vendredi 3 décembre 2010

ENSTA ParisTech et ENSIETA unissent leurs forces en créant le Groupe ENSTA.




L’ENSIETA, grande école d’ingénieurs créée en 1971 et implantée à Brest (dirigée par Francis Jouanjean) vient d’annoncer son union avec l’ENSTA ParisTech (fondée en 1970) : le Groupe ENSTA (Ecoles Nationales Supérieures de Techniques Avancées). Les deux écoles sont placées sous la tutelle de la Délégation générale à l’armement (DGA). L'ENSIETA prend désormais le nom d'ENSTA Bretagne.

Les deux écoles d’ingénieurs sont depuis longtemps complémentaires. Elle créent désormais un groupe pour valoriser des formations et des activités de recherche de haut niveau. Ce groupe associe les deux écoles aux performances reconnues dans leurs domaines d’expertise : énergie, transport, génie maritime et grands systèmes industriels.

Rappelons notamment s'agissant du domaine de l'énergie que l'Ensieta au travers de son nouveau Mastère "Energies marines renouvelables" (relire l'article du blog du 28/08/2010) est partenaire des entretiens Science et Ethique. A ce titre les étudiants du Mastère ERM sont intervenus lors de la table-ronde n°3 " Y a-t-il une politique pour les énergies renouvelables de la mer" lors des entretiens 2010. Revoir ici les débats.







Cette union offre aux deux écoles le cadre de développement d’une stratégie ambitieuse de croissance et de visibilité internationale pour leurs formations d’ingénieurs et leurs activités de recherche.

Dans un contexte fortement concurrentiel pour l’enseignement supérieur, la taille et la visibilité sont des facteurs majeurs de croissance. La création du Groupe ENSTA (1145 élèves ingénieurs : 650 à Brest 495 à Paris) s’inscrit dans cette perspective. Les premières actions communes concerneront l’international, par la mutualisation de certains de leurs réseaux, la formation, à travers la création de formations complémentaires communes tout en gardant des cursus d’ingénieurs distincts, et la recherche, par le développement d’approches concertées entre leurs laboratoires.

Les principes de coopération au sein du Groupe ENSTA (Ecoles Nationales Supérieures de Techniques Avancées) :
• Un nom partagé, ENSTA, qui se réfère aux techniques avancées, aux hautes technologies et aux grands systèmes ;
• Un mode de recrutement partagé : adossement sur le concours commun Mines-Ponts ;
• Le partage de trois valeurs fortes : excellence, pluridisciplinarité, ouverture ;
• Le maintien de l’autonomie juridique des deux établissements ;
• Le maintien de diplômes d’ingénieurs distincts.

Le groupe a vocation à accueillir d’autres grandes écoles d’ingénieurs positionnées dans des domaines d’excellence complémentaires et qui adhèrent aux principes fondateurs du groupe dont notamment une forte capacité d’innovation et une approche "systèmes" de la formation.

L’ENSTA Bretagne engage le processus qui doit la conduire à s’appuyer sur le concours commun Mines Ponts pour son recrutement à compter de 2012.

LE GROUPE ENSTA (GROUPE DES ÉCOLES NATIONALES SUPÉRIEURES DE TECHNIQUES AVANCÉES) :
Il réunit à sa création l’ENSTA Bretagne (anciennement ENSIETA) et l’ENSTA ParisTech. écoles d’ingénieurs sous tutelle de la direction générale de l’armement (DGA) du ministère de la défense.
La gouvernance est organisée autour d’un comité stratégique et d’un comité de coordination à la tête desquels se trouvent les directeurs des deux écoles partenaires, Francis Jouanjean, directeur de l’ENSTA Bretagne et Yves Demay, directeur de l’ENSTA ParisTech.

La création du groupe associe deux écoles d’ingénieurs aux performances et aux synergies reconnues dans les domaines suivants : énergie, transport, génie maritime, pyrotechnie, génie logiciel, systèmes embarqués.
La création du Groupe ENSTA se traduit par la création de programmes communs concrets dans les domaines de la formation et de la recherche.

Parmi les objectifs que s’est donné le Groupe ENSTA d’ici 2015 on notera notamment :

Formation :
- Développer trois Masters, Mastères Spécialisés ou formations professionnelles, dont un dans le domaine des capteurs (guidage et navigation) ;
- Lancer deux programmes internationaux ERASMUS-MUNDUS dans les domaines maritimes et automobiles.

Recherche :
- Structurer un programme de recherche conjoint dans le domaine naval ;
- Développer quatre nouvelles chaires d’enseignement et de recherche ;
- Concrétiser le développement de thèmes de recherche partagés en attirant des chercheurs de classe mondiale sur ces thèmes.

