lundi 17 octobre 2011

Journées découverte 2011 "Histoire d'algues en Pays d'Iroise"

C'est en 2009 au Conquet et à Lanildut que s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » sur le thème des algues, visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 

Voir les vidéos des journées découverte au Conquet réalisée par l'école Saint-Joseph du Conquet.

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues »

Après ce premier succès, deux nouvelles journées découverte sur les Algues - proposées par l'APESTDD présidée par le Professeur Michel Glémarec - vont se dérouler les 3 et 4 novembre 2011.

Ces journées se tiendront avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI) des communes de Lanidult et du Conquet et de la Chambre syndicale des algues et des végétaux marins notamment.




Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Energies bleues pour une croissance verte ? ».




Un enjeu économique et social
Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires.

L'objectif de ces Journées sera notamment de faire 

 découvrir aux scolaires le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et ressource en matière première pour l’industrie chimique. 
Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant.

Au programme des 3 et 4 novembre :
à Lanildut
- Accueil à la 
La Maison de l’Algue (*) sur le thème : « Qu’est ce qu’une algue ? Comment la récolte-t-on ? » (et présentation des termes en breton).
- Découverte du port de débarquement des algues.
- Dégustation offerte par la commune de Lanildut de pains aux algues et beurre aux algues.

au Conquet
- Parcours de la cale à l'usine d'iode avec l'association Aspect.
- Rencontre-discussion animée par Anne Mérer à la Maison de retraite du Streat Hir avec les derniers ouvriers de l’usine d’iode sur la transmission du savoir, des traditions et des techniques de travail ancestrales de la filière « Algue » Une rencontre intergénérationnelle avec ceux qui l’ont connue de manière artisanale ou semi-industrielle .
- Marcel Quellec, adjoint au maire du Conquet, chargé de l’agenda 21 et de la culture, évoquera le Plan Climat-Energie et l’agenda 21.
- Rencontre avec Michel Glémarec, biologiste, spécialiste des algues et auteur du livre « La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut »(**)
- Exposition à l’Espace Tissier de cartes postales de l’association « Cartophiles du Finistère », présidée par Jean Quinquis, prêt de Henri Thépaut .
- Déjeuner pique-nique au Village-vacances Beauséjour


Pour préparer les Journées « découverte »
plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : des lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu », créée par 3B Conseils.
- l’Espace des sciences à Rennes.

Les algues Qui sont-elles ? Faisons un peu connaissance…

A l'origine du premier oxygène biologique de notre planète, microscopiques ou géantes, souvent de mœurs peu communes, les algues n'hésitent pas à vivre en symbiose avec d'autres organismes végétaux ou animaux.

Il en existe plus de 25.000 espèces et elles sont à l’origine de la première forme de vie terrestre. Elles produisent aujourd’hui plus de la moitié de l’oxygène de notre planète, se gorgeant de l’énergie solaire et des richesses du milieu aquatique.

Elles ont le pouvoir de concentrer jusqu’à cinquante mille fois la plupart des oligo-éléments présents dans l’eau de mer (cuivre, zinc, fer, magnésium, manganèse, potassium…).

Nourricières, elles forment les premiers maillons de nombreuses chaînes alimentaires mais elles peuvent aussi être toxiques, voire mortelles en cas de déséquilibre de l'environnement. Cueillies à l'état sauvage ou cultivées à grande échelle, les algues entrent en force dans notre quotidien.
Nous en consommons tous… souvent sans le savoir !


Les Algues et le Parc naturel marin d'Iroise

Situé dans le Parc marin d’Iroise, le champ d'algues de Molène est le plus important d’Europe, reconnu aussi comme l’un des plus diversifiés. Il fait actuellement l’objet d’une surveillance et d’un examen attentif par les scientifiques et selon les observateurs du Parc, il se porte bien – a contrario de celui de Bretagne-Sud qui connaît une certaine régression.

Le Parc marin d’Iroise a initié un programme ambitieux pour mieux connaître son champ d'algues, situé à la jonction des eaux froides du nord et des eaux chaudes du sud. Cette situation particulière lui confère également une diversité étonnante où cohabitent des algues venues de Norvège (laminaria digitata et hyperborea) et du Portugal (saccorhira polyschides).

