mercredi 12 janvier 2011

Mastère 
«Énergies Marines Renouvelables» (Ensta Bretagne).

Les établissements d’enseignement supérieur et de recherche de la région brestoise sont réunis au sein du mastère spécialisé
 «Énergies Marines Renouvelables» avec l’ambition de former les hommes et les femmes qui seront des acteurs majeurs du développement de la filière sur le plan régional, national voire même international. 



Les matières de ce mastère spécialisé sont regroupées en quatre grands volets : "Connaissance des Ressources Energétiques", "Sciences de l'Ingénieur et Technologie", "Environnement Côtier et Impacts" et enfin "Energie Marine et Société".



Cette formation de haut niveau (Bac+6) sur un an, accréditée par la Conférence des Grandes Ecoles et pilotée par l'ENSTA Bretagne - ex ENSIETA - ( relire l'article du blog du 3/12/2010).



Rappelons notamment s'agissant du domaine de l'énergie que l'Ensieta au travers de son Mastère "Energies marines renouvelables" (relire l'article du blog du 28/08/2010) est partenaire des entretiens Science et Ethique.

A ce titre les étudiants du Mastère ERM sont intervenus lors de la table-ronde n°3 " Y a-t-il une politique pour les énergies renouvelables de la mer" lors des entretiens 2010. Revoir ici les débats.





Pour en savoir plus sur les énergies marines dans le monde, consultez le blog de veille internationale : blog des énergies de la mer

Contact :

Jean-Yves Pradillon
, Responsable du Mastère Spécialisé "Energies Marines Renouvelables"

ENSTA Bretagne


Mail : Jean-Yves.Pradillon@ensieta.fr


Article RH 3B Conseils
sources ENSTA Bretagne
photo : Christine Naud

mardi 11 janvier 2011

Conseil de lecture et conférence : « Les trésors des Abysses » de Daniel Desbruyères.

Durant plus de trente ans, Daniel Desbruyères a été chercheur à l’Ifremer et y a dirigé notamment le programme de recherche sur les écosystèmes hydrothermaux profonds. A ce titre, il a eu le privilège de participer à des plongées profondes pour identifier et comprendre les mécanismes de la vie de l’extrême. Il a ainsi effectué une trentaine de campagnes en mer.

Auteur de plus quatre-vingt articles et ouvrages scientifiques. Il a publié il y a quelques semaines aux éditions Quae « Les trésors des Abysses » dans la collection Carnets de Science (184 pages – 22 euros), un ouvrage qui a reçu le label de l'Année internationale de la biodiversité.


L’ouvrage de Daniel Desbruyères entraîne le lecteur à plonger parmi ces «peuples de la nuit» : les très étranges organismes luminescents qui migrent dans la colonne d'eau, les peuplements luxuriants des sources hydrothermales et des sources froides, les jardins d'éponges et les récifs de coraux profonds, les cadavres de grands cétacés qui, en se décomposant, attirent une vie exubérante. `

Il donne rendez-vous aux passionnés de l’aventure océanographique pour une conférence à la Librairie Dialogues (*) à Brest Mercredi 12 janvier à 18 heures (Forum Roull – rue de Siam).

« Le domaine profond est un monde sans soleil et sans vie végétale. Il est pourtant loin d'être un immense désert hostile. Plongeons parmi les « peuples de la nuit » : les très étranges organismes luminescents qui migrent dans la colonne d'eau, les peuplements luxuriants des sources hydrothermales et des sources froides, les jardins d'éponges et les récifs de coraux profonds, les cadavres de grands cétacés qui, en se décomposant, attirent une vie exubérante. Explorons les abysses ! » précise l’auteur.

C’est à moins 3 000 mètres qu’il s’attarde sur des créatures dépendant des sources thermales, tandis que d’autres toutes aussi étranges – survivent grâce aux « déjections » de surface qui tombent dans les profondeurs.
Le domaine profond est un monde sans soleil et sans vie végétale. Les océans représentent, en surface, les deux tiers de la planète. Et seuls 10% en sont aujourd'hui cartographiés C'est l'immense majorité des eaux océaniques et plus de 90 % de notre biosphère, un vaste «continent» sombre où, selon Monod, «tout communique».

Débutée dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'étude de ce milieu a progressé au rythme des innovations technologiques, puis, à partir de la moitié du XXe siècle, du développement des engins submersibles, habités, télé-opérés ou autonomes. Durant les trente dernières années, une petite communauté de scientifiques a montré que ce milieu, loin d'être un immense désert hostile, peuplé de rares organismes, peut parfois se révéler riche de vie, et recéler d'importantes ressources minérales et énergétiques.
Les limites de la vie ont été bousculées, de nouvelles théories sur son origine ont été proposées et des voies biologiques originales ont été décrites.

