mardi 30 mars 2010

Procès de l'Erika - Peines confirmées en appel

C’est ce 30 mars que la décision de la cour d'appel de Paris dans le procès du naufrage de l'Erika a été rendu, un arrêt particulièrement attendu quant à la responsabilité pénale de l'affréteur Total et la reconnaissance du préjudice écologique.

La marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier, le 12 décembre 1999 au large du Finistère (nord-ouest de la France), avait souillé 400 kilomètres de côtes et mazouté quelque 150.000 oiseaux.

Lors du procès en appel - achevé le 18 novembre 2009 (voir également l’article du 4 novembre 2009), le groupe pétrolier et ses co-prévenus (Total, la société de classification Rina, l'armateur du navire Giuseppe Savarese et son gestionnaire Antonio Pollara ) avaient clamé leur innocence dans cette catastrophe écologique.

Pour mémoire, en première instance (jugement du 16 janvier 2008), les co-prévenus reconnus coupables du délit de pollution. Ils avaient écopé de l'amende maximale: 375.000 euros pour les personnes morales, 75.000 euros pour les personnes physiques.

Alors que l'avocat de Total avait plaidé la relaxe du groupe Total, victime selon lui d'un "travail de diabolisation", les avocats des autres prévenus avaient également invoqué une incompatibilité de la loi française avec la convention internationale sur la pollution maritime Marpol.

La cour d'appel de Paris a donc confirmé ce 30 mars, les peines d'amende à l'encontre de Total, de la société Rina, de l'armateur Giuseppe Savarese et du gestionnaire Antonio Pollara.

La cour d'appel a considéré en effet que ces sanctions étaient justifiées "compte tenu de l'ampleur de la pollution, de la gravité des fautes commises, des ressources et des charges des condamnés".

La Cour a estimé dans ses attendus, que le groupe Total, affréteur de l'Erika, avait bien "commis une faute d'imprudence en relation de causalité avec le naufrage" de l'Erika au large du Finistère. Le naufrage de l'Erika est "la conséquence directe d'une grave corrosion au niveau où l'Erika s'est plié" et "cette corrosion est directement en relation avec l'insuffisance d'entretien de ce navire".

Pour sa défense, le groupe pétrolier avait rejeté la responsabilité entière sur la société Rina, qui a délivré les certificats de navigabilité, arguant que la corrosion de l'Erika constituait un "vice caché" que ses propres contrôles ne pouvaient révéler. Total n’a pas donc pas convaincu la Cour d’appel.

Du côté des parties civiles , il s’agit assurément d’une victoire puisque le jugement de première instance avait reconnu un préjudice écologique pour le Morbihan et la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), donnant pour la première fois un prix à la nature et ouvrant une perspective novatrice en droit de l'environnement.

D'autres collectivités prétendaient également à une indemnisation à ce titre, comme les régions Bretagne, Poitou-Charentes et Pays de la Loire, et les départements du Finistère et de la Vendée.


Lire également l’article du 2 octobre 2009 sur le projet européen Arcopol.

Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens Science et Ethique 2000, ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".



Sources : AFP / RH – 3B Conseils.

lundi 29 mars 2010

Développement durable en Finistère : 30 familles volontaires en Finistère

Paralèllement à la Semaine du développement durable 2010 qui se déroulera 1er avril au 7 avril, sur le thème « Passez au durable », une opération est lancée par  L'association Nature et Culture et le Réseau Cohérence, en partenariat avec le Conseil général visant à sélectionner un échantillon représentatif de finistèriens afin de les suivre dans une expérience concrète à vocation pédagogique qui s’échelonnera jusqu'à la fin 2011. Cette opération est baptisée « Vivre le Développement Durable ! L’Agenda 21 du Finistérien ».

Jean-Claude Pierre, fondateur d'Eaux et Rivières de Bretagne et de Nature et Culture, porte parole du Réseau Cohérence, et conseiller économique et social de Bretagne et Chantal Simon-Guillou,Première vice-présidente du Conseil général du Finistère, ont présenté cette initiative et lancé conjointement un appel public aux finistèriens.

Trente foyers volontaires et prêts à s'engager dans cette démarche de développement durable seront sélectionnés et se verront proposer un diagnostic de leurs pratiques de développement durable, des conseils personnalisés et une démarche collective d'échanges d'expériences.

Pour Jean-Claude Pierre «il y a eu un manque de pédagogie sur le développement durable, l'Agenda 21. La responsabilité en incombe à l'État, à un système centralisé qui empêche les initiatives locales et aussi aux associations. Le but de cette opération n'est pas d'être moralisateur mais de construire avec les participants des programmes concrets à l'intention des particuliers».

