lundi 21 septembre 2009

Les Journées Science et Ethique découverte 2009 du 25 septembre au 9 octobre 2009

Chaque année les Journées Science et Ethique découverte ouvre le cycle des manifestations qui conduisent aux entretiens Science et Ethique des 15 et 16 octobre prochains à Océanopolis

La démarche des Journées découverte qui peuvent s’inscrire dans le cadre de l’Ecole Agit lancée par le Ministère de l’Education nationale est de : relier le local au mondial à partir de la même thématique que la conférence des experts et adaptée aux différentes communes et aux scolaires.



C’est au cours d’un point-presse au siège du Parc naturel marin d’Iroise, en présence de son président M Pierre Maille, président du Conseil général du Finistère, les maires des deux communes MM. Raymond Melaza et Xavier Jean et M. André Talarmin, président de la CCPI (communauté de communes du Pays d’Iroise).
Pour la première année, les communes de Lanildut et du Conquet en Finistère rejoignent les Journées découverte ce vendredi 25 septembre sur le thème : « Histoire d’algues ».

L’objectif de la première « Journée Science et Ethique découverte » organisée à Lanildut et au Conquet est de présenter, aux jeunes scolaires des classes de CM1-CM2 de l’école de Lanildut, et des écoles Saint Joseph et Jean Monnet du Conquet, une activité économique qui s’est développée dans deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. Les jeunes découvriront ainsi le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant.

Lors de cette journée, les scolaires iront à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Quelques chiffres, pour mieux connaître les algues :
- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.
- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar (E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.
- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

En savoir plus sur les algues sur le site de la Chambre syndicale des algues

Le programme de la journée de 25 septembre :
à Lanildut :
- Visite de la Maison de l’algue avec le Maire de la commune M. Raymond Mellaza et M. Jean-Yves Gourmelon, Conseiller municipal sur le thème : « Qu’est ce qu’une algue ? Comment la récolte-t-on ? » et découverte du Port.
au Conquet :
- Parcours de la cale à l'usine d'iode avec l'association Aspect (Marie-Claude Burdin et Michèle Gendrot) avec la participation de Jean-Pierre Clochon, historien du Conquet, vice-président de la SNSM du Conquet
- Rencontre organisée à la maison de retraite le Streat Hir par Anne Merer, animatrice (Amitiés d’Armor) avec des résidents qui ont connu l'usine d'iode.
- Présentation de l’exposition « Les énergies de la mer : l’or bleu »

Un carnet de bord destiné aux élèves est réalisé à cette occasion par l’équipe de 3B Conseils avec les acteurs la participation du groupe de travail composé des équipes pédagogiques du Conquet et de Lanildut, des municipalités, les associations et partenaires de cette journée découverte, en association avec le Parc naturel marin d'Iroise, la Chambre Syndicale des algues présidée par Mme Christine Bodeau et le groupe Daniel Jouvance.
Enfin, pour ancrer cette Journée découverte dans le cadre des entretiens Science et Ethique, un retour d’information sur l’organisation de cette journée « Algues » est prévu le 16 octobre à Océanopolis, puis en fin de premier trimestre dans les écoles pour présenter le travail des élèves aux médias.

Les prochaines Journées découvertes sont programmées à :
- Concarneau les 1er et 2 octobre, sur le thème : « A la pêche aux déchets ! Gestion des déchets dans la filière pêche et valorisation des co-produits de la pêche » Comment produire de l’énergie à partir des déchets de poisson.
- Perros-Guirec, Pleumeur-Bodou et Trégastel les 8 et 9 octobre (ouvertes également aux communes de Louannec, Saint-Quay-Perros, Trébeurden) sur le thème : « Les énergies renouvelables de la mer et le changement climatique : le rôle des énergies de la mer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre »
Dans le cadre des Journées découverte au Relecq-Kerhuon, du 28 septembre au 3 octobre, l’exposition « les énergies de la mer: l’Or bleu » sera présentée

S’agissant des entretiens Science et Ethique 2009 à Océanopolis. Renseignements et inscriptions ICI

Sources : 3B Conseils / Photo 3B conseils

jeudi 10 septembre 2009

Constat préoccupant de Ban Ki-moon sur le climat.