A noter sur vos agendas : Les rencontres « autour des entretiens Science et Ethique » de janvier

Dans le cadre des rencontres « autour des entretiens Science et Ethique » organisées à la Librairie Dialogues à Brest (partenariat entretiens Science et Ethique/3B Conseils, Librairie Dialogues) deux rendez-vous sont proposés durant ce mois de janvier 2011.



- Mardi 18 janvier à 18 heures « Le mur de l'Atlantique, un monument de la Collaboration» par Jérôme Prieur écrivain cinéaste (éditions Denoël) : Une enquête sur la construction du Mur de l’Atlantique, l’un des plus vastes chantiers de la Seconde Guerre mondiale et de la Collaboration.

Pour la première fois, un livre, rassemblant toutes les pièces du dossier, raconte enfin cette sombre histoire aux multiples facettes : militaires, bien sûr, mais aussi politiques, économiques, sociales, architecturales, éthiques…
La rencontre sera suivie de la projection du documentaire réalisé par Jérôme Prieur aux Studios à 20h.

- Vendredi 28 janvier à 18 heures « De grands défis mathématiques : d’Euclide à Concorcet » par Evelyne Barbin ( Editions Vuibert) avec la participation de Bruno Wirtz , maître de conférences à l’UBO.

Article RH 3B Conseils
Sources : Dialogues / Editions Quae

lundi 10 janvier 2011

Vague d'échanges sur le littoral : " Tempête sur les côtes françaises : faut-il lutter ou fuir ?"

La septième édition des «Vague d'échanges sur le littoral », cycle de conférences organisé chaque année à partir du mois janvier par les étudiants du Master Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral (EGEL) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) de Brest, débute le 11 janvier 2011 à Faculté des lettres Victor Ségalen (Amphithéâtre1 – 20h00) UBO.

Avec ces rencontres ouvertes au public les étudiants du Master EGEL tentent ainsi d’apporter des éléments de réponse aux différentes problématiques qui se posent au littoral.

Le thème de cette 1ère table-ronde porte sur " Tempête sur les côtes françaises : faut-il lutter ou fuir ?", animée par Jean-Pierre Kerloc'h, maire de l'Ile de Sein.

Parmi les sujets abordés, les enjeux liés à la présence humaine sur le littoral face au risque de submersion marine (*) .

- Quel bilan tirer d'une catastrophe comme la tempête Xynthia ? Quelles solutions ?

les intervenants invités à débattre seront :
- Roland Nussbaum, directeur de la Mission des risques naturels ;
- Hubert Oliviero, directeur de la Fondation Maif ;
- Cédric Peinturier, du ministère de l'écologie ;
- Florence Richard, chargée de mission (risques littoraux) à la DREAL Bretagne (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement).

Rappelons également que les conséquences de la tempête Xynthia sur les côtes charentaises et vendéennes ont amené l’Etat à engager avec ses services un état des lieux général du littoral français et des mesures et infrastructures de protection. ( voir article du blog du 5 mai 2010).

Dans ce cadre le département du Finistère peut faire l’objet d’une attention particulière puisqu’il est le premier département en linéaire côtier, avec ses 1 250 kilomètres de côtes - ce qui représente près du quart du linéaire littoral français métropolitain, et ses 118 communes littorales (sur 283).

S’agissant des effets de la montée du niveau des océans, les impacts du réchauffement climatique en Bretagne sont d’ores et déjà mesurables avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral».

Si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans.

Avec l’augmentation prévisible à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Un rapport de synthèse de 2004 du Conservatoire du littoral dressait ainsi le diagnostic : «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.»

(*) La submersion marine qui est liée à la conjonction de phénomènes météorologiques comme hydrodynamiques (marée, courants...) est sans doute amener à devenir une réalité plus forte encore en raison de l’élévation du niveau de la mer liée au réchauffement climatique. Dès lors, c’est l’ensemble des acteurs locaux, des communes au services de l’Etat, qui est mobilisé sur cette question dont on a vu le caractère particulièrement sensible chez les populations récemment touchées sur la façade atlantique par la tempête Xynthia.

Relire également les articles du blog du 26 avril 2010 sur la modélisation des vagues et du 4 décembre 2009 sur la Bretagne face à la montée des eaux.

