mardi 14 décembre 2010

La Bretagne fait entendre sa voix à Cancùn


L’action de la Région Bretagne – à l’échelon des régions européennes - en matière d’initiatives et de sensibilisation au réchauffement climatique, s’inscrit dans la continuité puisque c’est la 5e année consécutive que la Bretagne participe aux sommets des Nations-Unies sur le réchauffement climatique.

Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional (seul président représentant une Région européenne) et Dominique Ramard, Président de la commission Environnement et délégué à l’Energie et au Climat, ont donc souhaité se rendre à Cancùn, à la 16e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. La Bretagne manifeste ainsi sa volonté de faire entendre dans ces négociations internationales la voix des Régions, cet échelon territorial étant apparu, au fil des ans, comme le plus pertinent pour lutter contre l’urgence climatique. (Relire l'article du blog du 29/11/2010)

La présence de Jean-Yves Le Drian à Cancun avait d’autant plus d’importance qu’en sa qualité de nouveau président de la Conférence des régions périphériques maritimes d'Europe, il a pu représenter les 200 millions de citoyens européens répartis dans 160 régions ( dans 28 pays d'Europe) que compte la CRPM (Relire l'article du blog du 4/10/2010).

A la COP16, Jean-Yves Le Drian y était aux côtes de Jean Charest, Premier Ministre du Québec, Mike Rann, Premier ministre d’Australie méridionale, et Jim Doyle, Gouverneur du Wisconsin.

Les Régions, parties prenantes des négociations

Avant même Copenhague, fin 2009, Yvo de Boer, secrétaire général de l’UNFCCC (convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique), avait déclaré : « 50 à 80% des actions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et près de 100% des mesures d’adaptation aux conséquences du changement climatique sont conduites à un niveau infra-étatique ».

Mais jusqu’ici, les Régions n’assistaient aux débats des Nations Unies qu’en tant qu’observateurs. La convention-cadre, signée à l’issue du sommet de Cancùn, change la donne en intégrant les Régions dans les acteurs prenant part directement aux négociations. Ce sera sans doute le cas à Durban (Afrique du Sud) pour la prochaine conférence.

« Pour nous, c’est une grande satisfaction de voir le fait régional reconnu », a souligné le Président Le Drian. « Cette reconnaissance intervient à point nommé, au terme d’un travail de longue haleine mené par la Bretagne et bien d’autres territoires, au sein des associations militant en ce sens ».

La Bretagne, Région pilote sur les énergies nouvelles et la coopération nord-sud

A la fois membre du réseau nrg4SD * et du Climate Group**, la Bretagne est particulièrement impliquée dans la lutte contre le réchauffement climatique et reconnue, à ce titre, comme une région éco-pionnière en Europe, tant pour les actions conduites sur son territoire (énergies renouvelables, EcoFAUR, TER, expérimentation véhicules verts, gestion concertée du littoral, éco-référentiel dans les lycées...) que pour ses coopérations Nord/Sud, notamment en lien avec le PNUD (présence, à Brest, du centre international d’expertise climatologique ClimSAT).

Ce 16e sommet de l’ONU avait d’ailleurs mis à l’ordre du jour les énergies renouvelables et le renforcement des actions dans les pays en voie de développement.

Sur le dossier des énergies marines, Jean-Yves Le Drian a longuement échangé avec Jean Charest, Premier ministre québecois, qu’il a invité à venir découvrir, en 2011, la plate-forme hydrolienne de Paimpol. L’élu breton se rendra pour sa part à Québec en août prochain pour l’assemblée générale du réseau mondial nrg4SD.

Pour en savoir plus sur les énergies de la mer consultez le blog des énergies de la mer.



Rappelons également que les entretiens Science et Ethique en 2009 avait pour thème central :
« l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer », avec le partenariat de la Région Bretagne et la présence de Climsat dans les débats.









*
: le réseau Network of Regional Governments for Sustainable Development (nrg4SD) regroupe à ce jour 279 Régions issues de 48 Etats. Il s’est réuni en octobre 2008 à Saint-Malo à l’initiative de la Région Bretagne.

