mardi 22 décembre 2009

Le Livre bleu « Stratégie nationale pour la mer et les océans »



Annoncé lors des Assises de l’économie maritime à Brest début décembre par le Premier ministre, le Comité interministériel de la mer (CIMer) s’est tenu sous la présidence de François Fillon, pour entériner notamment les décisions révélées à Brest.

C’est ainsi  que le CIMer a adopté le Livre bleu  intitulé «  Stratégie nationale pour la mer et les océans » dans le droit fil des orientations issues notamment du Grenelle de la mer et du discours du président de la République (16 juillet dernier au Havre)  fixant une nouvelle ambition maritime pour la France.

Le Livre bleu qui retient comme approche  une politique intégrée dans le cadre de la politique maritime de l’Union européenne entend également réaffirmer sur la scène internationale, la place de grande puissance  la France, forte du deuxième domaine maritime mondial.

Le Comité interministériel a adopté les mesures qui avaient été esquissées par le Premier ministre lors de sa visite dans la cité du ponant  comme la création d’une fonction de garde-côtes, l’étude de faisabilité de deux nouveaux parcs marins dans l’Hexagone, la création de nouvelles aires marines protégées en outre-mer (océan Indien),  la réforme de l’enseignement maritime, la création du Coricam (Conseil d’orientation de la recherche et de l’innovation pour la construction et les activités navales)…. Sans compter les mesures en faveur des énergies de la mer  avec la plate-forme centrée autour de l’Ifremer à Brest.


Par ailleurs le Premier ministre à confié le 4 décembre dernier une mission parlementaire au député des Yvelines, Pierre Cardo,  sur la pertinence d'une filière industrielle française de démantèlement des navires en fin de vie.  Voir la lettre de mission ICI

Pour en savoir plus sur les énergies de la mer voir le blog de veille internationale : energiesdelamer.blogspot.com



Lire également l'article du blog sur la visite de François Fillon à Brest (3/12/09).

Source : Premier ministre / Secrétariat général à la mer / RH - 3B Conseils

lundi 21 décembre 2009

Agrogasoil : valoriser en biocarburant les rejets et les déchets de la filière pêche


Les Journées découvertes Science et Ethique à destination des scolaires organisées par 3B Conseils à Concarneau,  avaient retenu comme thème central  pour 2009 : « A la pêche aux déchets », en traitant notamment des questions liées  à la vie des déchets de la filière pêche et au recyclage de ces déchets à bord des navires.

Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !

En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.

C‘est ainsi des expérimentations vont débuter en 2010 à Douarnenez, pour produire du biodiesel d'origine animale à partir de résidus des industries agroalimentaires ou halieutiques et des algues, pour les bateaux de pêche.

Le groupement Agrogasoil porté par la Société Le Floch Dépollution, va donc engager des tests puis un processus de fabrication de ce biocarburant, avant l'implantation d'une série de petites unités. Pour y parvenir  une subvention de l’Etat au titre de la R&D a été sollicité par le biais du  pôle de compétitivité Mer Bretagne  qui a labellisé ce projet.


La démarche innovante d’Agrogasoil est intéressante parce qu’elle valorise des coproduits, généralement détruits, graisses de poissons ou de salaisons pour lesquelles les entreprises agroalimentaires doivent  mobiliser des budgets important pour leurs destructions.

L’objectif affiché est de procéder  dans la décennie à venir  à  la réalisation d'une vingtaine d'unités pouvant produire chacune  environ 5 000 tonnes de biodiesel annuel et dotées de méthaniseurs pour valoriser les corps solides en chaleur et électricité.

Sources :  Ouest-France / entretiens Sciences et Ethique / RH – 3B Conseils

vendredi 18 décembre 2009

Brest, capitale maritime de la biodiversité en 2010




Ainsi que le déclare l’UNESCO «  Sur l’ensemble de la planète, la biodiversité est en déclin. En quelques décennies, les altérations et les destructions causées par l’homme aux écosystèmes naturels – en particulier les forêts primaires, les forêts tropicales, les zones humides, les mangroves, les lacs, les rivières, les mers et les océans – ont crû à un rythme inquiétant.

Depuis 2000, les forêts primaires ont perdu 6 millions d’hectares par an. Près de 20% des récifs coralliens ont été détruits, du fait, notamment de la pollution et de la surpêche. 25% des espèces connues auront peut-être disparu d’ici à 2050. Nombre de scientifiques pensent que la Terre est près de connaître une phase d’extinction de masse.