C’est depuis l'Arctique que le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon , a lancé un vibrant appel aux dirigeants du monde pour agir dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Constatant sur place les ravages du changement climatique, en visitant Ny-Aalesund, une communauté scientifique internationale installée dans l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg) il s'est dit "extrêmement alarmé et surpris" du rythme de la fonte des glaces.

Accompagné du ministre norvégien de l'Environnement Erik Solheim, il a déclaré depuis le Svalbard que "l'Arctique, c'est comme un canari dans une mine de charbon : c'est une alarme pour le climat de la planète".

"L'Arctique est l'endroit où le réchauffement climatique est le plus rapide au monde. On dirait qu'il agit au ralenti mais en réalité il se fait de plus en plus rapide. Beaucoup plus que prévu", a constaté le Secrétaire général.
Les scientifiques lui ont expliqué avoir constaté ces deux dernières années une soudaine et importante augmentation des émissions de méthane, l'un des gaz à effet de serre les plus agressifs et donc l'un des principaux responsables du réchauffement climatique.

Lors d'un séminaire à l'université de Longyearbyen, chef lieu du Svalbard, il a affirmé que : "des centaines de milliers de personnes vont mourir si nous n'agissons pas", appelant les dirigeants a dépassé l'intérêt exclusif de leur pays.

Par ailleurs c’est à Longyearbyen qu’est installée la réserve de semences qui peut accueillir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons (deux fois plus que le nombre de variétés existant dans le monde) A ce jour, 400.000 types de graines auraient été déposés depuis l'inauguration de l'édifice en février 2008. Le but est de sauvegarder la biodiversité en cas de changement climatique, de guerre ou de catastrophe naturelle.

Présent à Genève dans le cadre de la 3ème conférence mondiale sur le climat (CMC3), le Secrétaire général a indiqué que "le changement climatique pourrait provoquer une vaste catastrophe économique", convaincu que la solution réside dans une croissance plus "verte".

Selon les propos rapportés par l’AFP "D'ici la fin de ce siècle, le niveau des mers pourrait monter de 50 cm à deux mètres". Ce schéma qui menacerait des îles-Etats, des deltas et des villes comme Tokyo, Shanghaï ou La Nouvelle-Orléans, est plus alarmiste que la fourchette de 18 à 59 centimètres avancée en 2007 par le groupe d'experts des Nations unies le GIEC

Il est vrai que les estimations des experts onusiens ne prenaient pas en compte l’éventualité d'une accélération de la fonte de la banquise en Arctique ou en Antarctique, scénario qu’il convient désormais d’intégrer selon Ban Ki-moon.
"Nous ne pouvons pas nous offrir des progrès limités. Il nous faut des progrès rapides" dans les négociations sur le climat, rappelant qu’il présidera la réunion de haut niveau qui se tiendra à New York au siège de l'ONU le 22 septembre pour préparer le sommet mondial sur le climat, en décembre à Copenhague où doit se décider l'après-protocole de Kyoto, ce dernier expire en 2012.

A Copenhague, les pays en développement veulent que les pays riches s'engagent sur une forte réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 mais les pays riches réclament aussi des promesses d'action de la part des pays pauvres.

La conférence de Genève (1.500 délégués) a débouché sur un accord visant à améliorer l'information afin de mieux faire face aux canicules, aux tempêtes de sable et à la montée du niveau des mers résultant du réchauffement. Ainsi, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), mettra en place un groupe d'experts qui aura une année pour émettre des propositions sur des secteurs comme la santé, l'agriculture ou l'énergie.

L’ONU mobilise par ailleurs l’ensemble de l’opinion publique internationale –au travers de sa campagne de signature « A 100 jours de Copenhague, l'ONU veut des millions de signatures".

jeudi 3 septembre 2009

3 ans d’expéditions pour Tara Océans


Depuis 5 ans, Tara réalise des expéditions en faveur de l’environnement. La dernière en date : 18 mois de dérive sur la banquise.

Ancré à Lorient, face à la Cité de la voile Éric Tabarly , « Tara Océans » reprend la mer le 5 septembre, pour 3 années d’expéditions, après une profonde rénovation (600 000 € de travaux) et l’embarquement de nouveaux matériels scientifiques performants (1,5 million d'euros d’appareils de mesures physiques, chimiques et biologiques), capables de supporter le milieu marin et aussi des températures extérieures très élevées.

