mercredi 20 janvier 2010

Le Vietnam s’intéresse au radar HF développé à Brest par la société Actimar





Deux représentants de la province de Ba Ria-Vung Tau, au nord du Vietnam, viennent de passer 3 jours à Brest, invités par les sociétés Actimar et Hezel et par Brest métropole océane.

Leurs objectifs sont multiples. Le principal objectif était de rencontrer sur son territoire la société Actimar  et de mieux connaître les savoir-faire maritimes de la région brestoise. A moyen terme, ils veulent acquérir un radar HF , et à plus long terme, ils souhaitent créer un centre de recherche et d’études maritimes pour le littoral.

Le premier contact a été initié en février 2007 à l’occasion de la « mission économique et scientifique Jeanne d’Arc ». La province de Ba Ria Vung Tau  avait fait connaître ses besoins d’acquisition de connaissances en hydro dynamisme. La province est en effet confrontée à de nombreux problèmes d’érosion de ses plages, d’obstruction de ses estuaires, de pollutions de surface liées à l’exploitation de puits de pétrole offshore, ….

Vincent Mariette et Raymond Nerzic, les dirigeants d’Actimar, se sont rendus à plusieurs reprises au Vietnam dans le but d’étudier les problèmes rencontrés par la province.
La visite à Brest des représentants de la province de Ba Ria Vung Tau leur aura permis de voir à Porspoder le radar HF qui les intéresse, de visiter les installations du radar Vigisat sur le site du Technopôle.

Ils ont également rencontré des représentants d’Ifremer, du groupement Littoralis… Le Technopôle Brest-Iroise avait orienté la présentation des compétences et savoir-faire maritimes du territoire sur les thématiques qui les intéressaient : environnement littoral, sécurité maritime, changement climatique.

Autant de thèmes sur lesquels s’appuient le protocole d’accord qui a été signé avec le Technopôle Brest-Iroise   et Brest métropole océane  en vue de favoriser et renforcer les collaborations économiques, scientifiques et académiques entre les deux territoires. L’accompagnement dans la création d’un centre d’expertise en gestion intégrée du littoral est un des items de l’accord.

Le radar HF qui intéresse les représentants de la province de Ba Ria-Vung Tau est du même type que celui installé en mer d’Iroise par le SHOM  et mis en œuvre par Actimar depuis 3 ans. Il s’agit d’un radar Wera fabriqué par la société allemande Hezel. Actimar réalise l’ensemble des logiciels océanographiques. Il permet de connaître en temps réel les cartes de courants de surface et de hauteur de mer, jusqu’à 100 – 150 km au large. Les données sont récupérées toutes les 20 mn avec une résolution spatiale de 1 km. Ce nouveau concept de mesure de courant permet de connaître la dérive de tout objet. Il répond aux besoins des vietnamiens de connaître les mouvements sédimentaires le long de leurs côtes et dans leurs estuaires, les pollutions causées en surface par leurs puits de pétrole. Il leur permettra également de mieux anticiper les impacts de la construction du nouveau port qui va desservir Ho Chi Minh Ville.




Par ailleurs nous vous invitons à retrouver l’intervention de Vincent Mariette, dirigeant d’Actimar  lors des entretiens Science et Ethique 2004 dans le cadre de la table ronde «  Un œil sur la côte. Océanographie côtière opérationnelle : des outils pour connaître l’état de notre environnement côtier et établir des prévisions sur son évolution »


Sources : Technopole Brest Iroise / RH - 3B Conseils
Photos : TBI

mardi 19 janvier 2010

Landerneau adopte son agenda 21


Un Agenda 21 local est une démarche participative à l'échelle d'un territoire, qui vise à élaborer et faire vivre un programme d'actions en faveur du développement durable.

L'objectif est de construire un projet de territoire où l'ensemble des politiques publiques, articulées avec des actions privées et associatives, favorise un développement :
- équitable et solidaire
- respectueux de l'environnement
- économiquement efficace.

Au terme d’un long processus participatif, la ville de Landerneau a donc adopté en décembre dernier son Agenda 21 avec un programme de 55 projets municipaux. Cet Agenda va désormais servir de fil conducteur pour mettre en œuvre ces projets dans une optique de développement durable comme par exemple : la gratuité occasionnelle du buis, les 20 % de Bio  dans la restauration scolaire.

« Landerneau est inscrite dans une dynamique dont elle n’a pas l’entière maîtrise. Car le développement du Grand Ouest est désormais passé au stade de la métropolisation, c’est à dire d’une croissance urbaine organisée dans, autour et à partir des agglomérations les plus importantes.