** le réseau Climate Group : la Bretagne y a adhéré fin 2009, lors du sommet de Copenhague. Créé à l’initiative de Tony Blair et de chefs de grandes entreprises et collectivités, il réunit quelque 50 acteurs privés et publics, représentant des gouvernements locaux ou des grandes aires urbaines (Californie, New York ou Londres).


Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne

lundi 13 décembre 2010

"Pollution et Biodiversité" – portes-ouvertes au Cedre du 13 au 17 décembre
















Selon l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée par les Nations Unies en 2005, "les taux actuels d’extinctions d’espèces seraient jusqu’à 1000 fois plus élevés que les niveaux jugés naturels ".

Ces dernières années, l’objectif principal a été de réduire le rythme de perte de biodiversité – un but dont la réalisation s’est révélée ardue, qu’il s’agisse de mesurer l’état actuel de la biodiversité ou de mettre en œuvre des mesures et des pratiques propices à la biodiversité.

En vue d’accroître la prise de conscience du public sur l’importance de la biodiversité pour notre bien-être, les Nations Unies ont donc déclaré l’année 2010 Année internationale de la biodiversité (IYB). Mettre en avant des expériences de réussite dans la lutte durable contre la perte de biodiversité ou pour sa préservation est essentiel pour susciter aux niveaux local, national, régional ou international, des projets œuvrant à préserver et célébrer la diversité du vivant.

Le territoire de Brest métropole océane déjà reconnue comme capitale européenne de l’océanographie, avec 60 % des chercheurs et ingénieurs océanographiques français, aura été durant toute cette année internationale de la biodiversité au cœur de l'événement comme la "capitale maritime de la biodiversité 2010".

C’est dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité, que Le Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations) ouvre exceptionnellement ses portes (au port de plaisance de Brest, près d’Océanopolis) durant la semaine du 13 au 17 décembre (de 9h à 12h et de 14h à 18h).

Le Cedre est spécialisé dans la mise en place de dispositifs de lutte contre les pollutions accidentelles des eau et propose une exposition photographique, des vidéos illustrant la lutte antipollution, du matériel de lutte…
chaque jour, une visite guidée (à 15h00) permettra de découvrir les installations spécifiques (bassin, plage artificielle, laboratoire, polludrome, serre) et de comprendre ainsi comment le Cedre utilise ses infrastructures pour mener des études en relation avec la biodiversité (coraux, vasières, restauration de sites et suivi de la végétation suite à une pollution..)


Pour aller plus loin :

- Relire également l’article du 17 décembre 2009 sur le Cedre (centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux).


- Retrouver les archives des entretiens Science et Ethique :

Les entretiens Science et Ethique 2000 : "Vagues de pollutions"

Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".









- entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.
Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.
Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?


Article RH 3B Conseils
Sources : Cedre / BMO

vendredi 10 décembre 2010

L'expédition «Pôle Nord 2012»


C’est avec le soutien de l’Ifremer, du CNRS, celui de Michel Rocard , ambassadeur pour les pôles ou encore celui de S.A.S le Prince Albert de Monaco que se prépare l'expédition «Pôle Nord 2012». A l’origine de cette équipée les brestois Alan Le Tressoler et Julien Cabon qui prévoient de partir durant six semaines au pôle Nord pour y réaliser des relevés scientifiques.

La phase de préparation physique des deux protagonistes comme du matériel est prévue du 17 au 25 décembre, dans… un entrepôt frigorifique à -25 degrés à Plouédern (29) avec le concours de la société Argel,

Le projet de l’expédition consiste à se demeurer six semaines an Arctique durant et en totale autonomie sans assistance ni ravitaillement sur cet océan gelé en dérive permanente, unique endroit de la planète inaccessible aux satellites de géolocalisation.

Pour mémoire, Julien Cabon, reporter à Cols Bleus et officier de marine, a assuré durant trente-cinq jours en 2009 la continuité du programme scientifique européen Damoclès, sur la côte est du Spitzberg, à bord du voilier d'expéditions polaires Vagabond.

Quant à Alan Le Tressoler, ingénieur en logistique polaire et expert technique de l'expédition, il fut responsable français de la base arctique de Ny-Alesund (Spitzberg) pendant deux ans.

