche bretonne (qui figure parmi les plus performantes de France).

La recherche bretonne figure parmi les plus actives de France, avec plus de 4 500 actifs, aussi pour développer cet élan  et en faire un véritable atout pour la compétitivité de la Bretagne, la Région entend  favoriser la structuration et le développement d'un environnement propice à la recherche.

Dès lors, elle souhaite aussi faire connaître au grand public et à l'ensemble de la communauté scientifique la qualité des travaux conduits par ses jeunes talents au travers du Prix Bretagne Jeune Chercheur.

Pour l'édition 2010, tous les docteurs devaient avoir moins de 35 ans, diplômés depuis moins de 5 ans et avoir préparé, soutenu et obtenu, avec mention, leur thèse en Bretagne, dans un laboratoire public ou privé.
Autre condition exigée : avoir publié au moins un article dans une revue française ou étrangère reconnue au niveau international.

Quatre catégories étaient proposées aux jeunes chercheurs pour  concourir en 2010 : 



- « Développement durable » : projets portant sur les problématiques liées à l'environnement, l'agriculture, l'agroalimentaire, la chimie verte et bleue, les énergies, les transports, les écomatériaux et l'écoconception, les usages des TIC, l'économie sociale et solidaire, la santé publique, les droits, genres et normes.

- « Identités, patrimoine, lien social et gouvernance » : projets portant sur les problématiques liées aux identités et patrimoines culturels, linguistiques, architecturaux et historiques, aux espaces et territoires, à la gestion intégrée, à la gouvernance sociale et économique.

- « Sciences, technologies et interdisciplinarités » : projets relevant des champs disciplinaires, dans leurs dimensions technologiques comme théoriques, de la biologie, des biotechnologies, de la santé, des géosciences, des mathématiques, de la physique, de la chimie, des STIC, des sciences de l'ingénieur.

- Prix du thème 2010 « Climat, eau, mer et littoral » prix récompensant les sujets se distinguant particulièrement dans ces domaines.

C'est le 28 janvier qu'a eu lieu la cérémonie des Prix Bretagne Jeunes Chercheurs 2010. Parmi les 79 candidats, 12 jeunes scientifiques bretons ont été récompensés pour leurs travaux de recherche et les cinq lauréats et  recevront un prix de 6 000 € et les sept mentions spéciales, chacune 2 000 €.

Les  12 jeunes chercheurs primés

Les cinq lauréats :
- Karima Bettayeb (CNRS, station biologique de Roscoff)  pour ses recherches portant sur trois nouvelles classes d'inhibiteurs de kinases, qui sont des régulateurs essentiels au cycle de division cellulaire ;

- Alan Le Goff (CNRS, Brest) pour ses recherches orientées sur les matériaux innovants pour les piles à combustibles et la dépollution, inspirés d'enzymes de plantes ;

- Tanguy Le Borgne (CNRS, Rennes) pour ses travaux visant à développer de nouvelles méthodes pour gérer au mieux les ressources en eau souterraine ;

- Hervé Jégou (Inria, Rennes)  pour ses travaux destinés à améliorer les transmissions de données compressées sur des canaux sujets au bruit comme, par exemple, les téléphones mobiles ;

- Eva Guillorel (Université de Haute-Bretagne, Rennes 2)   pour son travail sur « La complainte et la plainte. Chansons de tradition orale et archives criminelles : deux regards croisés sur la Bretagne d'Ancien Régime (16e - 18e Siècle) ».

Les sept mentions spéciales :
Jessica Vallance (IUEM -UBO, Plouzané);
Erwan Roussel (IUEM-UBO, Plouzané);
 Aurélie Chambouvet (CNRS, station biologique de Roscoff)
Sébastien Meineri (UBS, Lorient)
Yann Fournis (université de Rennes1)
Pauline Peltier-Pain (ENSCR Rennes)
Maxim Zhabodov (université de Rennes1)



Sources : Région Bretagne / RH – 3B Conseils

jeudi 28 janvier 2010

Jean Jouzel, président du Haut Conseil de la science et de la technologie.



