lundi 4 avril 2011

Nouvelle mission scientifique pour le Marion Dufresne.

Lors de sa précédente mission en 2009 dans les îles Eparses - territoires français situés au large de Madagascar et placées sous l’autorité administrative (depuis 2007) du préfet des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) -, le Marion Dufresne (*) avait notamment servi de support logistique pour une mission scientifique regroupant 46 chercheurs travaillant sur 16 programmes.

Outre les 16 programmes de recherche développés lors de cette mission, l’opération de 2009 avait notamment permis d'évacuer l'ensemble des déchets lourds (1300 m3 de déchets évacués soit 600 tonnes de déchets ferreux, 14 tonnes de batteries, 2 tonnes d'huile, 11 à 12 tonnes d'hydrocarbures périmés) présents sur les îles Eparses, seulement occupées par de petits détachements de l'armée française.




Le Marion Dufresne a donc appareillé le 1er avril dernier de l’île de La Réunion pour une nouvelle mission de plus de trois semaines, une mission en deux temps pour le Marion Dufresne : une première partie qui le mènera notamment dans les îles de Bassas da India, Europa, Juan de Nova puis il fera escale à Mayotte où une partie des personnels scientifiques sera remplacée pour effectuer des opérations aux Glorieuses et à Tromelin.

Cette seconde mission dans les Eparses aura un caractère scientifique renforcé avec la présence à bord de 72 scientifiques représentant 17 programmes de recherche concernant aussi bien les sciences de la terre que de la vie.
Pour cette organisation scientifique le CNRS, l'Agence des aires marines protégées, l'Ifremer, l'Institut Polaire Paul-Emile Victor (IPEV), l'IRD, le MNHN , la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, de l'Université de la Réunion sont parties prenantes

« La faible présence humaine sur les îles Éparses (**) permet à de nombreuses disciplines scientifiques de mieux comprendre les phénomènes naturels mais également d'isoler précisément l'impact du réchauffement climatique en milieu insulaire. A l'image des îles subantarctiques et de l'Antarctique, les îles Éparses peuvent être considérées comme de véritables laboratoires naturels où la recherche permettra de répondre, notamment, aux préoccupations environnementales majeures de la planète », expliquent les autorités du TAAF.


Relire également l'article du blog du 3/03/2011 sur la création de l'unité mixte de service pour la flotte océanographique française.


(*) Le Marion Dufresne rentré en service en 1995 est depuis affecté au ravitaillement des terres australes et antarctiques françaises (îles Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam.


(**) Par arrêté du 18 Novembre 1975 , les îles sont classées réserves naturelles intégrales . Aussi , l'accès aux îles est soumis à une autorisation délivrée par le Délégué . Dans la pratique , le séjour n'est accordé que lorsque les activités présentent un caractère d'utilité publique reconnue .


Article RH 3B Conseils
Sources TAAF / mer et marine

vendredi 1 avril 2011

Idées de sortie : les conférences scientifiques en Bretagne

Le 5 avril 2011, deux conférences particulièrement intéressantes seront données à Rennes et Brest à l'Espace des sciences et à Océanopolis, deux structures partenaires des entretiens Science et Ethique. Un bon moyen de découvrir le monde scientifique dans deux aspects : la chimie et la biodiversité du littoral.


"Les solides poreux : une longue histoire et des solutions pour la planète"

l’Espace des Sciences de Rennes propose ainsi, dans le cadre de l’année internationale de la chimie, une conférence donnée par Gérard Férey, chimiste - professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, membre de l'Académie des sciences, médaille d’or du CNRS 2010 -.

La chimie, souvent décriée, est un art, une science qui génère de nombreuses technologies et apporte certaines solutions aux problèmes actuels de la société. Les solides poreux, qui sont désormais des matériaux stratégiques, en sont un bel exemple. Leurs caractéristiques, modulables à l'envie, permettent une multitude de propriétés qui apportent des contributions intéressantes dans les domaines de l'énergie (stockage de l'hydrogène, piles à combustible), et du développement durable (capture du CO2 et du méthane) et de la santé.