Selon l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée par les Nations Unies en 2005, les taux actuels d’extinctions d’espèces seraient jusqu’à 1000 fois plus élevés que les niveaux jugés naturels ».


Ces dernières années, l’objectif principal a été de réduire le rythme de perte de biodiversité – un but dont la réalisation s’est révélée ardue, qu’il s’agisse de mesurer l’état actuel de la biodiversité ou de mettre en œuvre des mesures et des pratiques propices à la biodiversité. En vue d’accroître la prise de conscience du public sur l’importance de la biodiversité pour notre bien-être, les Nations Unies ont déclaré l’année 2010 Année internationale de la biodiversité (IYB).

Forte de sa riche histoire dans le domaine de la biodiversité, l’UNESCO organisera plusieurs événements tout au long de 2010, y compris une exposition itinérante. Communiquer est vital : l’ambition première des événements de l’IYB, sera d’éveiller les consciences non seulement sur les faits, mais également sur tout ce qui peut être fait. Mettre en avant des expériences de réussite dans la lutte durable contre la perte de biodiversité ou pour sa préservation est essentiel pour susciter aux niveaux local, national, régional ou international, des projets œuvrant à préserver et célébrer la diversité du vivant.

Brest, capitale européenne de l’océanographie, avec 60 % des chercheurs et ingénieurs océanographiques français, réunie à la fois les conditions naturelles, les savoir faire et les connaissances scientifiques sur le milieu marin. 

C’est à ce titre que Brest métropole océane retenue comme "capitale maritime de la biodiversité", sera au coeur de l'événement  et prépare actuellement les manifestations qui émailleront cette "Année internationale de la biodiversité".

D'ores et déjà Océanopolis prépare sa grande exposition "Océans de vie" - dans un nouvel espace de 700m2, une exposition inédite sur le thème de la biodiversité marine, présentée à compter d'avril 2010   dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité.

De même nous vous invitons  à découvrir dès le 20 janvier 2010, le livre du professeur Michel Glémarec " La biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut" (éditions Le Télégramme).

Retrouver également l'intervention du professeur Glémarec lors des entretiens Science et Ethique 2006   sur le thème de "la biodiversité des habitats littoraux".


Sources : Nations Unies / Unesco / Sillage / RH – 3B Conseils

jeudi 17 décembre 2009

François Cuillandre nouveau président du CEDRE




Le mandat de Pierre Maille - président du Conseil général du Finistère -  à la tête du Cedre (centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) depuis douze ans ;  arrivant à son terme, le conseil d'administration, à  procéder à Paris à l'élection de son nouveau bureau et de son président.

À l'issue du scrutin, c’est le maire de Brest et président de Brest métropole océane,  François Cuillandre,  qui a été élu président pour un mandat de deux ans.

Le Cedre  dont la création remonte au 25 janvier 1979, à la suite du naufrage de l'Amoco Cadiz, est une association à but non lucratif relevant du périmètre des opérateurs de l'Etat, afin d’améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d'intervention français.

Le Cedre est en charge de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d'expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

Le Cedre gère un budget propre annuel d'environ 4,5 millions d'Euros et son financement est assuré par des subventions et des contrats publics et privés. Un peu plus de la moitié provient de subventions et de contrats passés avec les membres de l'association ou des organismes publics et professionnels. Le reste provient de contrats institutionnels (collectivités territoriales, Union Européenne, Etats, instituts) et industriels.

Le siège de l'association, son plateau technique et l'essentiel de son personnel sont basés à Brest. Deux délégués régionaux (un pour la Méditerranée, à Toulon, et un pour les Caraïbes, à Fort-de-France) complètent le dispositif.

Les équipes du Cedre interviennent régulièrement lors des entretiens Science et Ethique pour  apporter leur expertise sur les avancées scientifiques et techniques.

Retrouver ici les interventions du Cedre lors des entretiens Science et Ethique
En 2000, Pierre Maille, président du Cedre  et En 2004 , Fanch Cabioch






Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens Science et Ethique 2000, ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".





Relisez également ICI  les déclarations de Pierre Maille et de François Cuillandre pour les entretiens de 2009 dans l'article du 21 octobre 2009.

