jeudi 17 décembre 2009

François Cuillandre nouveau président du CEDRE




Le mandat de Pierre Maille - président du Conseil général du Finistère -  à la tête du Cedre (centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) depuis douze ans ;  arrivant à son terme, le conseil d'administration, à  procéder à Paris à l'élection de son nouveau bureau et de son président.

À l'issue du scrutin, c’est le maire de Brest et président de Brest métropole océane,  François Cuillandre,  qui a été élu président pour un mandat de deux ans.

Le Cedre  dont la création remonte au 25 janvier 1979, à la suite du naufrage de l'Amoco Cadiz, est une association à but non lucratif relevant du périmètre des opérateurs de l'Etat, afin d’améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles des eaux et renforcer le dispositif d'intervention français.

Le Cedre est en charge de la documentation, de la recherche et des expérimentations concernant les produits polluants, leurs effets, et les méthodes et moyens spécialisés utilisés pour les combattre. Sa mission de conseil et d'expertise englobe aussi bien les eaux marines que les eaux intérieures.

Le Cedre gère un budget propre annuel d'environ 4,5 millions d'Euros et son financement est assuré par des subventions et des contrats publics et privés. Un peu plus de la moitié provient de subventions et de contrats passés avec les membres de l'association ou des organismes publics et professionnels. Le reste provient de contrats institutionnels (collectivités territoriales, Union Européenne, Etats, instituts) et industriels.

Le siège de l'association, son plateau technique et l'essentiel de son personnel sont basés à Brest. Deux délégués régionaux (un pour la Méditerranée, à Toulon, et un pour les Caraïbes, à Fort-de-France) complètent le dispositif.

Les équipes du Cedre interviennent régulièrement lors des entretiens Science et Ethique pour  apporter leur expertise sur les avancées scientifiques et techniques.

Retrouver ici les interventions du Cedre lors des entretiens Science et Ethique
En 2000, Pierre Maille, président du Cedre  et En 2004 , Fanch Cabioch






Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens Science et Ethique 2000, ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".





Relisez également ICI  les déclarations de Pierre Maille et de François Cuillandre pour les entretiens de 2009 dans l'article du 21 octobre 2009.

Sources : Le Cedre / RH – 3B Conseils
Crédit photo :Ville de Brest

lundi 14 décembre 2009

EcoWatt en Bretagne : une démarche éco-citoyenne



Avec le retour du froid et son corollaire l'augmentation de la demande et de la consommation d’énergies, la question de l’approvisionnement  énergétique de la  Bretagne revient de façon récurrente.

La Bretagne qui est une des régions les plus dépendantes en matière d’énergies,  s’est révélée également être une des plus rétives sur la question nucléaire. Dès lors la question de l’énergie en Bretagne ne se réduit pas à des préoccupations économiques et techniques. Elle n’est pas non plus une simple affaire d’experts. C’est une véritable question de société touchant à la fois le culturel et l’humain.

Si cette question se pose avec acuité, il  faudra enfin trouver des solutions alternatives pour réduire cette dépendance. Ce sujet est régulièrement abordé par les entretiens Science et Ethique qui entendent année après année faire le point sur les avancées scientifiques et techniques avec la communauté des chercheurs, scientifiques, universitaires, mais aussi les élus, les acteurs  économiques et associatifs et ceux qui veulent s’impliquer dans cette réflexion.

Les entretiens Sciences et Ethique créés par 3B Conseils,  font ainsi depuis plusieurs années, la promotion des énergies renouvelables de la mer. 3B Conseils a également fondé le premier blog francophone dans ce domaine   qui agit  quotidiennement comme la veille internationale de référence. On ne peut donc que se réjouir des annonces du Premier ministre à Brest  et la mobilisation en faveur des énergies de la mer.

Le constat aujourd’hui est édifiant : la Bretagne ne produit que 8 % de l’électricité qu’elle consomme. C’est une véritable péninsule électrique. Outre les actions visant à renforcer le réseau de transport d’électricité et à inciter au développement de la capacité de production locale, la maîtrise de la demande en énergie constitue donc  un objectif essentiel pour la région Bretagne.

C’est pourquoi RTE, la Préfecture de la région Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, ERDF et l’ADEME ont décidé de se mobiliser, en lançant, en partenariat, " EcoWatt en Bretagne , le bon Geste Energie": nouvelle campagne de mobilisation pour une modération de la consommation d’électricité.


La démarche EcoWatt a pour objectif d’inciter les bretons à modérer leur consommation en énergie, en particulier aux périodes de pointe, entre 17h et 20 h, pendant les vagues de froid.
Une démarche interactive : www.ouest-ecowatt.com

Ce dispositif d’appel à la modération de la consommation d’électricité est donc basé sur la mobilisation citoyenne et l’utilisation des moyens modernes de transmissions rapides pour l’envoi des alertes (mails, SMS notamment).

9 alertes lancées durant les vagues de froid de l’hiver 2008-2009

5 alertes orange (les 8, 9 et 11 décembre 2008, puis 5 janvier et 3 février 2009) et 4 alertes rouges (pour les journées du 6 au 9 janvier) ont été lancées aux internautes inscrits sur le site l’hiver dernier.

