jeudi 14 avril 2011

Programme CapOeRa : « A Pâques, il n’y a pas que les cloches qui pondent des œufs ! »


L'association pour l'étude et la conservation des sélaciens (Apecs), basée à Brest particulièrement connue pour le travail qu’elle effectue dans le domaine de l’observation des requins pèlerins *, est aussi très fortement impliquée dans l’étude des raies (cousines aplaties des requins) sur l’ensemble du littoral français.

C’est ainsi qu’une cinquantaine d'espèces de raies fréquentent les eaux françaises (600 dans le monde) et restent encore mal connues. On connaît ainsi peu d’éléments sur leurs lieux de reproduction et de ponte.

C’est donc au travers du programme CapOeRa ** (Capsules d’Oeufs de Raies), projet pluriannuel d’envergure nationale, qu’elle agit notamment avec un double objectif :
- combler le manque de connaissances sur ces poissons menacés (aire de répartition de chaque espèce, période de ponte, identification des zones de reproduction). - sensibiliser le public à la présence des raies sur nos côtes et à la nécessité de connaître et préserver la biodiversité.

C’est donc à l’occasion de la période de Pâques qu’elle lance sa nouvelle campagne de collecte d’œufs de raies *** « A Pâques, il n’y a pas que les cloches qui pondent des œufs ! », en invitant le public qui trouverait ces capsules en bord de mer à les ramasser puis à faire part de sa récolte à l’association.

De nombreuses manifestations seront donc sur le littoral français ayant pour but d’inviter le public à prolonger sa collecte de capsules d’œufs de raies **** tout le reste de l’année.
L’ensemble de ces données sont particulièrement précieuses pour les scientifiques et permettront d’affiner les connaissances sur la ressource, de déterminer des zones de protection éventuelles.

Ces capsules, spécifiques à chaque espèce, sont autant d’indices de la présence de ces poissons fréquentant notre littoral. Ainsi, en collectant ces capsules et en les identifiant, il est alors possible de réaliser de façon indirecte un inventaire et une cartographie de ces fréquentations et d’identifier des secteurs à priori importants pour la reproduction de ces poissons. la méthode consiste à inventorier les récoltes de capsules de raie, les enveloppes ayant contenu les embryons et les juvéniles qui s'en sont extirpés (après une gestation sur le fond de 5 à 6 mois).


Il ressort en effet des différentes données notamment celles émanant des professionnels de la pêche que le stock est en net recul avec une diminution de 90% en 30 ans. Certaines raies encore débarquées en nombre il y a quelques années sont aujourd’hui menacées d’extinction.

La plupart des raies débarquées ne sont pas identifiées et sont enregistrées sous le terme « divers raies », ce qui rend plus difficile le suivi des pêcheries. Les erreurs d’identification compliquent encore la situation même jusqu’à compter plusieurs espèces sous un même nom scientifique. C’est notamment le cas du Dipturus Batis (Pocheteau gris qui met entre 15 et 2 0ans avant de se reproduire).

Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :

- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




* Après huit observations récentes de requins pèlerins menées dans le Sud-Finistère depuis le 21 mars, la campagne d'observation de l'Apecs va démarrer dès cette semaine, soit très en avance par rapport à l'habituelle campagne d'observation de la mi-juin et de juillet-août en mer d'Iroise.

** Fin 2005, face au déclin inquiétant de débarquements de raies, l’APECS décide de développer un nouveau programme baptisé CapOeRa. Inspiré du Great Egg Case Hunt lancé par le Shark Trust sur les côtes anglaises, en s’appuyant sur la participation du grand public pour collecter des capsules parmi les laisses de mer sur l’ensemble du littoral français. Après quelques actions test sur les côtes bretonnes, le programme CapOeRa est officiellement lancé en mai 2008.

*** Certaines raies sont ovipares, elles pondent des œufs sous forme de capsules. Les embryons sont ainsi protégés par une enveloppe de kératine. Une fois la raie sortie, la capsule vide, trop légère, remonte à la surface et finit par s’échouer sur les plages, se mélangeant aux laisses de mer.

****
Depuis le démarrage de l'opération nationale en 2008, 66.000 capsules ont été récoltées ou répertoriées tout au long des côtes françaises. Surtout des œufs de raie brunette et bouclée, les plus espèces les plus courantes sur nos côtes.


Article RH 3B Conseils
Sources : Apecs / Télégramme
Photos : Apecs

mercredi 13 avril 2011

Inquiétudes pour l'enseignement maritime en Bretagne


La Bretagne, première région maritime française abrite 40 000 emplois dans les activités à la fois traditionnelles (pêche...) et innovantes (énergies marines, biotechnologies) : un secteur en pleine mutation.