Créé par la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006, le Haut Conseil de la science et de la technologie (HCST) est dorénavant placé auprès du Premier ministre (auparavant il dépendait de la présidence de la république) ce qui lui confèrera une véritable vocation interministérielle et permettra d'appuyer les choix et l'action du Gouvernement sur une "expertise scientifique solide et visionnaire".

"Au moment où la France réitère ses engagements en faveur de la science et de la technologie et choisit d'investir massivement dans la connaissance, nous avons plus que jamais besoin d'appuyer notre action sur une expertise scientifique solide et visionnaire", a déclaré le Premier ministre après avoir installé le Haut Conseil de la science et de la technologie, le 15 janvier 2010.

Le Haut Conseil de la science et de la technologie est présidé par Jean Jouzel climatologue - Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement / Institut Pierre-Simon Laplace -, vice-président du GIEC, prix Nobel de la paix 2007, est également membre fondateur du Cercle Polaire.

Cette évolution était  nécessaire alors que les lois récentes - sur la recherche en 2006 et sur les universités en 2007 - ont ouvert une nouvelle ère pour l'enseignement supérieur et la recherche. De plus, l'enseignement supérieur, la formation et la recherche vont bénéficier de 19 milliards d'euros du grand emprunt national.

"Le Haut Conseil devra rester vigilant à l'endroit des exigences internationales en matière de sciences et de technologies, de telle sorte que nous soyons capables d'anticiper les grandes ruptures scientifiques qui nous attendent", a déclaré François Fillon.
Les vingt personnalités de premier rang qui le composent auront la possibilité, au-delà des commandes du Premier ministre, de "s'autosaisir des sujets qu'ils jugeront essentiels à l'avenir de notre recherche".

Le Haut Conseil de la science et de la technologie peut désormais être sollicité sur des sujets déterminants :
- la définition des grands enjeux scientifiques et technologiques ainsi que les priorités nationales en matière de recherche ;
- la politique scientifique et technologique de la France aux niveaux communautaire et              international ;
- l'organisation du système public de recherche et les grands investissements ;
- les dispositifs favorisant les liens entre recherche et entreprise ;
- les relations entre la recherche et la société, ce qui comprend la diffusion de la culture scientifique.

"L'une de nos grandes responsabilités est de rétablir un lien de confiance entre la science et la société", a poursuivi François Fillon, et de "rendre attractifs" les métiers scientifiques. "Le progrès est aussi lié au renforcement de l'interaction entre les disciplines scientifiques, un mouvement qui inclut nécessairement les sciences de l'homme et de la société", a insisté le Premier ministre.


Voir le discours du Premier ministre  lors de l’installation du Haut conseil de la science et la technologie

Voir les questions/réponses de François Fillon et Jean Jouzel avec la presse  sur le HCST





 Le 26 janvier dernier, Jean Jouzel était l’invité de l’Espace des Sciences de Rennes pour une conférence sur  le thème ;

« Réchauffement climatique : 
où en sommes-nous après Copenhague ? ».



Retrouver la vidéo de la conférence.


Sources : Services du Premier ministre / Espace des sciences / RH - 3B Conseils
Photos : Hôtel Matignon / Espace des Sciences

mercredi 27 janvier 2010

« OCEANS » le film de Jacques Perrin




“L’Océan ! C’est quoi l’Océan ?”


Réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, le film Océans est à l’affiche ce 27 janvier 2010.

Deux années de préparation et quatre ans de tournage, cinq cents heures filmées pour en retenir cent minutes…. 75 expéditions dans 44 pays,  ont été nécessaires pour livrer au final cette œuvre magistrale et poétique.  « Océans" dévoile ainsi  les beautés d'une faune sauvage époustouflantes…

Après «Microcosmos» et «Le peuple migrateur», Jacques Perrin invite à une nouvelle épopée sans précédent dans le monde de l’océan et à la découverte du  peuple de la mer au travers de ce nouveau film.