Cette richesse l’est aussi au niveau de la biodiversité, le champ d’algues constituant un habitat pour de nombreuses espèces comme les dauphins ou les phoques témoignant de la bonne qualité du milieu.

Le programme du Parc marin pour connaître le champ d'algues de Molène mobilise d’importants moyens comme une cartographie complète, réalisée avec le Service hydrographique de la Marine (SHOM) à partir d'un avion capable de balayages électroniques sur 240m de largeur et jusqu'à 20m de profondeur. A cela s’ajoutent des levées bathymétriques avec l’Ifremer et des actions de terrain menées par les agents du parc.


Cette « radiographie » du champ d'algues doit permettre d'observer son évolution et de prendre, si besoin, des mesures d'adaptation pour en assurer le caractère durable. Cette gestion responsable pour la préservation de la ressource engage une collaboration entre scientifiques, professionnels et élus représentés au sein du Parc marin.

Cette bonne vitalité du champ d’algues de Molène se retrouve également dans son exploitation goémonière depuis plus de 170 ans. Le port de Lanildut, situé sur le territoire de la Communauté de communes du Pays d’Iroise (CCPI) est d’ailleurs le premier port européen de débarquement des algues.


Cette exploitation permet une extraction chaque année de 50.000 tonnes de laminaria digitata, algue située à un niveau peu profond (jusqu'à cinq-six mètres) au moyen du « scoubidou ». Cependant, la demande de laminaires, pour la cosmétique ou l’alimentaire notamment, étant en croissance exponentielle, les goémoniers sont passés à l'exploitation de l'espèce hyperborea que l'on trouve jusqu'à 30 mètres de profondeur, avec une récolte de 12.000 tonnes effectuées au moyen du procédé dit du «peigne».

Quelques repères pour mieux connaître les algues :


Sur les 16 millions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8 Md $.

L’Europe utilise les algues depuis des siècles dans des applications industrielles ; leur utilisation pour l’alimentation humaine et la nutrition santé est un secteur en croissance. En Bretagne notamment, les algues alimentaires représentent un potentiel important, en phase avec les axes de développements stratégiques de la région.

L’intérêt croissant des consommateurs est suscité par les nombreuses qualités nutritionnelles de ces algues dont les compositions sont très différentes des végétaux terrestres. Afin d’assurer la sécurité alimentaire, une réglementation a été mise en place. Elle comporte une liste d’espèces et de groupes autorisés à la consommation humaine et des recommandations sur les limites acceptables de certains contaminants : métaux et constituants : iode.

- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.
Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène


(*) La maison de l’algue à Lanildut
Centre d'interprétation de l'algue, la Maison de l'Algue, vient d'être réaménagée dans un espace d'environ 100 m 2 (le nouvel espace est ouvert depuis le 25 juin 2011) avec une nouvelle scénographie, trouve sa place. Cet espace a pour but de donner aux visiteurs des clés pour mieux comprendre le paysage du port, d'informer le grand public sur la filière des algues et le sensibiliser aux enjeux actuels et futurs auxquels elle est confrontée.

Le bâtiment comprend deux expositions : une exposition permanente, avec trois séquences et une salle vidéo, et une temporaire, qui reçoit actuellement une exposition du parc naturel marin d'Iroise, Bleu Iroise, mer vivante.
Des panneaux de l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » réalisées par 3B Conseils sont présentés au public.


La Maison de l’Algue présente ces expositions ludiques qui retrace la place des algues dans le monde vivant, permet d’identifier les différentes familles d’algues, les zones de récolte, et de mesurer l’importance nationale du champ d’algues de la Mer d’Iroise.

