jeudi 4 mars 2010

Prix International Jeune Chercheur en Biologie Marine 2010 de la Fondation Daniel Jouvance- Institut de France




Attribués depuis plus de 15 ans par le Comité scientifique Marin Daniel Jouvance la Fondation Daniel Jouvance, par ailleurs partenaire depuis plusieurs années des entretiens Science et Ethique et des journées découvertes Science et Ethique, lance un appel à candidature pour son  Prix International  Jeune  Chercheur  en  Biologie  Marine dont  le  thème  pour 2010  est:

« Origine, contrôle et valorisation des proliférations d'algues littorales"

les candidatures doivent être déposées avant le 30 avril 2010 auprès du Prof. Y. LE GAL de Station de Biologie Marine du Muséum National d’Histoire Naturel de Concarneau - partenaire également des journées découvertes Science et Ethique - (y.legal2@orange.fr).

Ce prix a pour vocation de soutenir les travaux de jeunes chercheurs dans les différents domaines de la Biologie Marine et les Laboratoires de Biologie Marine Daniel Jouvance entendent ainsi marquer leur intérêt pour les travaux fondamentaux dans les domaines de la biologie et de l’écologie marine.


Pour mémoire, en 2009 ce Prix international avait été remis à Aurélie Chambouvet, de la Station Biologique de Roscoff, pour ses travaux sur des parasites marins, les Syndiniales, dont la présence constante dans la grande majorité des écosystèmes marins laisse entrevoir un rôle écologique majeur.
Ses travaux concernaient plus spécifiquement une espèce qui infecte préférentiellement un des groupes les plus importants du phytoplancton, les Dinoflagellés, comme, par exemple, le Dinoflagellé toxique, Alexandrium minutum.

Aurélie Chambouvet a ainsi démontré, grâce à l’analyse génétique, la spécificité parasite-hôte de l’infection. L’étude a confirmé l’importance de ces parasites sur la dynamique des populations hôtes, en association avec d’autres facteurs biologiques comme la pression de broutage qui intervient autant sur l’hôte seul que sur le parasite.

Ainsi, le dérèglement d’un tel couplage hôte - parasite pourrait être à l’origine des récentes augmentations des efflorescences toxiques dans les écosystèmes côtiers.


Voir les lauréats des années passées


Pour  votre  information,  vous  pouvez  consulter le  site www.ocean-ocean.org ( rubrique  prix  Scientifiques)  et pour  en savoir  plus  sur  les  lauréats  des années  passées.


Sources : Fondation Daniel Jouvance / RH - 3B Conseils
photos : Fondation Daniel Jouvance

mercredi 3 mars 2010

SUDALAB : maîtriser la qualité sanitaire de l’algue alimentaire en Bretagne





Sur les 16 millions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8 Md $.

L’Europe utilise les algues depuis des siècles dans des applications industrielles ; leur utilisation pour l’alimentation humaine et la nutrition santé est un secteur en croissance. En Bretagne notamment, les algues alimentaires représentent un potentiel important, en phase avec les axes de développements stratégiques de la région.

L’intérêt croissant des consommateurs est suscité par les nombreuses qualités nutritionnelles de ces algues dont les compositions sont très différentes des végétaux terrestres. Afin d’assurer la sécurité alimentaire, une réglementation a été mise en place. Elle comporte une liste d’espèces et de groupes autorisés à la consommation humaine et des recommandations sur les limites acceptables de certains contaminants : métaux et constituants : iode.

Le projet SUDALAB, labellisé par le Pôle Mer Bretagne, vise à analyser et traiter les contaminants contenus dans l’algue alimentaire pour assurer la conformité du produit et le développement économique de la filière.

SUDALAB prépare une normalisation des méthodes de contrôle et une certification des matériaux de références pour ces méthodes afin d’assurer la maîtrise métrologique du suivi qualité des algues alimentaires.

Des procédés de traitement adaptés seront mis au point pour réduire les teneurs en éléments contaminants, tout en conservant leurs qualités nutritionnelles, avec un suivi du cycle naturel des algues, Ces données seront croisées avec les données historiques recueillies depuis 20 ans pour mettre en évidence les tendances sur le long terme.

Le résultat principal attendu à l’issue de ce projet est la gestion des risques sanitaires et économiques liés aux contaminants et à l’iode dans les algues alimentaires.
Cette maîtrise des risques permettra aux entreprises de développer des produits innovants pour lesquels le marché de la nutrition-santé est très demandeur.

Compte tenu de la force du secteur agroalimentaire en Bretagne et du fort potentiel des algues alimentaires, les entreprises actuelles pourront être le moteur d’un développement économique créateur d’emplois sur le littoral. Il contribuera à maintenir le leadership de la région sur ces activités historiques.