« Filer à 10 noeuds au coeur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire...

Le film Océans c'est être poisson parmi les poissons. Après Himalaya et Le Peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au cœur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées.

« Océans » s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question  posée par l'enfant au début du film :  " L'Océan ? C'est quoi l'Océan ? "

Par ailleurs, à compter du mois d’avril 2010, et durant plusieurs mois, le film sera projeté à Océanopolis - Brest dans la cadre du 20ème anniversaire du Parc de découverte des océans, qui est également partenaire des entretiens Science et Ethique.

Voir la bande annonce du film 

Site officiel du film 

Sources : Pathé cinéma / RH - 3B Conseils

lundi 25 janvier 2010

Les rencontres : « Vagues d’échanges sur le littoral »



Le littoral est victime de son succès : on y vit, on s’y divertit, on y travaille… et on le dégrade !

Comment concilier les activités économiques et de loisirs sans nuire à l’environnement ?

La sixième édition des « Vagues d’échanges sur le littoral », organisée par les étudiants du Master Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral (EGEL) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer  (IUEM) de Brest, tentera d’apporter des éléments de réponse à travers trois tables rondes, ouvertes au public, se déroulant  chaque mardi du 26 janvier au 9 février à Brest à Faculté des lettres Victor Ségalen (Amphithéâtre1 – 20h15) UBO.

Ces tables rondes s’articuleront autour de trois thèmes :
- les marées vertes ;
- l’Erika 10 ans après ;
- les ports de plaisance surchargés….



 




26 janvier 2010 :  « Les marées vertes : sous les algues la plage. Le modèle économique breton remis en question ? »

Le débat sur les algues vertes n’est pas récent. Il reste cependant explosif car il pointe du doigt un mode de culture qui est très répandu en Bretagne et a donc un fort poids économique.

« Depuis la fin des années 1960 certaines parties du littoral breton sont touchées par une augmentation des échouages d’algues vertes sur les plages, les zones les plus touchées étant alors les baies de Saint Brieuc, de Lannion et de Douarnenez. C’est au début des années 1970 qu’émerge sur quelques sites la première prise de conscience du phénomène de marée verte qui est vite devenu l’un des enjeux majeurs de la Bretagne.

L’eutrophisation, à l’origine de ce phénomène apparaît principalement être issue des pratiques agricoles intensives. Cependant, cette activité ne doit pas pour autant être stigmatisée, la mauvaise gestion des stations d’épurations et le mauvais état des systèmes d’assainissement contribuent également à accentuer ce phénomène.

Ce n’est qu’à partir des années 1980 que ces problèmes entraînent d’importantes nuisances pour les communes impactées, en perturbant considérablement les différents acteurs du littoral. La dégradation des algues sur l’estran engendre en effet une gêne visuelle, olfactive et sanitaire en dégageant de l’hydrogène sulfuré, non seulement nauséabond mais aussi néfaste pour les espèces vivantes du milieu. 
Les conséquences en termes économiques ne sont pas en reste. En effet, les marées vertes affectent l’image de marque des communes touchées en provoquant une gêne sur les plages et donc une baisse de la fréquentation. Par conséquent, il s’en suit une diminution des revenus liés au tourisme.

Afin de remédier à cette problématique, plusieurs solutions sont envisagées : ramassage, compostage, épandage, mise en dépôt, lutte en amont contre l’eutrophisation… Cependant, ces mesures représentent un coût considérable, qui incombe pour une grande part aux collectivités territoriales.
Cependant, ces solutions à court terme ne semblent pas économiquement viables et soutenables pour les communes. On est alors à même de se demander si les solutions ne passeraient pas par une mutation profonde du modèle agricole breton. »




Voir également les articles de ce blog du 9 décembre 2009

02 février 2010 : « Erika, 10 ans après : la Bretagne est-elle à l’abri d’une nouvelle marée noire ? »

Les 10 ans du naufrage de l’Erika sont l’occasion de faire un bilan sur l’évolution de la mise en place d’une lutte contre les pollutions marines.

