jeudi 25 février 2010

5.700 hectares de terrains côtiers cédés par l'Etat au Conservatoire du littoral






France Domaine , service à compétence nationale du Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique et le Conservatoire du littoral et des rivages lacustres ont signé, à l’initiative de ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), une convention mettant à la disposition de cet établissement public 31 sites d’une surface totale de 5 700 hectares de terrains côtiers appartenant à l’Etat.



Avec ces nouvelles mises à disposition, le Conservatoire protège désormais 133 900 hectares de zones littorales particulièrement sensibles.

 Si ces nouveaux terrains se situent essentiellement en Outre-mer, d’importants sites de métropole sont également concernés.

Sur les 5 700 hectares mis à disposition, près de 5 400 hectares concerneront des zones de mangroves dont 5 000 hectares en Guadeloupe : les Abymes, Baie-Mahault, Morne à l'Eau qui seront confiés en gestion au Parc national de Guadeloupe et en Martinique : îlets à Ramier dans la commune de Trois-Ilets où sera réintroduite et protégée une espèce d’iguane endémique à la Martinique.



Avec ces acquisitions qui complètent celles réalisées en 2008 à Mayotte, la France protège et dispose d’un dispositif cohérent et complet de protection de la mangrove conforme à ses engagements internationaux. Les mangroves, à la fois zones de fraie et nourriceries, recèlent une très forte biodiversité. C’est là que la production de biomasse est la plus élevée parmi tous les écosystèmes. Bien que fragiles, elles constituent un rempart contre l’érosion côtière. 



Le Conservatoire du littoral va pouvoir bâtir des plans de protection, de restauration le cas échéant et de valorisation de ces espaces au profit du public en lien avec les collectivités locales et les opérateurs spécialisés. Ils permettront également de renforcer les connaissances de ces milieux qui possèdent des capacités remarquables notamment d’épuration des eaux. C’est une mesure très importante pour la préservation de la biodiversité littorale et marine et pour l’Outre-mer.



La France co-préside actuellement avec les îles Samoas l’Initiative internationale pour la protection des coraux (ICRI) et souhaite dans ce cadre renforcer les mesures en faveur des mangroves menacées par l’urbanisation et des opérations de remblais.



Parmi les sites concernés en métropole on retrouve : 80 hectares à Port Cros et 45 hectares à Cavalaire dans le Var, 60 hectares à Pénestin dans le Morbihan, au cap de la Chèvre sur la presqu’île de Crozon dans le Finistère, sur l’île de Ré.



l’Etat a souhaité à l’occasion de cette opération de transfert réaffirmer également sa volonté de tout mettre en œuvre pour réaliser l’engagement du Grenelle de la mer d’accélérer la réalisation du tiers sauvage (un tiers du littoral sous protection à l’horizon 2030).

Pour en savoir plus sur la biodiversité du littoral, retrouvez les entretiens Science et Ethique 2006


Retrouvez également lors des entretiens Science et Ethique 2005, les interventions des représentants du Conservatoire du littoral sur le thème " Impact du changement climatique sur le patrimoine du Conservatoire du littoral ".


Sources : MEDDEM / France Domaine / RH - 3B Conseils

mardi 23 février 2010

5è trophées du développement durable en Bretagne




L’Etat et l'ADEME Bretagne se mobilisent, pour la 8ème année consécutive, afin d’assurer la réussite de la Semaine du Développement durable du 1er au 7 avril 2010 et valoriser les initiatives prises dans ce domaine.
Un appel à projets national est lancé à cette fin. 

En Bretagne, avec le soutien du Conseil régional de Bretagne, les Trophées du Développement durable récompenseront les initiatives prises, selon un dispositif propre. Acteurs publics et privés, associations, entreprises, établissements d’enseignement et collectivités territoriales ont jusqu’au 5 mars à 17h pour inscrire leur projet en faveur du développement durable.

Les 1er et 2 avril, les Trophées du développement durable récompenseront les actions les plus innovantes conduites en 2009-2010 ou en cours de réalisation en 2010 dans chaque département breton.

L’objectif est de récompenser les initiatives qui répondent le mieux aux attentes du jury . Les projets seront récompensés en fonction de leur implication en faveur du développement durable, au travers de ses diverses dimensions : économique, sociale, environnementale et de gouvernance. Un trophée spécifique "biodiversité" sera attribué.

Ils seront décernés dans chacun des quatre départements, par un comité de sélection régional, comprenant des acteurs publics et privés, à :
- une association,
- une entreprise,
- un établissement d’enseignement,
- une collectivité territoriale.

Sources : Ademe / Région Bretagne / RH - 3B Conseils

jeudi 18 février 2010

L’Etat engage la procédure de création du parc naturel breton-normand.


Lors de sa visite en mars dernier au Parc naturel marin d'Iroise, Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, avait annoncé, la mise en place d’une concertation  en vue de la création d'un parc marin entre la Bretagne et la Normandie.

La création de ce parc naturel normand-breton est officiellement lancée depuis l'arrêté du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de la Mer  publié au Journal Officiel le 6 février 2010.  La zone envisagée  irait  du cap Fréhel au nord Cotentin.