Elle offre également la possibilité de revivre l’épopée des goémoniers d’autrefois en découvrant leurs bateaux, leurs outils de travail, mais aussi des maquettes,des films et des photographies qui témoignent de l’âpreté de leur vie quotidienne. La visite des 11 fours à goémon encore visibles à Lanildut aide à mesurer l’ancienneté de ce métier sur la commune.
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Dans la Maison de l’Algue, des fiches et ateliers pédagogiques sont proposés gratuitement aux petits comme aux plus grands : découverte de l’utilisation traditionnelle des algues ainsi que celles d’aujourd’hui, identification des algues, initiation à la cuisine aux algues, réalisation d’un herbier marin ou d’un tableau d’algues…!

(**) « La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut » textes du Pr Michel Glémarec (Editions Le Télégramme, 2010).
Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.

Ainsi, dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...


Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins.
Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.


Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :

- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




Article RH 3B Conseils
Sources : Commune de Lanildut / Maison de l'Algue / entretiens Science et Ethique
Photos : Commune de Lanildut / Maison de l'Algue / Science et Mer

vendredi 14 octobre 2011

La valorisation des coproduits marins, un pari gagnant


Rendez-vous très attendu par la communauté éducative et les centres de cultures scientifiques concarnois, les 6e Journées Science et Ethique découverte - organisées par l’APESTDD, 3B Conseils et leurs partenaires (*) - accueillent pour cette édition 2011 (13 et 14 octobre) des scolaires de Concarneau et Rosporden sur le thème "A la pêche aux déchets !" avec comme base de travail autour d'animations sur la gestion des déchets de la filière pèche, la valorisation des co-produits (**), les enjeux de la pêche du futur et les nouvelles réglementations européennes.
(Relire les articles du blog du 06/10/2011 et 13/10/2011).

Dans le même temps se déroule ce 14 octobre à l’IUEM-UBO (Brest) un colloque sur « La valorisation des co-produits marins, un pari gagnant ».

Dans 4 pays de la façade Atlantique (France, Espagne, Portugal, Irlande), 8 structures de recherche associées à 4 centres de transfert ont collaboré étroitement durant 3 ans sur la valorisation des produits et co-produits marins.
L’équipe de ce projet Européen livrera aujourd’hui le fruit de ces travaux, exemple réussi de la collaboration entre recherche académique et industriels pour élaborer des produits à forte valeur ajoutée et conquérir de nouveaux marchés.

La restitution de ces travaux portera sur :
- une cartographie des gisements de coproduits marins sur la façade atlantique

- les 5 actions pilotes : vérification de la faisabilité technique et pertinence des marchés cibles

- la bourse en ligne des coproduits marins

- la mise en réseau des acteurs et transfert de connaissances techniques

- des ateliers d’échanges (entreprises, structures de recherche et de transfert…) pour imaginer l’avenir

Rappel du contexte :
Environ 50% de ce qui est pêché est directement consommé comme aliment. Les 50% restant résultent des opérations de transformation
• éviscération, étêtage, filetage, pelage, décorticage, écorçage, lavage, décongélation, cuisson – et font l’objet d’une valorisation de masse pour 96% ;
• farine, huile, hydrolysats, hachis congelés pour l’alimentation animale dont 23% pour le petfood.

Comment mieux valoriser les restes de poissons, d’algues, de crustacés, de coquillages ?
Les entrailles, la peau, les arêtes, les débris de chairs doivent être considérés comme des coproduits dont on peut extraire de nombreuses molécules d’une grande utilité pour la santé humaine et animale.

Le réseau Biotecmar soutient le développement d’une filière intégrée utilisant les produits et coproduits marins issus de la pêche, de l’aquaculture, de l’algoculture et de l’agroalimentaire pour la production d’ingrédients à valeur ajoutée destinés à l’alimentation, la nutrition animale et humaine, la cosmétique et la santé (antioxydants, antistress, anti-hypertensif, collagène, pigment...).

"Le projet Biotecmar (***) : Fédérer les acteurs des régions atlantiques pour valoriser la biomasse marine"
La situation est semblable en Irlande, France, Espagne, Portugal et Royaume-Uni. Il faut développer des stratégies communes afin d’orienter la valorisation des coproduits marins vers des produits à plus forte valeur ajoutée, plutôt que de les considérer comme des déchets de faible intérêt.
Sur la façade atlantique, les acteurs sont dispersés, tandis que d’autres régions dans le monde (Canada, Asie, Norvège) sont déjà prêtes à conquérir des marchés en émergence.