La conférence se tiendra à 20h30 Salle Hubert Curien.


"Les forêts de laminaires en Bretagne : une diversité exceptionnelle révélée par les outils de la génétique des populations"


Le cycle de conférences d’Océanopolis-Brest reçoit quant à lui Myriam Valéro, Directrice de recherche CNRS – Station Biologique de Roscoff - sur le thème "Les forêts de laminaires en Bretagne : une diversité exceptionnelle révélée par les outils de la génétique des populations".

Les laminaires sont de grandes algues brunes qui forment des forêts sous-marines et abritent une multitude d'organismes. Ces écosystèmes se caractérisent par une biodiversité exceptionnelle visible entre autre le long des côtes bretonnes. Ces champs de laminaires constituent des écosystèmes remarquables, caractéristiques des eaux froides, indispensables à préserver comme ceux des récifs coralliens et des mangroves. Or ces habitats sont de plus en plus menacés par les activités humaines.

En Bretagne, le champ de laminaires du plateau Molénais est le principal lieu de récolte des algues en France. Il est le support d’une exploitation depuis plus de 150 ans pour toute une flottille de navire goémonier et d’une filière économique très importante localement. Au cours de cette conférence, nous montrerons comment les outils de la génétique des populations permettent de mesurer la diversité des populations naturelles et leur vulnérabilité face à l’exploitation.

La conférence se tiendra à 20h30, à l'auditorium Marion Dufresne

Pour aller plus loin sur les algues....

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues » 



En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 


Voir les vidéos des journées découverte au Conquet réalisée par l'école Saint-Joseph du Conquet.

Deux nouvelles journées découverte sur les Algues pour la rentrée scolaire 2011 est actuellement en préparation notamment avec le soutien de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI).

Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.


La maison de l’algue à Lanildut
Centre d'interprétation de l'algue, situé sur le port de Lanildut, au second hangar, elle est ouverte de juin à septembre. 
La Maison de l’Algue présente une exposition ludique qui retrace la place des algues dans le monde vivant, permet d’identifier les différentes familles d’algues, les zones de récolte, et de mesurer l’importance nationale du champ d’algues de la Mer d’Iroise.

Elle offre également la possibilité de revivre l’épopée des goémoniers d’autrefois en découvrant leurs bateaux, leurs outils de travail, mais aussi des maquettes,des films et des photographies qui témoignent de l’âpreté de leur vie quotidienne. La visite des 11 fours à goémon encore visibles à Lanildut aide à mesurer l’ancienneté de ce métier sur la commune.


Dans la Maison de l’Algue, des fiches et ateliers pédagogiques sont proposés gratuitement aux petits comme aux plus grands : découverte de l’utilisation traditionnelle des algues ainsi que celles d’aujourd’hui, identification des algues, initiation à la cuisine aux algues, réalisation d’un herbier marin ou d’un tableau d’algues…!

Des panneaux de l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » réalisées par 3B Conseils sont présentés au public.

Quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène


Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :


- Relisez notamment l'article du blog du 21/12/2010 " 2010 : Année de la biodiversité vue par le professeur Michel Glémarec"

- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




Article RH 3B Conseils
Sources : Espace des sciences / océanopolis

jeudi 31 mars 2011

9ème Semaine du Développement durable en Bretagne : Ensemble, « changeons nos comportements »



Pour la 9e année consécutive, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) et l’ADEME coordonnent dans toute la France la Semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2011, une manifestation attendue d’année en année et qui a pour objectif de valoriser les initiatives prises en faveur du développement durable à l’occasion d’un appel à projets national.

Il s’agit désormais d’un événement bien ancré dans les mentalités et les opérations de sensibilisation à l’environnement, de promotion des initiatives locales et de valorisation des expériences et technologies vertes.
Ce rendez-vous annuel a pour objectif de sensibiliser les citoyens aux enjeux du développement durable et de les encourager à adopter des comportements responsables au quotidien en leur expliquant l’intérêt des actions mises en place et en leur apportant des solutions concrètes.