Il appartient désormais à l'Agence des aires marines protégées d’engager sur le terrain le travail sous l'autorité du préfet de la Manche et du préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord. C’est à partir du mois d'avril, que l’équipe en charge du projet devra être opérationnelle depuis Granville.

L'enquête publique, qui devrait débuter en 2012, sera articulée autour de trois axes : le périmètre retenu ; le patrimoine naturel et les activités socio-économiques ; la composition du conseil de gestion du parc.. Auparavant, durant  les deux ans prochaines années cette équipe aura rencontré l’ensemble des acteurs locaux concernés par le projet. : élus, pêcheurs, plaisanciers, etc.

Rappelons que le Parc marin est un outil de gouvernance d'une zone maritime qui associe tous les acteurs locaux. Son objectif est notamment d'améliorer la connaissance de ce milieu et de préserver le patrimoine naturel, S’il englobe les dispositions issues de Natura 2000, il s’attache également au développement durable des activités humaines. 

Retrouver les entretiens Science et Ethique 2008  et l'intervention du président des Aires marines protégées M. Jérome Bignon 

"Croissance bleue ? Patrimoine maritime, ressources et économies du littoral. Recherche, nouvelles compétences et nouveaux métiers de la mer". 



Sources : l'Agence des aires marines protégées / MEEDDM / RH – 3B Conseils
photo Agence des aires marines protégées

mercredi 17 février 2010

Jeudi 18 février, conférence "La Biodiversité du Littoral vue par Mathurin Méheut"



Michel Glémarec, professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (Brest), est accueilli à Océanopolis, ce jeudi à 20h30, pour une conférence à l'occasion de la sortie de son livre "La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut" (Edition Le Télégrammme, janvier 2010).

Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins. Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.
Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff. Dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Mathurin Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...

Télécharger le flyer de cette conférence cliquant ici.



Cette conférence illustre une fois de plus la vocation maritime de Brest qui s'est vue attribuée, en 2010, le titre de Capitale maritime de la Biodiversité.


Michel Glémarec est également président d'honneur des entretiens Science et Ethique au cours desquels il est intervenu deux fois sur des thématiques autour de la biodiversité littorale :
. en 2005, avec une intervention sur "Les habitats côtiers et les types d'utilisation du littoral : la vision des naturalistes"
. en 2006, avec une intervention sur "Vivre contre... ou avec la nature ? selon Robert Barbault".

Sources : Michel Glémarec / Océanopolis / CL - 3B Conseils

mardi 16 février 2010

Vers la création d'une autorité scientifique internationale sur la biodiversité ?


La Convention sur la diversité biologique (CDB) adoptée en juin 1992 à Rio de Janeiro, et signée par 168 pays, entendait enrayer l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. 
Force est de constater que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous  et que loin d’avoir produit ses effets, la perte de la biodiversité  se poursuit  de façon dramatique.

C’est la raison pour laquelle de plus en plus de voix  s’élèvent  en cette année internationale de la biodiversité pour réclamer la mise en place d’une « Haute autorité scientifique » mondiale sur ce sujet à l’image de ce qui a été fait pour le climat avec le GIEC.

Les effets dévastateurs  que fait peser la réduction de biodiversité dans le monde conduit désormais bon nombre d’Etats à se mobiliser comme l’indique  les prises de position lors du lancement de l'année internationale de la biodiversité  à Paris, sous l'égide de l'Unesco.

Pour  la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno  « Il faut que cet organisme voit le jour en 2010 ». Dès lors reste à établir un constat partagé par tous  au travers d'indicateurs reconnus et chiffrer la valeur économique des services rendus à l'homme par la biodiversité.

La secrétaire d’Etat affirme qu’aujourd’hui « près des deux tiers des écosystèmes sont actuellement exploités au-delà de leurs capacités et la moitié des espèces vivantes connues pourrait disparaître d'ici un siècle ».

Avec beaucoup de volonté les Etats peuvent y parvenir et l’Europe notamment a déjà établi des bases  pouvant servir de références et d’indicateurs à l’échelon international. C’est le cas notamment du Rapport de Pavan Sukhdev   établi pour le compte de l’Union européenne, qui évaluait en 2009, le coût de la seule déforestation à 1350 milliards de dollars par an pour l'estimation la plus basse et à 3100 milliards pour la plus haute, ce jusqu'en 2050.

Autre rapport celui de Bernard Chevassus-au-Louis  publié en avril 2009,  pour la France  qui considère que « la perte des services écologiques pourrait atteindre  jusqu'à 7 % du produit intérieur brut mondial en 2050, ou encore 13 938 milliards d'euros par an ».




Pour aller plus loin sur la Biodiversité marine  retrouver les  comptes-rendus des entretiens Science et Ethique 2006  sur le thème  « la biodiversité du littoral".

Lire également l’article du blog du 18 décembre 2009 « Brest capitale maritime de la biodiversité 2010 »

Sources :  MEEDDM / Unesco / RH – 3B Conseils