jeudi 22 juillet 2010

In memoriam : Jean FRANCHETEAU nous a quitté

C’est un grand scientifique qui vient de nous quitter ce 21 juillet.

Unanimement reconnu et salué par ses pairs, respecté et apprécié par ses étudiants, c'est une perte pour l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique.

Sa rigueur, son intégrité, ses qualités humaines, son intelligence et ses engagements étaient réconfortants…, sa dimension d’homme de science était incontestable.

Jean Francheteau était un grand ami des entretiens Sciences et Ethique dont il fut le président en 2003, lors de l’édition qui portait sur le thème « Les mers, un océan de richesses ? » .

Il continuait à suivre avec intérêt nos travaux, il nous conseillait, il nous éclairait de son savoir, toujours avec humilité…., nous l’écoutions, nous l’aimions.

Jean Francheteau était professeur des universités en géophysique à l'UBO à Brest, membre de l’opération FAMOUS du CNEXO en 1973 et 1974, et directeur de l’École Doctorale des Sciences de la Mer (IUEM-UBO) durant 8 années (2000/2007). Il avait pris sa retraite à l’automne 2009.

Jean Francheteau a été le promoteur et l'artisan, avec Paul Tréguer, de la constitution du réseau MENTOR (Marine European Network for Training Of Researchers), réseau d'écoles doctorales européennes en sciences de la mer, et ayant pour objectif de promouvoir l'échange de doctorants et de chercheurs dans le cadre de sujets de thèse réalisés en commun, entre instituts océanographiques de la façade Atlantique: Bergen (Norvège), Bremen (Allemagne), Brest (France), Kiel (Allemagne), et Southampton (Royaume Uni).

Ingénieur civil de la Métallurgie et des Mines-Mention Mines (ENS de la Métallurgie et de l'Industrie des Mines de Nancy) -1966, il était titulaire notamment d’un Ph. D en Océanographie de l’University of California à San Diego (1970) et d'un doctorat ès Sciences de l'Université Paris VII (1981). Fellow de la Royal Astronomical Society (1974) et de l'American Geophysical Union (1984). Il a reçu la Médaille d'Argent CNRS (1982) et est lauréat de l'Académie des Sciences qui lui a décerné le Grand Prix des Sciences de la Mer (1995).

Le Pr. Michel Ricard, président des entretiens,
le Pr. Michel Glémarec, président de l’association pour la promotion de l’éthique des sciences (APESTDD),
Brigitte Bornemann, déléguée générale des entretiens ,
l'équipe des entretiens "Science et Ethique" à Brest, s'associent à la tristesse de son épouse Martha et de sa famille.

Ses obsèques se dérouleront samedi 24 juillet à 10h à Loc Maria Plouzané, ses amis l’accompagneront pour ce dernier voyage…

Retrouver ses interventions aux entretiens Science et Ethique

2003
: Les mers, un océan de richesses ? 

Session : TR 1 : Les technologies au service de l'exploration scientifique des océans

Intervention : Les technologies au service de l'exploration scientifique des océans




2002
: Milieux Extrêmes d’un monde à l’autre, Terre, Mer et Espace
Session : TR 1 : Éthique et centres de recherche - Responsabilité scientifique, sociale et environnementale

Intervention : Tectonique des plaques, opération Famous

Son interview au Web trotters ICI


Article RH 3B Conseils
Photo: Marine Nationale

mercredi 21 juillet 2010

Enseignement supérieur/Recherche : Les CESR Bretagne/Pays de Loire plaident pour une structure commune de gouvernance

La visibilité internationale de l'enseignement supérieur et de la recherche pour la Bretagne est la condition indispensable pour attirer les chercheurs de haut niveau et les étudiants de tous horizons, et d’irriguer l’économie régionale à travers les liens formation/recherche/innovation/entreprise.

L'enjeu est fondamental puisque la recherche et l'innovation nourrissent, de façon vitale, le socle sur lequel s'appuient la compétitivité, le développement des entreprises et l'emploi.

Une part importante du "Grand emprunt national" (*) doit être réservée à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. C’est dans ce cadre, que le dispositif "Campus d’excellence" rebaptisé « Initiatives d’Excellence » (**) se voit doté de près de 7,7 Mds€ lesquels seront attribués à quelques campus sélectionnés au plan national.

Dès lors une mobilisation commune des forces des régions Bretagne et Pays de la Loire pour permettre d'obtenir cette masse critique exigée permettant d’acquérir cette visibilité internationale s’avèrent indispensable.

C’est à partir de ce constat que les Conseils économiques et sociaux (CESR) des deux régions de Bretagne et Pays de la Loire plaident d’une même voix pour que « les fleurons des différents établissements d'enseignement supérieur et de recherche des deux régions soient réunis dans une structure commune dotée d'une gouvernance offensive, indépendante et transparente, intégrant des experts scientifiques internationaux et les acteurs concernés par la recherche fondamentale et appliquée, et sa valorisation. Cette forte symbiose est déterminante ; elle doit être présente dès la conception du projet, notamment sous la forme d'une assistance à maîtrise d'ouvrage unique et coordonnée avec l'ensemble du dispositif du Grand Emprunt. »

Ce rapprochement doit être selon les deux CESR fondé à la fois sur la complémentarité des caractéristiques des deux régions et sur « une authentique histoire commune et naturelle de coopération académique, universitaire et économique. »

D’ores et déjà les pôles de compétitivité ont permis de tisser des liens étroits entre les axes industriels majeurs des deux régions et certaines thématiques de recherche du plus haut niveau. Les deux régions peuvent s’appuyer sur des éléments structurants autour de leurs trois pôles de compétitivité mondiaux (Pôle Mer, Images et Réseaux et Végépolys).

