vendredi 9 juillet 2010

Propreté du littoral: Gouel’Net, le navire du futur 100% lorientais

Gouel’Net 1, premier bateau collecteur de déchets flottants, conçu pour la propreté des ports et du littoral est un des projets retenus par le groupe de travail « Navire du futur » du Grenelle de la Mer. Il a été inauguré

Loïc Le Meur, maire de Ploemeur et représentant de l’association des maires du littoral, en charge de la mise en œuvre du Grenelle de la Mer au sein du groupe de travail sur « la délicate rencontre entre la terre et la mer » a souligné la pertinence de cette solution pour la nécessaire gestion des macro-déchets : « mettons en œuvre les mesures inscrites dans le plan de réduction et de gestion des macro déchets flottants échoués dans les fleuves, les ports, le littoral et en mer, en dégageant les financements nécessaires…. ».

construit à Lorient par les Ateliers NORMAND , ce bateau est né de la synergie entre les professionnels exploitants du port et la dynamique industrielle des acteurs locaux de la construction et réparation navale

Goul’Net 1 a retenu l’attention d’entreprises spécialisées dans la gestion des pollutions accidentelles, dans la collecte et le traitement des déchets, auprès des gestionnaires de ports et auprès des services de la marine et de l’action de l’Etat en mer. Il pourrait intervenir très prochainement dans les ports de la région.

Rappelons que le prototype de ce bateau avait été exposé au SERVEST, salon des Energies renouvelables et des véhicules électriques de Saint-Tropez (du 4 au 6 juin). Il a suscité l’intérêt de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie et du développement durable (MEEDDM) qui inaugurait le salon. Le ministre avait demandé qu’on lui transmette les données techniques du bateau Gouel’Net.
Ce premier navire a été réalisé à la demande de la Compagnie d’Exploitation des Ports (C.E.P.), filiale de Véolia Environnement spécialisée dans la gestion d’installations portuaires qui envisage d’exploiter ou de commercialiser plusieurs unités de ce navire dépollueur.

Pour mémoire, rappelons enfin que Les Journées découvertes Science et Ethique à destination des scolaires organisées par 3B Conseils à Concarneau, avaient retenu comme thème central pour 2009 : « A la pêche aux déchets », en traitant notamment des questions liées à la vie des déchets de la filière pêche et au recyclage de ces déchets à bord des navires.



Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser ! 



En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.

Relire l'article du blog du 26 mars 2010 sur les journées découvertes à Concarneau


Sources : Ateliers Normand / Journées découvertes / RH - 3B Conseils

jeudi 8 juillet 2010

Forum de Valeurs Vertes : l’exploration et l’exploitation du pétrole en eaux profondes ?

Après le naufrage de Deepwater Horizon, Valeurs Vertes organise un forum de discussion internet sur le thème « comment envisager l’exploration et l’exploitation du pétrole en eaux profondes ?

- Une catastrophe écologique peut-elle se transformer en catastrophe économique majeure ?

- La plateforme d’exploration pétrolière de BP qui pollue le Golfe du Mexique peut-elle remettre en cause l’exploration en eaux profondes ?

- Existe-t-il des procédés fiables pour juguler cette catastrophe et éviter les prochaines ?

- Les technologies de pointe de certaines entreprises françaises peuvent-elles y trouver un champ d’application ?

C’est sur toutes ces questions que Valeurs Vertes au travers de son entend susciter le débat autour de spécialistes dont :

- Michel Girin (*) : CEDRE
- François Kal
aydjian : IFP
- Yann Barthélémy :
FNE
-et d’autres notamment de l'
INERIS

Participer au forum de Valeurs Vertes ICI

Nous avons évoqué à plusieurs reprises sur ce blog la catastrophe dans le Golfe du Mexique :
- le 10 mai 2010 : « Des navires de dépollution bretons sur la marée noire en Louisiane ? »
- le 16 juin 2010 : « La marée noire américaines sur les côtes européennes à l’automne ? »
- le 29 juin 2010 : « Ecocéane à la rescousse de la Floride dans la lutte contre la marée noire".

Comme l’indiquait il y a quelques jours le CEDRE, durant l’effort engagé par les autorités américaines pour lutter contre la pollution de la plateforme Deepwater Horizon n’a pas faibli.