Ces alertes correspondent aux journées très froides qu’a connues l’Ouest de la France, avec des écarts de températures qui ont pu atteindre –5 à –9° par rapport aux normales saisonnières. La consommation la plus forte a été atteinte le 7 janvier 2009, avec une pointe à 17 150 MW, supérieure de 1 000 MW au dernier pic de décembre 2007, soit l’équivalent d’environ 2 fois et demi l’agglomération de Rennes.

Depuis le lancement officiel de la démarche, le 12 novembre 2008 par les partenaires de l’opération, le nombre d’inscrits a progressé régulièrement, jusqu’à la fin de l’hiver. Au total, ce sont un peu plus de 9 000 consommateurs (principalement bretons) qui ont adhéré au site.

Selon une étude la réduction de la consommation liée à la mise en œuvre des « bons gestes énergie », représente l’équivalent de la consommation d’une ville d’environ 4 000 habitants.

Une opération reconduite pour l’hiver 2009-2010
Fort de cette première étape franchie dans la sensibilisation des éco-citoyens bretons, la démarche EcoWatt est reconduite pour l’hiver 2009-2010. Les consommateurs– particuliers, mais aussi entreprises et collectivités locales – sont de nouveau invités à se mobiliser en faveur de la maîtrise de la consommation d’électricité, depuis le mois de novembre 2009.


Sources : EcoWatt / entretiens Sciences et Ethique / RH - 3B Conseils

vendredi 11 décembre 2009

Brest métropole océane prépare son nouveau Plan climat



Selon les propos de Michel Morvan, directeur général adjoint de BMO, rapportés par le Télégramme , « en conseil de communauté, Brest va proposer une délibération autorisant le Président (*) à lancer le nouveau Plan climat territorial intégré de Brest Métropole Océane", aujourd’hui, 11 décembre.

Le plan climat local, est un projet de développement durable qui vise à réduire et à maîtriser l'émission de gaz à effet de serre et à rendre le territoire plus résistant face au réchauffement climatique. Il succèdera ainsi à celui,  adopté il y a une vingtaine d’années, dont la finalité était de trouver des solutions pour réduire la consommation d'énergie.

BMO entend aller plus loin et plus rapidement sur les nouvelles problématiques liées au changement climatique, au développement durable à l’eco-citoyenneté et à l’approvisionnement énergétique de la Bretagne occidentale.

« À Brest, dans le cadre de ce plan énergétique, toutes les ampoules des ronds-points sont actuellement changées par un système d'ampoule de moindre consommation. Il faut aussi décarboniser nos actions. Aujourd'hui, la ville d'Édimbourg en Ecosse a traduit tout son budget en CO2, en émission de gaz à effet de serre», déclare Michel Morvan (**), pour qui l'enjeu du Plan climat intégré est d'anticiper les réglementations existantes ou en préparation.

La délibération qui devrait être adoptée par BMO permettra alors d’engager dans les prochaines semaines une procédure assez longue, visant à terme à  contribuer localement à la réduction de gaz à effets de serre.

Si l’on pense tout d’abord à l'habitat et aux transports (logements qui deviennent producteurs d'énergie, plan de déplacement dont le futur tramway sera le cœur…), BMO accompagne également l’engagement en faveur des énergies renouvelables et notamment celles issues de la mer puisque Brest va devenir la « plate-forme technologique des énergies marines », suivant l’annonce du Premier ministre, dans la cité du Ponant, le 2 décembre dernier.

(*) BMO est présidée par M. François Cuillandre  , Maire de Brest



(**) Michel Morvan est également Directeur du Technopole de Brest Iroise (TBI)

Voir ICI   l’ordre du jour et les projets de délibérations du conseil communautaire de BMO

Sources : Le Télégramme / BMO / RH – 3B Conseils

mercredi 9 décembre 2009

« Algues vertes »…., l’attente du rapport de la mission interministérielle….


En octobre 2007, les associations de protection de l’environnement avaient remporté une importante victoire devant le Tribunal administratif de Rennes qui avait jugé l'État responsable de la prolifération des algues vertes en Bretagne, considérant que celui-ci avait fait preuve de «carences» en matière de protection des eaux et dans l’application des réglementations nationales et européennes.

Le ministère de l'Écologie avait immédiatement  interjeté appel de la décision.

A la suite, sans doute, de l’émotion légitime des populations littorales touchées par ce phénomène et  les décès survenus  au cours de l’été en Côtes d’Armor,  Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie s’était prononcée  début septembre pour le retrait de l'appel.

De fait, l'Etat annonçait ensuite qu'il renonçait à faire appel du jugement émis en 2007 par le tribunal administratif de Rennes. Une annonce qui ne pouvait avoir aucune valeur juridique et aucune  conséquence sur la procédure, car trop tardive. 

En effet, pour être pris en compte, un acte doit être enregistré avant la date de clôture de l'instruction, "trois jours avant l'ouverture du procès. Cette annonce était donc "hors délai".