Le projet Biotecmar souhaite soutenir le développement d’une filière pour la production d’ingrédients à valeur ajoutée à partir de produits marins peu exploités. Il est cofinancé avec l’appui de l’Union européenne (FEDER) dans le cadre du programme Transnational Espace Atlantique.


(*) le Musée de la pêche, le Marinarium, la Conserverie Mouettes d’Arvor (Gonidec), le CEFCM, les associations Cap vers la Nature et ANSEL (Association de Nettoyage au Service de l’Environnement et du Littoral)…, avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Ville de Concarneau.

(**) Un co-produit de la pêche est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !
En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.



(***) Biotecmar, c’est… :
- Analyser les points de blocage à l’utilisation des coproduits et étudier les valorisations possibles par chaîne de valeur (par espèce, par coproduit). - Créer un réseau atlantique en développant les relations entre les scientifiques, les producteurs, les transformateurs et les utilisateurs de ressources marines. - Informer et former les PME sur le potentiel des ressources marines, les processus de transformation, les activités biologiques d’intérêt, les questions de traçabilité, les aspects législatifs et les tendances des marchés via l’organisation de séminaires, formations, ateliers pratiques, conférences, rendez-vous, etc. - Aider les industries/PME de l’Ouest atlantique à s’approprier les techniques offertes par les biotechnologies.

Sur vos Agendas :

Les Journées découverte s’inscrivent dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Energies bleues pour une croissance verte ? ».



Article RH 3B Conseils
Sources : APESTDD / UBO
Photos : Christine Naud

jeudi 13 octobre 2011

Journées découverte 2011 à Concarneau : « A la pêche aux déchets ! »


L’édition 2011 les Journées Science et Ethique découverte 2011 à Concarneau se déroule depuis aujourd'hui et pour deux jours (13 et 14 octobre) avec des scolaires de Concarneau et de Rosporden .

Ces journées « A la pêche aux déchets ! »

, proposées par l'APESTDD présidée par le Professeur Michel Glémarec rencontrent chaque année un véritable succès auprès des jeunes avides de culture scientifique. Elles sont organisées avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Ville de Concarneau.
Elles ont pour objectif de présenter les projets technologiques et les animations scientifiques des associations, des scolaires et des universitaires, ainsi que les recherches expérimentées avec des jeunes.


Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Energies bleues pour une croissance verte ? ».



Chaque métier a ses particularités :
Les scolaires découvrent avec les vrais acteurs du monde de la pêche, de l’architecture navale et de la recherche, les différents aspects du monde de la mer.

L’objectif des journées découverte :
Donner aux scolaires avec leurs enseignants, les moyens de comprendre les évolutions qui interviennent pour exploiter durablement les ressources de la mer.
A tous les échelons, des obligations se mettent en place pour les armements de la pêche lesquelles souscrivent à une meilleure prise en compte de la biodiversité et de la transformation alimentaire notamment….

A tous les niveaux : local, départemental, régional (avec la gestion intégrée de la zone côtière et du littoral) , national (avec le Grenelle de la mer), européen (avec la Commission européenne) et mondial (avec l’UNESCO, l’OMI)…., des règles, des législations sont mises en place pour une pêche durable.
Ce sont des contraintes importantes. Il en découle de nouvelles activités humaines, économiques et environnementales destinées à mieux gérer les déchets de la pêche.

Ainsi, tout au long de la journée, les jeunes partent à la découverte de leur territoire avec leurs enseignants. Chaque classe participe à plusieurs animations, accueillie comme tous les ans par le Musée de la Pêche, le Marinarium, la Conserverie Mouettes d’Arvor, le CEFCM. Des animations sont organisées par ces structures partenaires et par les associations Cap vers la Nature et ANSEL (Association de Nettoyage au Service de l’Environnement et du Littoral)…

Lors de ces Journées, chaque élève reçoit un carnet de bord - document pédagogique élaboré par l'APESTDD et 3B Conseils avec l’aide de tous les partenaires - reprenant l’ensemble des interventions et proposant des quiz et jeux sur le parcours.