PRESENTATION DES DEUX ECOLES 


ENSIETA / ENSTA Bretagne ( Année de création : 1971)
En chiffres :
• 650 élèves en 2010/2011 (tous cycles)
• 53 doctorants
• Enseignants et administration : 163 pers.
• Nombre de diplômés en 2010 : 197
• Jeunes femmes (sur les 3 ans) : 22%
• Ingénieurs militaires DGA : 20%
• Elèves étrangers : 10%
• 43 accords d’échanges internationaux

Modalités d’admission pour la rentrée 2011 :
• Cycle ingénieurs « ENSI » (après CPGE) : 159
places au concours commun CCP et admissions sur dossier
• Cycle d’ingénieurs par alternance « FIPA » (après BTS/DUT) : 30 places sur dossier et entretiens

• 3 Mastères spécialisés : Energies marines renouvelables, Ingénierie marine / architecture navale et offshore, Pyrotechnie et propulsion
• Cycle d’application en architecture navale : dédié aux ingénieurs de l’armement issus de l’Ecole Polytechnique.

ENSTA ParisTech (Année de création : 1970)
En chiffres :
• 495 élèves en 2010/2011 (tous cycles)
• 85 doctorants
• Enseignants et administration : 160 pers.
• Nombre de diplômés en 2010 : 175
• Jeunes femmes (sur les 3 ans) : 25%
• Elèves étrangers : 25%
• 70 accords d’échanges internationaux

Modalités d’admission pour la rentrée 2011 :
• Cycle ingénieurs : entre 120 et 125 places au concours Mines-Ponts.

• 4 Mastères spécialisés : Génie maritime, Architecture et sécurité des systèmes d’informations, Ingénierie nucléaire et Ingénierie des véhicules électriques.
• Les élèves issus de l’École Polytechnique peuvent être admis à l’ENSTA ParisTech en école d’application. Ce cursus est également ouvert aux élèves des Écoles normales supérieures titulaires de l’agrégation.


Article RH 3B Conseils
Sources Ensta Bretagne / Ensta ParisTech
Photo Christine Naud


jeudi 2 décembre 2010

Ecoles Internet : l'école Saint-Joseph au Conquet mise à l’honneur



Partenaires des Journées Science et Ethique découverte, l’école Saint-Joseph du Conquet vient d’être mise à l’honneur lors du salon Educatec-Educatice en recevant pour la deuxième année consécutive le label Ecoles internet comme 79 autres écoles (*) dans toute la France. En Bretagne 8 écoles (**) ont été labelisées dans 4 pour le département du Finistère.

De plus, la commission d’évaluation du comité Ecoles internet, du ministère de l’éducation nationale a considéré que l’école du Conquet (dont le directeur dynamique est Florent Bégoc) comme 16 autres écoles de toute la France, de par ses pratiques pédagogiques autour de l’informatique, de l’utilisation des ressources d’internet devait en plus du label être considérée comme une « école distinguée ».

Ce label et cette distinction sont certes une reconnaissance du travail fait, des initiatives prises mais surtout une source de motivation pour les équipes pédagogiques et les élèves.


Avec le dispositif Ecole Internet (***) l’objectif est d’aider les collectivités à mieux connaître l’appropriation de ces outils par les communautés éducatives pour mieux les accompagner . Par ailleurs, « Villes Internet » poursuit également une réflexion sur les usages d’internet dans l’organisation de l’école mais aussi sur les opportunités qu’internet offre aux enseignants dans leur vie professionnelle. Enfin, la question de l’impact d’internet pour l’amélioration des relations avec les parents est également soulevée.


Ecole Saint-Joseph partenaire des Journées Science et Ethique découverte

En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 



Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 

Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 


Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Voir les vidéos des journées découverte au Conquet réalisée par l'école Saint-Joseph


Une nouvelle journée découverte au Conquet/Lanildut pour 2011 est actuellement en préparation.

Les Journées Science et Ethique découverte sont placées sous le patronage d'APESTDD (Association pour la promotion de l'éthique des sciences et technologies pour un développement durable) dont le président est le professeur Michel Glémarec et sont organisés par 3B Conseils.