Au-delà des petits gestes en faveur de l’environnement, il s’agit de faire changer les comportements en profondeur. A travers des manifestations pédagogiques, ludiques et conviviales, l’idée est de montrer tout ce qui bouge autour de nous en matière de logement, transport, préservation des espaces et des espèces, énergies renouvelables, modes de consommation...


Aujourd'hui, 76 % de la population déclare mieux prendre en compte le développement durable.

Le développement durable ou soutenable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Les modes de production et de consommation doivent respecter l'environnement humain ou naturel et permettre à tous les habitants de la Terre de satisfaire leurs besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se vêtir, s'instruire, travailler, vivre dans un environnement sain.

Dans le rapport Brundtland intitulé «Notre avenir à tous» et publié en 1987, ce processus vise à réconcilier trois univers qui se sont longtemps ignorés : l'économie, l'écologie et le social.


A long terme il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. Ce rapport a servi de socle au sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.

Selon le ministère de l'écologie et du développement durable, ''à long terme, il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.''


En Bretagne ... Ensemble, « changeons nos comportements »

La Bretagne s’est toujours très impliquée lors de la Semaine du Développement durable. Cette forte mobilisation reflète une véritable prise de conscience collective et montre de la part des bretons une réelle volonté d’agir et de convaincre. 
Par ailleurs, cette démarche, qui réunit et fédère les acteurs du développement durable en Bretagne, va permettre aux participants de partager leurs connaissances et leurs bonnes pratiques en matière de consommation responsable.

Les entreprises, les associations, les collectivités territoriales, les services publics et les établissements scolaires de la région proposeront ainsi de nombreux rendez-vous autour du développement durable au grand public.

Pour la Bretagne, l’édition 2011 va donner lieu à plus de 150 projets qui ont été déposés sur le site de la Semaine du développement durable qui auront lieu dans près de 70 villes bretonnes.
Retrouvez le programme complet des manifestations bretonnes.

Parmi les nombreuses manifestations qui seront proposés au public par les associations ou les collectivités, Brest métropole océane propose à toutes les communes littorales d'organiser des campagnes de ramassage des macrodéchets sur leurs plages.
Pour cela, le matériel nécessaire (gants, sacs poubelle, tee-shirts...) à la collecte des déchets sera fourni aux bénévoles (particuliers, scolaires, milieu associatif...).

Enfin, pour la première fois cette année, il est possible de visualiser les événements sur une carte de la Bretagne, pour trouver la manifestation la plus proche de chez vous ou celle qui saura retenir votre attention.

Rappelons également que la semaine du développement durable, c’est aussi l’occasion pour l’Etat, la Région Bretagne et l’ADEME Bretagne d’organiser les 6e Trophées du développement durable en Bretagne. Relire l'article du blog du 30/03/2011

Article RH 3B Conseils
Source MEDDTL / DREAL Bretagne

mercredi 30 mars 2011

Les 6e Trophées du développement durable en Bretagne


A l’occasion de la Semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2011, la Région Bretagne remettra (le 1er avril prochain) les 6e Trophées du développement durable récompensant les initiatives de seize associations, entreprises, établissements de formation et collectivités pour un développement durable de la Bretagne. (Relire article du blog du 6/04/2010 sur les 5è Trophées et les lauréats 2010).

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 21 au travers duquel la Région propose un programme d’actions pour garantir un développement durable pour la Bretagne. Il ne s’agit pas d’une politique supplémentaire, mais d’une manière nouvelle pour la Région d’appréhender ses différentes politiques.

Ces Trophées, organisés par la Région Bretagne, l'Etat et l'Ademe Bretagne, distinguent ainsi chaque année des initiatives menées dans la région dans quatre catégories du concours. Ils sont ouverts aux collectivités, aux associations, aux entreprises et établissements d'enseignement, qui ont mis en place une action innovante dans le domaine du développement durable. Ils sont axés pour l’édition 2011 sur le lien social.



Quatre catégories sont ouvertes :

- économique : comment rester économiquement efficace sans que cela nuise à la qualité de vie et la préservation de l'environnement ?