Le circuit Journées « découverte 2011 » propose :


Les partenaires (*) des Journées découverte "A la pêche aux déchets !" (traitées pour la première fois en 2009) approfondissent cette année le thème de la gestion des déchets de la filière pèche, de la valorisation des co-produits (**) mais également les enjeux de la pêche du futur, avec des échos sur les nouvelles réglementations européennes.

Les animations proposées par les partenaires offrent ainsi aux élèves une véritable base de travail.


Au Musée de la pêche :
« Les déchets en folie » : animation sur la gestion des déchets à bord des bateaux de pêche et sur la durée de vie des déchets par le Musée de la Pêche, restitution de travaux d’élèves de l’année 2010, (Collège des Sables Blancs..), "Les évolutions des bateaux de pêche" et présentation de la maquette du thonier de pêche polyvalent à voile (filet, palangre, tangon), conçue par Hervé Gloux, architecte naval et ancien directeur du Musée de la pêche.
"Origine des déchets et impacts sur le milieu" par l’ANSEL.
"Dégustation de produits issus de la pêche", transformés par la conserverie Gonidec.

Au Marinarium :
« Tout est bon dans le poisson… », valorisation des co-produits de la pêche et des prises accessoires par le Marinarium.
« Merci les sales bêtes ! », le recyclage naturel des « déchets » produits par les organismes vivants par l’Association Cap vers la Nature !

…. "En route pour la pêche du futur " avec des échos sur les nouvelles réglementations européennes.

A la conserverie Mouettes d’Arvor (Gonidec) :
Présentation de la conserverie : "de la mise en boîte à la valorisation des co-produits".


Pour préparer les Journées « découverte »
plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : des lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu »
- l’Espace des sciences qui organise du 7 au 16 octobre à Rennes le festival des Sciences.


(*) Les partenaires :
Marinarium de Concarneau – Muséum National d’Histoire Naturelle
Un musée de laboratoire qui expose les travaux des chercheurs dans les domaines de la vie marine, de l'environnement et des ressources de l'océan. www.mnhn.fr/mnhn

Musée de la Pêche de Concarneau (www.musee-peche.fr)
Situé dans le cadre exceptionnel de l'enceinte fortifiée de la Ville-Close, le Musée présente sur 1500m², l'histoire et les techniques des pêches maritimes du monde entier. Deux heures de visite (dioramas, maquettes, vidéos, aquariums, embarcations) De quoi en apprendre sur le monde de la pêche, sur la construction des navires et sur toutes les méthodes de conservation du poisson.


Conserverie Gonidec « Les Mouettes d'Arvor » (www.gonidec.com)
Sardinerie emblématique de Concarneau une visite exceptionnelle est organisée avec Danièle Gonidec. Une véritable immersion dans l'univers traditionnel de la fabrication de conserves de sardines, maquereaux, thon….

Association de Nettoyage au Service de lʼEnvironnement et du Littoral (ANSEL) (http://asso.ansel.free.fr)
Dʼaprès le programme de lʼONU (organisation des Nations Unies) pour lʼenvironnement chaque kilomètre carré dʼocéan contiendrait 120 000 morceaux de plastique causant ainsi la mort dʼun million dʼoiseaux et de 100 000 mammifères marins. Dans certain endroit de lʼocéan, il y a six fois plus de plastique que de plancton. La laisse de mer … Il y a déchets et déchets !
Réagir tous ensemble avec l’association ANSEL et réduire enfin cette dramatique pollution…

Cap vers la nature (www.cap-vers-la-nature.org )
Une association loi de 1901 agréée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, animée par des professionnels spécialisés en aquaculture, dont objectif consiste à faire connaître la vie aquatique, depuis ses composantes microscopiques telles que le plancton jusqu'aux liens que l'homme entretient avec elle.


(**) Un co-produit de la pêche est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !
En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.




