vendredi 28 mai 2010

Parc marin d'Iroise : un plan de gestion validé en septembre.


L’annonce de la création du Parc naturel marin d’Iroise avait suscité beaucoup d’interrogations et de craintes. A cette période de fortes turbulences, a succédé celle d’une relative discrétion sans doute nécessaire à un travail de fond plus serein et propice à la mise en place d’une véritable politique de gestion de cette nouvelle structure.

Pour mémoire, le parc naturel marin d'Iroise, premier du genre en France, a été officiellement créé par un décret du Premier Ministre publié au Journal Officiel du 2 octobre 2007. Sa vocation est de permettre de progresser dans la connaissance et la protection du patrimoine marin et d’encourager le développement durable des activités qui en dépendent.
Celui-ci s'étend sur une superficie de 3550 km2 et prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l'Iroise : Ouessant, Molène et Sein (*)

Si, après deux années d’existence, plus d’une centaine de réunions de concertation avec les acteurs et décideurs locaux (plus de 200 personnes), la mise en place du Parc marin d'Iroise se traduit encore pour beaucoup d’observateurs - et plus encore le grand public -, par un sentiment de complexité, dans la réalité les choses avancent plutôt bien et concrètement.

Car la discrétion ne veut pas dire loin s’en faut, l’inertie. De fait le plan de gestion du premier parc marin français (21 agents dont 11 sur le terrain) sera présenté en septembre, et fixera les grandes orientations pour les quinze années à venir.

Pour son président Pierre Maille - président du Conseil général du Finistère - qui réunissait à Brest, ce 25 mai dernier, au côté de l’amiral Anne-François de Saint-Salvy, préfet maritime, l’ultime rencontre des membres du comité de gestion et les partenaires et intervenants extérieurs, dans la mise en œuvre future du plan de gestion, « aucune interdiction ne sera édictée » car, selon lui, le Parc n’a de sens que si il intègre tous les intervenants sur le milieu marin d'Iroise, sans ajouter d’interdictions à celles qui existent déjà.

Pour autant le Plan de gestion qui sera présenté et validé au mois de septembre prochain ne pourra être figé et restera évolutif et réactif. Ainsi, chaque année, des actions nouvelles pourront être décrétées pour un meilleur équilibre et une gestion affinée des ressources.

Un des axes essentiel pour assurer cette bonne gestion de la ressource c’est la connaissance, celle des espèces présentes sur le Parc et leur milieu.

Or, il s’est dégagé, lors de ces deux dernières années de travail, un constat largement partagé : la mer d'Iroise est un système d'une extraordinaire complexité. Thierry Canteri, directeur du Parc marin d’Iroise résume justement ce constat par « on connaît peu de choses ». Cela est vrai sur l'évolution des ressources halieutiques comme les mécanismes de reproduction ou de migration.

Le Parc a déjà mis en place des actions concernant les ormeaux de Molène ou les langoustes d’Ouessant et quelques autres espèces. Mais il reste beaucoup d’inconnues. Diverses actions d’acquisition de données sont donc mises en place actuellement comme le marquage des bars pour avoir des informations sur l’évolution du stock, des évaluations bathymétriques des champs de laminaires ou encore l’étude de l’installation d’étoiles de mer responsables de la raréfaction, en baie de Douarnenez, des coquilles Saint-Jacques et de certains poissons.

L’objectif visé par le Parc marin d’Iroise dans ces actions est de pouvoir faire une évaluation de la pression de pêche professionnelle et de loisirs. La démarche du Parc associe en amont les pêcheurs, mais ce sujet reste difficile avec la perspective de permis de pêche plaisance en France.

Article : 3B Conseils - RH
Sources : Parc Marin d’Iroise / Région Bretagne / Le Télégramme

(*) Fiche technique du Parc Marin d'Iroise 
 • 34 communes riveraines du parc dont trois sont insulaires : Ouessant, Molène et Sein.
 • 71 000 habitants
 • 320 000 hectares. 
• 300 km de côtes : de Porspoder au nord à Plouhinec au sud. La rade de Brest est exclue.
 • La pêche professionnelle en Iroise : 350 navires, 900 personnes embarquées, 2 500 emplois, plus de 12 000 tonnes de poissons, coquillages et crustacés, 40 000 tonnes
d’algues.
 • Le tourisme : un million de visiteurs par an et environ 3 500 personnes vivant de
cette activité.
 • Le nautisme : 10 000 bateaux de plaisance et 26 000 pratiquants dans les structures nautiques

jeudi 27 mai 2010

Dernier retour de la Jeanne d’Arc à Brest : quatre jours de festivités.