Des journées de formation thématiques sont prévues lors de l'expérience. Elles aborderont aussi bien les questions de déplacement, d'alimentation que d'engagement associatif ou de vie citoyenne (la répartition des tâches ménagères au sein du foyer par exemple).

Pour s’inscrire jusqu'au 15 mai Tél.02.97.84.98.18 ou 02.97.84.70.27 ou vivreledd@reseau- coherence.org

Sources : Nature et Culture / Réseau Cohérence / RH - 3B Conseils

vendredi 26 mars 2010

Journées Science et Ethique découverte de Concarneau : le retour d’expériences



Les Journées Science et Ethique découverte de Concarneau à destination des scolaires, avaient retenu comme thème central en octobre 2009 : « A la pêche aux déchets », en traitant notamment des questions liées  à la vie des déchets de la filière pêche et au recyclage de ces déchets à bord des navires, un nouvel enjeu s’ouvrant ainsi aux pêcheurs et aux transformateurs: adapter les bateaux et gérer les déchets. 225 élèves de Concarneau et Trégunc se sont ainsi penchés sur le thème des déchets.

les « Journées Science et Ethique découverte de Concarneau », ont créées en 2006 par 3B Conseils avec la participation du Musée de la pêche, du Marinarium, de Cap vers la nature, du Lycée des métiers Saint Joseph Saint Marc de Trégunc, le Centre Européen de Formation Continue Maritime, la Conserverie Gonidec et ANSEL.

Ces Journées sont des parcours pédagogiques traitant de la thématique des entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole mais adapté à un territoire précis et à un public de scolaire (du CE1 à la 4ème).

La démarche consiste à relier le local au mondial à partir de la même thématique que la conférence des experts des entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole, en l’adaptant aux différentes communes. Ces journées peuvent s’inscrire dans le cadre de « l’Ecole Agit » lancée par le Ministère de l’Education nationale.

Le programme 2009 entendait se pencher sur la gestion des déchets dans la filière pêche et la valorisation des co-produits de la pêche. A quoi servent les déchets ? et dans l’avenir pourra-t-on produire de l’énergie à partir des déchets de poisson ?

Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser ! 

En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.

Dans le prolongement de ces deux Journées découverte 2009 à Concarneau les classes participantes du Collège des Sables Blancs ont poursuivi un travail sur ce thème et achever des réalisations faites à partir des informations obtenus lors de ces Journées.

Ces travaux des 6e du collège des Sables-Blancs - affiches et jeux de société - qu'ils ont réalisés suite aux journées Science et Éthique, en octobre dernier, ont fait l’objet d’une présentation aux différents partenaires et à la presse le 11 mars dernier lors d’un point presse (voir article du Télégramme du 12 mars 2010).

A cette occasion Radio-Rivages a effectué un reportage qui sera diffusé ce samedi 27 mars 2010 à 11H00 (fréquences Brest 89 / Quimper 92.6 / Quimperlé 99.6).

Sources : Le Télégramme / RH - 3B Conseils

jeudi 25 mars 2010

TOPLIPID : des produits sains à base d’actifs marins issus de microalgues




Le Pôle Mer Bretagne vient de labelliser un nouveau projet touchant aux actifs marins issus de microalgues.

L’objectif du projet TOPLIPID qui est également colabellisé avec le pôle Mer Bretagne, par l'IAR et le pôle Valorial vise à développer des actifs marins issus de microalgues riches en acides gras polyinsaturés qui contribueront notamment à la lutte contre les effets du vieillissement.

Prêt de 200 000 cas de maladies dégénératives du type DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age), Alzheimer…. sont diagnostiqués chaque année. Avec l’allongement de la durée de la vie, ce chiffre continue d’augmenter. Le Gouvernement et le ministère de la Santé et des Sports ont fait de ce problème de société une de leurs priorités.

La littérature scientifique met en évidence qu’une alimentation riche en acides gras oméga-3 et oméga-6 diminuent le risque d’apparition de ces pathologies.
Ces acides gras polyinsaturés (AGPI) peuvent être d’origine animale ou végétale. On les trouve par exemple dans le colza, le pépin de raisin ou encore le lin. Si ces acides gras d’origine végétale contribuent à la prévention des maladies cardio-vasculaires, elles ne montrent pas d’effet préventif significatif sur les maladies neuro-dégénératives.