(*) Rappel : en 2009, 57 écoles ont été labellisées, 68 en 2008,

(**) Finistère : école St Jospeh au Conquet, école Arzmael à Plouarzel, école publique à St Sauveur, école larvor à Loctudy.
Côtes d’Armor : école Ste Anne à Plaine-Haute
Morbihan : école Brasses à Cléguer, école publiq à l’Ile d’Arz, école élémentaire Calmette à Vannes



(***) Le dispositif Ecoles Internet : plus qu’un Label, une plateforme d’échanges et de partage en ligne
Le dispositif consiste à évaluer et valoriser les initiatives d'usages au travers d’un label unique. Les écoles du primaire, candidates à ce label, sont invitées à décrire et partager, au moyen d'un questionnaire en ligne, l'ensemble de leurs usages d'Internet : site web d'école, échange et communication en ligne, multimédia et ressources numériques, charte Internet, sécurité face aux risques...
Le dispositif s’enrichit d’année en année. En 2010, il propose aux écoles et aux partenaires un site Internet et un réseau leur permettant de partager leurs usages et leurs initiatives.

Sur ce site participatif, chaque école possède son propre espace en ligne et peut y inviter tous les membres qu'elle souhaite, créant ainsi sa propre communauté éducative ; elle peut y valoriser ses usages et les communiquer à un réseau élargi, consulter les initiatives publiées par les autres écoles, voir leurs échanges et leurs espaces en ligne.
Enfin, les internautes ont accès à des actualités et au fil Twitter alimentés par l’équipe Ecoles Internet.

La plateforme en chiffres
• 350 écoles sont inscrites sur la plateforme (contre 120 en 2009 et 94 en 2008).
• En 2010, on enregistre ainsi plus de 70% de nouvelles inscriptions.
• 1057 initiatives sont actuellement en ligne.
• Consultations du site : 8000 par mois, en moyenne et 300 par jour.


Article RH 3B Conseils
Source : initiatives Ecoles-Internet / Ecole St Joseph Conquet / APESTDD

mercredi 1 décembre 2010

Solidarité : Journée mondiale " Arrêtons le SIDA. Tenons notre promesse".



En 1988, l'Assemblée générale de Nations-Unies a exprimé sa vive préoccupation à propos de la pandémie de sida. l'OMS ayant proclamé le 1er décembre Journée mondiale du sida, l'ONU a souligné l'importance de cette manifestation (résolution 43/15).

Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies est l'un des objectifs du Millénaire pour le développement. Les 191 états membres de l'ONU se sont engagés à réaliser, d'ici à 2015, ces objectifs.

Le thème de la Campagne mondiale contre le SIDA pour la période 2005-2010 est " Arrêtons le SIDA. Tenons notre promesse"
.

La situation dans le monde

Plus de 30 millions de personnes vivent aujourd'hui avec le virus du sida dans le monde et près de 2 millions de personnes en meurent chaque année. Selon les chiffres publiés par l'Onusida avant la journée mondiale, le nombre des nouvelles infections du sida dans le monde a baissé de près d'un cinquième en dix ans.

"Depuis 1999 - année où l'épidémie aurait atteint son maximum -, le nombre des nouvelles infections dans le monde a reculé de 19%", atteignant 2,6 millions en 2009, précise son rapport annuel. "Cinquante-six pays ont stabilisé ou réduit de façon significative les infections" grâce aux efforts de "prévention et traitement", a souligné le directeur exécutif d'Onusida, Michel Sidibé.

Si les chiffres sont encourageants dans le monde les inquiétudes sont grandes pour le financement des traitements et de la recherche. En cette journée mondiale de lutte contre le sida, l'inquiétude grandit : les pays donateurs n'ont pas doublé leur contribution au Fonds mondial comme il l'aurait fallu, les traitements sont de plus en plus chers.

En 2009, 5,2 millions de personnes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire avaient accès au traitement antirétroviral, contre 700.000 en 2004. Mais 10 millions de malades ne bénéficient pas de ces traitements dont ils ont besoin. 
Les progrès sont menacés par le manque de financements : si 15,9 milliards de dollars ont été mis à la disposition de la lutte contre le sida en 2009, il manque 10 milliards sur les quelque 26 milliards nécessaires pour couvrir les besoins en 2010.

Le faible engagement financier des Etats est alarmant. Ils se sont engagés pour moins de 12 milliards de dollars alors qu'il en faudrait 13 milliards pour continuer à financer les programmes actuels et 17 à 20 pour soutenir les nouveaux programmes nécessaires.

En France


S’agissant de la France 150.000 personnes sont infectées par le VIH, 6.700 personnes ont découvert l'an dernier leur séropositivité, un chiffre en légère augmentation par rapport à 2008 (6.400), alors qu'une tendance à la baisse était observée depuis 2004.
2500 hommes ayant des rapports homosexuels ont découvert leur séropositivité en 2009, c'est plus du tiers de l'ensemble des découvertes de séropositivité.
Chez les jeunes les données sont préoccupantes puisque le nombre de découvertes chez les homosexuels de moins de 25 ans a doublé en six ans.