La « Jeanne » et Brest c’est une longue et belle histoire commune qui prendra dans quelques jours. Un chapitre glorieux qui se clôt avec un brin de nostalgie pour les anciens mais aussi l’occasion pour les plus jeunes de découvrir le navire-école de la Marine nationale, pendant qu’il est encore temps.

Quarante-six années de bons et loyaux services, puisqu’elle est entrée en service en 1964, une dernière mission de représentation internationale en 18 escales, qui l’a mené notamment en Afrique, en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, au Québec, et la Jeanne d’Arc rejoint son port d’attache brestois avant d'être désarmée, à partir du 7 juin.

La Jeanne d’Arc (*) a joué durant toutes ses année le rôle d’Ambassade de la France sur les océans mais aussi d'Ambassadrice de Brest accueillant notamment les missions économiques de Brest métropole océane dont celle du 12 au 16 avril 2010 au Québec emmenée par le président de BMO, François Cuillandre, mission organisée conjointement avec le Conseil général du Finistère et la CCI de Brest et le Technopole Brest Iroise (TBI) en association avec le Pôle Mer Bretagne.

Relire également l'article du blog du 4 mai 2010 : " Brest et le Québec renforcent leurs liens dans le domaine des sciences marines".




Le « palmarès » de la Jeanne d’Arc (R97) est impressionnant :

- 1,76 million de milles nautiques parcourus,

- 19000 marins passés à bord,

- 6.400 élèves officiers formés,

- 45 campagnes à la mer,

- 9 tours du monde complet....





Partie de Brest, le 2 décembre, le porte-hélicoptères devrait passer devant la pointe Saint-Mathieu ce jeudi 29 mai vers 13 h 15 et est annoncé à Brest vers 14 h 30.

Amarré au quai Commandant Malbert vers 15 h 00, la "Jeanne » sera alors fêtée comme il se doit, durant quatre jours de festivités au cours desquels, elle sera ouverte au grand public.
La ville de Brest et la Marine nationale, avec de nombreux partenaires, proposeront un programme de festivités de jeudi à dimanche.

Un «village Jeanne-d'Arc» comprenant de nombreux stands, un chapiteau géant, des visites du bâtiment, un défilé aérien, une soirée-débat et un feu d'artifice, des animations musicales….

Si le jeudi 27 est réservé aux familles des marins et officiers embarqués, le vendredi 28 sera celle des anciens de la Jeanne et des écoles.
Les 29 et 30 mai seront ouvertes au grand public.

Les entretiens Science et Ethique s’associent à l’hommage rendu à la Jeanne d’Arc, en se rappelant qu’elle a accueilli à son bord les intervenants et invités des entretiens.

(*) La Jeanne d'Arc mesure 181,38 m de long, 24 m de large et 52 m de haut. Sa masse évolue entre 10 575 t et 13 270 t selon son chargement. Quatre chaudières multitubulaires de type dissymétrique fournissent en énergie le navire et ses quatre turbines. À pleine puissance le porte-hélicoptères pouvait initialement atteindre 27 nœuds (50 km/h).

Sources : Marine nationale / BMO / RH - 3B Conseils
Photos : Crédits photo : C. GLOCK/ DICOD / BMO

mercredi 26 mai 2010

La lutte contre les algues vertes en Bretagne… suite


Dans l’article du blog du 28 avril 2010, nous évoquions l’ouverture de la campagne de ramassage des algues vertes en Côtes d’Armor et les demandes pressantes des élus locaux (Plestin-les-Grèves, Trédrez-Locquémeau, Tréduder et Saint-Michel-en-Grève) de voir l’Etat s’engager résolument sur le plan financier….
l’Etat ayant reconnu sa responsabilité, ils souhaitaient qu’il assume dès lors la charge intégrale des sommes qui vont être mobilisées pour cette campagne.

