PARIS (AFP) - 26/01/08 - Total a décidé de faire appel de sa condamnation dans le naufrage de l'Erika, un jugement "injustifié" selon le groupe pétrolier qui s'est aussi dit prêt à indemniser "immédiatement" les victimes à condition d'un renoncement au second procès qui s'annonce.Après le jugement rendu le 16 janvier par le tribunal correctionnel de Paris, "Total décide de faire appel d'une décision de justice qu'il estime injustifiée et allant à l'encontre du but recherché: améliorer la sécurité dans le transport maritime", a annoncé le groupe vendredi dans un communiqué."Il est reproché à Total d'avoir provoqué le naufrage en commettant une faute d'imprudence dans la sélection du navire, alors que Total a été trompé par des certificats qui ne correspondaient pas à la réalité de l'état gravement dégradé de la structure du navire", ajoute le groupe, soulignant que ce n'est "ni son rôle, ni son métier" de se substituer aux sociétés de contrôle et de classification. Outre l'amende maximale de 375.000 euros, Total a été condamné à verser 192 millions d'euros de dommages et intérêts, solidairement avec le propriétaire, le gestionnaire et la société de classification de l'Erika, qui avait sombré dans le Golfe de Gascogne le 12 décembre 1999. Le groupe s'est dit vendredi prêt à verser les indemnités "immédiatement et de manière irrévocable aux victimes de la pollution" qui choisiront de se désister de leur constitution de partie civile et de ne plus rien réclamer en appel. "A tous ceux qui sont d'accord, on va donner les montants estimés par le tribunal en contrepartie d'un désistement", a expliqué à l'AFP Me Daniel Soulez-Larivière, avocat de Total. "On ne peut accepter d'être condamné ni au pénal, ni au civil", a-t-il ajouté. "Une organisation est mise en place pour que les paiements soient immédiats et définitifs quel que soit le résultat de l'appel", poursuit le communiqué du groupe, rappelant qu'il a déjà dépensé 200 millions d'euros pour participer au nettoyage des côtes et pomper le fioul resté dans les cuves de l'Erika après le naufrage.
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Le blog propose une veille internationale et régionale sur les sujets traités par les entretiens dédiés aux énergies de la mer dans le cadre de "Science et Ethique ou le devoir de parole" (technologies marines, énergies, aménagement du territoire, économie de la mer…). Il permet de suivre les principales évolutions des politiques maritimes à travers l'actualité médias.
samedi 26 janvier 2008
vendredi 25 janvier 2008
Ethique : nouvelle avancée vers la création d'une vie artificielle
WASHINGTON (AFP) - 25/01/08 - Des chercheurs américains de l'Institut Venter ont fabriqué le premier génome synthétique d'une bactérie, étape cruciale pour la création du premier organisme vivant artificiel dont les applications potentielles sont jugées importantes, selon des travaux parus jeudi. Il s'agit de la plus grande structure d'ADN, les éléments de base de la vie, jamais fabriquée par l'homme, soulignent les auteurs de cette recherche publiée dans la revue Science datée du 24 janvier. "Ceci est une avancée enthousiasmante pour nos chercheurs et cette discipline", se réjouit Dan Gibson, principal auteur de ces travaux auxquels a participé Craig Venter, fondateur de l'Institut et pionnier controversé des biotechnologies. "Toutefois nous continuons à travailler vers le but ultime d'insérer un chromosome synthétique dans une cellule et d'amorcer ainsi la création du premier organisme artificiel", ajoute-t-il. Il s'agit en fait de créer de toute pièce une nouvelle bactérie en lui greffant un génome fabriqué sur mesure pour qu'elle puisse remplir une fonction spécifique.
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A Davos, Al Gore joue les Cassandre...
DAVOS (AFP) - 25/01/08 - "Le changement climatique s'impose encore plus rapidement que ne le laissaient prévoir les prévisions les plus pessimistes", a averti jeudi l'ancien vice-président américain Al Gore, Prix Nobel de la Paix 2007, plus Cassandre que jamais! De récentes observations révèlent que "la crise climatique est nettement plus grave et rapide que ne l'ont montré les projections les plus inquiétantes du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec)", a déclaré M. Gore devant le Forum économique mondial de Davos (Suisse). Certaines projections montrent désormais que la banquise pourrait entièrement disparaître au Pôle Nord d'ici cinq ans, a-t-il rapporté. Al Gore invite les décideurs de la planète à un un changement radical de façon de penser... et pas seulement l'économie...
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jeudi 24 janvier 2008
La marée noire de l’Erika : quelles conséquences écologiques ?
PARIS - 24/01/08 - "La marée noire de l’Erika : quelles conséquences écologiques ?" est le titre d'une ouvrage de Lucien Laubier, océanographe, Membre de l'Académie de Marine et de l'Académie des sciences, et président du Comité scientifique des entretiens Science et Ethique. L'ouvrage est publié aux éditions Institut océanographique avec le soutien du ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables. Il s’agit d’une synthèse construite à partir des apports du Programme de suivi gouvernemental des conséquences écologiques de cette marée noire. Présenté sous forme de questions simples que peuvent se poser les lecteurs, cet ouvrage rend compte du suivi scientifique de la marée noire de l’Erika et nous informe sur le comportement du fioul, sur son impact sur la faune et la flore sans oublier les conséquences du nettoyage du littoral.
Source : communiqué Entretiens Science et éthique
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Une loi sur les sédiments des navires
PARIS - 24/01/08 - Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes a présenté un projet de loi autorisant l’adhésion à la Convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast et sédiments des navires. Selon les termes de cette convention adoptée dans le cadre de l’Organisation maritime internationale (OMI), les États parties s’engagent à prévenir, atténuer et éliminer le transport d’organismes aquatiques nuisibles et pathogènes par les navires grâce à un contrôle et à des mesures de gestion des eaux de ballast et des sédiments. La convention prévoit deux règles contraignantes : 1.les navires auront, dans un premier temps, l’obligation de renouveler au moins 95 % des eaux de ballast en haute mer ; 2. Ils devront disposer d’un système de gestion des eaux de ballast par traitement afin de pouvoir garantir le respect d’une teneur maximale en micro organismes vivants. Les navires construits avant 2009 devront respecter la première règle jusqu’en 2014 ou 2016, en fonction du volume de leurs ballasts. A partir de ces dates, ils devront satisfaire à la seconde. Les navires construits entre 2009 et 2012 devront satisfaire immédiatement à la seconde règle, à l’exception de ceux dont les ballasts sont supérieurs à 5 000 tonnes qui pourront ne l’appliquer qu’à partir de 2012. Tous les navires construits à partir de 2012 devront satisfaire à la seconde règle dès leur construction.
Source : site du Premier ministre
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