La collaboration des deux régions permet d’atteindre une certaine masse critique et un niveau d’excellence dans certains domaines :
- les Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) : autour du Pôle « Images et réseaux » et les différents sites de Rennes, Lannion, Brest, Nantes, Vannes, Lorient, Laval ;
- les activités marines et les énergies décarbonées : avec le Pôle Mer et les sites de Brest, Nantes, Rennes, Lorient, et Roscoff, St-Malo, Concarneau ;
- l’agroalimentaire, le végétal : avec les pôles de compétitivité Végépolys, Valorial et les sites de Rennes, Angers et Nantes.

Les deux CESR se sont donc exprimés conjointement pour indiquer leur attachement à cette reconnaissance nationale, capitale à leurs yeux pour le développement de leurs territoires et pour lesquels « une candidature unique est pertinente et s’impose pour l'obtention du label « Initiatives d’Excellence », qui consacrerait alors une très grande région de la recherche française en Europe, au service de la compétitivité des territoires, et par conséquent de sa politique en faveur du développement économique, social et environnemental en France.


(*) Le grand emprunt «déclenchera 25 milliards d’euros d’investissements venant du privé de l’Europe, des collectivités territoriales». Au total, ce sont donc 60 milliards d’euros qui devraient être investis dans les 5 domaines prioritaires définis par le chef de l’Etat. Une des interrogations lors des réflexions sur le grand emprunt portait sur le mode de financement. l’Etat lèvera 22 milliards d’euros sur les marchés. En outre, 13 milliards seront financés par les fonds d’aide remboursés par les banques. La plus grande part du gâteau ira à l’enseignement supérieur et à la recherche, «clé de notre compétitivité future», qui recevront respectivement 11 et 8 milliards d’euros. Une dizaine de campus «d’excellence» recevront un financement exceptionnel (8 milliards). En outre, près de 1,3 milliard d’euros servira à accélérer le plan Campus.

(**) A l’issue d’un Comité interministériel, le 3 mai 2010, le Gouvernement a décidé de substituer l’expression « Initiatives d’Excellence » à celle de « Campus d’Excellence ». Cette expression a été jugée « impropre » car elle « renvoie davantage à un lieu de vie dans une université » et entraînait donc une confusion avec le Plan Campus.

Article RH 3B Conseils
Sources CESR / Grand Emprunt

mardi 20 juillet 2010

Environnement : Pour une "gestion durable des matériaux".


Succédant à l’Espagne, la Belgique a pris le 1er juillet dernier pour six mois la présidence de l’Union européenne en fixant une de ses priorités environnementales la "gestion durable des matériaux" ou "permettant une utilisation plus efficace des matériaux". Cette démarche s’inscrit comme l’un des principaux objectifs de la stratégie de l'Union européenne 2020.

Qu’est ce qu’une "gestion durable des matériaux" ?



La "gestion durable des matériaux" concerne tout le cycle de vie des produits, un cycle qui commence au stade de l’extraction. Les matériaux sont ensuite transformés en produits semi-finis et finis.

Ceux-ci sont commercialisés par les canaux de distribution et achetés par les consommateurs qui les utilisent et finissent tôt ou tard par les mettre au rebut. Les déchets ainsi créés peuvent éventuellement être réutilisés ou recyclés pour un autre usage.

Finalement un matériau retourne sous l’une ou l’autre forme dans la nature, soit dans une décharge, soit sous forme d’émissions gazeuses (après combustion). C’est ce que l’on appelle le cycle de vie d’un matériau.

Il peut apparaître absurde, par exemple, de mettre en place une vaste infrastructure pour la collecte et le recyclage des déchets si les produits ne sont pas rendus recyclables. Et il n’a pas de sens non plus de mettre sur le marché des produits écologiques si le consommateur en fait un usage irresponsable.
Les différents maillons de la chaîne doivent collaborer de manière optimale pour arriver à une économie durable du cycle de vie. La mise au point d’une telle politique s’appelle une "gestion durable des matériaux".




Une Europe "économe en ressources" ou "permettant une utilisation plus efficace des ressources" est l’un des principaux objectifs de la stratégie 2020. Cette efficacité des ressources est absolument indispensable. Les matières premières deviennent de plus en plus rares en raison des économies émergentes et d’une consommation croissante ; par ailleurs, la manière dont nous traitons les matériaux (qu’il s’agisse de matières premières, de produits ou de déchets) est à l’origine de bien des problèmes écologiques.