En effet, l’enveloppe dévolue aux opérations de ramassage des algues vertes par l’Etat n’est que de 700 000 € pour toute la Bretagne or, le seul coût du ramassage et du transport dans la Baie de Lannion est en effet estimé à 323 000 €.
Or, au terme des conclusions du rapport de la commission interministérielle il est prévu que l’Etat n’en finance que la moitié. Cette répartition déjà jugée insuffisante aux yeux des acteurs locaux, ne pourra sans doute pas être tenue selon eux.

Mais pour l’État c’est non ! celui-ci refuse de revoir à la hausse sa participation au financement du ramassage des algues vertes sur le littoral. A ce jour 3700 tonnes ont déjà été recueillies contre 1700 tonnes sur la même période il y a un an (en mai 2009).
Les maires des quatre communes concernées qui voient ainsi leur recours gracieux rejeté, envisagent désormais la saisine du tribunal administratif pour obtenir gain de cause.

Pour les Côtes d’Armor cette gestion risque de se révéler d’autant plus problématique en termes financiers notamment que les Baies de Lancieux et de La Fresnaye font actuellement l’objet d’une observation particulière quant à la prolifération des algues vertes.

Le ramassage des algues en mer

Il convient de rappeler que les algues vertes se développent surtout entre mai et octobre, lorsque les eaux du littoral se réchauffent. Elles s'échouent sur les plages, et en se décomposant, elles peuvent émettre des gaz toxiques. Les tissus contenant du soufre dégagent ainsi de l’hydrogène sulfuré, gaz très dangereux pour la santé.
Le phénomène des "marées vertes", apparu il y a une trentaine d'années, est favorisé par les rejets de nitrates dans l'eau, dus à l'agriculture et à l'élevage intensifs, mais aussi à certaines activités urbaines et industrielles.

De fait, une réduction importante des engrais et effluents azotés épandus sur les sols permettrait de réduire les marées vertes. Une diminution des apports a été amorcée depuis 2000 mais les effets sur la prolifération des algues vertes ne sont pas encore sensibles car le temps de réaction des bassins versants peut aller de 2 à 10 ans suivant leur typologie. Les résultats des politiques engagées ne sont donc pas spectaculaires pour l’instant.

A l’issu de son déplacement en Côtes d’Armor durant l’été 2009 le Premier ministre avait donc annoncé l’expérimentation du ramassage des algues en mer, en espérant que cette mesure permettra d'éviter de telles proliférations.

Le chalutage des algues vertes en rade de Brest.

Le plan de l'État en Bretagne (article du blog du 4 février 2010)qui se décline autour de trois axes (la gestion les algues échouées, la réduction des flux de nitrate vers les côtes et l’amélioration des connaissances du phénomène) prévoit de tester le ramassage des algues vertes en mer, notamment dans l'anse du Moulin-Blanc où BMO ramasse entre 200 à 300 tonnes par an sur la plage. Selon les années, de 300 tonnes en hiver à 3.000 tonnes en été sont présentes dans les eaux du Moulin-Blanc.

Brest Métropole Océane vient de tester au cours du mois d’avril cette mesure de récupération en mer. Pour son vice-président chargé de la rade et du littoral Thierry Fayret, BMO en avait déjà l’idée depuis plusieurs années mais, «il fallait trouver les partenaires et les subventions», ce qui a pu être réalisé en lien avec l’Ifremer, le Ceva (Centre d'étude et de valorisation des algues) et le comité local des pêches.

Thierry Fayret insiste également sur la volonté du Sage de l'Elorn (Schéma d'aménagement et de gestion de l'eau) dont il assure également la vice-présidence de parvenir d’ici à 2021, à 22mg d'azote par litre contre 34 à 35. Cependant le seuil de disparition pour les algues vertes s’établit à 10mg. Il faut donc pour lui agir sur les deux tableaux de façon concomitante et continuer de « considérer la baisse des nitrates et des phosphates comme le plus important».

Pour le ramassage en rade de Brest, l’option choisie a été de chaluter les algues au moyen d’un cadre métallique et d’un filet positionnés à l’arrière d’un bateau, en effectuant des traits au fond. Puis de les emmener dans le chenal de l'Élorn où, larguées à plus de vingt mètres de fond, et sans luminosité, elles devraient péricliter.

Les tests du mois d’avril effectués avec deux bateaux sur quatre jours ont permis de « récolter » 100 tonnes. Reste cependant à valider le fait que ces les algues plongées au fond, dans le chenal, finissent bien par se décomposer et ne sont pas déplacées par les flux.