Tests et prévention : 


5 millions de tests de dépistage du virus du sida sont réalisés chaque année en France. Et pourtant, près du tiers des personnes dépistées pour une infection VIH le sont trop tardivement et on estime que 40 à 50.000 personnes vivent en France avec le virus du sida sans le savoir.

Le plan national Sida 2010-2014 propose donc d'élargir le dépistage à toute le population de 15 à 70 ans. Objectifs: identifier les personnes non diagnostiquées pour améliorer leur prise en charge et réduire le risque de transmission du virus. Pour les personnes à risques - hommes homosexuels, habitants de Guyane - ce test de dépistage est désormais recommandé tous les ans.


Le Blog Science et Ethique s’associe à la Journée mondiale de lutte contre le sida. Nous vous invitons :

- à faire un teste de dépistage ( gratuit et anonyme). Vous pouvez vous rendre soit dans les centres de dépistage ou dans les stands présents durant cette journée partout en France ( exemple à Brest devant l’Hôtel de Ville – place de la Liberté

- à faire un don (aujourd'hui et toute l'année) pour la recherche et pour l’action de solidarité avec les malades en France et dans la monde.

Bon nombre d'associations et d'organismes sont mobilisés sur cette cause de santé publique et dans la prévention et auprès des malades et des familles... Soutenez-les : Sidaction, Aides, Sol en si, voir la liste des associations

Article RH 3B Conseils
Sources : onusida / AFP / Libération / sidaction
Photo : onusida

mardi 30 novembre 2010

L'Atlas du patrimoine maritime du Finistère


Avec 1250 kilomètres de côte, le département du Finistère est le plus côtier de France et compte presque le quart du littoral français. Il n’est donc pas surprenant qu’il rassemble assemble également l’essentiel du patrimoine maritime : phares et sémaphores, forteresses et maisons d’armateurs en constituent les symboles les plus impressionnants.

Il existe également un patrimoine plus modeste mais tout aussi précieux : chapelles votives, maisons de pêcheurs, cales de mises à l’eau, abris de marins, autant d’héritages qui témoignent de la variété des activités maritimes au cours des siècles.
Pour la première fois un ouvrage sous forme orme d’atlas commenté recense l’ensemble de ce patrimoine du plus prestigieux au plus modeste. Les fonctions liées à ces aménagements littoraux sont également dé!nies et les questions sont posées sur l’avenir de ces héritages économiques et culturels.

L'inventaire de ce patrimoine très riche est rassemblé dans l'ouvrage de Françoise Péron et Guillaume Marie (*), auteurs de L'Atlas du patrimoine maritime du Finistère paru aux éditions du Télégramme.


Cet ouvrage sur la patrimoine maritime du Finistère arrive au moment où le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand - suivant la proposition de la Commission nationale des monuments historiques - a décidé le classement au titre des monuments historiques de quatorze phares du littoral français dont neuf sont bretons : le phare des Héaux-de-Bréhat (22), le phare du cap Fréhel (22), celui de Pontusval à Brignogan-Plage, les phares du Créac'h et du Stiff, à Ouessant, le phare d'Eckmühl à Penmarc'h, le phare de l'île Vierge à Plouguerneau, le phare de Saint-Mathieu à Plougonvelin, le grand phare de Belle-Ile (56) à Bangor.


Après un travail d'inventaire qui a permis d'identifier les phares qui présentaient « le plus grand intérêt patrimonial », seuls les phares du littoral français ont été sélectionnés. La commission nationale a retenu en effet comme critères outre les qualités architecturales et la valeur historique mais aussi ceux qui sont accessibles au public.

Aucune disposition n’est à ce jour prévue pour les phares de haute mer mais elle marque un tournant majeur pour les 130 phares français. Jusqu’à présent seul le phare de Cordouan, était classé monument historique, depuis 1862.

Pour la Région Bretagne «ce pas en avant, ne doit pas faire oublier les phares en mer. Il faut que l'État ose initier une démarche analogue car ces monuments sont porteurs de la mémoire des hommes. Et il ne faudra pas attendre trop longtemps». Cependant cette décision apporte ainsi une haute valeur ajoutée au littoral breton, riche d'un patrimoine unique par sa densité et sa diversité.

Ce classement n'ajoute, à ce jour, qu'une valeur relative à ce patrimoine. L'État ne prend aucun engagement autre que ce classement mais on sait par expérience qu'il apporte quelques garanties pour la protection et la mise en valeur des monuments concernés.