« Les côtes bretonnes ont connu plusieurs accidents pétroliers dans le passé, ce qui les place sur le devant de la scène nationale, européenne, voire mondiale  en termes de renseignements tirés sur leurs gestions et suivis.

Voilà dix ans que la grande catastrophe de l’Erika a frappé la Bretagne, venue raviver le cauchemar de l’Amoco Cadiz,  et qui a souillé les côtes atlantiques françaises sur plus de 400 km. Au-delà de ses conditions particulières, cet accident a mis en évidence les multiples défaillances observées dans l’anticipation et la réactivité des différents acteurs impliqués, dans l’organisation des opérations de secours et de lutte en mer et à terre, ainsi que dans la gestion de ces crises liées aux pollutions marines accidentelles.

Partant de ce constat, nous avons jugé utile, dans le cadre de notre table ronde, de dresser un bilan de toute l’expérience acquise suite à cet accident, qui est donc supposée être en mesure d’apporter de nouveaux éléments concernant :

- Perception actuelle du risque de marées noires
- Sécurité maritime et les moyens de prévention et de suivi
- L’expertise du Centre de Documentation, de Recherche et d'Expérimentations sur - - les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE)
- Implication des associations
- Retour d’expérience sur les opérations de lutte
- Etat de référence et suivi environnemental »





Pour mémoire,après le naufrage et la marée noire de l'Erika et avant celui du Ievoli-Sun d'une part et les problèmes de pollutions agricoles d'autre part, les Entretiens Science et Ethique  2000 ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre.

Sur le plan maritime :
 La France, qui a subi de plein fouet plusieurs marées noires, et dont la façade maritime est la plus grande d'Europe, devait faire évoluer les outils de prévention des pollutions et le droit des transports maritimes au moment où elle a pris la présidence du Conseil de l'Union Européenne.

Sur le plan terrestre : 
La France est aujourd'hui confronté à différents problèmes : scientifiques, économiques, politiques et juridiques. Elle doit gérer les contradictions du développement, les directives européennes, la révision de la Loi sur l'eau de 1992.


C'est à ces questions qu'ont tenté de répondre les nombreux spécialistes présents autour des tables rondes organisées lors des Entretiens Scientifiques 2000.

Consulter également les articles du 2 octobre 2009 et 4 novembre  2009  sur le procès en appel de l'Erika.

-  09 février 2010 : « Ports de plaisance surchargés et listes d’attente interminables : quelles solutions ? »

Les ports de plaisance ont un impact économique, environnemental mais également sur l’image même des communes littorales.  Cependant, ils ne parviennent plus à répondre à une demande croissante en places. De nouveaux aménagements sont évoqués mais souvent remis en questions.

« La France dispose du plus important espace nautique d’Europe avec 5 500 kilomètres de côtes mais, avec 4,5 millions de Français qui pratiquent la plaisance (voile ou moteur), les ports français sont proches de la saturation.
La capacité d’accueil à flot est estimée à 226 000 places. La flotte active est en croissance régulière alors que l’offre portuaire évolue peu. Le manque de place dans les ports est évalué par la fédération française des ports de plaisance à 54 000 anneaux.


Cette problématique liée à la saturation des ports est commune à l’ensemble de la façade atlantique. Elle est en grande partie due à la faible mobilité des plaisanciers et à un stationnement résidentiel à l’année.