Le Président Jean-Yves Le Drian l’affirme, « convaincue de son potentiel de développement, la Région Bretagne s'est engagée dans  une politique de soutien de l'ensemble de la filière maritime » mais dans le même temps il se dit particulièrement préoccupé face à l'évolution de la carte des formations maritimes proposée par le ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du logement (en charge de l'enseignement maritime) pour les douze lycées maritimes en France. A ce stade du projet s’agissant de la Bretagne les évolutions envisagées par l’Etat priveraient les lycées bretons de plusieurs formations, notamment à la pêche.

Soucieuse d’accompagner son économie maritime et les formations qui y sont liées, le conseil régional juge ces propositions irrecevables alors même que les professionnels recrutent et que la Région entreprend promouvoir et valoriser les métiers de la mer auprès des jeunes Bretons. « Comment réussir le pari de la croissance bleue si l'appareil de formation ne répond plus aux besoins des professionnels ?", s'insurge le président de la Région.

Si ces mesures restent pour l’instant officieuses, elles provoquent déjà l’ire des collectivités partenaires et inquiètent les établissements, les professionnels de la mer et la Région, chargée d’accueillir dans les meilleures conditions les quelque 500 élèves suivant des formations dans les 4 établissements bretons (*).


Ainsi, les lycées professionnels d’Etel et de Paimpol pourraient voir leurs offres de formation limitées et amputées de l’option pêche en Terminale Bac pro. Cette mesure priverait chaque établissement d’environ 15% à 20% de ses effectifs potentiels….., alors même que la pêche recrute, du fait de nombreux départs en retraite.

A Saint-Malo, alors que la Région  a annoncé cet hiver le lancement immédiat d’études et de travaux pour construire à court terme un nouveau lycée, l’établissement verrait également sa carte des formations limitée, avec la suppression de la préparation au concours d’entrée à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime - ENSM - (20 élèves/an) ainsi que des plafonnements possibles à la pêche. Ces évolutions auraient pour effet de limiter les effectifs à environ 160 élèves, alors que les prévisions étaient de 250 à 300 élèves avec une ouverture envisagée de BTS électro-mécanique, également remise en cause.


Pour Jean-Yves Le Drian, « l’enjeu est de conserver notre savoir-faire maritime, de maintenir notre haut niveau de compétences. La Bretagne est un vivier de marins et doit le rester. Il est donc essentiel de préserver notre appareil de formation, qui plus est à un moment où les professionnels ont besoin de personnels qualifiés, en particulier à la pêche".
Il vient donc de demander - avec Isabelle Thomas, Vice-présidente chargée de la mer, et Marie-Pierre Rouger, Vice-présidente chargée des lycées - une révision complète de ces orientations, afin de garantir les moyens des quatre lycées maritimes de Bretagne, et plus globalement de l’ensemble des établissements concernés, dans un objectif de maintien et de développement d’un réseau performant de formation maritime, couvrant l’ensemble des niveaux de formation.

Relire également l'article du blog du 15/02/2011 "Vers un Eramus maritime ?"


(*) La Bretagne abrite aujourd'hui quatre lycées professionnels maritimes au Guilvinec (Finistère), à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Paimpol (Côtes d'Armor) et Étel (Morbihan).




Une enquête sur les Jeunes et les métiers de la mer : (
Consulter l'enquête)

En 2010, la Région Bretagne a conduit, en partenariat avec le rectorat d’académie, une enquête auprès de 350 collégiens, lycéens et jeunes bretons en orientation professionnel sur leur perception du secteur maritime et les métiers qui y sont liés : Pêche, nautisme, construction et réparation navale, transport maritime et ports, recherche marine, énergies marines…

Au terme de cette enquête, le conseil régional entend engager de nouvelles actions pour mieux faire connaître et promouvoir les métiers de la mer.
Parmi celles-ci :

- Un appel à projets pour développer des actions d'information sur les activités de la mer sera lancé auprès du public scolaire (écoles et collèges).
- Les branches professionnelles sont invitées à faire connaître leurs métiers dans le cadre des contrats d'objectifs emploi-formation de chaque secteur : pêche et conchilycyulture, construction et réparation navale, nautisme.
- La construction d'un nouveau lycée maritime à Saint-Malo.



Pour aller plus loin :
Les questions liées à la pêche (gestion de la filière, ressources halieutiques, gestion durable des espèces, biodiversité du littoral, PCP, conflits d'usages, avancées scientifiques et techniques) sont autant de sujets traités années après années lors des entretiens Science et Ethique.

