jeudi 24 juin 2010

Nantes, capitale verte de l’Europe ?



Après « Stockholm capitale verte de l'Europe en 2010 », suivie par Hambourg en 2011, Nantes sera-t-elle la Capitale verte 2012 ?

Sur les 17 villes de plus de 200.000 habitants à postuler pour le titre de "capitale verte de l'Europe", il n'en reste plus que 6, dont Nantes, seule ville française qui concoure pour ce titre dans le cadre nouveau prix lancé par la Commission européenne visant à encourager les villes et à améliorer la qualité de la vie urbaine. L'idée de créer un prix pour les villes vertueuses en matière d'environnement est venue de l'initiative de Jüri Ratas, aujourd'hui ancien maire de Tallinn (Estonie). C’est en octobre 2010 que l’on connaîtra la réponse...

Face à Nantes, se retrouve Malmö (Suède), Barcelone et Vitoria Gatez (Espagne), Nuremberg (Allemagne) et Reykjavik (Islande).

Pour désigner la ville lauréate, le jury européen (*) utilisera dix critères environnementaux pour évaluer la capacité de ces villes à se conformer à des normes environnementales élevées, leur engagement permanent en faveur d'objectifs ambitieux pour améliorer l'environnement et favoriser le développement durable ainsi que le potentiel développé pour servir de modèle aux autres villes et promouvoir les meilleures pratiques dans d'autres villes européennes.
Sur tous ces points, Nantes a indéniablement des atouts. C'est en effet un engagement environnemental de longue date qui pourrait être ainsi récompensé.

Lors de la première sélection, Nantes a été remarquée sur le travail qu'elle mène et les résultats obtenus sur le changement climatique, les transports, la qualité de l'air, la pollution sonore et la gestion des déchets.


Parmi les points forts de l’agglomération nantaise on rappellera que la métropole compte :
- 47 ruisseaux,
- 250 km de rives,
- quatre zones classées Natura 2000,
- 15 500 ha d'espaces naturels dont 9 500 de zones humides,
- 15 000 ha d'espaces agricoles.


De plus au titre des initiatives innovantes en matière de développement durable, Nantes a été la première à avoir relancé le tramway - il y a plus de 20 ans. Mais l’agglomération continue cette politique de déplacements urbains verts avec le développement de son plan vélo, le Busway en site propre et les projets de Chronobus - un système à haut niveau de service avec des bus toutes les 8 minutes aux heures de pointe - et de tram-train entre Nantes et Châteaubriant.

Outre les transports, le jury européen regardera avec attention les politiques publiques : gestion des déchets, production de l'eau, traitement des eaux usées, qualité de l'air, espaces verts, agriculture périurbaine, pollution sonore...


Nantes-Métropole rappelle également que la collectivité a massivement investi dans le programme Neptune :
- 132 millions d'euros dans la première phase pour l’adaptation du réseau d'assainissement aux besoins de l'agglomération et la construction de nouvelles stations d'épuration,

- puis 43 millions d'euros pour la restauration hydro-écologique des milieux aquatiques

- 90 millions d'euros (programme Neptune 3 qui a pris fin en 2009) pour mettre en place le service d'assainissement non collectif et de restaurer des milieux aquatiques.

Cette politique de l'eau s'imbrique avec d'autres actions menées autour de la notion de "trame verte et bleu" : travail sur les zones humides, continuités piétonnes (335 km inscrits au schéma directeur et 230 km aménagés ou programmés), gestion environnementale différenciée (sans pesticides) de 85% des 3366 ha d'espaces verts publics, création de trois forêts urbaines (sur 1.400 ha au total), corridors écologiques dans la ville.

Pour le maire Jean-Marc Ayrault, ces signes - comme le retour des abeilles ou des hérons en ville - sont des "marqueurs" de la biodiversité. "Mon pari est de continuer à faire de Nantes une ville attractive explique-t-il. Et notre atout aujourd'hui, c'est la qualité de vie". De plus, "des traces de loutres ont été retrouvées sur l'île de Versailles, au cœur de l'agglomération ».

Relire également l'article du blog du 25 mai 2010 " Nantes Métropole lance un Atelier Climat".


(*) Le jury qui désigne les lauréats est composé de représentants de la Commission européenne, de l'Agence européenne pour l'environnement, de l'ICLEI (regroupant des acteurs locaux œuvrant en faveur du développement durable), de la Fédération européenne pour le transport et l'environnement (T&E), de l'Union des capitales de l'Union européenne et du Comité des régions.