Les valeurs annoncées le 30 juin restent impressionnantes : 42 700 personnes engagées, 850 km de barrages, 1 500 km de barrages absorbants, 106 000 m3 d’émulsion récupérés, 6 000 m3 de dispersants utilisés dont 2 200 m3 à partir du fond et 275 opérations de brûlage qui auraient permis de disperser dans l’atmosphère environ 38 000 m3 d’hydrocarbure.

Cependant, la controverse sur le débit de rejet du puits se poursuit. Les quantités quotidiennes s’échappant du fond de la mer sont maintenant estimées à 7000 voir 8000 m3/ jour.

Après 71 jours cela représente un volume d'environ 500 000 m3. Les autorités américaines annoncent que 700 km de littoral sont pollués dont 400 km en Louisiane. Enfin 89 916 demandes d’indemnisation ont été présentées et 138 millions de dollars ont déjà été versés.

La société Ecocéane a vendu à la société américaine AshBritt 10 bateaux (5 Cataglop CG92 de 9,20 mètres et 5 Cataglop CG66 de 6,60 mètres) et loué pour neuf mois son navire hauturier de récupération d'hydrocarbures de 18 mètres, le Catamar.

Pour en savoir sur les moyens mis en œuvre sur zone, plus lire également les articles parus sur le blog Défense et Environnement
- 11/05/2010 : L’US Army en renfort
- 31/05/2010 : Le Corps des ingénieurs de l’armée de terre donne son feu vert à la construction d’une île artificielle
- 09/06/2010 : Des casques bleus de l’environnement ?
- 06/07/2010 : Un dirigeable de l'US Navy dans la lutte contre la marée noire


Par ailleurs rappelons que les entretiens Science et Ethique en 2003 ont traité de ces questions de forages eaux profondes, de l’exploration et l’exploitation du pétrole en eaux profondes.

Les mers et les océans présentent des enjeux scientifiques, géopolitiques et économiques mondiaux. Etudiés depuis l’espace jusqu’aux abysses, leur connaissance et leur exploitation s’appuient sur les recherches et les innovations technologiques, relèvent du droit de la mer et concernent tous les domaines de l’océanographie : géosciences, physique, biologie, spatial...



La connaissance actuelle des grandes profondeurs permet d’atteindre des richesses énergétiques et minérales toujours en cours de réévaluation. L’exploitation industrielle vise désormais les marges continentales, au-delà des plateaux continentaux, jusqu’à 3000 mètres de profondeur.



Des démarches scientifiques sont menées au niveau mondial par les Etats, les grands organismes, les centres de recherches publics et privés, les universités... pour mettre en commun les moyens de la recherche et de l’ingénierie océanique.

Il est devenu nécessaire d’étudier et d’exploiter les océans différemment et d’évaluer de manière précise la diversité et la fragilité des richesses de la mer et des océans. Ceci suppose une intervention à des niveaux européens et internationaux et une réelle prise de conscience citoyenne pour une gouvernance de l’océan.

Dans son intervention aux entretiens Science et Ethique 2003, Alain Morash s'était penché sur les technologies au service de l'exploration scientifique des océans. Revoir son intervention sur le thème : « Un exemple de collaboration industrie-recherche publique en grands fonds océaniques »


(*) Relire également l’article du blog du 2 juillet 2010 présentant le livre de Michel Girin (Cedre) sur « Les pollutions chimiques accidentelles du trasport maritimes", aux éditions Quae.

Sources : Valeurs Vertes / CEDRE/ AFP / RH

mercredi 7 juillet 2010

Vigie Aviation : quand la protection de l’environnement vient du ciel.

Créée en mars 2010 à Quimper la PME Vigie Aviation s’installe sur le créneau de la préservation de l’environnement au travers d'axes comme l'observation du littoral et des pollutions, l'observation de la biodiversité, le comptage des mammifères marins, la connaissance des écosystèmes....

Les dirigeants de la PME finistérienne - Christophe Perrier et Thierry Mentheour - précisent, qu’ils n’entendent pas se substituer au Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollution accidentelles des eaux) ou aux missions dévolues à la préfecture maritime de l'Atlantique notamment, mais plutôt d’agir en complémentarité avec les structures scientifiques et administratives existantes..

Reste à savoir si Vigie Aviation qui vient de réceptionner son avion de surveillance DA42, équipé de haute technologie, saura et pourra trouver sa place de l’architecture existante.

Relire l'article sur les missions du Cedre.

