Les blogs "Science et Ethique, Défense et Environnement et Energies de la mer" ont été l'objet d'une attaque de pirates et d'un détournement de contenus entre le 29 avril 2011 et le 6 mai 2011. Cette attaque a empêché toute intervention des éditeurs et auteurs sur les contenus des articles et sur les colonnes de " Dernières Nouvelles "et " Calendrier ".
Le contrôle a pu être rétabli dans la nuit du 6 mai 2011.
Les blogs médias n'ont pas publié d'articles les 4, 5 et 6 mai, Les parutions reprendront normalement lundi 9 mai 2011.
L'entreprise Google France a été saisie, une plainte a été déposée auprès de la Direction générale de la police nationale française, aux USA : les sociétés américaines Adbrite, Infinityads et la société Chititika qui a bloqué le compte du pirate et transmis le dossier à son département fraudes.
Toutes les précautions ont été prises pour que vous ne soyez plus gênés.
L'équipe 3B Conseils vous remercie de votre confiance
Le blog propose une veille internationale et régionale sur les sujets traités par les entretiens dédiés aux énergies de la mer dans le cadre de "Science et Ethique ou le devoir de parole" (technologies marines, énergies, aménagement du territoire, économie de la mer…). Il permet de suivre les principales évolutions des politiques maritimes à travers l'actualité médias.
samedi 7 mai 2011
mardi 3 mai 2011
Les blogs science et éthique, énergies de la mer, défense et environnement sont victimes depuis le 29 avril 2011 d'une attaque informatique sur les contenus et le mode d'administration. Les solutions juridiques sont en cours.
Nous prions nos lecteurs de nous excuser pour la perturbation occasionnée notamment par les bandeaux de publicités AdBrite ou/et infinityads qui s'ouvrent spontanément en tête de site et qui ne sont pas souhaitées par 3B Conseils. Google et 3B Conseils mettent tout en oeuvre pour rétablir la publication Science et Ethique dans les meilleurs délais.
Brigitte Bornemann - Directrice des publications
Nous prions nos lecteurs de nous excuser pour la perturbation occasionnée notamment par les bandeaux de publicités AdBrite ou/et infinityads qui s'ouvrent spontanément en tête de site et qui ne sont pas souhaitées par 3B Conseils. Google et 3B Conseils mettent tout en oeuvre pour rétablir la publication Science et Ethique dans les meilleurs délais.
Brigitte Bornemann - Directrice des publications
lundi 2 mai 2011
Brest fête l’Europe du 4 au 13 mai 2011
Du 4 au 13 mai, Brest fête l'Europe au travers de diverses animations : concerts, animations, dégustation, jeux, dictée de l'Europe….La Maison de l’Europe présidée par Emmanuel Morrucci et son équipe proposeront avec l’ensemble des partenaires - dont la Ville de Brest représentée par son adjoint aux relations internationales Réza Salami (*)-, plusieurs temps forts au public.
La Dictée de l'Europe
Mercredi 4 mai, à 14h30 à la Faculté Victor-Segalen, Amphi 3.
En partenariat avec l'association « Les Fêlés de l'Orthographe », la Maison de l’Europe donne une nouvelle fois rendez-vous aux personnes qui souhaitent tester leurs connaissances en orthographe lors de la Dictée de l’Europe.
Le thème de cette 10e édition portera sur l’Année européenne 2011 du bénévolat et du volontariat. L’objectif de la Dictée est avant tout de proposer une animation pédagogique et ludique.
Que les candidats peu sûrs de leur syntaxe se rassurent, il existe deux catégories : adultes amateurs et adultes confirmés. Les trois meilleures copies de chaque catégorie recevront un beau prix lors d’une cérémonie à la Mairie de Brest.
Inscriptions auprès de la Maison de l’Europe au 02 98 46 60 09 ou le jour de la Dictée (sous réserve des places disponibles). Adultes amateurs et confirmés sont les bienvenus sur les bancs de l’école pour tester leurs connaissances en orthographe à l’occasion de la Dictée de l’Europe 2011.
L'Europe dans votre assiette
Du 9 au 13 mai dans les Restaurants universitaires de Brest.