Vous pouvez vous référer aux archives des entretiens et retrouver l'ensemble des interventions des acteurs de la filière de la pêche et les débats en vidéos.Vous trouverez notamment les interventions des représentants du comité régional des pêches maritimes : André Le Berre (président), Gérald Hussenot (secrétaire général),Violaine Merrien (chargée de mission).

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne

mardi 12 avril 2011

Pôle mer Bretagne 2010 « croissance et ouverture »


Depuis 2005, le Pôle Mer Bretagne qui bénéficie du label «Pôle de compétitivité à vocation mondiale», ne cesse croître et de rassembler l’ensemble des forces qui œuvre dans la sphère maritime : PME, industriels, universités et grandes écoles comme les collectivités et les structures de développement économique dans le domaine de l'innovation.

Tous ont à cœur d’agir pour le développement et la compétitivité économique et de recherche depuis la Bretagne mais avec un rayonnement à l’international.

Réunis en assemblée générale au Centre d’Instruction Naval à Brest, le 8 avril 2011, plus de 300 participants (adhérents et partenaires des collectivités territoriales et des services de l’Etat en Région) ont dressé ensemble le bilan d’une année 2010 brillante et riche en actions et en programmes.

L’occasion pour son président Hervé Moulinier de rappeler que « Parallèlement à cette activité exceptionnelle, le travail d’émergence et de labellisation des projets s’est poursuivi de façon soutenue, relativement peu impactée par les difficultés liées aux conséquences de la crise économique et à la compétition plus dure pour l’accès aux financements." Dans le même temps et au fur et à mesure que ces projets aboutissent, le Pôle mer s ‘attache à la valorisation de leurs résultats.


Rappelons que la finalité du Pôle est de développer la compétitivité des acteurs de l’économie maritime par la mise en réseau de l’ensemble des compétences sur un thème majeur : « la Mer », décliné suivant deux axes : « sécurité et sûreté » et « développement durable ».

Ces deux axes se déclinent par ailleurs dans les domaines suivants :
- sécurité et sûreté maritimes ;
« La sécurité et la sûreté maritimes représentent des enjeux sociaux et économiques importants. il s’agit notamment d’anticiper les évolutions des règlements et les besoins des grands systèmes intégrés pour mettre à temps sur le marché des dispositifs innovants de surveillance et d’intervention, de sauvegarde de la vie humaine en mer, individuels ou collectifs, préventifs ou dilatoires ».`

- naval et nautisme ;
« Le développement durable de tous les modes de transport maritime dynamise cette thématique portée par la volonté des acteurs d’anticiper les contraintes croissantes de la réglementation internationale et contribue à produire des navires plus sûrs, plus propres et plus économes. Le projet national « navire du futur » est à développer pour un transport maritime fiable, sécurisé, écologique et efficient. La filière nautisme est à orienter vers « l’éco-navigation ». »


- ressources énergétiques marines ;
« Les objectifs de développement durable créent un contexte porteur pour le développement des énergies marines renouvelables : développer deux solutions technologiques majeures de conversion des énergies marines (l’hydrolien et l’éolien flottant) et offrir aux acteurs de la filière navale des opportunités de diversification industrielle dans les énergies marines. »

- ressources biologiques marines ;
« Il s’agit de contribuer à une pêche et une aquaculture durables en développant des solutions : diversification des techniques de pêche, outils pour une meilleure gestion de la ressource, économie d’énergie. côté biotechnologie marine, les objectifs sont liés à la valorisation de nouvelles molécules dans les applications thérapeutiques mais aussi dans les domaines de la cosmétique, des agrofournitures, des matériaux et des énergies (agro-carburants). »

- environnement et aménagement du littoral.
« En réponse aux exigences réglementaires et aux recommandations européennes, et afin de les anticiper, il s’agit de développer les outils nécessaires à la surveillance et à la gestion de la qualité des eaux côtières, mais aussi à la Gestion intégrée des Zones côtières ».


Ce sont là autant de domaines qui font déjà pour une part le socle de l’économie bretonne mais dresse également des perspectives pour son développement.


Le Pôle mer aujourd’hui c’est 368 adhérents ( la moitié de PME) un dynamisme indéniable en terme de projets labellisés : 109 projets depuis sa création dont 17 en 2010, représentant un budget global de 320 millions d’euros. (voir les projets labellisés sur le site du Pôle mer.)

L’année 2010 constitue pour le Pôle Mer Bretagne un tournant grâce au programme Investissements d’avenir (grand Emprunt National), ce qui a permis notamment la constitution de « France Energies Marines » : l’institut porté par les acteurs académiques et industriels français pour le développement des énergies marines.
Pour en savoir plus sur les énergies marines voir le blog des énergies de la mer qui effectue une veille internationale quotidienne - le blog des énergies de la mer est d'ailleurs présent lors de cette assemblée générale en mettant à disposition du public de la documentation -.