- sociale : s'ouvrir à la différence, protéger et valoriser le patrimoine culturel...

- environnementale : actions de sensibilisation aux énergies durables, qualité de l'eau, réduction des pollutions...

- gouvernance : respect des principes d'égalité, accès aux savoirs et aux ressources, aménagement équitable et solidaire des territoires...

Au total, seize Trophées récompenseront seize actions illustrant de manière concrète la mise en œuvre du développement durable dans les quatre départements bretons. Les projets sont sélectionnés pour leur implication dans les différentes dimensions du développement durable.

Par ailleurs, pour cette 6e édition, un trophée spécifique «Vivre ensemble» distinguera aussi un projet contribuant à créer du lien social (via la mixité sociale, culturelle et intergénérationnelle ; la promotion de l’économie locale ; l’amélioration de la qualité de vie...).
Un événement pour valoriser les acteurs bretons et sensibiliser chacun aux enjeux du développement durable.

Suspense jusqu’au 1er avril pour connaître les lauréats 2011.

Article RH3B Conseils
Source Région Bretagne

mardi 29 mars 2011

Deux laboratoires d’excellence (Labex) à Brest et Rennes (suite...)

Nous avons évoqué dans hier dans l'article du blog (voir article du 28/03/2011) l’annonce par François des 100 lauréats retenus à l’appel à projets "laboratoires d’excellence" (labex) et principalement celui dans le domaine des Sciences de la mer, centré autour de l’IUEM/UBO : Le labex Mer « Océan dans le changement ».
Un second Labex a également été annoncé par le premier ministre le 25 mars dernier : le labex Comin Labs centré à Rennes.

Retour sur ces deux projets qui marque la reconnaissance de la recherche scientifique en Bretagne.
Sur ce point, la Région Bretagne, par la voix de Bernard Pouliquen, le vice-président en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’est félicité de cette décision. "C’est une reconnaissance de l’excellence bretonne pour les thématiques Mer et STIC (Sciences des technologies de l’information et de la communication) dans le paysage national des labex".

De fait sur les sept projets présentés par la Bretagne (Région et collectivités locales), en lien avec les Pays de la Loire, ce sont deux dossiers portés par le PRES Université européenne de Bretagne (UEB) qui ont été retenus : le labex Mer "Océan dans le changement" (Brest) et le labex Comin Labs (Rennes). Une décision qui concerne 1 500 personnels de recherche.

Les deux projets retenus, dont la coordination scientifique est assurée par l’Université de Bretagne occidentale (Brest) pour le labex Mer et l’INRIA Rennes Bretagne Atlantique pour le labex Comin Labs, vont donc se voir doter d’une partie du milliard d’euros de cet appel d’offres que vont se partager les 100 lauréats.

Grâce à ces financements, les porteurs de projet vont pouvoir recruter, ou conserver, des scientifiques de très haut niveau pour renforcer leur excellence scientifique et leur positionnement à l’international. Ils pourront également mettre en place des projets pédagogiques innovants. Concrètement, ils auront désormais les moyens de rivaliser avec leurs homologues étrangers.

Présentation des deux Labex bretons

Brest : Le labex Mer « Océan dans le changement »
Porté par le PRES Université européenne de Bretagne, ce dossier concourrait dans la catégorie environnement – sciences de l’univers/sciences du système Terre.

Le projet, qui concerne plus de 400 personnels de la recherche, répartis entre l’Ifremer, le CNRS, l’Institut de Recherche pour le Développement, l’Ecole centrale de Nantes et cinq universités (l’UBO à Brest, l’UBS à Lorient, Rennes 2, Nantes et Caen) sans oublier le Pôle de compétitivité Mer Bretagne, va permettre de renforcer les connaissances et la compréhension du fonctionnement de l’océan.

A l’heure où des tsunamis font la triste actualité que l’on connaît, à l’heure des changements climatiques, de la disparition de certaines espèces marines, le labex Mer veut réunir les meilleurs chercheurs en sciences et technologies marines, pour répondre aux questions qu’il faudra résoudre dans les dix ans qui viennent.