Les partenaires de SUDALAB sont :
Les entreprises : Aléor/Algaïa, producteur d’algues, Lézardrieux ; Algues Services, producteur d’algues, Roscoff ; Algues & Mer, producteur d’algues, Ouessant ; Biocéan, producteur d’algues, Roscoff.
Le centre de recherche : Centre d’Etude et de Valorisation des Algues (CEVA), Organisme privé de recherche - R&D, transfert technologique végétaux marins, Pleubian, porteur du projet.

Parmi ces partenaires la Société Algaïa figure est également dans les partenaires des journées découvertes Sciences et Ethique 2009 en Côtes d’Armor, organisées par 3B Conseils à l’attention des scolaires et dont la démarche et de relier le local au mondial à partir d’une thématique adaptée à un territoire précis et à un public allant du CE1 à la 4ème des écoles et collèges de la Communauté d’agglomération de Lannion-Trégor et la commune de Perros-Guirec.

A noter également que les Journées découvertes en Finistère organisées au Conquet et à Lanidut (1er port de débarquement d’algues en Europe), permet aux scolaires de s’approprier le thème : « Histoires d’Algues » ou comment les algues peuvent-elles être utilisées comme source de combustion ? Des champs d’algues de Lanildut à l’usine d’iode du Conquet ».


Sources : Pôle Mer Bretagne / RH – 3B Conseils

lundi 1 mars 2010

Brest métropole océane : " quelle gestion de l'eau en 2012" ?




Les contrats d’affermage pour la production de l’eau potable et l’assainissement des eaux usées de Brest métropole océane arrivent à échéance le 31 mars 2012.

Brest métropole océane doit choisir à la fin 2010 le mode de gestion de l’eau pour une entrée en application au 1er avril 2012.

C’est donc dans ce cadre que la collectivité souhaite associer la population à cette réflexion globale menée en amont de la décision que devra être arrêtée par les instances délibérantes.

Voulue de manière large et constructive, une première série de réunions publiques organisées à la fin de l’année dans les 8 communes de Brest métropole océane a permis une participation d’environ 300 personnes.

Le but de cette première phase était de sensibiliser la population sur les enjeux en se donnant une culture commune sur le dossier en abordant un certain nombre de questions sur les spécificités du territoire : aspects techniques, qualité et prix de l’eau, baisse de la consommation, etc.

Pour les acteurs du dossier à BMO « La baisse tendancielle des consommations d’eau depuis une vingtaine d’années, à raison de - 1% à - 2% par an, la prise en charge de nouvelles missions de sauvegarde de la ressource et le renforcement des exigences vis-à-vis de la qualité de l’eau imposent de réinventer le modèle économique historique des services de l’eau, inventé il y a plus d’un siècle, et dont l’équation financière reposait sur le postulat d’une croissance infinie des volumes d’eau consommés. Sur fond d’un impératif nouveau d’économie et de préservation de la ressource, il va falloir dans les toutes prochaines années revoir radicalement le financement du service de l’eau. « 

« Inventer une nouvelle péréquation entre la facture et l’impôt, imposer des objectifs de performance contraignants aux entreprises délégataires, ou développer massivement la réutilisation des eaux usées. Cette nouvelle donne, qui s’impose à tous les opérateurs, publics comme privés, va aussi modifier les termes du débat sur le « prix de l’eau »

Brest métropole océane entre maintenant dans une seconde phase qui se traduira par l’organisation de 5 grands débats publics qui se dérouleront durant le premier semestre 2010, en présence des élus en charge du dossier et de grands témoins :

Après un premier débat sur le thème « Quel nouveau modèle économique pour le service de l’eau ?" qui s’est tenu le 3 février dernier , quatre autres débats sont programmés par la collectivité.

Second débat - jeudi 25 Mars 2010
 « Qualité de l’eau, un défi majeur », en présence de Bernard Rousseau, Président honoraire de France Nature Environnement, responsable du Pôle eau de FNE.

Troisième débat - jeudi 29 Avril 2010
 « Les différents modes de gestion du service public de l’eau », en présence de Michel Desmars, chef du service de l’eau de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).

Quatrième débat - Mardi 25 Mai 2010
 « Pour un tarif social de l’eau », en présence d’Henri Smets, membre de l'Académie de l'eau et du Conseil Européen du droit de l’environnement, président de l’Association pour le développement de l’économie et du droit de l’environnement.

Cinquième débat - Mercredi 23 Juin 2010

 « Comment inventer de nouvelles coopérations territoriales pour la gestion
de l’eau ? »
en présence de Paul Raoult, sénateur du Nord, président de Noreade (Nord régie assainissement distribution d’eau).

Ces débats, ouverts à toutes et à tous, se tiendront Salon Richelieu à Hôtel de Ville de Brest à 20h.