Sources : La Tribune / Le Télégramme / RH – 3B Conseils

mardi 6 juillet 2010

Agenda 21 : le Conseil Général du Finistère adopte son nouveau programme 2010-2014



La prise en compte du développement durable en Finistère est désormais une réalité bien ancrée depuis quelques années puisque c’est en 2003 que le conseil général du Finistère avait adopté à l'unanimité une démarche vers le développement durable.

Après trois années de préparation, un Agenda 21 pour la période 2006-2009 a été mis en place. (voir ici le bilan) C’est désormais une nouvelle étape qui a été franchie avec le vote d’une seconde programmation 2010-2014.

Le bilan du premier agenda montre l’action innovante du Finistère dans des domaines touchant à la vie quotidienne des habitants du département, comme l'accessibilité d'espaces naturels sensibles aux handicapés, l'accompagnement du développement de l'agriculture biologique, le soutien à la filière bio avec des achats renforcés pour la restauration des agents inter-administrations (7 % en 2010 contre 1% en 2006), la mise en place de 160.000 heures d'insertion sur trois ans grâce aux clauses d'insertion dans les marchés publics du conseil général…..

S’agissant du second volet pour la période 2010/2014 la volonté affichée par le Conseil général est d’aller plus loin en faisant de l’Agenda 21, le fer de lance de toute sa politique départementale. Pour y parvenir Pierre Maille entend renforcer la participation, citoyenne en établissant un nouveau modèle de gouvernance.


« L’état des lieux du Finistère réactualisé avec le concours de l’INSEE en 2009, nous a permis de caractériser forces et faiblesses de notre département.
L’évolution démographique montre que l’effet conjugué de la baisse du solde naturel et l’allongement de la durée de la vie entraînent un vieillissement de la population. Il faut en tenir compte dans l’habitat, les services à la personne et l’accompagnement de la dépendance, l’emploi et la transmission des entreprises, le maintien des liens intergénérationnels, …

Le système productif finistérien est partie prenante de la mondialisation de l’économie : il est sensible aux crises financières et économiques, il est soumis aux règles de l’Union Européenne et de la concurrence internationale. Permettre à la pêche et à l’agriculture de s’adapter est nécessaire au maintien de l’emploi des industries de transformation présentes en force ici.

L’économie sociale, coopérative et mutualiste est un atout pour notre région.
Même si la cohésion sociale est encore forte, même si les écarts de revenus sont plus faibles qu’ailleurs, des inégalités perdurent, entre hommes et femmes, entre territoires, entre générations, ou bien pour l’accès aux services.

L’observation du développement territorial fait apparaître une consommation importante du foncier, au profit de l’habitat et des équipements mais au détriment de l’agriculture. Le coût est élevé en terme de mobilité et d’énergie. Des déséquilibres peuvent se creuser entre l’espace littoral convoité et les zones intérieures.

Le patrimoine naturel du Finistère est remarquable. Richesse des milieux, biodiversité, paysages, contribuent à l’attractivité du département mais sont fragiles et méritent d’être préservés. La reconquête de la qualité de l’eau est toujours un enjeu essentiel. «
 

Les cinq enjeux identifiés dès 2006 semblent toujours pertinents aux yeux des élus départementaux :
- renforcer les solidarités
- construire une économie solidaire et responsable
- favoriser un développement territorial équilibré et l’ouverture au monde
- préserver et anticiper pour prévenir
- mobiliser par l’exemple.

Leur déclinaison mérite cependant des actualisations comme l'a indiqué Pierre Maille au regard des acquis du plan d’actions précédent et des évolutions constatées dans l’état des lieux évoqué.

"Nous vous proposons de les synthétiser au travers de six objectifs stratégiques pour le Finistère de demain :
- faire des dynamiques démographiques un atout pour le Finistère,
- faire de l’aménagement un vecteur de solidarités sociale, territoriale et économique,
- agir pour un développement au service des Hommes et des territoires,
- favoriser l’épanouissement de tous les Finistériens,
- faire face aux enjeux écologiques et garantir la pérennité du patrimoine finistérien,
- agir pour un service public départemental de qualité.