En partenariat avec le CLOUS de Brest et durant toute une semaine, les restaurants universitaires brestois se mettent aux couleurs de l’Europe. Les étudiants pourront découvrir des spécialités culinaires de différents pays européens dans des menus spécialement concoctés pour l’occasion.
Pour connaître les lieux et les dates : www.maisoneurope-brest.eu
Le Village Europe
Samedi 7 mai, de 14h00 à 18h Place de la Liberté
Européens d’ici et d’ailleurs, petits et grands sont invités à fêter l’Europe sur la place de la Liberté !
Au programme :
- concerts (la Kevrenn Sant Mark, Mi Alma, ...) ;
- jeux européens avec l’association Dézépions ;
- démonstration de danse folklorique (Rancho Estrelas do Minho) ;
- dégustations de spécialités européennes et lancement officiel de « la crêpe Europe »;
- expositions.
Rencontre- dialogue avec la députée Agnès Le Brun
Samedi 7 mai, à 15h Place de la Liberté (stand conférence)
Échanges et débats avec Madame Agnès Le Brun députée au Parlement européen – Maire de Morlaix sur son rôle et ses missions de députée européenne.
Revoir ici son intervention.
Article RH 3B Conseils
Sources : Maison de l’Europe / Ville de Brest
Photo : Parlement européen
vendredi 29 avril 2011
Idée de sortie : Salon "La Mer en Livres" au Conquet

Le sixième édition du salon du livre du Conquet, organisée par l'association "La mer en livres" accueille ce week-end des 30 avril et 1er mai, 40 auteurs qui parlent de la mer, avec comme invité d'honneur Jean-Charles Kraehn auteur bien connu de tous les amateurs de bandes dessinées développant des sujets historiques.

Il est notamment l’auteur de "2000 ans d'histoire de la Bretagne", un album réalisé collectivement avec de nombreux autres grands noms du genre (publié en 1983 aux éditions IDP). Il présentera au Conquet ses derniers ouvrages.
Le salon propose la découverte de la mer au travers des livres avec des ateliers, des expositions, et animations…
Parmi les autres auteurs présents on notera notamment :
Pour la jeunesse : Christophe Boncens ses albums de découverte du milieu marin pour les tout petits et Joan Samson ses histoires de sauvetages maritimes.
L'amiral Lau
rent Mérer (*) (relire article du blog du 29/10/2009), Jean Carriou, Gilles Letournel, Louis Pouliquen, Elisabeth de Sainte Foy et Marie Sizun qui font connaître au public leurs derniers romans dont le littoral, la plage et le grand large constituent le décor.
Stéphane Jaffrezic dédicacera ses nouveaux romans policiers entraînant ses lecteurs l'un dans les coulisses du groupe des Tri Yann et l'autre dans celles du port de Brest. Quant à Gérard Chevalier, il a placé le cadre de son suspense policier au cœur des monts d'Arrée sur fond de de légendes terrifiantes et de malédictions.
Des ouvrages historiques de tous genres seront présents en nombre cette année. Ceux de Gérard Recorbet sur les embarcations à voiles de toutes sortes depuis la préhistoire jusqu'au moyen âge, les recherches de Jakez Cornou sur les combats et les naufrages au large de nos côtes, de Michel Giard et d'Annpôl Kassis sur les grandes catastrophes maritimes, de l'amiral Nerzic sur la marine du temps de Louis XIV, de Dominique Salles sur l'histoire des sous-marins, de Michel Perchoc sur les grandes pages de l'histoire navale et enfin de Jean-Jacques Monnier sur l'histoire récente de la Bretagne.
Des œuvres de mémoire aussi: Jos Fouquet fait revivre son père, marin pêcheur de l'île de Sein, Jean-Paul Léger retrace son expérience de spécialiste radio à bord des cargos, Louis Cozan sa carrière de gardien de phare, Stéphane Dugast ses navigations à bord de la Jeanne.

Le patrimoine n'est pas oublié: Si Pierre Labat Ségalen présente un superbe travail sur les cadrans solaires bretons, de nouveaux atlas voient le jour: l'un de Françoise Péron qui a pour objet le patrimoine maritime finistérien (relire article du blog du 30/11/2010), l'autre de Mikael Bodloré sur la culture bretonne.
Et tout cela sans oublier les nouveaux recueils poétiques de Jean-Pierre Boulic et d'Andrée Bardèche-Boivin dont les envolées touchent toujours la fibre sensible des visiteurs et les invitent à des voyages oniriques par-delà les océans...
Les visiteurs pourront également participer aux quatre conférences proposées :
- "Du Titanic au Normandie, des paquebots de malheur" , par Michel Giard : Samedi 30 avril à 14h 00
- "La piraterie" par Laurent Mérer : Samedi 30 avril à 16h00
- "Histoire d'un siècle en Bretagne", par Jean-Jacques Monnier : Dimanche 1er mai à 14h 00
- "Le livre numérique", par Charles Kermarec, PDG de la Librairie Dialogues (**) : Dimanche 1er mai à 16h00
Enfin le film "La Jeanne, porte hélicoptères R 97" de Stéphane Dugast sera présenté le dimanche 1er mai à 10h30 salle de la mairie.
(*) Pour mém
oire :
Laurent Mérer - alors préfet maritime de l’Atlantique- est intervenu aux entretiens Science et Ethique en 2005 « Le littoral est les avancées scientifiques ».
"Le littoral et les avancées scientifiques” : Comment les recherches sur le littoral et son développement s’organisent en France, en Europe, autour de l’Océan Atlantique ? Quels sont les outils qui permettent d’anticiper sur l’évolution de la hauteur du niveau des océans et ses conséquences pour ce territoire complexe entre la terre et la mer ? Comment les élus et les pouvoirs publics utilisent les données scientifiques et technologiques et le grand public y a-t-il accès ?
L' intervention de Laurent Mérer portait sur le thème « La loi Littoral et l’impact sur le rôle de la Marine Nationale ».
Revoir ici son intervention
Laurent Mérer a publié précédemment :
- « Alindien : un marin dans l’Océan Indien » (2006)
- « Préfet de la mer » (2007)
- « Moi Osmane, pirate somalien » (2009).

(**) Rappelons que la Librairie Dialogues est partenaire depuis de nombreuses année des entretiens Sciences et Ethique. La 15ème édition des entretiens se déroulera les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis-Brest.

Il est notamment l’auteur de "2000 ans d'histoire de la Bretagne", un album réalisé collectivement avec de nombreux autres grands noms du genre (publié en 1983 aux éditions IDP). Il présentera au Conquet ses derniers ouvrages.
Le salon propose la découverte de la mer au travers des livres avec des ateliers, des expositions, et animations…
Parmi les autres auteurs présents on notera notamment :
Pour la jeunesse : Christophe Boncens ses albums de découverte du milieu marin pour les tout petits et Joan Samson ses histoires de sauvetages maritimes.
L'amiral Lau
rent Mérer (*) (relire article du blog du 29/10/2009), Jean Carriou, Gilles Letournel, Louis Pouliquen, Elisabeth de Sainte Foy et Marie Sizun qui font connaître au public leurs derniers romans dont le littoral, la plage et le grand large constituent le décor.Stéphane Jaffrezic dédicacera ses nouveaux romans policiers entraînant ses lecteurs l'un dans les coulisses du groupe des Tri Yann et l'autre dans celles du port de Brest. Quant à Gérard Chevalier, il a placé le cadre de son suspense policier au cœur des monts d'Arrée sur fond de de légendes terrifiantes et de malédictions.
Des ouvrages historiques de tous genres seront présents en nombre cette année. Ceux de Gérard Recorbet sur les embarcations à voiles de toutes sortes depuis la préhistoire jusqu'au moyen âge, les recherches de Jakez Cornou sur les combats et les naufrages au large de nos côtes, de Michel Giard et d'Annpôl Kassis sur les grandes catastrophes maritimes, de l'amiral Nerzic sur la marine du temps de Louis XIV, de Dominique Salles sur l'histoire des sous-marins, de Michel Perchoc sur les grandes pages de l'histoire navale et enfin de Jean-Jacques Monnier sur l'histoire récente de la Bretagne.
Des œuvres de mémoire aussi: Jos Fouquet fait revivre son père, marin pêcheur de l'île de Sein, Jean-Paul Léger retrace son expérience de spécialiste radio à bord des cargos, Louis Cozan sa carrière de gardien de phare, Stéphane Dugast ses navigations à bord de la Jeanne.

Le patrimoine n'est pas oublié: Si Pierre Labat Ségalen présente un superbe travail sur les cadrans solaires bretons, de nouveaux atlas voient le jour: l'un de Françoise Péron qui a pour objet le patrimoine maritime finistérien (relire article du blog du 30/11/2010), l'autre de Mikael Bodloré sur la culture bretonne.
Et tout cela sans oublier les nouveaux recueils poétiques de Jean-Pierre Boulic et d'Andrée Bardèche-Boivin dont les envolées touchent toujours la fibre sensible des visiteurs et les invitent à des voyages oniriques par-delà les océans...
Les visiteurs pourront également participer aux quatre conférences proposées :
- "Du Titanic au Normandie, des paquebots de malheur" , par Michel Giard : Samedi 30 avril à 14h 00
- "La piraterie" par Laurent Mérer : Samedi 30 avril à 16h00
- "Histoire d'un siècle en Bretagne", par Jean-Jacques Monnier : Dimanche 1er mai à 14h 00
- "Le livre numérique", par Charles Kermarec, PDG de la Librairie Dialogues (**) : Dimanche 1er mai à 16h00
Enfin le film "La Jeanne, porte hélicoptères R 97" de Stéphane Dugast sera présenté le dimanche 1er mai à 10h30 salle de la mairie.
(*) Pour mém
Laurent Mérer - alors préfet maritime de l’Atlantique- est intervenu aux entretiens Science et Ethique en 2005 « Le littoral est les avancées scientifiques ».
"Le littoral et les avancées scientifiques” : Comment les recherches sur le littoral et son développement s’organisent en France, en Europe, autour de l’Océan Atlantique ? Quels sont les outils qui permettent d’anticiper sur l’évolution de la hauteur du niveau des océans et ses conséquences pour ce territoire complexe entre la terre et la mer ? Comment les élus et les pouvoirs publics utilisent les données scientifiques et technologiques et le grand public y a-t-il accès ?
L' intervention de Laurent Mérer portait sur le thème « La loi Littoral et l’impact sur le rôle de la Marine Nationale ».
Revoir ici son intervention
Laurent Mérer a publié précédemment :
- « Alindien : un marin dans l’Océan Indien » (2006)
- « Préfet de la mer » (2007)
- « Moi Osmane, pirate somalien » (2009).

(**) Rappelons que la Librairie Dialogues est partenaire depuis de nombreuses année des entretiens Sciences et Ethique. La 15ème édition des entretiens se déroulera les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis-Brest.
Article RH 3B Conseils
Source : La Mer en Livres
jeudi 28 avril 2011
« Quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ? »

Au travers des défis qui aujourd’hui sont posés à notre société, c’est sans doute la manière d’appréhender la ville qui va le plus changer dans les modes de gouvernance notamment dans l’approche économique et sociétale, dans la participation citoyenne et l’appropriation des différentes composantes : la complémentarité de l’humain et de l’urbain.
C’est tout l’enjeu d’une société basée sur le développement durable et sur la capacité des Etats et les Collectivités à faire basculer leurs modes de vie, leurs modes de production et de consommation vers une démarche plus respectueuse et responsable.
« L’économie verte» c’est-à-dire la possibilité d’assurer un développement économique à partir de nouveaux métiers, de nouveaux débouchés et donc une nouvelle croissance, constitue une véritable opportunité. Dans cette perspective l’enjeu énergétique est primordial.
Les villes, si elles n’occupent que 2 % de la surface de la planète, concentrent 80 % des émissions de CO2 et consomment 75 % de l’énergie mondiale. Ainsi, l’empreinte écologique d’une ville dépasse sa superficie, et s’étend sans cesse en prélevant des ressources sur d’autres territoires. Le secteur de l’habitat à lui seul utilise 40 % des ressources de la planète en matériel et en énergie pour la construction et l’exploitation des bâtiments, produisant un tiers des émanations de CO2.
Cependant, certaines villes compactes, concentrant un nombre élevé d’habitants, mélangeant sur un même territoire les fonctions résidentielles, travail, loisirs, et ayant mis en place des systèmes de transport collectif efficaces, ont un taux d’émission de gaz à effet de serre (GES) par habitant inférieur à la moyenne du pays où elles se situent. C’est le cas par exemple de New-York (un tiers de moins) de Londres ou de Tokyo (près de 50 % de moins).
Sur un autre aspect, la réflexion à engager sur les infrastructures urbaines comme les aménagements portuaires pour les villes du littoral devra intégrer les impacts écologiques, le respect de la biodiversité et de la qualité de vie. Concevoir ces infrastructures favorisant une économie respectueuse de l'environnement, cela implique tout un ensemble de paramètres : les déplacements, la gestion des déchets, des eaux usées, le raccordement électrique…. Mais c’est aussi engager une réflexion plus large sur l’éco-conception.

Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.
Les entretiens de 2011 poursuivront cette réflexion de fond notamment sur la « croissance verte » et son financement et sur les plans climat territoriaux.
En effet, en première ligne dans la lutte contre le changement climatique, les villes ont encore peu accès aux financements prévus par le protocole de Kyoto.
Alors que le Grenelle de l’environnement oblige les collectivités de plus de 50 000 habitants à se doter d’un Plan Climat avant 2012, un certain nombre d’initiatives ont d’ores et déjà été prise par anticipation par des collectivités locales ou territoriales. (Relire l'article du blog du 11/12/2009 sur la préparation du plan climat de Brest métropole océane).
L’objectif de l’Union européenne de réduire de -20 % les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, d’ici 2020%, place ainsi les collectivités dans une nécessaire dynamique volontariste de contribution aux efforts européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Afin d’atteindre cet objectif, les collectivités territoriales notamment ont un rôle d’impulseur, et devront fédérer autour d’eux les différents acteurs du territoire engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique : collectivités locales, associations, entreprises, mais aussi les citoyens.
« Quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ? »
L’OCDE et la CDC C
limat - filiale de la Caisse des Dépôts et consignation - ont donc présenté il y a quelques jours à l’occasion d’une table-ronde « quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ? », une étude "Villes et marchés du carbone" menée conjointement par les deux entités et portant sur les villes et les marchés du carbone.
Pour Pierre Ducret, président de CDC Climat, filiale de la Caisse des dépôts dédiée au changement climatique « La lutte contre le changement climatique se gagnera dans les villes ».
Les villes concentrent déjà 50 % de la population mondiale, consomment les deux tiers de l'énergie et sont responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Et ce n'est qu'un début si l'on en juge par l'urbanisation galopante. En outre, de la construction aux transports en passant par la gestion des déchets, les autorités urbaines peuvent influer directement sur leurs émissions.
Les projets qui s'accompagnent d'autres avantages que la seule diminution de ces émissions (par exemple, la disparition de mauvaises odeurs), figurent parmi les rares ayant réussi à décrocher des fonds issus de la «finance carbone ». Sur quelque 5 milliards de dollars, en 2008, moins de 10 % des MDP (mécanismes de développement propres, pour les pays du Sud) et MOC (mises en œuvre conjointes, dans les pays développés) concernaient des projets urbains.
Pourtant, les mécanismes de projets prévus par le protocole de Kyoto qui ont permis un financement de 5 milliards d’euros en 2008 ont jusqu’à présent été peu mobilisés par les collectivités territoriales pour mettre en œuvre leurs politiques climatiques.
A travers 10 exemples de villes*, de pays développés et en développement, cette étude OCDE/CDC Climat tire deux principaux enseignements (Résumé et étude complète en ligne sur CDC Climat et sur l'OCDE) :
- En premier lieu, la valorisation des réductions d’émission de carbone dans le cadre de projets urbains concerne surtout la gestion des déchets et les réseaux énergétiques. Dans ces secteurs, elle permet de financer une part importante des investissements et de dispenser des bénéfices immédiatement perceptibles par les habitants.
- Deuxièmement, l’adoption de méthodes simples et de technologies éprouvées, une forte volonté politique, l’engagement du secteur privé plus à même de gérer les risques financiers des projets apparaissent comme les principales conditions du succès.