Sources : Le Moniteur / Union Européenne / RH – 3B Conseils
Photos : Commission européenne / Ville de Nantes

Une thèse doctorale sur l’éolien à l’UBO


C’est une de Thèse particulière riche d’enseignements qui doit être soutenue dans le prochains jours à l’Université de Bretagne Occidentale, sur l’Eolien par Brice BELTRAN, doctorant au sein de l'EA 4325 LBMS de l'UBO (Laboratoire Brestois de Mécanique et des Systèmes (LBMS) - Université de Brest / ENSIETA / ENIB)


Il soutiendra sa Thèse de Doctorat, le mardi 6 juillet 2010 à 10H30 dans la Salle des Conseils de l'IUT de Brest (Salle C003) intitulée :

« Contribution à la commande robuste des éoliennes à base de génératrices asynchrones double alimentation : Du mode glissant classique au mode glissant d'ordre supérieur ».

Un sujet certes pour les spécialistes et les initiés mais que nous jugeons suffisamment important et emblématique pour le signaler dans ce blog.


Brice BELTRAN présente ainsi ses travaux  :

« Le développement durable et les énergies renouvelables suscitent aujourd’hui l’intérêt de plusieurs équipes de recherches. Le développement des éoliennes représente un grand investissement dans le domaine de la recherche technologique.

Ces machines qui produisent de l’énergie électrique à partir du vent peuvent constituer une alternative technologique et économique aux différentes sources d’énergies épuisables. D’ailleurs, la croissance de l'industrie éolienne mondiale est de l'ordre de 30% par an depuis le début des années 2000.

De nombreux travaux de recherche sur le contrôle et la commande d’éoliennes ont été menés. Grâce à ces travaux, les dernières générations d’éoliennes fonctionnent avec une vitesse variable et disposent d’une régulation pitch. Il est ainsi possible de modifier la vitesse de rotation et l’angle de calage de chacune des pales, permettant alors d’améliorer la production de l'aérogénérateur. Néanmoins, il reste encore à introduire plus d’intelligence dans le fonctionnement des aérogénérateurs.

L’objectif principal de nos travaux de thèse est d’étudier les techniques de commande
robuste, de la génératrice, susceptibles d’optimiser la production d’une éolienne, en particulier celle utilisant une génératrice asynchrone double alimentation.
Par optimisation, nous entendons non seulement améliorer la qualité de l’énergie produite et le rendement énergétique mais aussi diminuer les charges mécaniques de fatigue ; ce qui aurait pour conséquence de rendre possible la fabrication d’aéroturbines plus légères améliorant de ce fait la productivité.

La ou les techniques de commande doivent donc tenir compte du comportement de l’éolienne dans son ensemble. Pour ce faire, nous avons exploré l’apport des modes glissants classiques puis d’ordre supérieur pour répondre au cahier des charges fixé.

Les techniques de commandes proposées ont été testées sur le simulateur FAST élaboré par le laboratoire Américain NREL (National Renewable Energy Laboratory). Des essais expérimentaux effectués au laboratoire Grenoblois G2Elab sur un banc de 7.5 kW ont permis la validation des techniques proposées. Elles restent cependant perfectibles ouvrant ainsi la voie à d’intéressantes perspectives. »



Pour information le jury sera ainsi composé de
:
- Maria DAVID, Professeur, Institut National Polytechnique de Toulouse / examinatrice
- Benoît ROBYNS, Professeur, Ecole des Hautes Etudes d'Ingénieur, Lille / rapporteur
- Alain GLUMINEAU, Professeur, Ecole Centrale de Nantes / rapporteur
- Jean Frédéric CHARPENTIER, Maître de Conférences, Ecole Navale, Brest / examinateur
- Emmanuel DELALEAU, Professeur, Ecole Nationale d'Ingénieurs de Brest / examinateur
- Tarek AHMED-ALI, Professeur, Université de Caen / co-encadrant
- Mohamed BENBOUZID, Professeur, Université de Bretagne Occidentale / directeur de thèse
- Abdelkrim BENCHAIB, Docteur Ingénieur, AREAVA T&D, Massy / invité

Retrouvez également l'intervention de Mohamed BENBOUZID aux entretiens Science et Ethique 2007.
Son intervention
portait sur "le simulateur d'hydrolienne".


Sources : UBO - LBMS / RH - 3B Conseils

mercredi 23 juin 2010

La feuille de route stratégique de l'Ademe pour les énergies marines



L’Ademe qui s’est vue confiée à l’été 2008 la gestion et l’animation du Fonds démonstrateur de recherche dans le domaine des énergies de la mer vient de publier la feuille de route stratégique et le nom des projets candidats au soutien de ce Fonds.

Né du Grenelle Environnement, le Fonds démonstrateur de recherche est doté d’une enveloppe de 325 millions d’euros sur 4 ans. Ses objectifs : favoriser les ruptures technologiques nécessaires pour atteindre l’objectif du facteur 4 d’ici 2050 et proposer des technologies compétitives sur les marchés dès 2020 pour atteindre l’objectif européen du « 3 X 201 ».