Article RH 3B Conseils
Sources APESTDD / 3B Conseils
Photos Christine Naud

mardi 11 octobre 2011

Mobilisation bretonne contre le projet de réforme pour la politique commune des pêches

Le projet de réforme pour la politique commune des pêches (PCP) , présenté par la Commissaire européenne Maria Damanaki, le 13 juillet 2011, a suscité de nombreux remous et des critiques tant dans la filière pêche qu’auprès des élus bretons (relire l’article du blog du 4/07/2011). La PCP doit entrer en vigueur le 1er janvier 2013.

Dans l’article du blog du 20/07/2011, nous rappelions qu’en Bretagne où la pêche est un des secteurs économiques traditionnels , la Région contestait les orientations et les mesures préconisées par la Commission européenne.
Le Conseil régional de Bretagne considérant que l’Europe, a renoncé à ouvrir le chantier de la pêche durable, en se limitant à la gestion des ressources, son président Jean-Yves Le Drian, indiquait que ce « paquet PCP » qui déterminera les activités de la pêche pour les 10 années à venir n'est pas acceptable en l’état : « Pour la première fois, la Commission européenne ne considère plus la pêche comme un enjeu économique et social et s'apprête à assumer des pertes d'emplois et des baisses d'activités conséquentes ».


La mobilisation ne faiblit pas et les élus bretons comme les représentants des pêcheurs se poursuit . C’est ainsi que pour montrer son désaccord avec les propositions pour la nouvelle PCP, Pierre Maille - président du Conseil général du Finistère et membre du Comité des régions de l'Union européenne - , Isabelle Thomas – vice-présidente de la région Bretagne chargée de la mer et de la protection du littoral - et André Le Berre – président du Comité régional des pêches maritimes et élevages marins - ont convié les différents acteurs du secteur à une matinée d’échanges et de débats, le 12 octobre au Parlement européen.

Cette rencontre vise à sensibiliser les instances européennes aux enjeux de la pêche en Bretagne. En effet, 30 % des emplois liés à la Pêche sont localisés sur le littoral breton, le Finistère étant quant à lui le premier département de la pêche en France.

Les études d'impacts socio-économiques jointes au paquet PCP font état de 10 à 20 % de suppressions d'emplois directs embarqués, ce qui impliquera la perte de dizaines de milliers d'emplois dans l'ensemble de la filière.

Pour aller plus loin :

- Relire également quelques-uns des articles parus dans le blog : le 10/11/2009, le 29/04/2010, le 03/05/2010

- Consultez les statistiques de la PCP

- Vous pouvez retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2004 qui abordaient ces problématiques au travers du thème « Les pêches et les avancées scientifiques ».







Les questions liées à la pêche (gestion de la filière, ressources halieutiques, gestion durable des espèces, biodiversité du littoral, PCP, conflits d'usages, avancées scientifiques et techniques) sont autant de sujets traités années après années lors des entretiens Science et Ethique.

Vous pouvez vous référer aux archives des entretiens et retrouver l'ensemble des interventions des acteurs de la filière de la pêche et les débats en vidéos.



Vous trouverez notamment les interventions des représentants du comité régional des pêches maritimes :

André Le Berre (président),
 Gérald Hussenot (secrétaire général),
 Violaine Merrien (chargée de mission).

Article RH 3B Conseils
Sources Région Bretagne

lundi 10 octobre 2011

Journées découverte en Côtes d'Armor : « Energies de la mer, changement climatique et plans climat-énergie »

Depuis cinq ans les centres de culture scientifique costarmoricains, avec l'Association pour la Promotion de l'Ethique des Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD) et 3B Conseils organisent les « Journées Science et Ethique découverte» sur les énergies renouvelables de la mer.

Ces journées proposées par l'APESTDD présidée par le Professeur Michel Glémarec rencontrent chaque année un véritable succès auprès des jeunes avides de culture scientifique. Elles sont organisées avec le soutien de la Région Bretagne.


Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue pour une croissance verte ? ».