En d’autres termes, un usage efficace des matériaux rend non seulement les entreprises plus compétitives et moins dépendantes des importations hors Europe, mais ce faisant, cela réduit notre consommation d’énergie (et donc aussi le réchauffement climatique).

Nous consommons moins d’air et d’eau, produisons moins de déchets, accaparons moins d’espaces précieux pour les cultures, causons moins de risques pour la santé et agressons moins les écosystèmes.

Une gestion durable des matériaux va bien au-delà de la prévention et du traitement des déchets.

Les déchets ne sont plus à considérer comme des objets dont nous devons nous débarrasser en nuisant le moins possible à l’environnement. Ils sont avant tout des symptômes résultant de processus de production et de consommation inadaptés. Il appartient désormais d’avoir le moins de déchets possibles.

Ce qui reste malgré tout à la fin du cycle de vie, doit être réutilisé comme matières premières pour d’autres processus de production : faire en sorte que les déchets ne contiennent pas de substances toxiques et qu’ils puissent sans problèmes être rendus à la nature. Ce principe "cradle to cradle" (du berceau au berceau) est l’un des piliers d’une gestion durable des matériaux.

Article RH 3B Conseils
Sources : présidence belge de l'Union européenne

lundi 19 juillet 2010

Exposition « La Jeanne d’Arc : dernière mission » au Château de Brest


La Jeanne d’Arc est une légende vivante.
De New York à Valparaiso, de Rio à Hong Kong, de Vladivostok à Dakar, ce porte-hélicoptères aura embarqué plus de 15 000 marins et formé plus de 6 400 officiers en 45 ans de service actif et autant de campagnes.

Elle aura ainsi parcouru près d’1,8 million de milles nautiques, soit l’équivalent de 79 tours du monde ou 9 fois la distance Terre-Lune, et effectué près de 800 escales.

Au cours de ce demi-siècle au service de la France, la Jeanne d'Arc a été le témoin actif d'évènements qui ont marqué l'Histoire : catastrophes climatiques, guerres et tensions internationales ou encore plus récemment, piratages maritimes : la "Jeanne" c’était tout cela.

L’ultime campagne
Dernières vagues fendues, derniers miles parcourus, derniers exercices, dernières escales : cette 45e et ultime campagne a eu sans doute une saveur bien particulière dans le cœur des 600 marins qui, pour la dernière fois, ont pris la mer, six mois durant. Accompagnée de la frégate Courbet, la Jeanne d’Arc a encore une fois accompli ses missions : la formation des élèves officiers, le maintien de la paix, la lutte contre les trafics illicites, la sauvegarde maritime et la coopération de défense. 
Mais aujourd’hui, la "Jeanne" passe le relais, le démantèlement est proche.


L’exposition : un hommage en images
Des machines au pont d'envol, des escales au passage de la Ligne, 70 photographies et deux films documentaires retracent l'aventure maritime exceptionnelle de cette dernière campagne.
Plongés dans les entrailles du porte-hélicoptères, deux photographes de la Marine ont pu saisir sur le vif tous les visages de vie à bord et au-delà du bord. Au crépuscule de la vie du navire, leur travail est d’autant plus saisissant et émouvant.


L'exposition est présentée au Musée national de la Marine
 - Château de Brest jusqu'au 31 décembre 2010.

Article RH 3B Conseils
Sources : Musée de la Marine

samedi 17 juillet 2010

La Louve retrouve le port du Conquet

Le Conquet - Finistère (France -U.E) - 17/07/2010 - 3B - Pour la fête de la SNSM du Conquet le dimanche 18 juillet la vedette de sauvetage a retrouvé un comore à son port d’attache du Conquet depuis ce matin. Elle avait été obligée de quitter son mouillage le dimanche 11 juillet dernier et était accueillie temporairement à la base navale de Brest.

La création d'une SNSM dans un port est souvent liée à un drame en mer. Il en existe 255 soit permanentes, soit saisonnières ouvertes l'été (une centaine), réparties sur les cotes de France et dans les départements d’outre-mer.
Au Conquet, " en 1854, le peintre Théodore Gudin voit son frère périr dans un naufrage. Jean-Pierre Clochon, a livré à Ouest France l’histoire de la création en 1867 de la SNSM dans ce petit port de pêcheurs de la mer d’Iroise, entouré de récifs et de forts courants. L'abri du premier canot se trouvait en haut de la pointe Saint-Christophe. Le Mallats-Desmortiers mesurait 10 m. Il était en bois, à rames et on l'amenait à l'eau sur des rails. Depuis, une dizaine de bateaux de sauvetage se sont succédés au Conquet : le Lieutenant Pierre-Géruze, le Patron Aristide-Lucas, la Jeanne-Pierre … La Louve … baptisée au champagne le 26 mai 2006 par Anne Liardet navigatrice qui prépare le Vendée Globe de 2012 et la Course du Rhum en 2014. La Fête du Conquet permet de collecter des dons et de mieux faire connaître le rôle de ces sauveteurs des mers. Rendez-vous demain dimanche au Port du Conquet à partir de midi
Article : BB
Sources : Ouest France/ Le Télégramme/ Jean-Pierre Clochon/ 3B Conseils