(*) Les auteurs :
Françoise Péron, agrégée de géographie est professeur émérite à l’université de Bretagne Occidentale. Spécialiste des îles et du patrimoine maritime de Bretagne, elle a publié en 1997 Ouessant, l’île île sentinelle aux éditions Chasse-Marée. Elle a dirigé l’ouvrage Le patrimoine maritime paru en 2002 aux Presses universitaires de Rennes et codirigé un autre ouvrage fondamental Les Français, la terre et la mer, édité en 2005 chez Fayard.

Guillaume Marie est docteur en géographie et a mené des recherches sur le patrimoine maritime culturel de Bretagne à l’université de Bretagne Occidentale, dans le cadre du laboratoire Géomer (UMR MR LET LETG). Il est désormais professeur régulier de géographie à l’Université du Québec à Rimousk

Article RH 3B Conseils
source éditions du Télégramme /Région Bretagne /ministère de la Culture

lundi 29 novembre 2010

Climat : après l'échec de Copenhague, les négociations de la dernière chance à Cancun



Un an après Copenhague (COP 15), les 194 pays impliqués dans les négociations sur le climat se réunissent, à Cancun (Mexique) - COP 16 - durant 12 jours pour de nouvelles discussions sur la lutte contre le changement climatique - à compter de ce lundi 29 novembre et jusqu’au 10 décembre-.

Les débats de cette seizième conférence des parties sur le climat, seront sans doute âpres et sont perçus comme les négociations de la dernière chance pour restaurer la confiance et doivent impérativement redonner élan et crédibilité à ce long processus, initié sous l’égide l'ONU, il y a 18 ans, afin de trouver une réponse au défi du changement climatique.

Il y a un an, la conférence des Nations–Unies sur le climat de Copenhague, avait frôlé l’échec et produit qu’un accord a minima par une vingtaine de chefs d'Etat, fixant un objectif de limitation du réchauffement à 2 degrés, sans calendrier et les véritables moyens pour y parvenir.

Pour la nouvelle Secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique, Christiana Figueres (qui a succédé à Yvo de Boer) la nouvelle philosophie de ces négociations consiste à "Aller pas à pas, construire un accord après l'autre" pour elle il est clair après Copenhague « qu'il n'y a pas d'accord miraculeux qui va résoudre le problème du changement climatique". Néanmoins, si "la planète est généreuse, nous ne pouvons pas lui demander d'attendre plus longtemps", a-t-elle ajouté. "L'urgence augmente chaque jour", a-t-elle souligné, appelant les parties à faire preuve "d'engagement" et de "compromis".

A Cancun les regards se porteront vers les Etats-Unis et la Chine, les deux principaux émetteurs de CO2 de la planète, qui arrivent les mains vides à ces négociations. Rappelons qu’en octobre dernier lors de la dernière réunion préparatoire de Tianjin (nord-est de la Chine) ces deux protagonistes avaient quitté les débats, s'accusant mutuellement de bloquer les négociations. Dès lors un accord même modeste, n'est pas assuré. (Relire également l'article du 15/06/2010)

Un texte a été établi pour servir de base aux négociations de Cancun prévoyant d'aborder des thèmes comme la déforestation – et le mécanisme REDD+ qui consiste à verser des compensations financières aux pays qui réduisent la dégradation de leurs forêts –, le marché de quotas d'émissions de CO2 ou les mesures d'adaptation.

A Cancun on attendra donc des avancées concrètes sur ces points importants comme la lutte contre la déforestation ou la création d'un Fonds vert, par lequel doit transiter une partie des 100 milliards de dollars (75 milliards d'euros)par an promis d'ici 2020 aux pays les plus pauvres.

A Copenhague en effet les pays industrialisés se sont engagés à fournir 100 milliards de dollars par an aux pays les plus pauvres d'ici à 2020. Une partie significative de ces fonds devrait transiter par le Fonds vert. Les pays en développement souhaitent que le Fonds vert soit rattaché à l'ONU, d'autres comme les USA veulent lui donner plus d'indépendance et un rôle d'appoint aux fonds déjà existants.
La question de l'origine de ces fonds se pose aussi : le groupe consultatif de l'ONU préconise des "financements alternatifs", comme des taxes sur les transports et les transactions financières.



Pour retrouver les enjeux du changement climatique, des énergies fossiles et des énergies renouvelables de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain consulter les archives des entretiens Science et Ethique :


2009 « L'Heure bleue ; le changement climatique et les énergies de la mer »

Article RH 3B Conseils
Source AFP / Le Monde