Le Pays de Brest fonctionne aujourd’hui ainsi. Un vaste territoire à l’échelle duquel s’organise la vie urbaine, domestique et économique, formant un espace urbanisé distendu qui intègre dans un même ensemble un centre dense et du rural, de la petite ville, du bourg et du péri urbain.

Le développement de cet ensemble est donc étroitement lié à celui de son centre, Brest, mais Landerneau y occupe toujours une place majeure. Déjà parce que la ville regroupe aujourd’hui en son sein près de 15 000 habitants. Elle en est donc la seconde ville en terme de population.

Ensuite, parce que son rayonnement est plus fort que son seul poids démographique. Elle en est le second pôle d’emplois (plus de 7 000 emplois en 1999) et elle constitue un bassin de vie pour près de 50 000 habitants. Elle relaie efficacement l’agglomération brestoise dans ses fonctions urbaines (santé, loisir, éducation, commerce, etc.) et assure en cela une proximité des services et des équipements avec les habitants du Pays.

Landerneau est donc un pôle urbain secondaire, qui a beaucoup changé ces dernières dizaines d’années et qui est, de toute évidence, encore en cours d’évolution. Á l’image de la Bretagne, la structure sociale et professionnelle de la ville a connu des mutations profondes : la part des ouvriers et des commerçants dans la population active a fortement diminuée tandis que celle des cadres et des professions supérieures s’est accrue. »



Lutter contre le réchauffement climatique, maintien de la biodiversité et des milieux naturels, renforcement des solidarités ou développement de modes de consommation et de production responsables...,  tels sont les objectifs portés par l’Agenda 21 de Landerneau.

Ces projets viennent compléter les actions pré-éxistantes portant déjà la marque du développement durable :

- La gestion écologique et différenciée des espaces verts de la commune
- L'introduction de produits bio dans la restauration scolaire
- L’utilisation de produits respectant la santé et l’environnement pour l’entretien courant des bâtiments.
- La création d’un lotissement intégrant les principes du développement durable
- L'engagement d’un audit énergétique de l’ensemble du patrimoine bâti municipal.
- L’utilisation économe du papier à la Ville de Landerneau.

Autre nouveauté : l’état d’avancement de ces projets sera consultable, par chacun, sur le site Internet de la Ville. Un tableau de bord détaillant ces actions et informant de leur degré de mise en œuvre sera en effet très prochainement mis en ligne et également consultable dans le journal municipal « le Tambour »


Agenda 21 : Landerneau, les grands défis à relever

Valoriser autrement les ressources du territoire
Enjeu 1. La consommation énergétique et la promotion des énergies renouvelables
Enjeu 2. La gestion économe des espaces et la diversité de leurs usages
Enjeu 3. La mise en valeur écologique des espaces et des patrimoines
urbains et leur appropriation par les habitants
Enjeu 4. La diversité des modes de transport landernéens
Enjeu 5. Le triptyque eau, air, déchets à Landerneau
Enjeu 6. La valorisation des ressources agricoles
Enjeu 7. La mobilisation du potentiel humain

Adapter le service public Ville de Landerneau aux défis du développement durable
Enjeu 1. Les pratiques éthiques et écologiques de la collectivité
Enjeu 2. Les conditions de l'engagement durable.

Consulter le diagnostic partagé de l'Agenda 21 de Landerneau


Souces : Ville de Landerneau / RH - 3B Conseils
photo et visuel / Ville de landerneau

vendredi 15 janvier 2010

Réchauffement climatique : où en sommes-nous après Copenhague ?






Aboutissement d'un long processus au cours duquel les scientifiques du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du Climat  GIEC ont joué un rôle essentiel, la Conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague - malgré des résultats bien en deçà des espérances -  doit constituer un point de départ vers un mode de développement de plus en plus sobre en carbone.

Jean Jouzel*, climatologue - Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement / Institut Pierre-Simon Laplace -, vice-président du GIEC  et prix Nobel de la paix 2007, tirera les conclusions  au cours d'une conférence à l'Espace de sciences de Rennes - Salle de conférences Hubert Curien - 26 janvier 2010 à  20h30 (renseignements /  réservation conseillée :  02 23 40 66 00).

Un bilan des résultats du GIEC et un regard sur ceux de Copenhague seront au coeur de cette présentation, au cours de laquelle des points plus proches de notre vie de chaque jour, Grenelle de l'environnement et contribution climat-énergie (la taxe carbone), seront également abordés.