Concrètement, le pôle, coordonné par Yves-Marie Paulet (IUEM-UBO, Brest), va pouvoir, grâce à cette décision, développer quatre thématiques de recherche principales :
_ de l’exploration à la valorisation de la biodiversité ;
_ le climat, les risques, vulnérabilités et ressources biologiques ;
_ les grands fonds océaniques : interactions géo-biologiques, flux de matière et ressource;
_ systèmes d’observations, hydrodynamique et énergies marines.
Il s’agit, par exemple, d’étudier les échanges thermiques entre l’océan et l’atmosphère ou encore la problématique des énergies marines.

Côté formation, on assistera à une mise en commun des masters de l’UBO, de l’UMPC Roscoff, Rennes 1, Agrocampus, ENSTA Bretagne, Centrale Nantes, etc. Ces formations couvrent les questions scientifiques et techniques autant que les aspects sociétaux (droit, économie, géographie, histoire…). De nouvelles formations, en sciences de l’environnement cette fois, complèteront le dispositif.

L’objectif est aussi de créer un centre de formation d’excellence en STM (sciences et technologies marines) reconnu au niveau international. Articulé autour des Masters et doctorats existants, à l’égal des autres grands centres mondiaux en océanographie, il inclura de nouvelles spécialités de Masters et développera les conventions internationales, notamment dans le cadre d’une école doctorale européenne.

Brest accueillera l’équipe intégrée de valorisation du triangle Rennes/Brest/Nantes, dans le domaine des STM et de leurs domaines d'application (océanographie, transport, nautisme, défense, énergie, ressources minérales, pêche/aquaculture, santé, cosmétique…).


Rennes : Le labex Comin Labs

Porté par le PRES Université européenne de Bretagne, ce dossier concourrait dans la catégorie sciences du numérique/sciences et technologies du logiciel.
Ce projet rassemble 1 100 chercheurs dans l’électronique, l’informatique, les télécommunications et les sciences humaines. Des chercheurs de l’INRIA de Rennes et
Nantes, des Universités de Rennes, Bretagne sud, Brest et Nantes, des écoles INSA, Supélec et des Mines, de l’Institut Telecom de Rennes et Brest, du CNRS, et de plusieurs laboratoires INSERM de Rennes et Brest.

Le labex Comin Labs pour « COMmunication and INFormation sciences Laboratories » s’intéresse à l’Internet du futur, des couches basses (c’est-à-dire les réseaux et télécommunications) aux couches hautes (autrement dit, les applications, services et usages).

Mais le labex, comme l’a expliqué le coordinateur du projet Albert Benveniste, veut aussi relever trois défis de société :
_ le premier est celui de l'environnement numérique pour les citoyens, avec la ville numérique comme support de communication ;
_ le deuxième concerne les images et media numériques du futur. Il vise à faciliter
l'accès des citoyens à cette base d'informations, sachant qu'aujourd'hui, on se rend compte que les « tuyaux » d'Internet ne sont pas si gros qu'on le pensait et que
l'Internet illimité sur les smartphones est menacé ;
_ le troisième défi concerne les technologies de l'information pour l'aide médicalisée personnalisée.
La dynamique scientifique repose sur trois axes avec :
_ des projets disciplinaires issus des laboratoires de très haut niveau scientifique et des projets de recherche transdisciplinaires (codage neural, STIC et efficacité énergétique, réseaux sociaux, sécurité et vie privée dans les STIC) ainsi que les trois défis de société cités auparavant.
_ un volet formation est aussi proposé. Il s'agit d'un nouveau programme d'enseignement tourné vers l'international pour attirer des étudiants et des chercheurs étrangers. Ce programme se définit selon quatre axes (internationalisation, interdisciplinarité, fonctionnement en réseau et promotion de l'entreprenariat et des relations avec le monde économique).
_ une partie valorisation, car « ce labex », pour Albert Benveniste, « reflète un secteur d'excellence de la Bretagne en matière de recherche et d'implication industrielle ».

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / Premier ministre