L’édition 2011 des Journées Science et Ethique « découverte » se déroule depuis ce lundi 10 octobre avec des classes scolaires de Lannion, Pleumeur-Bodou et Perros-Guirec. Tout au long de la journée, les jeunes partent à la découverte de leur territoire avec leurs enseignants. Chaque classe participe à plusieurs animations tout au long de la journée et chaque élève se voit remettre un document pédagogique (le carnet de bord) élaboré par l'APESTDD et 3B Conseils.

Les scolaires riverains du littoral costarmoricain qui ont été les premiers à découvrir l’énergie et les métiers de la mer de demain sont accueillis comme tous les ans, par des animatrices et animateurs spécialisés, des professionnels de la mer, des élus… qui présentent et commentent les plans climat, l’intégration des énergies renouvelables de la mer dans un mix énergétique.
Ainsi pour comprendre les enjeux et utiliser les ressources naturelles de la mer et du littoral, il faut connaître son environnement. Les animations présentées collent directement à l'actualité puisque les Côtes d'Armor comme l'arc Manche Atlantique offrent des zones littorales favorables pour l’implantation des hydroliennes et éoliennes posées ou flottantes (*).

Les classes partageront avec les animateurs les informations sur le changement climatique, le rôle des plans climat des territoires, ses impacts sur les territoires, les techniques d’exploitation pour récupérer les énergies de la mer : éolienne, hydrolienne, marémotricité… à partir des ressources naturelles : vent, marée, houle, courant, algues et microalgues, la surveillance par satellites des océans, la gestion et l’efficacité énergétique à l’aide des réseaux intelligents.

Le circuit Journées « découverte 2011 » propose :

- "Les moulins à marée de Ploumanac’h et de Trégastel", une véritable histoire de l’homme et de l’océan … présentation par Marie Le Scanve (de la Maison du Littoral de Perros-Guirec) et Jean-Marc Terrade (de l’association "Interactions-Pleine nature-Education à l’environnement").

- Une animation sur "les satellites de surveillance des océans", à la Cité des télécoms, avec Sylvie Guignard et Violaine Cogneau-Paturel.

- Une conférence DCNS-Brest sur "les machines des énergies renouvelables de la mer " par Chloë Richon (département marketing DCNS Incubateur-Brest).

- Des rencontres avec des élus autour des «Plans Climat Energie Territoriaux » dans les Côtes d’Armor.

- "Une dégustation de produits culinaires" proposée par le Lycée hôtelier Saint Joseph de Lannion avec Philippe Couloigner et les élèves cuisiniers.


Pour préparer les Journées « découverte »
plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : des lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu »
- la Cité des télécoms, le Planétarium, la Maison du Littoral
- l’Espace des sciences qui organise du 7 au 16 octobre à Rennes le festival des Sciences.


CLIMAT, ENERGIES DE LA MER : Que fait-on dans les Côtes d’Armor ?

Rappel du contexte :
L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a annoncé qu’en 2010, 30,6 gigatonnes de CO2 ont été émis dans le monde – 30 mai 2011.
2010 restera l'année la plus polluante de l'histoire. C'est un revers pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les spécialistes de la question doivent se retrouver en décembre pour mener de nouvelles négociations à Durban (COP17 -Durban).

D’après les dernières études publiées fin mai 2011, les 27 pays membres de l’Union européenne ont vu leurs émissions de CO2 reculer de 7,1% en 2009 par rapport à 2008. Une progression qui contraste avec les derniers chiffres de l’AIE établissant un record de consommation dans le monde.


Des émissions liées à la reprise économique.
Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) liées au secteur de l’énergie ont augmenté de 5% par rapport à 2008 après une faible baisse en 2009, liée à la crise économique. Ces émissions proviennent des énergies primaires : du charbon (44 %), du pétrole (36 %), et 20 % du gaz.

Comment sauver le protocole de Kyoto signé en 1997 ?
En décembre 2010, 194 pays étaient réunis à Cancun avec pour objectif la limitation de la hausse de la température moyenne de la terre à 2°C d’ici 2100 (par rapport à 1850). L’AIE précise que 60 % des émissions de CO2 liées au secteur de l’énergie proviennent désormais des pays émergents, la Chine et l’Inde en tête.