Article RH 3B Conseils
sources : IUEM

vendredi 7 janvier 2011

Idée de sortie : Vente aux enchères au profit de l’Hémérica




Tous les dix ans, l'Hémérica, le vieux chalutier amarré au pied du Musée de la Pêche dans la Ville-close à Concarneau nécessite une remise en état général. C’est ainsi que le bateau à flot doit être mis à sec pour un entretien de sa coque, le remplacement du pont ( en bois plaqué sur l'acier) qui subit irrémédiablement les outrages du temps.


Ces travaux de survie pour l’ancien chalutier qui constitue un des symboles phare de Concarneau s’élèvent à 200 000 €. Un charge importante pour l’équipe de passionnés du Musée de la pêche, dirigée par Jean-Marie Béchu .

Si un fonds État-Région apporte 20 %, et qu’une aide est également escomptée de la Fondation du patrimoine, cependant il reste au musée à réunir entre 50 000 et 60 000 €.
C’est l’objet de la souscription publique et de l’opération de mécénat lancée par par le Musée.


Marine Delpy, peintre amateur bien connue à Concarneau - fille de l'un des plus fameux peintres concarnois, Lucien-Victor Delpy, mort en 1967- a décidé de mobiliser ses amis peintres en organisant au profit de l’Hémérica, une vente aux enchères.

Elle a sollicité ses amis peintres de Couleurs de Bretagne, ainsi que d’autres artistes. Nombreux ont été ceux à avoir répondu à son appel et plus de 50 œuvres toiles, sculptures ont été réunies pour la vente du Samedi 15 Janvier, par Maitre Joëlle Guerpillon-Bergeron, commissaire priseur à Quimper.

Les oeuvres ont été estimées par un expert d'art de Brest, Maître Philippe Jamault. Toutes ont un prix de départ d'au moins 100 €. Les toiles de Vivi Navarrro et d'Étienne Guillou débuteront à 600 €.

Toutes les toiles, les sculptures et un bateau en bouteille d'Henri Rannou, sont exposées au musée de la pêche.

La vente se tiendra à 14h00 au Musée de la Pêche. A cette occasion, le musée sera ouvert de 10h00 à 12h00 pour les éventuels acheteurs et les curieux.

Contact : Musée de la Pêche
3, rue Vauban - Ville Close - BP 118 - 29 181 Concarneau
mediation@museedelapeche.eu - museedelapeche@wanadoo.fr - www.musee-peche.fr


Rappelons que le Musée de la Pêche est un des partenaires concarnois (*) des entretiens Science et Ethique et des Journées Science et Ethique découverte.

En effet pour la cinquième année consécutive, deux journées, spécialement conçues pour les scolaires de Concarneau et de Trégunc (du CE1 à la 4ème), étaient proposées les 7 et 8 octobre 2010, par l’Association pour la Promotion de l’Ethique des Sciences pour un Développement Durable (APESTDD), organisées par 3B Conseils et ses partenaires dans le cadre des entretiens Science et Ethique.

Ces Journées ont pour objectif de présenter les projets technologiques et les animations scientifiques des associations, des scolaires et des universitaires, ainsi que les recherches expérimentées avec des jeunes.


Les partenaires des journées "A la pêche aux déchets !" traitées pour la première fois en 2009 approfondissent le thème de la gestion des déchets de la filière pèche, de la valorisation des co-produits et de la question toujours posée : comment produire de l’énergie à partir des déchets de poissons ?

Relire les articles du blog du 1er octobre 2010, du 12 octobre 2010 et du 22 octobre 2010

(*) Le Musée de la Pêche, ANSEL (Association de nettoyage au service de l’environnement et du littoral), Le Marinarium, la conserverie Mouettes d’Arvor (Gonidec), l'Association Cap vers la Nature , le Lycée des métiers Saint-Joseph-Saint-Marc -


Article RH 3 B Conseils
Sources : Musée de la Pêche / Télégramme / Journées Science et Ethique découverte
Photo Christine Naud

jeudi 6 janvier 2011

Le développement des énergies marines sur la façade atlantique ?


De la Normandie au Portugal, la façade maritime est particulièrement bien dotée en termes de ressources, de compétences et de moyens scientifiques, technologiques et industriels.

Dans le prolongement de son étude « Des énergies marines en Bretagne : à nous de jouer ! » (Mars 2009 - rapporteurs : Guy Jourden et Philippe Marchand), le CESER de Bretagne a participé, avec ses homologues français, espagnols et portugais du Réseau Transnational Atlantique (RTA), à une réflexion sur le thème : « Quelles sont les opportunités offertes par le développement des énergies marines sur la façade atlantique ? »

En effet, le Comité d’orientation du RTA, lors de sa réunion du 23 avril 2008, à Santander, avait décidé d’engager une étude sur les obstacles au développement des énergies marines renouvelables dans l'Arc Atlantique .