Afin de préciser l’ambition de notre projet, nous les déclinons en 29 objectifs intermédiaires qui permettront aux services et aux élus de construire les plans d’actions qui guideront l’action au service des Finistériens. »


Pour la période qui s’ouvre le Département devrait accorder une attention particulière à 6 axes :
- le logement, repéré comme une préoccupation majeure pour nombre de Finistériens ;
- les grands enjeux énergétiques, la sécurité du Finistère étant fragile en ce domaine alors que le potentiel d’énergies renouvelables, marines en particulier, existe ici ;
- la dynamique économique finistérienne, autour des atouts majeurs du département, pour tirer parti des mutations en cours ;
- la mer et le littoral, caractéristique spécifique de notre territoire ;
- l’accessibilité de tous à la culture, aux sports et aux loisirs, nécessaire à la cohésion sociale, qui ne doit pas être la victime des réformes en cours ;
- le développement des services au public dans les territoires, marque de notre attachement à l’égalité des citoyens, alors que l’Etat réduit le nombre de ses fonctionnaires et l’implantation de ses services.


Pierre Maille souhaite que « l’Agenda 21 soit le projet stratégique du Conseil général. Nous avons jusqu’à présent considéré l’Agenda 21 comme une série d’actions ou de préconisations qui venaient s’ajouter au travail quotidien. Désormais, les principes du Développement durable doivent donner une vision globale à notre action, imprégner nos objectifs et nos méthodes de travail, à tout instant. Etre un processus permanent d’observation, de concertation, de transformation et d’adaptation, d’évaluation. »



Par ailleurs il convient de rappeler que La loi portant engagement national pour l’Environnement (« Grenelle II ») adoptée par le Sénat à l’automne et par l’Assemblée nationale le 20 mai 2010 inscrit le soutien de l’État aux agendas 21 locaux. Une 5ème session de reconnaissance est en cours d’expertise. La future stratégie nationale s’est fixée l’objectif d’atteindre 1 000 agendas 21 locaux en 2013.


Sources : CG29/ RH - 3B Conseils

lundi 5 juillet 2010

Ouverture des ports de l’Ouest vers la Scandinavie et la Russie.

L'armement néerlandais Samskip (*) vient de s'implanter sur le port de Nantes Saint-Nazaire et le port de Brest, offrant ainsi une liaison, via son hub de Rotterdam, vers la Scandinavie, la Baltique et la Russie.

Samskip a profité de l'ouverture le mois dernier de la nouvelle ligne hebdomadaire de BG Freight Line (reliant Montoir et Brest à Rotterdam) pour acheter des slots sur le porte-conteneurs Karin Shepers et, ainsi, toucher le grand ouest français.

Pour les Port de Nantes Saint-Nazaire et Brest l'arrivée de ce nouvel acteur, cumulée à celle de BG Freight Line, est une nouvelle de première importance pour leur développement stratégique.

La nouvelle ligne est d'ailleurs d'autant plus intéressante que le temps de transit entre Rotterdam et Montoir est de moins de trois jours, ce qui la rend particulièrement compétitive pour importer les marchandises arrivant dans le premier port européen. A l'expert, le transit time est à peine plus long, même avec l'escale brestoise. C'est donc une petite révolution que connaît le transport maritime dans l'ouest, d'autant que Samskip présente à une offre multimodale particulièrement développée.

La compagnie propose, ainsi, de desservir en 8 jours (au départ de Montoir et via Rotterdam) Oslo (Norvège), Gutenberg (Suède), Gdynia (Pologne), Riga (Lettonie), Klaipeda (Lituanie), Tallin (Estonie) et le marché russe, en plein développement, avec une escale à Saint-Pétersbourg. Les ports d'Aarhus (Danemark) et d'Helsinki (Finlande) sont atteints en 11 jours et celui de Copenhague en 14 jours.


(*) Samskip a été fondée en Islande en 1990, et est nommant spécialisé dans les conteneurs réfrigérés et à température dirigée. Le marché de l'agroalimentaire mais aussi des produits industriels ou forestiers nécessitant une température et une hydrothermie constante pour éviter toute dégradation. La compagnie a, par ailleurs, largement investi dans les conteneurs de 45 pieds, qui permettent de transporter, comme dans les remorques de camions, des lots de 33 palettes internationales (contre 22 pour les conteneurs classiques). Ce type de boite est disponible sur la nouvelle ligne, aux côtés des traditionnels conteneurs de 20 et 40 pieds. Aux côtés de BG Freight Line, qui connaît d'ores et déjà un franc succès avec 250 à 280 conteneurs manutentionné par escale, Samskip compte bien dépasser à Montoir les 200 boites en fin d'année. Pour y parvenir, Sogebras, son agent français, a créé spécialement un poste pour se charger du développement du service.



Sources mer et marine / RH - 3B Conseils