Au Télégramme, Julien Cabon déclare «Notre "frigo" fera 70m². On va y tester le matériel, à la fois des appareils électroniques, des vêtements et des tentes, dans des conditions proches de ce que nous devrions connaître en Arctique. Ce sera aussi une vraie préparation physique, avec du vélo d'appartement et du rameur. En principe, nous ne devrions quasiment pas mettre le nez dehors pendant neuf jours». 


Au préalable à l’expédition «Pôle Nord 2012», (prévu en mars), il effectueront une mise en conditions au Groedland en avril 2011.
En effet comme l’indique Alan Le Tressoler (Télégramme du 08/12/2010) «Un tel projet n'est réalisable que durant quelques semaines. Avant, c'est la nuit polaire. Après, l'état de la glace ne permet plus d'être récupéré. Nous devrions être déposés sur place par un avion canadien. Notre défi sera de nous maintenir quotidiennement le plus près possible du pôle, afin d'y réaliser nos relevés scientifiques (météorologiques, microbiologiques...). »

Les deux scientifiques envisagent alors de parcourir quotidiennement, sur une banquise dérivante de 2 mètres d’épaisseur - il y a 15 ans cette épaisseur moyenne était de 4 mètres- (en dessous 4.261 mètres de fond), 25km à traîneau, à ski, à pied ou à la nage….

Le chargement de l’équipe comprenant à la fois les instruments scientifiques et le nécessaire de vie, mais devra être limité à 300kg sur le pulka (traîneau tracté par l’homme) Les conditions de vie seront extrêmes en un lieu où nul n’a vécu sur une durée aussi longue. Au terme de cette période, un hélicoptère russe devrait récupérer les deux scientifiques.

Pour aller plus loin :












Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Voir notamment l’intervention d’Anne Choquet enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche. Son intervention portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée"



- Revoir les vidéos de l’interview exclusive de Michel Rocard, ambassadeur pour les pôles avait accordé pour les 13è entretiens Science et Ethique en 2009 (vidéo1 et vidéo2) Une interview donnée à Hubert Coudurier du Télégramme / Tébéo TV et de Sylvie Andreu de France Culture diffusé lors de cette rencontre.




- Revoir également l’interview exclusive de S.A.S le Prince Albert de Monaco (ICI) accordée pour les 10è entretiens Science et Ethique en 2006. L’interview étant réalisée par les Webtrotteurs (lycées Vauban et Kerichen de Brest) partenaires des entretiens Science et Ethique.







Relire également l'article du blog du 04/01/2010 sur l'Appel des Pôles du Cercle polaire




Article RH 3B Conseils
Sources : Le Télégramme

jeudi 9 décembre 2010

« Les Tonnerres de Brest 2012 » : 13 au 17 juillet 2012


Brest (France – UE) - 9/12/2010 - 3B Conseils - Des nouvelles de nos grands partenaires Ville de Brest, Brest métropole océane, Marine nationale... Depuis le début de l'aventure des fêtes nautiques de Brest en 1992, la Marine Nationale apporte son concours à la ville de Brest pour la réalisation la manifestation quadriennale « Les Tonnerres de Brest 2012 ».

Cette extraordinaire manifestation est née à travers l’organisation de rassemblements de bateaux et de fêtes populaires. Pors Beach en 80, 82 et 84. Puis en 1986, 400 voiliers traditionnels se rassemblent à Douarnenez, admirés par 10 000 spectateurs enthousiastes. Ce succès populaire révèle enfin la valeur de la culture maritime. Les collectivités publiques adhèrent à des projets de restauration de bateaux traditionnels et de répliques.

Après Douarnenez 88, les initiatives se multiplient dans le cadre du concours Chasse Marée « Bateaux des côtes de France » en 1990. Chaque association, chaque port est invité à restaurer ou reconstruire les bateaux de son patrimoine : ainsi une centaine de voiliers renaissent à travers des étapes symboliques (pose de la quille, première membrure...) afin de participer au gigantesque rassemblement international de BREST 92. C’était le début d’une grande aventure pour la Ville de Brest où la Marine Nationale est aussi un acteur incontournable.