Affaire à suivre…..


Sources : BMO / Télégramme / RH - 3B Conseils

mardi 25 mai 2010

Nantes Métropole lance un « Atelier Climat »





Des études réalisées pour le compte de Nantes Métropole ont montré que sur son territoire, la communauté urbaine ne maîtrise que 6 % des émissions de gaz à effet de serre, les 94 % restant étant imputables aux particuliers et aux entreprises.

Fort de ce constat, et sous l’impulsion de son vice-président Ronan Dantec par ailleurs porte-parole des réseaux mondiaux de collectivités locales dans les négociations internationales sur le climat, Nantes Métropole s’est lancée dans une initiative originale «  l’Atelier Climat ».

Après une enquête d’opinion (*) auprès d’un échantillon de 2503 personnes représentative de la population de l’agglomération nantaise sur le réchauffement climatique, 150 ménages vont être sélectionnés pour participer à cet Atelier qui s’inscrit dans le cadre du Plan Climat initié par Nantes Métropole en 2007. Il représenteront toutes les catégories d’ages et toutes les couches sociales.
L’objectif est d’appréhender avec les citoyens leur perception du changement climatique, détecter outre les habitudes, les gestes déjà accomplis et ceux qu’ils sont prêts à accomplir.

Chacun de ces volontaires va se voir remettre à partir du lancement de l’opération en juin 2010, un carnet de bord afin d’y transcrire son expérience, ses perceptions et participera à trois séances collectives et quatre ateliers thématiques, huit enquêtes qualitatives et un bilan carbone effectué par l’Ademe.

Pour Nantes Métropole ce sera aussi l’occasion de vérifier que ses politiques publiques comme celles d’autres collectivités ou de l’Etat sont cohérentes entre elles et répondent aux attentes des habitants de l’agglomération.



(*) l’enquête d’opinion sur l‘agglomération nantaise a été réalisée par TMO Région (8 au 19 mars 2010).
Il en ressort  que :
- 39 % des Nantais interrogés estiment que pour lutter contre le changement climatique il faut « forcer les nations à être plus contraignantes vis-à-vis des particuliers et des entreprises » ;
- 59 % considèrent que le réchauffement climatique est principalement le fait des activités humaines ;
- 63 % des sondés sont » assez préoccupés par les conséquences du réchauffement climatique » ;
- 15 % son «  très préoccupés »



Pour aller plus loin et pour redécouvrir les enjeux du changement climatique et la contribution des énergies de la mer, comme une des solutions pour limiter les gaz à effet de serre, retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2009 " l'heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer".

En Octobre 2009 les entretiens Science et Ethique à la veille de la Conférence des Nations-Unies sur le climat à Copenhague ont souhaitent démontrer l’intérêt des énergies renouvelables de la mer, les enjeux dans le cadre du développement de l’aménagement du littoral européen, l’impact sur la biodiversité et les acteurs du monde de la mer.


Sources : Nantes Métropole / RH – 3B Conseils
Photos Ville de Nantes

vendredi 21 mai 2010

Conseils de lecture et de visites pour le week-end

"Jack Kerouac, Breton d’Amérique" d’Hervé Quéméner et Patricia Dagier (éditions Le Télégramme)

Jack Kerouac, icône de la beat generation, est mort en 1969 âgé de quarante-sept ans laissant une œuvre littéraire qui fait de lui un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle.
 
Cependant jusqu'à l'âge de six ans, sa langue maternelle fut le français et son père lui répétait "Ti-Jean n'oublie jamais que tu es breton". Fort de cette tradition familiale, l'écrivain a multiplié les initiatives afin d'identifier son ancêtre français, émigré de Bretagne en Amérique du Nord au XVIIIe siècle.

La mission était difficile tant ce dernier avait semé son parcours de fausses pistes. Si Jack Kerouac s'est rapproché au plus près de la solution, il n'aurait pu la trouver sans la clé de l'énigme, celle de la véritable identité de l'ancêtre.

Les auteurs du livre, Patricia Dagier (*) , généalogiste, a traqué le moindre indice dans les archives en France et au Québec tandis qu'Hervé Quéméner (**) a suivi la quête bretonne de l'écrivain à travers sa vie et son œuvre.
 