En effet la France doit dès aujourd’hui, relever un défi de taille : diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Cet objectif ambitieux nécessite de procéder, dès à présent, à des ruptures technologiques.

Cette annonce qui s’effectue au moment où se tient à Brest Sea Tech Week 2010, avec la tenue le jeudi 24 juin d’une table-ronde professionnelle « Énergies marines renouvelables », en présence notamment de porteurs des projets retenus par l’Ademe, permettra peut-être d’en savoir plus....

Parmi les intervenants à cette table-ronde seront présents : Jacques Ruer (Sabella SAS), Frédéric Le Lidec (incubateur EMR de DCNS), Stéphane Riou du Pôle Mer Bretagne, Yann-Hervé De Roeck (Ifremer)….

Pour en savoir plus :
Retrouver toutes les informations sur les projets retenus par l’Ademe sur le blog des énergies de la mer.

Les blogs des énergies de la mer et science et ethique seront présents à cette journée.

Sources : Ademe/ FR - BB - RH – 3B Conseils

mardi 22 juin 2010

Création du premier parc marin international franco-italien



Avec la création du Parc marin d’Iroise , premier du genre en France, officiellement créé par un décret du Premier Ministre publié au Journal Officiel du 2 octobre 2007, a été initié un politique ambitieuse de protection du littoral qui doit voir à terme 10% du territoire maritime national protégé d'ici 2012, pour passer ensuite au seuil de puis 20%.

Le Parc d’Iroise dans le département du Finistère a pour vocation est de permettre de progresser dans la connaissance et la protection du patrimoine marin et d’encourager le développement durable des activités qui en dépendent. Celui-ci s'étend sur une superficie de 3550 km2 et prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l'Iroise : Ouessant, Molène et Sein (*)


Le second parc a été créé le 18 janvier 2010 (décret n° 2010-71 du 18 janvier 2010) Parc naturel marin à Mayotte. Il s’agit du premier parc naturel marin d'outre-mer, couvrant une superficie de 70 000 km2. Celui-ci englobe notamment le lagon à double barrière de corail, qui compte près de 200 km de récifs coralliens et 7 km2 de mangrove.

D’autres projet sont à l’étude comme en Gironde et en mer du Nord. Ces autres projets seront définis en fonction des analyses stratégiques régionales qui déclinent, pour certains secteurs, la stratégie de création d’aires marines protégées. La procédure d’étude et de création est confiée au préfet maritime et au préfet concernés, l’Agence des aires marines protégées (**) mettant à leur disposition les moyens nécessaires.

En Bretagne, après le parc d’Iroise, c’est désormais le parc naturel marin Normand-Breton (voir article du blog du 19 mai 2010 ) qui fait actuellement l’objet d’une procédure visant à sa création à l'horizon 2012, entre le cap Fréhel et la Hague


Le premier parc international

Les deux ministres français et italien de l’écologie ont annoncé ce 15 juin 2010, en Sardaigne leur volonté de faire interdire le passage dans le détroit des Bouches de Bonifacio, entre la Corse et la Sardaigne, aux navires transportant des hydrocarbures et autres matières dangereuses (130.000 tonnes de marchandises dangereuses par an).

« C’est le début d’un processus qui va avoir des répercussions mondiales sur le trafic maritime et la protection de la nature » a expliqué Jean-Louis Borloo.

Le parc marin des Bouches de Bonifacio est désormais une réalité scellant un pacte entre les deux réserves naturelles de Corse et de Sardaigne et ses statuts (signés d’ici à la fin 2010) sont ceux d'un Groupement européen de coopération territoriale.

Pour la ministre italienne, avec la naissance du premier parc marin au monde dans les Bouches de Bonifacio « Nous menons une grande bataille politique, mais la tragédie du golfe du Mexique ouvre les yeux au monde. Le joyau de la biodiversité que nous voulons sauvegarder de toute menace n'appartient pas seulement à nos deux peuples, mais à toute la Méditerranée et même au-delà ».

La déclaration commune sera déposée sur le bureau de l'Organisation maritime internationale (OMI) à qui il est demandé de déclarer le site « zone particulièrement vulnérable » qui a un effet dissuasif tant les prescriptions sont draconiennes.