Le président Moulinier rappelle également la poursuite des coopérations du Pôle mer qui s’ouvre à « de multiples collaborations, dont celle engagée en 2010 avec la Basse-Normandie (…) Elle s’opère dans un contexte où nombre de régions ou villes côtières redécouvrent leur vocation maritime face aux enjeux et opportunités qu’offre l’économie maritime. Ces coopérations se sont renforcées et étendues également Outre-mer et à l’international ».

Rappelons que le Pôle Mer Bretagne est associé au Pôle Mer PACA qui partage ce le label « pôle de compétitivité à vocation mondiale ». C’est ainsi que les acteurs des deux pôles ont décidé de se coordonner afin d’accroître leur compétitivité dans une logique de coopération et de complémentarité, au travers d’une gouvernance semblable dans chaque pôle, concertée au niveau national. Cette organisation permet de structurer les échanges d’information dans la durée et la collaboration entre les deux régions, afin d’ éviter les redondances et d’encourager le développement de projets réellement innovants.


A l’issue de cette assemblée générale 2011, les membres du Pôle Mer Bretagne ont procédé au renouvellement de la moitié du conseil d’administration (*), répartis en 4 collèges. Le bureau du Pôle Mer réélisant ensuite Hervé Moulinier à sa présidence.

Le président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, invité comme grand témoin, est intervenu en qualité de président de la Conférence Régionale des Périphéries Maritimes (CRPM) sur le thème : « La mer, source d’innovation et de développement économique pour les Régions Périphéries Maritimes ».


(*) le renouvellement de la moitié du conseil d’administration, répartis en 4 collèges. Dix sièges étaient à pourvoir.
La composition du nouveau conseil d’administration :

· Collège 1 : Grandes Entreprises
-
Groupe Roullier, Jean-Christophe PIOT,
- DCNS Brest, Christian LAURENT
- Thales Systèmes Aéroportés, Hervé MOULINIER
- Veolia, Alexandre LE STER

· Collège 2 : PME – PMI
-
In Vivo, Didier GROSDEMANGE
- Nautix, Maxime DELBURY
- Littoralis, Vincent MARIETTE
- Sabella, Jean-François DAVIAU



· Collège 3 : Recherche
-
Ensta Bretagne, Francis JOUANJEAN
- Ifremer, Philippe MARCHAND
- Station Biologique de Roscoff, Bernard KLOAREG
- Telecom Bretagne, Paul FRIEDEL
- Université de Bretagne Occidentale, Pascal OLIVARD
- Université de Bretagne Sud, Olivier SIRE



· Collège 4 : Organisations professionnelles, structures de développement économique
 dans le domaine de l’innovation
-
CCI Brest, Michel GOURTAY
- CRPMEMB, André LE BERRE
- Technopôle Brest-Iroise, Michel MORVAN
- Technopole Quimper Cornouaille, Ronan LE DEN



A l’issue de cette assemblée générale, le conseil d’administration a élu les membres du bureau :
- Hervé MOULINIER, président

- Christian LAURENT (DCNS), vice-président

- Philippe MARCHAND (Ifremer), secrétaire
- Didier GROSDEMANGE (In Vivo), trésorier.


Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle mer Bretagne / lettre économique

lundi 11 avril 2011

Quatre syndicats départementaux d'énergie créent le Pôle Energie Bretagne



Les quatre Syndicats Départementaux d’Energie des départements de la Bretagne (Finistère, Morbihan, Côtes d’Armor et Ille-et-Vilaine) se sont regroupés et ont signé le jeudi 7 avril 2011 une convention créant un Pôle Energie pour la Bretagne.

Au travers de ce "Pôle Energie Bretagne" (PEB), l'objectif des quatre syndicats départementaux d'énergie est de mutualiser l'action de contrôle des concessionnaires et d'optimiser la maîtrise de l'énergie.

Autorités Organisatrices de Distribution d’énergie électrique, les Syndicats d’Energies participent notamment aux extensions, renforcements et effacements des réseaux électriques.
Ils ont délégué la gestion de ces réseaux basse et haute tension aux concessionnaires EDF et ERDF.

Pour la Région Bretagne, ces réseaux représentent un patrimoine de près de 100 000 km de lignes électriques et 57 000 postes de transformation. Les Syndicats Bretons regroupent 1262 communes adhérentes et contrôlent la distribution de l'électricité pour plus de 2 935 000 usagers. Ils sont étroitement associés à toutes les réflexions et tous les projets liés au service public de distribution, production, maîtrise et renouvellement des énergies sur leurs territoires.