Les huiles de poissons, et notamment de poissons gras, naturellement riches en acides gras polyinsaturés à longue chaîne, sont connues pour leur effet protecteur. Mais il est difficile de s’appuyer sur cette seule ressource qui se raréfie. De plus, l’odeur de ces huiles de poisson et la nécessité de les purifier de tout polluant imposent un traitement spécifique augmentant les coûts de production.

Certaines microalgues riches en huile peuvent constituer une source alternative d’omega-6. Elles font déjà l’objet de productions spécifiques en vue d’extraire des molécules intéressantes dont les applications industrielles sont nombreuses en agroalimentaire ou en nutrition-santé via les compléments alimentaires et les cosmétiques notamment pour la prévention de maladie type DMLA.

TOPLIPID vise à identifier et caractériser les souches de microalgues les plus pertinentes, et à optimiser les milieux de culture afin d’obtenir les rendements maximaux de production en termes de cellules algales comme de fraction huileuse.

Des technologies de séchage des micro-algues respectueux de l’environnement seront mises au point pour extraire la fraction huileuse. Les huiles obtenues seront caractérisées du point de vue de leur composition lipidique, de leur profil toxicologique et de leurs effets physiologiques.

En fonction des résultats obtenus, les fractions huileuses seront formulées de manière à disposer d’un profil lipidique en rapport avec les utilisations souhaitées. Des formes pharmaceutiques seront adaptées aux marchés des compléments alimentaires, de la cosmétique et de la santé.

Les partenaires de TOPLIPID :
Les entreprises : Soliance basé à Pleumeur Bodou porteur du projet développe, est spécialisé dans le développement d’ingrédients à haute valeur ajoutée issus des végétaux, des micro-organismes et des micro-algues ;
Yslab à Quimper développe et fabrique des produits d’hygiène et de santé, compléments alimentaires, produits cosmétiques, à partir des ressources marines.

Le centre de recherche : Université de Nantes : le laboratoire EA 2160 « Mer, molécules, santé », participe à l’amélioration des connaissances sur les réseaux trophiques marins et les valorise par la mise en évidence d’organismes ou de métabolites d’intérêt pour la santé humaine ou à forte valeur ajoutée industrielle.


Sources : Pôle Mer Bretagne / RH - 3B Conseils

mercredi 24 mars 2010

Les Pôles Mer à Oceanology International



Treize adhérents du Pôle Mer Bretagne et Pôle Mer PACA ont participé à l’opération collective organisée par les deux Pôles Mer sous le pavillon France. Une présence française plutôt remarquée à Londres, à l’occasion du plus grand évènement européen des sciences marines "Oceanology International" qui s’est tenu du 9 au 11 mars dernier.

Des adhérents des Pôles présents sur l’espace France, sur leur propre stand, ont renforcé l’effet de masse de la présence française.

Côté Bretagne, quatre adhérents du Pôle Mer ont pu exposer leurs produits et services sur le stand collectif : ENSIETA, Météostratégy, CADDEN et Technopôle Brest-Iroise.
Les exposants ont également développé leurs contacts lors de la convention d’affaires organisée par Entreprise Europe Network, et à l’occasion d’un moment convivial associant les membres des deux Pôles Mer et Ubifrance.

L’édition 2010 a été marquée par la richesse et la qualité de l’offre des 550 exposants venant de près de 30 pays, avec plus de 6000 visiteurs. Le panel des produits et services présentés a illustré les enjeux du monde maritime de demain : AUV, balises, équipement de forage, systèmes de cartographie, capteurs… Les innovations et les efforts déployés par les sociétés spécialisées ont mérité, rien qu’à eux, le détour.

Le programme européen EMSAC « European Marine Science Applications Consortium», a été officiellement lancé à l’occasion de ce salon en présence des différents partenaires. L'Agence Economique du Sud Est de l'Angleterre (SEEDA), porteur du projet EMSAC, a présenté le projet au cours d’une réception à laquelle ont assisté plusieurs membres du Pôle Mer Bretagne.

EMSAC, réseau européen de pôles d’innovation régionaux associe les acteurs du Sud-Est de l’Angleterre, la Région Bretagne, la Région PACA et la Région de Göteborg, et concerne la gestion des ressources marines, principalement côtières et estuariennes. Ce projet d’une durée de trois ans est financé par la Commission européenne à travers le Programme « FP7- Régions 2009 ».


Lire également l'article du 26 février 2010 " Les Pôles Mer, partenaires du réseau européen EMSAC pour la gestion des ressources marines".

Sources : Pôle Mer Bretagne / Oceanology International / RH - 3B Conseils