Sources : Le Cedre / RH – 3B Conseils
Crédit photo :Ville de Brest

lundi 14 décembre 2009

EcoWatt en Bretagne : une démarche éco-citoyenne



Avec le retour du froid et son corollaire l'augmentation de la demande et de la consommation d’énergies, la question de l’approvisionnement  énergétique de la  Bretagne revient de façon récurrente.

La Bretagne qui est une des régions les plus dépendantes en matière d’énergies,  s’est révélée également être une des plus rétives sur la question nucléaire. Dès lors la question de l’énergie en Bretagne ne se réduit pas à des préoccupations économiques et techniques. Elle n’est pas non plus une simple affaire d’experts. C’est une véritable question de société touchant à la fois le culturel et l’humain.

Si cette question se pose avec acuité, il  faudra enfin trouver des solutions alternatives pour réduire cette dépendance. Ce sujet est régulièrement abordé par les entretiens Science et Ethique qui entendent année après année faire le point sur les avancées scientifiques et techniques avec la communauté des chercheurs, scientifiques, universitaires, mais aussi les élus, les acteurs  économiques et associatifs et ceux qui veulent s’impliquer dans cette réflexion.

Les entretiens Sciences et Ethique créés par 3B Conseils,  font ainsi depuis plusieurs années, la promotion des énergies renouvelables de la mer. 3B Conseils a également fondé le premier blog francophone dans ce domaine   qui agit  quotidiennement comme la veille internationale de référence. On ne peut donc que se réjouir des annonces du Premier ministre à Brest  et la mobilisation en faveur des énergies de la mer.

Le constat aujourd’hui est édifiant : la Bretagne ne produit que 8 % de l’électricité qu’elle consomme. C’est une véritable péninsule électrique. Outre les actions visant à renforcer le réseau de transport d’électricité et à inciter au développement de la capacité de production locale, la maîtrise de la demande en énergie constitue donc  un objectif essentiel pour la région Bretagne.

C’est pourquoi RTE, la Préfecture de la région Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, ERDF et l’ADEME ont décidé de se mobiliser, en lançant, en partenariat, " EcoWatt en Bretagne , le bon Geste Energie": nouvelle campagne de mobilisation pour une modération de la consommation d’électricité.


La démarche EcoWatt a pour objectif d’inciter les bretons à modérer leur consommation en énergie, en particulier aux périodes de pointe, entre 17h et 20 h, pendant les vagues de froid.
Une démarche interactive : www.ouest-ecowatt.com

Ce dispositif d’appel à la modération de la consommation d’électricité est donc basé sur la mobilisation citoyenne et l’utilisation des moyens modernes de transmissions rapides pour l’envoi des alertes (mails, SMS notamment).

9 alertes lancées durant les vagues de froid de l’hiver 2008-2009

5 alertes orange (les 8, 9 et 11 décembre 2008, puis 5 janvier et 3 février 2009) et 4 alertes rouges (pour les journées du 6 au 9 janvier) ont été lancées aux internautes inscrits sur le site l’hiver dernier.

Ces alertes correspondent aux journées très froides qu’a connues l’Ouest de la France, avec des écarts de températures qui ont pu atteindre –5 à –9° par rapport aux normales saisonnières. La consommation la plus forte a été atteinte le 7 janvier 2009, avec une pointe à 17 150 MW, supérieure de 1 000 MW au dernier pic de décembre 2007, soit l’équivalent d’environ 2 fois et demi l’agglomération de Rennes.

Depuis le lancement officiel de la démarche, le 12 novembre 2008 par les partenaires de l’opération, le nombre d’inscrits a progressé régulièrement, jusqu’à la fin de l’hiver. Au total, ce sont un peu plus de 9 000 consommateurs (principalement bretons) qui ont adhéré au site.

Selon une étude la réduction de la consommation liée à la mise en œuvre des « bons gestes énergie », représente l’équivalent de la consommation d’une ville d’environ 4 000 habitants.

Une opération reconduite pour l’hiver 2009-2010
Fort de cette première étape franchie dans la sensibilisation des éco-citoyens bretons, la démarche EcoWatt est reconduite pour l’hiver 2009-2010. Les consommateurs– particuliers, mais aussi entreprises et collectivités locales – sont de nouveau invités à se mobiliser en faveur de la maîtrise de la consommation d’électricité, depuis le mois de novembre 2009.


Sources : EcoWatt / entretiens Sciences et Ethique / RH - 3B Conseils