
Cela fait maintenant trois jours que l’explorateur Jean-Louis Etienne (suivre l'exédition de Jean-Louis Etienne) a décollé de l’archipel norvégien du Spitzberg, entamant ainsi une traversée en solitaire du Pôle Nord en ballon, une expédition longue de 3500 kilomètres, durant laquelle il effectuera des relevés scientifiques et qui devrait l’amener jusqu'en Alaska, si les vents sont favorables, puisque aux dernières nouvelles celui se dirigerait vers la Sibérie.
Ce survol de la banquise en ballon, au gré des vents, - jusqu’à 5000 mètres d’altitude et dans des températures avoisinant les -30°C - doit lui permettre de faire de procéder à des mesures : champ magnétique, particules en suspension, ozone troposphérique, CO2…, autant de données qui permettront de renseigner les scientifiques sur cette zone qui subit de plein fouet le réchauffement de la planète.
Au travers de cette expédition, l’objectif de Jean-Louis Etienne est également d’inscrire l’Arctique comme "zone d’intérêt commun" pour l’humanité en montrant son action dans l’équilibre climatique, et donc sa nécessaire préservation.
Reste que la zone de l’Arctique regorgeant de ressources inexploitées tant en pétrole et qu’en gaz - dont il apparaît illusoire d’en interdire un jour l’exploitation - est nature à susciter les convoitises des Etats riverains. Il conviendra alors d’obtenir des Etats une exploitation raisonnée et écologiquement responsable.
A cette occasion, l’intervention d’Anne Choquet enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche, portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée".

Sources : AFP / entretetiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils