mercredi 16 mars 2011

Trois nouveaux parcs naturels marins en 2011


Il existe actuellement deux parcs naturels marins français. Celui de la mer d’Iroise (Finistère) et qui fait figure de référence en la matière, et celui de Mayotte dans l’Océan Indien. Trois autres parcs ont été annoncé pour 2011 suivi de trois autres en 2012.

Avec la création du Parc marin d’Iroise , premier du genre en France, officiellement créé par un décret du Premier Ministre publié au Journal Officiel du 2 octobre 2007, a été initié un politique ambitieuse de protection du littoral qui doit voir à terme 10% du territoire maritime national protégé d'ici 2012, pour passer ensuite au seuil de puis 20%.



Le Parc d’Iroise dans le département du Finistère a pour vocation est de permettre de progresser dans la connaissance et la protection du patrimoine marin et d’encourager le développement durable des activités qui en dépendent. Celui-ci s'étend sur une superficie de 3550 km2 et prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l'Iroise : Ouessant, Molène et Sein.



Le second parc a été créé le 18 janvier 2010 (décret n° 2010-71 du 18 janvier 2010) Parc naturel marin à Mayotte. Il s’agit du premier parc naturel marin d'outre-mer, couvrant une superficie de 70 000 km2. Celui-ci englobe notamment le lagon à double barrière de corail, qui compte près de 200 km de récifs coralliens et 7 km2 de mangrove.

D’autres projet sont à l’étude comme en Gironde et en mer du Nord. Ces autres projets sont définis en fonction des analyses stratégiques régionales qui déclinent, pour certains secteurs, la stratégie de création d’aires marines protégées.
La procédure d’étude et de création est confiée au préfet maritime et au préfet concernés, l’Agence des aires marines protégées mettant à leur disposition les moyens nécessaires.



Les trois nouveaux parcs annoncés pour 2011 seront donc le Parc de la Côte de Vermeille, le Parc des estuaires picards et le Parc des glorieuses. Pour ceux prévus en 2012, leur localisation reste encore inconnue mais devrait y figurer le parc naturel marin Normand-Breton (voir article du blog du 19 mai 2010) qui fait actuellement l’objet d’une procédure visant à sa création à l'horizon 2012, entre le cap Fréhel et la Hague.

Les parcs naturels marins qui s’inscrivent dans l’objectif de Grenelle de la mer de 2009, visent à protéger la biodiversité marine par la création d’aires marines protégées.

Le Grenelle de la Mer fixe en effet un objectif ambitieux pour les aires marines protégées : 20 % des eaux sous juridiction française d’ici 2020.


Relire aussi les articles du blog 30/09/2010, du 29/09/2010, du 03/08/2010.

Pour mémoire rappelons que le parc naturel marin est :

- un espace délimité, uniquement marin, dans lequel coexistent un patrimoine naturel remarquable et des activités socio-économiques importantes,
- sur lequel est fixé un double objectif de protection de la nature et de gestion durable des ressources,
pour lequel est mis en place un conseil de gestion associant les collectivités (et leurs groupements), les socioprofessionnels, les usagers et l’Etat (minoritaire).

Le parc naturel marin n’est un espace réglementé que si le conseil de gestion l’estime nécessaire et propose aux autorités compétentes les mesures correspondantes.
Conçu comme un outil de gouvernance permettant d’associer l’ensemble des acteurs concernés, le parc naturel marin est créé par décret, après enquête publique organisée sur le territoire des communes littorales directement intéressées par le projet.

Le décret fixe les limites du parc naturel marin, la composition de son conseil de gestion, et arrête les orientations de gestion en matière de connaissance et de conservation du patrimoine et du milieu marin dans une optique de développement durable.




Pour aller plus loin :





- retrouver l'intervention de François Gauthiez, directeur adjoint des Aires marines protégées aux entretiens Science et Ethique 2010 sur le thème "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions".




Article RH 3B Conseils
Source : ministère de l'écologie / parc marin d'Iroise / entretiens Science et Ethique

mardi 15 mars 2011

Journée portes ouvertes à l’ENSTA Bretagne

Le samedi 19 mars 2011, l’ENSTA Bretagne * (anciennement Ensieta) à Brest ouvre ses portes au public et propose de découvrir ses formations, son campus et ses activités de recherche.

La journée portes ouvertes reste la meilleure occasion pour les étudiants et leur famille de se renseigner sur les formations, de découvrir les moyens pédagogiques mis en œuvre et la qualité du cadre de vie proposé par les établissements.

De nombreux étudiants et personnels de l'ENSTA Bretagne seront mobilisés pour accueillir et faire découvrir leur école ( 2, rue François Verny à Brest dans la zone de Kergaradec).

Au programme : Information, visite du campus, échanges avec les enseignants et les étudiants…

Rappelons à cette occasion que les établissements d’enseignement supérieur et de recherche de la région brestoise sont réunis au sein du mastère spécialisé
 «Énergies Marines Renouvelables» avec l’ambition de former les hommes et les femmes qui seront des acteurs majeurs du développement de la filière sur le plan régional, national voire même international. 



Les matières de ce mastère spécialisé sont regroupées en quatre grands volets : "Connaissance des Ressources Energétiques", "Sciences de l'Ingénieur et Technologie", "Environnement Côtier et Impacts" et enfin "Energie Marine et Société".


Cette formation de haut niveau (Bac+6) sur un an, accréditée par la Conférence des Grandes Ecoles et pilotée par l'ENSTA Bretagne (relire l'article du blog du 3/12/2010).




Rappelons notamment s'agissant du domaine de l'énergie que l'ex-Ensieta au travers de son Mastère "Energies marines renouvelables" (relire l'article du blog du 28/08/2010) est partenaire des entretiens Science et Ethique.




A ce titre les étudiants du Mastère ERM sont intervenus lors de la table-ronde n°3 " Y a-t-il une politique pour les énergies renouvelables de la mer" lors des entretiens 2010. Revoir ici les débats.











Notons que le blog des énergies de la mer sera présent lors de ce forum en mettant à la disposition du public de la documentation sur son activité de veille internationale.

Le blog a également été présent lors des différentes journées portes ouvertes des établissements d'enseignement supérieur brestois (université et grandes écoles) qui se dérouleront durant les mois de février et mars 2011.
Pour en savoir plus sur les énergies marines dans le monde, consultez le blog de veille internationale : blog des énergies de la mer




* ENSTA Bretagne ( Année de création : 1971)

En chiffres :

• 650 élèves en 2010/2011 (tous cycles)

• 53 doctorants

• Enseignants et administration : 163 pers.


• Nombre de diplômés en 2010 : 197

• Jeunes femmes (sur les 3 ans) : 22%

• Ingénieurs militaires DGA : 20%


• Elèves étrangers : 10%

• 43 accords d’échanges internationaux



Modalités d’admission pour la rentrée 2011 :

• Cycle ingénieurs « ENSI » (après CPGE) : 159
 places au concours commun CCP et admissions sur dossier


• Cycle d’ingénieurs par alternance « FIPA » (après BTS/DUT) : 30 places sur dossier et entretiens



• 3 Mastères spécialisés : Energies marines renouvelables, Ingénierie marine / architecture navale et offshore, Pyrotechnie et propulsion


• Cycle d’application en architecture navale : dédié aux ingénieurs de l’armement issus de l’Ecole Polytechnique.


Article RH 3B Conseils
Sources Ensta / entretiens Science et Ethique
Photo Christine Naud

lundi 14 mars 2011

Algues vertes : la Région rencontre les acteurs du projet de territoire de la Lieue de Grève


Après une campagne média choc qui a remis les algues vertes ont été au cœur de l’actualité, ces dernières semaines. Le président du Conseil régional Bretagne a rencontré, le 11 mars dernier, les acteurs impliqués dans les actions de lutte contre la prolifération des algues vertes, dans le cadre du projet de territoire de la Lieue de Grève et les exploitants d'une ferme pilote de Plouzélambre dans les Côtes d’Armor.

Jean-Yves Le Drian a voulu ainsi réaffirmer l’engagement de la région dans ce domaine et insister sur le fait que ce travail passe nécessairement par un dialogue serein entre les différentes parties concernées sur le terrain.

Rappelons que l'algue verte Ulva sp communément appelée Ulve ou laitue de mer se développe surtout entre mai et octobre, lorsque les eaux du littoral se réchauffent. Les algues vertes s'échouent sur les plages, et en se décomposant, elles peuvent émettre des gaz toxiques. Les tissus contenant du soufre dégagent ainsi de l’hydrogène sulfuré, gaz très dangereux pour la santé.


Depuis septembre 2009, la Région Bretagne s’est engagée au côté de l’Etat, dans l’élaboration du plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes en particulier sur le volet préventif (les volets curatifs et sécurisation sanitaire relevant, pour leur part, de la seule responsabilité de l’Etat).