L’engagement de la France et de l’Italie consiste à :
- demander aux Nations Unies (ONU) , d’interdire le passage dans le Détroit de Bonifacio des navires transportant des matières dangereuses quel que soit leur pavillon, et dans l’attente, à saisir l’Organisation Maritime Internationale (OMI) d’une demande de classement des Bouches de Bonifacio en Zone Maritime Particulièrement Vulnérable (ZMPV) et ainsi réduire le risque d’accidents, vu les conséquences désastreuses des pollutions marines provoquées par les hydrocarbures ou des substances dangereuses ;

- mobiliser les pays membres de l’Union européenne et de l’Union pour la Méditerranée dans cet objectif ;

- compléter cette démarche par une demande conjointe de classement du site des Bouches de Bonifacio sur la liste du patrimoine mondial naturel et culturel de l’UNESCO ;

- finaliser le processus de création du parc marin international des Bouches de Bonifacio, et en maintenant leur soutien à la création d’un groupement européen de coopération territoriale (GECT) entre le parc national de l’archipel de la Maddalena, en Sardaigne, et l’Office de l’Environnement de la Corse, gestionnaire de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio.

La requête franco-italienne de révision du régime de la libre circulation dans les détroits, a été immédiatement transmise aux Nations-Unies afin d’obtenir pour la zone concernée une modification des accords de la Convention de Montego-Bay. La décison est donc attendue dans le délai légal de douze mois.

Source : MEEDDM / Corse matin / RH – 3B Conseils
Illustration : Parc marin des Bouches de Bonifacio



(*) Fiche technique du Parc Marin d'Iroise :

 • 34 communes riveraines du parc dont trois sont insulaires : Ouessant, Molène et Sein.

• 71 000 habitants

• 320 000 hectares. 

• 300 km de côtes : de Porspoder au nord à Plouhinec au sud. La rade de Brest est exclue.

• La pêche professionnelle en Iroise : 350 navires, 900 personnes embarquées, 2 500 emplois, plus de 12 000 tonnes de poissons, coquillages et crustacés, 40 000 tonnes
d’algues.

• Le tourisme : un million de visiteurs par an et environ 3 500 personnes vivant de
cette activité.

• Le nautisme : 10 000 bateaux de plaisance et 26 000 pratiquants dans les structures nautiques

(**) Une Aire marine protégée est un espace délimité en mer au sein duquel un objectif de protection de la nature long terme a été défini, objectif pour lequel un certain nombre de mesures de gestion sont mises en œuvre : suivi scientifique, programme d’actions, chartes de bonne conduite, protection du domaine public maritime, réglementations, surveillance, information du public

lundi 21 juin 2010

SEA TECH WEEK 2010 - Brest du 21 au 25 juin.


La Sea Tech Week , semaine internationale des sciences et technologies de la mer, qui se tient tous les 2 ans à Brest, s’inscrit parmi les grands rendez-vous européens de la recherche marine et s’ouvre aujourd’hui (jusqu’au 25 juin) au Quartz.

Pôle d’excellence européen de l’océanographie et de l’environnement maritime, Brest accueille cette 7ème édition de la Sea Tech Week, le grand rendez-vous interdisciplinaire des sciences et technologies de la mer.
Sea Tech Week se présente comme un lieu unique d'échange pour les acteurs de la recherche-développement dans les diverses disciplines marines et maritimes.

La Sea Tech Week accueillera durant toute semaine des conférences et workshops ainsi qu’un salon professionnel, constituant ainsi un lieu unique d’échange pour les acteurs de la recherche-développement dans les diverses disciplines marines et maritimes. Un millier de chercheurs, économistes, juristes, industriels, institutionnels, s’y retrouvent pour faire le point des découvertes scientifiques, des avancées technologiques, des problématiques économiques ou juridiques. En 2008, elle a recueilli 1 200 participants.

La Sea Tech Week c’est aussi un salon professionnel. Une exposition au cœur des espaces de conférences accueille les entreprises et les laboratoires qui font l’actualité dans le domaine des technologies de la mer, l’occasion pour les professionnels de promouvoir leur savoir-faire auprès d’un public ciblé et d’initier des courants d’affaires notamment au travers de trois journées consacrées à des sessions industrielles.

A cette occasion le blog des énergies de la mer créé par 3B Conseils sera présent notamment à l’occasion de la journée du 24 juin consacrée aux énergies renouvelables de la mer, journée organisée par la Chambre de commerce et d'industrie de Brest (CCI) en lien avec le Technopôle Brest Iroise (TBI).
Le blog média des énergies de la mer est le seul blog francophone de veille internationale qui informe quotidiennement sur l’ensemble des problématiques liées aux ERM et sur les projets en R&D dans le monde.

La Sea Tech Week est organisée par Brest métropole océane (BMO) en partenariat avec IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), Ifremer, Europôle mer, Pôle Mer Bretagne, Université de Bretagne occidentale (UBO), Ensieta, Télecom Bretagne...

Plus d’informations ICI

Sources : Sea Tech Week 2010/ RH – 3B Conseils