En mai 2009, Tara a changé de statut et est devenu un Fonds de dotation (statut très utilisé aux Etats-Unis), structure à but non lucratif, ayant pour objet de financer les recherches scientifiques françaises relatives à l’impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes, de sensibiliser le grand public aux questions environnementales et de diffuser les données scientifiques à des fins éducatives.

L’expédition française nécessite 3 millions d'euros par an, financés par des fonds privés dont en premier lieu ceux de la créatrice d’Agnès b, laquelle avait déjà financé la quasi-totalité de l'expédition de Jean-Louis Étienne en 2006-2008.

La première année d’expédition comportera 34 escales de Lorient au Le Cap en Afrique du Sud.

L’équipage sera relevé tous les trois mois, comme les quatre membres de l'équipe médias chargée de réaliser trois documentaires grand public. Quant aux scientifiques, leurs vacations seront en moyenne de trois semaines. Avec cinq scientifiques à son bord en permanence et une centaine d'autres qui suivront la mission à terre Eric Karsenti , directeur scientifique de l'expédition, considère qu’ils pourront « étudier en détail toute la chaîne du vivant ».

De fait, durant les trois prochaines années, «Tara Océans» va observer les micro-organismes marins impliqués dans le processus de piégeage et de stockage du gaz carbonique avec notamment la très performante rosette CTD (Conductivity Temperature Depth), mise au point au laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer

Avec une caméra haute résolution reliée à des capteurs qui mesurent la salinité, la température et la profondeur et qui actionnent l'ouverture des bouteilles, nous pourrons récolter une très grande variété d'échantillons», décrit le biologiste marin, directeur de recherche au CNRS . L'appareil peut être immergé jusqu'à 2 000 mètres.

Ainsi, chaque mois, 300 kilogrammes d'échantillons prélevés seront acheminés au laboratoire dont dépend Eric Karsenki, le laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) à Heidelberg en Allemagne,

Les concepteurs du projet expliquent qu’il s’agit d’étudier les planctons présents dans toutes les eaux du globe, afin de mieux comprendre l’écosystème marin et l’impact du changement climatique, de l’acidification des océans sur cette vie sous marine. Ils précisent que « 98 % de la biomasse des océans est constituée de micro-organismes et que l’on ne connaît pas 10 %. Le plancton a un rôle important, par la photosynthèse. A travers ce processus, l’océan assainit l’atmosphère, il y a un équilibre permanent entre atmosphère et océan. Pourtant on ne connaît pas grand-chose de ces échanges. On s’achemine vers une acidification et un réchauffement des océans : quel est l’impact de l’augmentation de la température des océans, de l’augmentation du carbone dans l’atmosphère et les océans ? Notre objectif est de traverser le maximum d’océans et d’accumuler des échantillons pour pouvoir les comparer et comprendre au bout du voyage le fonctionnement des écosystèmes et pouvoir anticiper ce qui se passera plus tard »

L’approche est donc multidisciplinaire et l’enjeu est de comprendre l’écosystème dans son ensemble. Les données qui en sortiront seront mises à disposition de tous les scientifiques intéressés. « Des technologies nouvelles et des instruments inédits pour explorer la diversité des formes et des génomes océaniques sont prévues à bord. Les moyens d’études sont exceptionnels et virus, méduses, larves de poissons, coraux…, pourront être étudiés dans leur ensemble et surtout dans leurs interactions ».

Voir le programme des deux journées de fête organisées pour le départ de Tara les 4 et 5 septembre ICI

Sources : Tara Océans / photo fond Tara / RH – 3B Conseils

"Voyage sous les mers 3D" : Une innovation technologique et une démarche écologique


3/9/2009 - 3B Conseils - Jacques Attali investit dans le développement durable. Après le documentaire diffusé sur Arte "une brève histoire de l'avenir"*, Jacques Attali a participé à l’adaptation française du film "Voyage sous les mers 3D", réalisé par Jean-Jacques et François Mantello. C'est l'occasion de relire le Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française qui rappelle qui prend aussi comme axe de réflexion le développement durable comme source d'une nouvelle économie.