La Région s'y est inscrite comme partenaire exigeant dans l'élaboration du volet préventif du plan de lutte contre les algues vertes et plus particulièrement via la mise en œuvre des projets de territoire à très basses fuites d'azote.
"Ce partenariat exigeant est guidé par 4 principes d’actions :

- adopter un langage de vérité
: reconnaître, en toute transparence, l’ampleur du phénomène, toutes ses causes et conséquences ;

- se garder de tout anathème
: l’approche doit être collective et constructive, sans stigmatisation d’une catégorie d’acteurs ;

- sortir par le haut
: une prise de conscience et une réelle métamorphose des modèles agricoles et de l’agroalimentaire sont nécessaires ;

- un travail en collaboration
avec l’Etat et l’ensemble des acteurs régionaux et locaux concernés (collectivités, agriculteurs, associations, IAA, tourisme, etc.) s’impose."


La clé de voûte de ce plan, et plus particulièrement du volet préventif, est la mise en œuvre de contrats de territoire par les 8 baies concernées : 8 baies identifiées par le SDAGE - Schéma Directeur d'Aménagement de Gestion des Eaux Loire-Bretagne 2011-2015 - : baies de Saint-Brieuc, de Concarneau, de la Fresnaye et de Douarnenez, la Lieue de Grève et les anses de Locquirec, de l’Horn-Guillec et de Guisseny, qui ont accepté de relever le défi. Les deux territoires pilotes (La Lieue de Grève et la baie de Saint-Brieuc) ont transmis leur projet, pour avis, au Comité scientifique, en novembre dernier.

Issu d’un travail de longue haleine associant de nombreux partenaires, le projet (*) de territoire de la Lieue de Grève a reçu, le 21 février 2011, un avis globalement positif du Comité scientifique, qui a souligné la dynamique territoriale ayant guidé ce travail.

Le projet estimé à 39 M€ s’appuie notamment sur 8 fermes pilotes et privilégie le développement de systèmes de production plus herbagers. Il comprend un accompagnement technique et financier des agriculteurs et des mesures sur le foncier (60% d’herbe, réduction des entrées d’azote…), une valorisation des produits issus des fermes pilotes, la restauration des zones humides qui jouent un rôle majeur dans l’élimination de l’azote (dénitrification) et des améliorations des systèmes d’assainissement.

Au vu de l’avis rendu par le Comité (des objectifs ou indicateurs manquants ou à revoir à la hausse), et après plusieurs réunions de travail avec les acteurs locaux, le comité de pilotage présentera les évolutions du projet de territoire envisagées, le 12 avril prochain, lors d’un comité régional de suivi.

Relire également les articles du blog du 26/05/2010, du 28/04/2010, du 4/02/2010.

(*) Le projet repose sur cinq volets d’actions :
- le volet agricole : vise notamment à atteindre, à l’échelle territoriale, 60% d’herbe dans la surface agricole utile, une baisse de 10% des entrées d’azote et une réduction des pratiques à risque.

- le volet agroalimentaire : valoriser les produits issus des fermes pilotes : développement des circuits courts de commercialisation et des filières agroalimentaires de valorisation du lait, approvisionnement local en restauration collective.
- le volet foncier : accompagner le développement des systèmes herbagers et protéger les espaces sensibles (zones humides) par une réorganisation du parcellaire agricole.

- le volet zones humides
: parvenir à une gestion adaptée et à la préservation de ces zones aux fonctions épuratrices.

- le volet assainissement
: supprimer des rejets directs de dispositifs non collectifs, mettre en conformité des stations d’épuration qui présentent des rejets d’azote trop importants et limiter, voire supprimer, les défauts de collecte.



Article RH 3B Conseils
Source : Région Bretagne

mardi 8 mars 2011

"Les élus, acteurs du défi du littoral" à ICP - Paris

Paris (France-U.E.) 08/03/2011 - 3B Conseils - BB - Dans le cadre des Mardis de la mer un débat animé par Christian Buchet, réuni de 17h30 à 19h, Yvon BONNOT, Président de l’Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL), Maire de Perros-Guirrec et Philippe BOËNNEC, Vice-Président de l’ANEL, Député du Pays de Retz, Maire de Pornic.

21 rue d'Assas à Paris 6è.

Co-organisation l’Institut Français de la Mer (IFM) et le Centre d’Études de la Mer de l’Institut Catholique de Paris (CETMER) avec la participation de l’Anel. Le débat est ouvert au public et de nombreux élus et directeurs de services des communes, départements et régions maritimes de métropole et d’outre-mer y participeront également.