Pour répondre aux nombreuses interrogations des gestionnaires et des usagers des ports de plaisance, le Ministre chargé de la mer et le Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques (CSNPSN), ont décidé, en 2003, de créer un comité destiné à favoriser la mise en œuvre de solutions concrètes. Le CODCAP (Comité pour le développement des capacités d'accueil de la plaisance) a répertorié 267 projets d’extension ou de restructuration des ports de plaisance. La réalisation de ces projets permettra, dans un délai de sept à huit ans, de dégager 30 000 à 34 000 places supplémentaires.

De nombreuses solutions sont évoquées et certaines ont même déjà été mises en place sur le littoral français : la reconversion d’anciens ports de pêche ou militaires en ports de plaisance, la création de nouveaux ports, l’implantation de ports à sec ou parcs à bateaux, la création de ports « souterrains », ainsi que d’autres techniques permettant de rationaliser les espaces portuaires et ainsi gagner de la place, si précieuse de nos jours.
 

Cependant ces différentes solutions sont soumises à quelques interrogations. Ces aménagements sont-ils économiquement et écologiquement viables ? Les récents évènements économiques et la prise de conscience générale de préservation de l’environnement ont certainement changé la donne et remettent le débat sur la table. »








Renseignements  et organisation :
Jérôme Jourdain - Marion Corre  - Charlotte Zimmer : master2egel@yahoo.fr
IUEM - Place Nicolas Copernic  Technopole Brest Iroise 29 280 Plouzané


Sources : Master EEGEL-IUEM / Entretiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils.

vendredi 22 janvier 2010

24/01/09 L'émission Vivre sa ville consacrée aux inondations de Paris en 1910

Le dimanche 24 janvier entre 7h et 8h Sylvie Andreu consacre son émission "Vivre sa ville" aux inondation de Paris en 1910.




Il y a cent ans, entre le 21 et le 28 janvier 1910, la Seine atteignait une côte record de 8,62 m sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz à Paris, sous l'effet conjugué de saisons pluvieuses à répétition et de sols sursaturés.

Douze arrondissements seront touchés, sous les eaux ou presque : l'Opéra, la gare Saint Lazare, le 7ème et le 15ème arrondissement, ainsi que de nombreuses villes en amont et en aval de Paris.

Spectacle de désolation où l'on pouvait voir le mobilier des parisiens et les tonneaux de Bercy dériver au gré des courants, le Zouave de l'Alma se noyer, les enfants jouer à l'eau, les bourgeois se faire porter à bras d'hommes, le métro se paralyser, les photographes, les peintres et les poètes s'inspirer de ce tableau violent, jubilatoire et éphémère qui coûtera 400 millions de francqs or à la collectivité.

Une crue centenalle, celle qui remplit les journaux depuis le début du mois est une crue qui a une chance sur cent de se produire.
A ce jour, elle est visible à la galerie des Bibliothèques à Paris IV ème. La suite n'est pas encore écrite.

A l’époque, aucun coût n’a été avancé : les seules estimations chiffrées ont été réalisées pour le département de la Seine (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et s’élèvent à environ 400 millions de francs-or de dommages directs auxquels il faut ajouter 50 millions de francs-or distribués à titre de secours ce qui correspond à environ 1,4 milliards d’Euros 2002 (1910, Paris inondé - Marc Ambroise-Rendu).

L’étude " évaluation des dommages liés aux crues en région Île-de-France " (Grands Lacs de Seine) a évalué, en 1998, à plus de 12 milliards d’Euros les dégâts engendrés par la crue de 1910 dans l’état actuel d’urbanisation du lit majeur de la Seine en région Île-de-France.


Sylvie Andreu a animé les débats des entretiens Science et Ethique en 2005 "Le littoral et les avancées scientifiques", 2006 "La biodiversité du littoral", 2008 "Croissance bleue, patrimoine maritime, ressources et économies du littoral" et 2009 "L'heure bleue, changement climatique et énergies de la mer".




sources : France Culture, DIREN Ile de France, 3B Conseils