Un bilan des résultats du GIEC et un regard sur ceux de Copenhague seront au coeur de cette présentation, au cours de laquelle des points plus proches de notre vie de chaque jour, Grenelle de l'environnement et contribution climat-énergie (la taxe carbone), seront également abordés.

Quelques semaines après la conférence "Climat" de Copenhague, nous saurons mieux quel sort les décideurs politiques réservent au futur de notre Planète en matière de réchauffement climatique.

* Jean Jouzel est membre fondateur du Cercle Polaire






Cette question du changement climatique, des impacts sur les océans et des énergies de la mer comme une réponse à la limitation des gaz à effet de serre a été l’axe central  des derniers entretiens Science et Ethique 2009 .

Ainsi de nombreuses populations verront dans les prochaines décennies, une modification radicale de leur environnement littoral avec son corollaire la nécessité soit de « reculer »  leur lieu de résidence ou de migrer totalement… les réfugiés climatiques  sont déjà une réalité… ils seront à terme 250 millions.

Relire également l'article du 7/12/2009 "  Pouvoirs et démocratie en Bretagne à l’épreuve du changement climatique à l’horizon 2030"

Retrouver l'intervention de Michel Rocard aux entretiens Science et Ethique 2009 sur la contribution énergie climat (taxe carbone).

 Consulter également les articles parus sur l'arctique et le changement climatique  sur le blog  Défense et Environnement, une nouvelle manière de penser.


Sources : Espace des Sciences / Entretiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils.

mercredi 13 janvier 2010

Dinard signe la charte des espaces côtiers de Bretagne



Avec plus de 3 000 km de côtes et 95 % de la population à moins de 60 km de la mer, la Bretagne est une région résolument côtière. Mais ces espaces où cohabitent de nombreuses activités est aujourd’hui sous pression. C’est pourquoi la Région Bretagne  a élaboré avec l’ensemble des acteurs concernés une Charte des espaces côtiers bretons : elle dresse les lignes directrices d’une gestion durable de la zone côtière.

La signature de la charte de gestion intégrée des espaces côtiers se poursuit : plus de 120 acteurs du littoral (collectivités, associations, etc.) ont décidé de s’engager dans cette démarche lancée par la Région pour le développement durable de la zone côtière bretonne. C'est aujourd'hui au tour de la ville de Dinard de signer la charte. 
(A lire également l'article du blog  du 8/12/2009 : "Deux nouveaux signataires pour la  charte des espaces côtiers de Bretagne).


Une large concertation engagée par la Région

La gestion des espaces côtiers n'est pas une compétence attribuée par l'État à la Région. Mais face à la dégradation que subit la zone côtière, et aux enjeux économiques, sociaux, naturels et culturels portés par les espaces côtiers de la Bretagne, la Région a engagé une large concertation en 2006-2007.
Objectif : définir un modèle de développement durable garantissant le maintien du potentiel écologique des espaces côtiers bretons et conciliant les intérêts de l'ensemble des acteurs (élus, administrations, représentants socioprofessionnels, usagers, associations de protection de l'environnement, scientifiques...). De cette concertation est née la Charte des espaces côtiers bretons, adoptée par le Conseil régional en décembre 2007.

Dix chantiers-phares pour une gestion durable de la zone côtière bretonne

La Charte des espaces côtiers bretons fixe les règles d'une gestion nouvelle pour que la zone côtière s'inscrive durablement à la fois comme un espace de travail, un lieu de vie et un réservoir de biodiversité.

Dix thèmes d'actions prioritaires ont été élaborés.
1. Renforcer l'ambition maritime des Bretons ;

2. Inscrire les activités maritimes et côtières dans une logique de développement durable ;

3. Promouvoir des activités touristiques et nautiques durables ;

4. Maîtriser l'urbanisation et promouvoir de nouvelles formes d'urbanisation, d'architecture et de circulation sur le littoral ;

5. Améliorer la préservation et la valorisation du patrimoine naturel de la zone côtière ;

6. Garantir la qualité des paysages côtiers ;

7. Accélérer la restauration de la qualité des masses d'eau côtières ;

8. Améliorer la sauvegarde de la vie humaine et la gestion des risques environnementaux en zone côtière ;

9. Garantir la préservation et la valorisation du patrimoine culturel maritime ;

10. Mettre en œuvre une stratégie de développement durable des îles bretonnes.

Des projets concrets engagés par la Région

En partenariat avec les signataires de la Charte, la Région a lancé dès janvier 2008 une dizaine d'actions pilote pour atteindre les objectifs définis collectivement. Cette première série d'initiatives vise à renforcer les mesures pour la maîtrise du coût du foncier, relancer les classes de mer, faciliter l'accès des jeunes Bretons aux sports nautiques, rendre accessible au grand public les connaissances sur la zone côtière, et améliorer la qualité des eaux côtières.