« Les villes sont les moteurs de nos économies mais produisent aussi la plus forte empreinte environnementale, donc la croissance verte se fera dans les villes ou elle ne se fera pas », a déclaré Joaquim Oliveira Martins, de l’OCDE.
Pierre Ducret, P-DG de CDC Climat a souligné « C’est la combinaison d’instruments innovants, avec des ressources publiques et privées qui permettra de financer la transition vers des territoires décarbonés. »
Lors de cette table-ronde les acteurs de collectivités territoriales se sont exprimés sur le sujet :
Pour Bruno Charles, Vice-président du Grand Lyon en charge de l’agenda 21, du plan climat et de l’énergie « L'agglomération a identifié la réhabilitation des copropriétés comme une cible prioritaire. Le Grand Lyon a décidé d'y consacrer 40 M€ sur 3 ans pour amorcer la dynamique. Mais cet effort budgétaire devra être relayé par d'autres types de financements. CDC Climat nous appuie dans notre réflexion, pour imaginer des solutions créatives ».
Olivier Degos, Délégué régional au Développement durable et solidaire du Conseil régional d’Aquitaine a rappelé : " deux ans après la tempête Klaus qui a dévasté le massif landais ,le partenariat avec CDC Climat et son expertise en la matière va nous permettre de contribuer aux actions de reboisement sous l'angle innovant de l'économie carbone en région ".
Les Marchés locaux
Ces mécanismes du protocole de Kyoto sont destinés à financer le coût d'une technologie permettant de réduire les émissions d'une installation, qu'il s'agisse de production d'énergie ou de transformation de déchets. Ou même d'amélioration de l'efficacité énergétique dans les bâtiments ou les transports. Mais pour ces secteurs, les méthodologies de calcul des émissions évitées ne sont pas encore au point. En outre, la conception et la mise en œuvre de « projets Kyoto » sont longues et coûteuses, et requièrent des compétences spécifiques encore peu répandues dans les équipes municipales. Comme le montre l' étude conjointe de l'OCDE et de CDC Climat, les projets urbains les plus représentés recourent à des technologies simples et éprouvées présentant une bonne rentabilité, comme la production d'énergie à partir de gaz de décharges.
Autres facteurs de réussite, un soutien du secteur privé en matière de technologie et de gestion des risques, une forte volonté politique et une bonne gouvernance. Selon l'OCDE, pour que les projets urbains accèdent plus facilement à la finance carbone, les gouvernements nationaux doivent mieux reconnaître le rôle des villes, les accompagner et pousser leurs projets auprès de la CCNUCC (Conférence-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques). Laquelle doit établir une méthodologie pour mesurer les résultats des projets urbains et clarifier le devenir du protocole de Kyoto après 2012.
Mais ces axes de progrès ne doivent pas faire oublier que d'autres pistes existent en dehors de la finance carbone internationale. Par exemple, des marchés du carbone locaux, comme celui instauré à Tokyo, ou encore des projets de compensation à l'échelle nationale. Sans compter, pour revenir à des outils plus traditionnels, un « verdissement » de la fiscalité. Autrement dit, une allocation de ressources prenant davantage en compte les caractéristiques environnementales des projets.
Pour aller plus loin sur le changement climatique :


Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :
- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI
- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI
* Lille (France), la Rhénanie du Nord-Westphalie (Allemagne), Timisoara (Roumanie), Hô-Chi-Minh- Ville (Viêt Nam), Christchurch et Palmerston North City (Nouvelle-Zélande), Durban (Afrique du Sud), Bogota (Colombie), (Mexique) et Sao Paulo (Brésil).
Article RH 3B Conseils
Sources CDC Climat / OCDE / entretiens Sciences et Ethique
photo : CDC / BMO
C’est tout l’enjeu d’une société basée sur le développement durable et sur la capacité des Etats et les Collectivités à faire basculer leurs modes de vie, leurs modes de production et de consommation vers une démarche plus respectueuse et responsable.
« L’économie verte» c’est-à-dire la possibilité d’assurer un développement économique à partir de nouveaux métiers, de nouveaux débouchés et donc une nouvelle croissance, constitue une véritable opportunité. Dans cette perspective l’enjeu énergétique est primordial.