Cette enquête minutieuse, écrite à quatre mains, a pour résultat d'établir de façon formelle la filiation bretonne de Jack Kerouac, d'apporter un éclairage original à la personnalité de l'écrivain et surtout de révéler des similitudes étonnantes entre la destinée de l'aventurier breton émigré en Amérique et celle de son lointain descendant.


(*)Patricia Dagier est généalogiste. En 1999, après trois années de recherches intensives, elle a démasqué l'ancêtre breton de Jack Kerouac. Soucieuse de vérité historique, elle poursuit depuis dix ans ses investigations dans les archives bretonnes, françaises et canadiennes.

(**)Hervé Quéméner est journaliste. Rédacteur au quotidien Le Télégramme depuis 1972 puis rédacteur en chef de Bretagne Magazine de 1998 à 2006, il se consacre aujourd'hui à l'écriture.




"Seule la mer s’en souviendra" d’Isabelle Autissier (éditions Grasset 2009) Roman

En 1969, Peter March, bon marin, père de famille, amateur de défis, se lance dans l’aventure : participer à la première course en solitaire, autour du monde et sans escale.

Pas seulement pour y inscrire le nom de Sailahead, le trimaran révolutionnaire que cet électronicien fantasque a construit de ses mains, mais pour revenir en pleine gloire et s’inventer un destin. « Ici, je suis libre, personne pour me contrarier, pour exiger quoi que ce soit. C’est comme si je n’existais plus puisque personne ne se soucie de moi. »

De déception en accident, seul face à la mer, sans autre repère qu’une conscience de plus en plus chancelante, Peter March fabrique le plus fascinant des mensonges jamais commis sur un voilier : il invente sa position. Le roman d’un tricheur ?

S’inspirant de son expérience de navigatrice en solitaire autant que d’un célèbre fait divers, Isabelle Autissier raconte avec fascination l’affrontement entre un homme et l’océan, entre la raison et la folie.

Isabelle Autissier qui vient de se voir décerner le Prix Eric Tabarly du meilleur livre de mer , attribué par l’association des anciens élèves de l’Ecole Navale, lequel lui sera remis officiellement le 25 juin 2010. Pour ce même roman elle a reçu également le Prix Henri-Queffélec 2009.

Isabelle Autissier est ingénieur agronome de formation (spécialisation en halieutique) et navigatrice et auteure de plusieurs ouvrages. Elle consacre également une très large part de ses activités à la protection et la sensibilisation à l’environnement et au développement durable. En décembre 2009, elle est élue présidente de la branche française du World Wide Fund for Nature (WWF France).

Elle a également été présidente des entretiens Sciences et Ethique jeunes en 2007.

Retrouver les interventions d'Isabelle Autissier pour les entretiens Science et Ethique juniors (interviews réalisées par les web trotters de Brest, partenaires des entretiens).



Exposition et visite du Conservatoire national botanique de Brest

Au Pavillon d’accueil du Conservatoire, sont présentés les enjeux bretons de la biodiversité mais aussi une évocation sensible du patrimoine naturel régional au travers de photos et de peintures. Au travers de l’exposition «  La Biodiversité en Bretagne ».



Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de Brest Capitale maritime de la biodiversité 2010.

Par ailleurs le public peut également découvrir les serres du Conservatoire : évocations de 4 milieux exotiques reconstitués de façon spectaculaire.
95% des espèces présentées dans les serres sont des plantes, originaires des DOM-TOM et des îles du monde entier, menacées de disparition.



La Fête de la nature à Morlaix



A occasion de la fête de la nature la Ville de Morlaix et la SEPNB-Bretagne Vivante proposent diverses animations ce week-end pour découvrir les enjeux de la biodiversité.




Deux conférences :

- vendredi 21 mai « Vous avez dit…. Biodiversité ? » par Gilles Bœuf, président du Muséum national d’Histoire naturelle (CCI de Morlaix - 20h00)
- samedi 22 mai « Activités de pleine nature et oiseaux marins » par Nicolas Le Corre, Docteur en géographie au Laboratoire Geomer de l’IUEM Brest (Salle Ange de Guernisac – 17h00)

Des animations le samedi 22 mai :
- les sternes de Dougall
- de bois en surprise
- la mare, ça me botte,
- rencontre autour d’un caillou
- le printemps est arrivé
- venelle et bocage


Tout le programme ICI.

Sources : RH - 3B Conseils