L'objectif principal de cette étude transnationale du RTA était ainsi défini : « Afin de saisir l’opportunité offerte par l’Espace atlantique en termes de ressources marines, ce travail a pour objectifs principaux d’identifier les obstacles possibles au développement des énergies marines renouvelables dans les régions atlantiques : obstacles d’ordre juridique, administratif, économique, social et environnemental, et de définir des recommandations qui permettent ou contribuent à lever ces obstacles.»


Un Groupe de travail a été constitué, structuré en quatre sections, correspondant aux quatre axes de réflexion, avec des approches ouvertes et une composition dynamique.
- Section technologie et état de l’art : CES de Cantabrie, CESR de Bretagne et ISQ Lisbonne ;
- Section juridique, r
églementaire et politique: CESR d'Aquitaine et CES de la CAPB ; - Section économique et financière: CES de Galice et CESR des Pays de la Loire;
- Section Sociale et Environnementale: CESR Poitou-Charentes et ISQ Lisbonne.


Le rapport du RTA récemment présenté au Parlement européen à Bruxelles (novembre 2010) montre en quoi les énergies marines peuvent ainsi devenir un nouveau moteur de développement des régions atlantiques, et analyse les leviers d’action pour y parvenir (Lire l'article du blog des énergies de la mer du 05/01/2011).

Les propos introductifs de l’étude posent ainsi la problématique : " La volatilité des prix des combustibles fossiles et leur inégale répartition géographique font de la question énergétique l’un des principaux enjeux du développement économique futur. À ces considérations économiques et géopolitiques qui entraînent une certaine insécurité, s’ajoute maintenant la reconnaissance de l'impact des activités humaines sur le réchauffement climatique par les émissions de gaz à effet de serre. De ce constat, résulte un double défi de diversification du bouquet énergétique et de préservation de l'environnement par la lutte contre l’effet de serre. Il devient nécessaire de substituer les énergies fossiles par des énergies renouvelables ayant des répercussions minimales sur l’effet de serre".

La caractéristique des régions du Réseau Transnational Atlantique vient de ce qu’elles partagent une façade maritime commune, l'Océan Atlantique, qui présente des défis et des opportunités pour l’avenir. Les énergies marines renouvelables sont l'une de ces opportunités et la collaboration entre les régions du RTA peut apporter une contribution importante à leur réussite.

Pour le RTA, les énergies renouvelables sont devenues un élément fondamental de la politique énergétique. Alors que pour certains les énergies renouvelables assurent déjà une part importante de leur énergie primaire, d’autres sont relativement peu avancés dans ce domaine. De plus les ressources renouvelables sont inégalement réparties au sein de l’UE. Chaque pays est libre de composer son bouquet énergétique renouvelable, de manière adaptée, pour atteindre les objectifs définis.


Pour le développement des énergies marines renouvelables, le RTA pose les conditions de succès dans les régions de l’Arc Atlantique.
Dans ce cadre, les énergies renouvelables jouent un rôle fondamental qu’a reconnu l’Union européenne : en 2007, elle a pris l’engagement de transformer l’Europe en une économie à haute efficience énergétique et à faibles émissions de gaz à effet de serre, en décidant de réduire de 20% ce type d’émissions, d’économiser 20% de la consommation d’énergie et d’atteindre un objectif de 20% d’énergie renouvelable dans la consommation totale d’énergie de l’Union européenne à l’horizon 2020.

L’engagement politique s’est doté de garanties légales grâce à la Directive 2009/28/CE relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, qui oblige les États-membres à adopter les mesures nécessaires pour atteindre l’objectif global de 20% d’énergies renouvelables en 2020 dans l’ensemble de l’Union européenne. Cet engagement, qui fixe des objectifs juridiquement contraignants, constitue un important jalon dans l’impulsion donnée aux énergies renouvelables, qui se poursuivra au-delà de 2020, et ouvre un horizon d’opportunités pour le développement de nouvelles sources et technologies d’énergies renouvelables ainsi que des secteurs économiques liés à ces dernières.


Pour en savoir sur les énergies de la mer et prendre connaissance du rapport : blog des énergies de la mer

Article RH 3B Conseis
Sources : CESER Bretagne / RTA Arc Atlantique/ blog des énergies de la mer