Les villes, si elles n’occupent que 2 % de la surface de la planète, concentrent 80 % des émissions de CO2 et consomment 75 % de l’énergie mondiale. Ainsi, l’empreinte écologique d’une ville dépasse sa superficie, et s’étend sans cesse en prélevant des ressources sur d’autres territoires. Le secteur de l’habitat à lui seul utilise 40 % des ressources de la planète en matériel et en énergie pour la construction et l’exploitation des bâtiments, produisant un tiers des émanations de CO2.
Cependant, certaines villes compactes, concentrant un nombre élevé d’habitants, mélangeant sur un même territoire les fonctions résidentielles, travail, loisirs, et ayant mis en place des systèmes de transport collectif efficaces, ont un taux d’émission de gaz à effet de serre (GES) par habitant inférieur à la moyenne du pays où elles se situent. C’est le cas par exemple de New-York (un tiers de moins) de Londres ou de Tokyo (près de 50 % de moins).
Sur un autre aspect, la réflexion à engager sur les infrastructures urbaines comme les aménagements portuaires pour les villes du littoral devra intégrer les impacts écologiques, le respect de la biodiversité et de la qualité de vie. Concevoir ces infrastructures favorisant une économie respectueuse de l'environnement, cela implique tout un ensemble de paramètres : les déplacements, la gestion des déchets, des eaux usées, le raccordement électrique…. Mais c’est aussi engager une réflexion plus large sur l’éco-conception.

Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.
Les entretiens de 2011 poursuivront cette réflexion de fond notamment sur la « croissance verte » et son financement et sur les plans climat territoriaux.
En effet, en première ligne dans la lutte contre le changement climatique, les villes ont encore peu accès aux financements prévus par le protocole de Kyoto.
Alors que le Grenelle de l’environnement oblige les collectivités de plus de 50 000 habitants à se doter d’un Plan Climat avant 2012, un certain nombre d’initiatives ont d’ores et déjà été prise par anticipation par des collectivités locales ou territoriales. (Relire l'article du blog du 11/12/2009 sur la préparation du plan climat de Brest métropole océane).
L’objectif de l’Union européenne de réduire de -20 % les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, d’ici 2020%, place ainsi les collectivités dans une nécessaire dynamique volontariste de contribution aux efforts européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Afin d’atteindre cet objectif, les collectivités territoriales notamment ont un rôle d’impulseur, et devront fédérer autour d’eux les différents acteurs du territoire engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique : collectivités locales, associations, entreprises, mais aussi les citoyens.
« Quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ? »
L’OCDE et la CDC C
limat - filiale de la Caisse des Dépôts et consignation - ont donc présenté il y a quelques jours à l’occasion d’une table-ronde « quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ? », une étude "Villes et marchés du carbone" menée conjointement par les deux entités et portant sur les villes et les marchés du carbone.Pour Pierre Ducret, président de CDC Climat, filiale de la Caisse des dépôts dédiée au changement climatique « La lutte contre le changement climatique se gagnera dans les villes ».
Les villes concentrent déjà 50 % de la population mondiale, consomment les deux tiers de l'énergie et sont responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Et ce n'est qu'un début si l'on en juge par l'urbanisation galopante. En outre, de la construction aux transports en passant par la gestion des déchets, les autorités urbaines peuvent influer directement sur leurs émissions.

Les projets qui s'accompagnent d'autres avantages que la seule diminution de ces émissions (par exemple, la disparition de mauvaises odeurs), figurent parmi les rares ayant réussi à décrocher des fonds issus de la «finance carbone ». Sur quelque 5 milliards de dollars, en 2008, moins de 10 % des MDP (mécanismes de développement propres, pour les pays du Sud) et MOC (mises en œuvre conjointes, dans les pays développés) concernaient des projets urbains.
Pourtant, les mécanismes de projets prévus par le protocole de Kyoto qui ont permis un financement de 5 milliards d’euros en 2008 ont jusqu’à présent été peu mobilisés par les collectivités territoriales pour mettre en œuvre leurs politiques climatiques.
A travers 10 exemples de villes*, de pays développés et en développement, cette étude OCDE/CDC Climat tire deux principaux enseignements (Résumé et étude complète en ligne sur CDC Climat et sur l'OCDE) :
- En premier lieu, la valorisation des réductions d’émission de carbone dans le cadre de projets urbains concerne surtout la gestion des déchets et les réseaux énergétiques. Dans ces secteurs, elle permet de financer une part importante des investissements et de dispenser des bénéfices immédiatement perceptibles par les habitants.