En septembre 2010 une réunion publique sera organisée afin de permettre la restitution de ces débats.

Sources : BMO / Ville de Brest / RH - 3B Conseils

vendredi 26 février 2010

Les Pôles Mer, partenaires du réseau européen EMSAC pour la gestion des ressources marines


Les Pôles Mer Bretagne et Mer PACA participent à un réseau européen financé pour une durée de trois ans par la Commission européenne dans le cadre des appels à projets Région de la Connaissance FP7-REGIONS-2009.

Le réseau EMSAC pour : « European Marine Science Applications Consortium » a été conçu pour faciliter l’émergence de projets innovants collaboratifs dans le marché en croissance de la gestion de la ressource marine côtière et estuarienne : ressources biologiques, minières et énergétiques.

Ce réseau rassemble quatre régions européennes fondatrices : la Région Bretagne, la Région PACA, la Région du Sud-Est de l’Angleterre, coordinatrice du réseau, et la Région de Göteborg en Suède.

D’autres régions européennes seront associées au cours de l’avancement des travaux.
Pour la Région Bretagne, les acteurs impliqués sont des représentants du monde économique, de celui de la recherche et de la Région.

Le Pôle Mer Bretagne, Europôle Mer et Bretagne Innovation travaillent ensemble à l’identification des priorités de recherche et d’innovation et à la définition de modèles de collaborations optimaux en termes de développement économique.

La réunion de démarrage du projet s’est tenue le 22 février dernier à Bruxelles.



Sources : Pôle Mer Bretagne / RH – 3B Conseils

jeudi 25 février 2010

5.700 hectares de terrains côtiers cédés par l'Etat au Conservatoire du littoral






France Domaine , service à compétence nationale du Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique et le Conservatoire du littoral et des rivages lacustres ont signé, à l’initiative de ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), une convention mettant à la disposition de cet établissement public 31 sites d’une surface totale de 5 700 hectares de terrains côtiers appartenant à l’Etat.



Avec ces nouvelles mises à disposition, le Conservatoire protège désormais 133 900 hectares de zones littorales particulièrement sensibles.

 Si ces nouveaux terrains se situent essentiellement en Outre-mer, d’importants sites de métropole sont également concernés.

Sur les 5 700 hectares mis à disposition, près de 5 400 hectares concerneront des zones de mangroves dont 5 000 hectares en Guadeloupe : les Abymes, Baie-Mahault, Morne à l'Eau qui seront confiés en gestion au Parc national de Guadeloupe et en Martinique : îlets à Ramier dans la commune de Trois-Ilets où sera réintroduite et protégée une espèce d’iguane endémique à la Martinique.



Avec ces acquisitions qui complètent celles réalisées en 2008 à Mayotte, la France protège et dispose d’un dispositif cohérent et complet de protection de la mangrove conforme à ses engagements internationaux. Les mangroves, à la fois zones de fraie et nourriceries, recèlent une très forte biodiversité. C’est là que la production de biomasse est la plus élevée parmi tous les écosystèmes. Bien que fragiles, elles constituent un rempart contre l’érosion côtière. 



Le Conservatoire du littoral va pouvoir bâtir des plans de protection, de restauration le cas échéant et de valorisation de ces espaces au profit du public en lien avec les collectivités locales et les opérateurs spécialisés. Ils permettront également de renforcer les connaissances de ces milieux qui possèdent des capacités remarquables notamment d’épuration des eaux. C’est une mesure très importante pour la préservation de la biodiversité littorale et marine et pour l’Outre-mer.



La France co-préside actuellement avec les îles Samoas l’Initiative internationale pour la protection des coraux (ICRI) et souhaite dans ce cadre renforcer les mesures en faveur des mangroves menacées par l’urbanisation et des opérations de remblais.



Parmi les sites concernés en métropole on retrouve : 80 hectares à Port Cros et 45 hectares à Cavalaire dans le Var, 60 hectares à Pénestin dans le Morbihan, au cap de la Chèvre sur la presqu’île de Crozon dans le Finistère, sur l’île de Ré.



l’Etat a souhaité à l’occasion de cette opération de transfert réaffirmer également sa volonté de tout mettre en œuvre pour réaliser l’engagement du Grenelle de la mer d’accélérer la réalisation du tiers sauvage (un tiers du littoral sous protection à l’horizon 2030).

Pour en savoir plus sur la biodiversité du littoral, retrouvez les entretiens Science et Ethique 2006


Retrouvez également lors des entretiens Science et Ethique 2005, les interventions des représentants du Conservatoire du littoral sur le thème " Impact du changement climatique sur le patrimoine du Conservatoire du littoral ".


Sources : MEDDEM / France Domaine / RH - 3B Conseils