Perros Guirrec* est partenaire des Journées Découverte des entretiens Science et Ethique organisées dans le Finistère et dans les Côtes d'Armor en septembre et octobre 2011, avec le soutien das Conseils généraux.

lundi 7 mars 2011

Création d'un laboratoire mixte international UBO-Université de Cap Town.



Cette initiative pour la création d'un laboratoire mixte international entre la République d'Afrique du Sud et la France prend ses racines dans la collaboration entamée en 1997 entre l'Université de Cape Town (UCT), Marine and Coastal Management (MCM) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

Au fil des ans, une collaboration de plus en plus étroite s’est renforcée entre les communautés scientifiques des deux pôles de recherche français et notamment brestois et celle sud-africaine de Cap Town.

Depuis 2009 le laboratoire de physique des océans - LPO (*) de l'Université de Bretagne occidentale UBO / IUEM collabore avec l’université sud-africaine sur le réchauffement climatique au large de l’Afrique du Sud. Il s’agit d’étudier l’impact du réchauffement sur l’écosystème marin et côtier en Afrique australe.
Cela se fait autour de trois axes : la recherche, la formation en encourageant la mobilité des étudiants à la fois de l’UBO et de Cap Town et enfin sur le terrain par un travail avec l’Institut des pêches pour assurer une meilleure gestion des parcs.

Ce projet est issu de l’appel d’offres de l’IRD avec un budget de 58.000 euros d’une part et avec l’engagement de l’UBO. C’est notamment le cas avec l’affectation de deux enseignants à l’université de Cap Town.

Il y a quelques semaines un nouveau pas a été franchi avec l’inauguration du Centre international d’éducation sur les sciences marines et atmosphériques en Afrique (Icemasa) : un laboratoire international mixte, fruit de deux laboratoires de l'IUEM/UBO à Brest, l’EME de Sète (Université de Montpellier 2) et l’Université de Cap Town.

Icemasa est une joint-venture entre plusieurs laboratoires de la République d'Afrique du Sud et en France, en se concentrant sur les sciences de la mer (les écosystèmes marins, la gestion des ressources, de l'océanographie physical, les échanges océan-atmosphère, Biochimie) sur les côtes d'Afrique australe et l'océan Austral grâce à une approche multidisciplinaire .


S’agissant des travaux de recherche en cours au sein de l’Icemasa, le directeur du LPO, Claude Roy indiquait récemment au Télégramme « Nous étudions aussi bien le plancton que les courants marins. L’un des enjeux de l’océanographie est de comprendre ce qui se passe sur de petites échelles, quelques kilomètres. Nous voulons savoir comment ces processus impactent le fonctionnement de l’océan. La zone est particulièrement riche car nous nous trouvons à un carrefour entre l’Atlantique sud, l’océan Austral et l’océan Indien ».
Retrouver l'intervention de Claude Roy aux entretiens Science et Ethique 2004.



(*) Le Laboratoire de Physique des Océans (LPO) est une Unité Mixte de Recherche placée sous la tutelle du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO). Le LPO est un des sept laboratoires qui constituent l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM).

Pour aller plus loin sur le changement climatique :












Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :

- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI 


- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI 




Pour en savoir plus sur le LPO :

L’activité scientifique du LPO s’organise autour de trois principaux thèmes de recherche :
1. les mécanismes de la dynamique océanique, de la sub-méso échelle à l’échelle des bassins ;
2. les changements climatiques : rôle de l’océan et impacts de la circulation thermohaline ;
3. la compréhension des échanges « hauturier-côtier » pour aborder la régionalisation des impacts des changements climatiques sur les marges et les écosystèmes.

Pour mener à bien ses activités de recherche le LPO a la capacité de
1. de mettre en œuvre des campagnes océanographiques pour les études de processus et le suivi de la variabilité océanique, avec la mise en œuvre éventuelle de développements technologiques spécifiques ;
2. d’assurer le développement et la mise en œuvre de techniques de validation, d'analyse et de quantification statistique de données "historiques" ou "temps réel" qui sont issues des bases du laboratoire ou de bases de données globales;
3. de développer et mettre en œuvre des codes numériques capables de simuler l’océan de manière idéalisée (pour des études de processus et des études du fonctionnement de l'océan) ou réaliste (pour des simulations de la réponse de l'océan à la variabilité climatique et des impacts régionaux).

Article RH 3B Conseils
Sources : IUEM / Icemasa / Télégramme