Télécharger la Charte des espaces côtiers  ICI 





Retrouver également les interventions de Janick Moriceau, vice-présidente de la région Bretagne aux entretiens Science et Ethique en 2004, 2005, 2007 et 2009 sur les questions liées au littoral breton et à la Charte des espaces côtiers. 




Sources : Région Bretagne / RH - 3B Conseils

mardi 12 janvier 2010

Yves Frénot, nouveau directeur pour l’IPEV






Après douze années à la direction de l'Institut polaire français (IPEV - Institut Paul Emile Victor), Gérard Jugie * - chimiste de formation, directeur de recherche au CNRS -  prend sa retraite de cet l’Institut situé sur le Technopôle de Brest Iroise.

L'IPEV est l'agence nationale de moyens et de compétences au service de la recherche académique en Arctique et en Antarctique. C’est Yves Frénot - directeur de recherches au CNRS et spécialiste de l'étude d'impact des espèces introduites et des changements climatiques sur les écosystèmes - qui lui succède.

Yves Frénot, délégué français à la réunion consultative du Traité de l'Antarctique, occupait le poste de directeur adjoint de l’IPEV et y avait en charge les programmes scientifiques et les questions environnementales. 

Il a, durant deux décennies,  conduit des recherches en Antarctique et dans les îles Sub-Antarctiques, et publié de nombreuses études sur ce thème.

Yves Frénot  a notamment  publié en 2007 aux éditions Le Pommier, La cité des sciences et de l’industrie,  l’ouvrage « Régions polaires : quels enjeux ? »


Un continent - un océan.
« Pour beaucoup d'entre nous, des territoires mythiques. Tant en Arctique qu'en Antarctique, les régions polaires sont aujourd'hui sous les feux de l'actualité parce que les recherches scientifiques récentes ont montré que ces régions, particulièrement sensibles aux changements environnementaux, jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre planète à travers, par exemple, la circulation des océans et des masses d'air sous toutes les latitudes. Ce livre rappelle ce qui fait la particularité de ces milieux extrêmes en évoquant les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes originaux. Il met aussi en avant les recherches qui y sont menées dont la plupart reflètent les préoccupations sociétales contemporaines : réchauffement climatique, dépression de la couche d'ozone ou encore érosion de la biodiversité ».




* Retrouver également les  interventions de Gérard Jugie aux entretiens Sciences et Ethique



La pointe Bretagne rassemble des chercheurs, des scientifiques, des universitaires, des associations, des entreprises ... dont les compétences sont reconnues internationalement dans l'exploration scientifique, notamment en milieux extrêmes (abysses, sources hydrothermales, calottes glaciaires, canopée, espace...)
Ces explorations, qu'elles soient marines, terrestres ou spatiales, ont acquis une nouvelle dimension. Alors que les trois univers semblent se côtoyer, tant par leur approche scientifique et économique, que par les problèmes de droit et d'éthique qu'ils soulèvent, des enjeux majeurs sont apparus tels que la préservation de la biodiversité, de l'environnement, la maîtrise des extrêmes et la valorisation du vivant.


Les mers et les océans présentent des enjeux scientifiques, géopolitiques et économiques mondiaux. Etudiés depuis l’espace jusqu’aux abysses, leur connaissance et leur exploitation s’appuient sur les recherches et les innovations technologiques, relèvent du droit de la mer et concernent tous les domaines de l’océanographie : géosciences, physique, biologie, spatial...

La connaissance actuelle des grandes profondeurs permet d’atteindre des richesses énergétiques et minérales toujours en cours de réévaluation. L’exploitation industrielle vise désormais les marges continentales, au-delà des plateaux continentaux, jusqu’à 3000 mètres de profondeur.

Des démarches scientifiques sont menées au niveau mondial par les Etats, les grands organismes, les centres de recherches publics et privés, les universités... pour mettre en commun les moyens de la recherche et de l’ingénierie océanique.

Il est devenu nécessaire d’étudier et d’exploiter les océans différemment et d’évaluer de manière précise la diversité et la fragilité des richesses de la mer et des océans. Ceci suppose une intervention à des niveaux européens et internationaux et une réelle prise de conscience citoyenne pour une gouvernance de l’océan.




sources : Ipev  / éditions Le Pommier - La Cité des sciences et de l'industrie / entretiens Science et Ethique / RH – 3B Conseils