François Cuillandre, maire de Brest, président de Brest métropole océane et le vice-amiral d'escadre Anne-François de Saint Salvy, préfet maritime de l'Atlantique, ont signé une convention à l'occasion du salon nautique.
Le vice-amiral d'escadre Anne-France de Saint Salvy commandant l'arrondissement maritime de Brest, représentant le ministre de la défense et des anciens combattants, témoigne, a confirmé, au nom de l'Amiral Pierre-François Forissier, chef d'Etat-major de la marine nationale, de l'engagement historique et continu de la marine nationale aux cotés de la ville de Brest dans la réalisation de ces fêtes depuis leur création en 1992.

En 2008, La Marine avait ouvert au public : la frégate anti-sous-marine Tourville, l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée, le bâtiment hydrographique Lapérouse, le remorqueur côtier Buffle, les vieux gréements de la Marine nationale : la goélette Belle Poule, le dundee Mutin et le Yawl La Grande Hermine.

Les métiers de la marine étaient aussi à l'honneur – avec "l'action de l'Etat en mer" et la présence de la Commission d'études pratiques de lutte antipollution (CEPPOL), du Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM), du Service de santé des Armées, des plongeurs démineurs de l'Atlantique, ....

Les partenaires de Brest Evénements Nautiques sont : Brest métropole océane (BMO), la Ville de Brest, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général du Finistère, le Crédit agricole du Finistère, la Chambre de commerce et d'industrie de Brest (CCI), la SOPAB...

Voir ou revoir le vice-amiral Anne-François de Saint Salvy aux entretiens Science et Ethique 2010
Pour télécharger le pré-programme

Pour retrouvez toutes les infos et les photos des fêtes précédentes sur www.fetes-maritimes-brest.fr.

Article : BB

Sources : Marine Nationale / Brest 2012

mercredi 8 décembre 2010

Sites de démonstration pour l'éolien flottant offshore en cours

France - UE 08/12/2010 - 3B Conseils - La Région Provence Alpes Côtes d’Azur pourrait soutenir le Pôle Mer PACA (Pôle mer Bretagne-Paca) dans ses ambitions de création d’un site de démonstration à Fos sur Mer pour les éoliennes offshore flottantes.

Dans la poursuite d’IPANEMA, l’État a souhaité la création d’une plate forme technologique sur les énergies marines renouvelables (France Energies Marines) qui a fait l’objet d’une candidature à l’AMI l’Appel à manifestation d’intérêt, à l’Institut d’Excellence pour les Energies Décarbonnées (IEED) (appel à projets ouvert jusqu’au 21 janvier 2011 - 11h), et au programme d’investissements d’avenir dont l'annonce des 5 premiers bénéficiaires a été faite à Mortain dans La Manche (voir article de Francis Rousseau sur le blog énergies de la mer).

Cette plate forme confiée par le Premier Ministre François Fillon à IFREMER le 2 décembre 2009 lors Assises de la mer à Brest, et adossé aux pôles de compétitivité Mer PACA et Bretagne, est toujours en cours.

Il devrait lui être associés des sites d'essais pour accueillir des démonstrateurs de différentes technologies.
Si les sites d’essais (houlomoteur au Croisic SEM-REV - Ecole Centrale de Nantes qui sera opérationnel dans moins d’un an et hydrolien à Paimpol-Bréhat sont bien avancés), trois autres sites sont également en compétition pour les éoliennes offshore flottantes : Pôle mer Paca avec le port de Fos sur Mer, DCNS à Groix avec le port de Lorient, l’Ecole de centrale de Nantes au Croisic avec le port de Nantes-Saint Nazaire. Son projet est d'offrir une extension à partir du site pour l'houlomotricité pour les éoliennes flottantes en mutualisant des moyens, les câbles, les infrastructures ….

Voir ou revoir les interventions aux entretiens Science et Ethique à Brest
:

aux entretiens Science et Ethique 2010 (18 et 19 octobre)

- Yann-Hervé De Roeck - Ifremer,

- Stéphane His - Technip,








aux entretiens Science et Ethique 2009 (15 et 16 octobre)
- Alain Clément - Ecole centrale de Nantes.





Article : BB

sources : Pôle mer PACA, Ecole centrale de Nantes