Le rapporteur public s'était opposé à ce retrait et demandé une augmentation des dommages et intérêts :  15.000 euros (contre 2.000 euros lors de la condamnation de 2007) pour Eaux et Rivières de Bretagne, et 3.000 euros pour les trois autres associations (contre un euro symbolique en 2007). L'audience s'est donc normalement déroulée fin novembre, devant la Cour administrative d'appel de Nantes.

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé la condamnation prononcée en octobre 2007. Lors de l’audience en appel, le rapporteur public avait relevé une “pratique générale défaillante des préfets” alors qu’ils avaient « obligation d’agir ». Dans son jugement, la cour d’appel de Nantes a sensiblement augmenté les indemnités accordées aux associations écologistes.


Cet arrêt de la cour d'appel de Nantes intervient avant la remise au Premier ministre des conclusions de la mission interministérielle chargée d’un rapport sur les algues vertes.

C’est lors de son déplacement à Saint-Michel-en-Grève, le 20 août dernier que François Fillon avait annoncé le lancement d'une mission interministérielle chargée de proposer un plan de lutte contre les algues vertes.

Cette mission interministérielle - composée  de Dominique Dalmas, inspectrice générale de l'administration,  Philippe Quevremont, ingénieur général du Génie rural, des Eaux et Forêts, Roland Moreau, inspecteur général des affaires sociales et Vincent Frey, ingénieur général du génie rural - devait rendre ses conclusions ce 8 décembre. Celle-ci ne l’a pas fait  et il faudra sans doute attendre une dizaine de jours supplémentaires.


Pour autant les associations  si elles ne s’émeuvent pas de ce retard, elles espèrent cependant que l’Etat ne « joue pas la montre » !

Gilles Huet, délégué régional d'Eau et Rivières, dans un entretien au Télégramme  «les premières marées vertes sont apparues début 70; alors, mieux vaut attendre huit jours de plus plutôt que d'avoir un dossier bâclé. La commission n'a commencé à travailler sur le terrain que vers la mi-septembre. Qu'en trois mois, elle n'arrive pas à analyser la situation, ni à expertiser les limites de ce qui a été fait jusqu'alors, n'a rien d'étonnant. Espérons simplement que ses conclusions ne sortent pas entre Noël et le Premier de l'An».


Sources : le Télégramme / RH – 3B conseils




mardi 8 décembre 2009

De nouveaux signataires pour la Charte des espaces côtiers de Bretagne




La zone côtière est à la fois une chance et une responsabilité pour la Bretagne : une chance parce que c’est un territoire attractif au fort potentiel économique, social, naturel et culturel, encore largement à explorer ; une responsabilité car elle subit une dégradation rapide à laquelle il faut faire face.


Pour que la proximité avec la mer reste un atout pour la Bretagne, la « Charte des espaces côtiers bretons »  veut fixer les règles d’une gestion nouvelle associant tous les acteurs de la zone côtière. L’objectif est la définition, en concertation avec l’ensemble des acteurs, d’un projet d’avenir pour la zone côtière bretonne et d’un programme de mise en œuvre.

C’est ainsi que la Bretagne, première région maritime de France, la Bretagne s’est adoptée  en avril 2008 d’une Charte des espaces côtiers à laquelle les instances européennes accordent la plus grande attention.

Pêche, conchyliculture, construction navale, agriculture, tourisme, plaisance ou constructions immobilières, toutes ces activités ont un impact sur le littoral. En Bretagne, 95% de la population vit à moins de 60 km de la mer, c’est dire si chacun, dans son quotidien, a un rôle à jouer, de près ou de loin, pour préserver et valoriser la zone littorale.


Malheureusement, de prime abord, les intérêts des uns ne sont pas forcément ceux des autres. Le nombre d’individus et d’activités ne cesse d’augmenter sur les côtes bretonnes, créant des problèmes de cohabitation et des dégradations plus ou moins réversibles sur le plan environnemental.

L’absence de projet commun ne fait qu’accentuer la situation, c’est pourquoi le Conseil régional   a souhaité, avec l’ensemble des professionnels, élus et usagers, impulser une vision partagée et globale de gestion de la zone côtière qui permette de trouver un équilibre entre protection du littoral et valorisation des atouts et ressources maritimes.

Pionnière en la matière, la Bretagne est la première Région maritime française à se doter d’un tel outil de GIZC – gestion intégrée des zones côtières – auquel près de 200 collectivités (villes et Départements, structures professionnelles et associatives…) se sont également ralliés depuis plus d’un an.

C’est donc dans le cadre du Nautic 2009   à Paris et en présence de Janick Moriceau * Vice-présidente du Conseil régional chargée de la mer,  ce 8 décembre  que l'association des Ports de Plaisance de Bretagne  et Nautisme en Bretagne  apposeront leurs signatures sur la Charte des Espaces Côtiers par Nautisme en Bretagne, sur l’espace Bretagne du Salon.

Télécharger la Charte des espaces côtiers  ICI 

Voir l’engagement et la
liste des signataires de la Charte 


* Janick Moriceau est intervenue aux entretiens Science et Ethique en 2004, 2005, 2007 et 2009. Retrouver ses différentes interventions.

Sources : Region Bretagne / RH - 3B Conseils