- Deuxièmement, l’adoption de méthodes simples et de technologies éprouvées, une forte volonté politique, l’engagement du secteur privé plus à même de gérer les risques financiers des projets apparaissent comme les principales conditions du succès.
« Les villes sont les moteurs de nos économies mais produisent aussi la plus forte empreinte environnementale, donc la croissance verte se fera dans les villes ou elle ne se fera pas », a déclaré Joaquim Oliveira Martins, de l’OCDE.
Pierre Ducret, P-DG de CDC Climat a souligné « C’est la combinaison d’instruments innovants, avec des ressources publiques et privées qui permettra de financer la transition vers des territoires décarbonés. »
Lors de cette table-ronde les acteurs de collectivités territoriales se sont exprimés sur le sujet :
Pour Bruno Charles, Vice-président du Grand Lyon en charge de l’agenda 21, du plan climat et de l’énergie « L'agglomération a identifié la réhabilitation des copropriétés comme une cible prioritaire. Le Grand Lyon a décidé d'y consacrer 40 M€ sur 3 ans pour amorcer la dynamique. Mais cet effort budgétaire devra être relayé par d'autres types de financements. CDC Climat nous appuie dans notre réflexion, pour imaginer des solutions créatives ».
Olivier Degos, Délégué régional au Développement durable et solidaire du Conseil régional d’Aquitaine a rappelé : " deux ans après la tempête Klaus qui a dévasté le massif landais ,le partenariat avec CDC Climat et son expertise en la matière va nous permettre de contribuer aux actions de reboisement sous l'angle innovant de l'économie carbone en région ".
Les Marchés locaux
Ces mécanismes du protocole de Kyoto sont destinés à financer le coût d'une technologie permettant de réduire les émissions d'une installation, qu'il s'agisse de production d'énergie ou de transformation de déchets. Ou même d'amélioration de l'efficacité énergétique dans les bâtiments ou les transports. Mais pour ces secteurs, les méthodologies de calcul des émissions évitées ne sont pas encore au point. En outre, la conception et la mise en œuvre de « projets Kyoto » sont longues et coûteuses, et requièrent des compétences spécifiques encore peu répandues dans les équipes municipales. Comme le montre l' étude conjointe de l'OCDE et de CDC Climat, les projets urbains les plus représentés recourent à des technologies simples et éprouvées présentant une bonne rentabilité, comme la production d'énergie à partir de gaz de décharges.
Autres facteurs de réussite, un soutien du secteur privé en matière de technologie et de gestion des risques, une forte volonté politique et une bonne gouvernance. Selon l'OCDE, pour que les projets urbains accèdent plus facilement à la finance carbone, les gouvernements nationaux doivent mieux reconnaître le rôle des villes, les accompagner et pousser leurs projets auprès de la CCNUCC (Conférence-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques). Laquelle doit établir une méthodologie pour mesurer les résultats des projets urbains et clarifier le devenir du protocole de Kyoto après 2012.
Mais ces axes de progrès ne doivent pas faire oublier que d'autres pistes existent en dehors de la finance carbone internationale. Par exemple, des marchés du carbone locaux, comme celui instauré à Tokyo, ou encore des projets de compensation à l'échelle nationale. Sans compter, pour revenir à des outils plus traditionnels, un « verdissement » de la fiscalité. Autrement dit, une allocation de ressources prenant davantage en compte les caractéristiques environnementales des projets.
Pour aller plus loin sur le changement climatique :

Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».
Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :
- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI
- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI
* Lille (France), la Rhénanie du Nord-Westphalie (Allemagne), Timisoara (Roumanie), Hô-Chi-Minh- Ville (Viêt Nam), Christchurch et Palmerston North City (Nouvelle-Zélande), Durban (Afrique du Sud), Bogota (Colombie), (Mexique) et Sao Paulo (Brésil).
Article RH 3B Conseils
Sources CDC Climat / OCDE / entretiens Sciences et Ethique
photo : CDC / BMO
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