Jean-Jacques Mantello et Kevin McKinney (directeur de la photographie) ont réalisé 26 expéditions en 7 ans pour tourner ce film qui retrace l'histoire d'une tortue de mer qui après avoir vécu quinze ans sur les récifs coralliens, s’apprête à donner la vie. Elle doit parcourir 7000 km pour atteindre la plage où elle va pondre ses oeufs.
Ce premier long-métrage de docu-fiction entièrement tourné en Numérique HD et en 3D-Relief est produit par 3D Entertainment Ltd. (3DE) avec le soutien du Programme des Nations Unies pour l’Environnement.
Le film est diffusé dans 76 salles françaises.
Consultez le dossier de presse du film.

*Fayard 2009

Article : FRi 3B Conseils
Source : Le journal du dimanche / 3B Conseils
Photo : voyagesouslesmers3d.com

mardi 1 septembre 2009

La Station de biologie marine de Concarneau fête ses 150 ans !



La Station biologique de Concarneau est la plus ancienne Station de biologie marine au monde. Fondée en 1859, par l'embryologiste Victor COSTE, elle a vu naître les débuts de l'embryologie marine expérimentale et de l'aquaculture marine. Ainsi, l'ostréiculture moderne utilise des techniques issues de ses travaux sur l'élevage et la croissance des huîtres.

Dépendant du Muséum National d'Histoire Naturelle, la Station fait partie du Réseau national des stations marines et du "Réseau bleu" des stations marines en Bretagne.

Elle a ainsi développé des programmes de recherche validés par la Région Bretagne et le Conseil Général du Finistère portant sur l'application de ses recherches sur la traçabilité génétique des produits de la mer, l'identification des micro-algues toxiques, sur la valorisation des co-produits de la pêche. Elle participe également à de nombreux programmes de recherche européens et internationaux.

A la fois centre de recherches fondamentales sur l'écologie et la biodiversité marine et centre de recherches appliquées sur les biotechnologies liées au milieu marin, la station occupe environ 2 700 m2 sur 3 niveaux. A ces installations, il faut ajouter les viviers (1 500 m2) destinés au stockage et aux expérimentations en pleine eau sur les organismes marins. La station est également un lieu d'accueil et de diffusion des connaissances.

A l’occasion de ses 150 ans, la station de biologie marine de Concarneau organise de nombreux évènements à destination de la communauté scientifique et du grand public, jusqu'au 15 septembre.
Cet anniversaire permettra à tous de découvrir l'avancement des recherches en biologie marine de la station ou de revisiter son "Marinarium"

Ainsi, jusqu’au 3 septembre se tient à Concarneau un colloque international : « Biodiversité et Environnement marin : connaissance, gestion et protection »
Ce programme s’adresse aux chercheurs, mais aussi tout particulièrement aux acteurs locaux de l’environnement côtier (agents territoriaux, élus, gestionnaires d’espaces naturels,…). Il se décompose en 4 thèmes principaux:
- les séries biologiques,
- la biodiversité et les indicateurs,
- la gestion des ressources naturelles marines,
- les outils d’une gestion intégrée du patrimoine naturel marin.
Il reste quelques jours pour participer aux animations grand public

- Une exposition « Rêves d’Océans »
Une exposition photographique des images du film « Océans » réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud jusqu’au 15 septembre - Marinarium
Ainsi qu’une présentation de séquences du film le vendredi 4 septembre à 20 h 30 – au Centre des Arts et de la Culture (CAC) de la Ville de Concarneau

- Trois conférences :
au Centre des Arts et de la Culture (CAC) de la Ville de Concarneau
"La vie marine : biodiversité et ressources" par Gilles Boeuf, Président du Muséum Mardi 1er septembre - 20 h 30

"Les médicaments de la mer" par Jean-Michel Kornprobst, Professeur de chimie à l’Université de Nantes- Jeudi 3 septembre - 20 h 30

"La planète vivante : une vue nouvelle sur la vie et sur la planète Terre"
par Pieter Westbroek, Professeur à l’Université de Leiden - Chaire Européenne du Collège de France - Samedi 5 septembre - 17 h

Un concert-anniversaire : « Océanophonie »
Pièce musicale pour instruments acoustiques: saxophone, trompette, clarinette, basse.
Vendredi 4 septembre - 16 h 30 - Salle de conférences du Marinarium

Une « journée Portes Ouvertes » - Samedi 5 septembre de 10 h à 18 h -
Visites guidées, exposés, démonstrations et rencontres avec les chercheurs.


Sources : Station biologique de Concarneau / Région Bretagne / photo station biologique / RH-3B Conseils