A l’échelle régionale, le Pôle Energie Bretagne permettra d’engager une démarche concertée afin de mutualiser l’action de contrôle des concessionnaires et d’optimiser la maîtrise de l’énergie. C'est aussi une des conséquences de la loi NOME et une manière d'anticiper les évolutions en matière de tarifs d’électricité.

A l'occasion de la signature de la convention, Jean Gaubert président du PEB - député des Côtes d'Armor - déclarait : « Le Pôle Energie s'inscrit dans une démarche collective, de mutualisation et de coordination des actions et de certains moyens entre les quatre SDE bretons et correspond à l’organisation d'un concessionnaire unique (ERDF) qui permettra de jouer un rôle clé dans le développement du Pacte Electrique Breton, piloté par la Région Bretagne et l’Etat. Au-delà du domaine de l’électricité, le Pôle Energie Bretagne entend aussi travailler à des actions majeures et cohérentes sur la maîtrise de la demande en énergie et prochainement sur le très haut débit numérique. La Bretagne est la seconde région en France, après le Centre, à se fédérer ainsi sur les domaines de l’énergie. Nos réseaux ne s’arrêtent pas aux frontières départementales, nos actions non plus. »

les élus sont :
- Jean GAUBERT, Député des Côtes d’Armor et Président du SDE 22 a été élu Président du Pôle Energie Bretagne
- Henri LE BRETON, 1er Vice-président et président du SDEM - le SDEM a été créé le 7 mars 2008, succédant ainsi au syndicat départemental d’électricité qui regroupe, depuis 1965, les 261 communes du Morbihan -.
- Antoine COROLLEUR, 2ème Vice-président et président du SDEF - le Syndicat Départemental d'Energie du Finistère (SDEF) représente l'autorité concédante pour toutes les communes du département (à l'exception de Brest métropole océane (BMO) avec laquelle les négociations sont en cours)-.
- Daniel PREVOST, 3ème Vice-président et président du SDE 35 - créé en 1964, le SDE35 (Syndicat Départemental d'Electricité 35) est un établissement public de coopération intercommunale-. Depuis le 1er mars 2010, il est l’autorité organisatrice unique du service public de l’électricité dans le Département et regroupe donc les 353 communes de l'Ille-et-Vilaine, soit plus de 980.000 personnes.


Pour mémoire : Une conférence sur "les enjeux 2011 du Réseau Electrique Bretagne" se tient aujourd'hui à Rennes.
Elle est organisée par ERDF et Bernard Laurans, directeur du réseau électrique Bretagne et directeur territorial Ille-et-Vilaine.


Pour aller plus loin :
-Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du :
- 03/11/2010
- 15/12/2010
- 16/12/2010
- 03/01/2011.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.


article : BB / RH 3B Conseils
Sources : énergies 2007 / La lettre économique de Bretagne,
Photo PEB

vendredi 8 avril 2011

Vient de paraître : Rivages en devenir


Paris (France UE) - 8/04/2011 - 3B Conseils


Un livre de Bernard Kalaora, qui modifie notre perception du rôle du Conservatoire du littoral qui, depuis 2002, s'est vu confié le domaine public maritime et qui se pose des questions sur l'extension de sa compétence. Créé en 1975 le Conservatoire constitue un dispositif institutionnel territorialisé en matière d'espaces naturels, avec les parcs nationaux, les parcs naturels régionaux et les réserves naturelles, ainsi que l'Agence des aires marines protégées.

Il se caractérise par la mise en place d'une structure foncière inédite (inspirée, en partie du National Trust anglais) et le projet d'une politique d'achat de terrains dont la gestion a été confiée aux collectivités locales. Initialement créé pour protéger les espaces naturels de bords de mer et de rivages lacustres, L'équilibre entre la dimension patrimoniale et l'aspect environnemental s'en est trouvé considérablement modifié.

Le littoral constitue désormais un ensemble d'interfaces entre terre et mer convoquant différents champs d'études complémentaires. Ce sont tout à la fois cette évolution et cette diversité qui sont ici présentées. À la fois essai scientifique et littéraire, offrant au fil des pages un cheminement inattendu, l'ouvrage vient aussi confirmer l'importance du littoral comme enjeu de la préservation de la biodiversité.

Bernard Kalaora est sociologue, président de l'association LittOcéan, conseiller du Conservatoire et chercheur à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Diffusion : Rivages en devenir - Documentation française - 22€

Article : BB
Source : Conservatoire National du littoral