Institué par le Plan Climat National et repris par les lois Grenelle 1 et 2 (décret d’application du 11 juillet 2011), le Plan Climat Energie Territorial (PCET) a pour but d’atténuer ou de réduire les émissions de Gaz à effet de serre (dans la perspective du facteur 4, soit diviser par 4 les émissions d’ici 2050) et de réduire la vulnérabilité du territoire contre le réchauffement climatique.

A l’échelle des villes de plus de 50 000 habitants, le PCET est obligatoire d’ici le 31 décembre 2012. Pour qu’il soit efficace, des communautés de communes se réunissent pour y participer et regroupent ainsi des villes ou des bourgs dont le nombre d’habitants est nettement moins important. C’est le cas, par exemple, en Région Bretagne en général et dans le département des Côtes d’Armor.

L’obligation est aussi d’atteindre 20 % d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique, de diminuer de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et de réduire de 20 % la consommation d'énergie d'ici à 2020.

Du local au mondial : qui fait quoi pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?
- Les habitants du littoral peuvent-ils participer à la mise en place des plans Climat Energie des territoires ? - Comment les villes de Perros Guirec et Pleumeur Bodou mettent-elles en place leur PCET ?
- Quel rôle joue le Conseil régional de Bretagne et le département des Côtes d’Armor ?
- Comment les communautés de communes interviennent-elles ?
- Les énergies renouvelables de la mer participeront-elles à la réduction des émissions de Gaz à effet de serre ?
- Comment a-t-on choisi les zones d’implantation des nouvelles machines qui vont produire de l’énergie ?
- Comment choisit-on une technologie marémotrice, hydrolienne ou éolienne offshore ?
- Peut-on faire d’un site de production d’énergie, un lieu de tourisme culturel ?
- Est-ce que de nouveaux métiers seront créés pour exploiter les océans comme ressources énergétiques ?


(*) Quelques repères :
- Un « mix » énergétique
Tout le monde la connaît. L’usine marémotrice de la Rance exploitée par EDF a été la première usine de production d’électricité installée dans le monde.

- Les hydroliennes
C’est encore prématuré, mais, d’ici l’année prochaine dans les Côtes d’Armor, une nouvelle forme de machine, une hydrolienne, participera à la production d’électricité. Le parc hydrolien EDF de Paimpol Bréhat (Côtes d’Armor) avec l’hydrolienne irlandaise OpenHydro sera le premier parc opérationnel en France dès 2012…
DCNS présentera les techniques utilisées et les différentes entreprises qui participent au projet.
Pour mémoire, dans le Finistère, c’est Eussabella dans le Fromveur au large de Ouessant qui devrait commencer ses essais.

- Les éoliennes
L’arc « Atlantique Manche Mer du Nord » offre des zones favorables à l’implantation d’hydroliennes et éoliennes posées. Cinq zones ont été retenues avant l’appel d’offre du gouvernement du 11 juillet 2011 dont les résultats seront connus en 2012. Pour en savoir plus consulter le blog des énergies de la mer.

Il s'agit de :
- La Baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) sur 180 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) sur 110 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
- Fécamp (Seine-Maritime) sur 88 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Courseulles-sur-Mer (Calvados) sur 77 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- L’Estuaire de la Loire à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) sur 78 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
Le tout représentant une surface totale de 533 km2 en mer.

- La gestion intégrée de la mer et du littoral …un nouvel enjeu.
Pour bien utiliser les ressources naturelles de la mer et du littoral, il faut connaître son environnement.

La charte des espaces côtiers de Bretagne est exemplaire.
La gestion intégrée des zones côtières (GIZC) doit tenir compte de la multiplicité des métiers de la mer civils, militaires, mais aussi des impacts de l’activité humaine sur le milieu marin. La vie économique et sociale du territoire concernent directement les générations futures et fait partie intégrante des enjeux. Reconstruire une économie de production aux côtés des industries de service est l’avenir.


Article RH 3B Conseils
Sources APESTDD / 3B Conseils
Photos Christine Naud