jeudi 17 juin 2010

La Station biologique de Roscoff participe à l’exploration de la biodiversité en mer Noire.


Un projet de l’Union européenne visant à recenser les richesses du littoral de la mer Noire, un espace marin qui borde six pays, a permis à 18 scientifiques venus de cinq pays différents de partir à la découverte de nouveaux êtres vivants sur le littoral bulgare.

Parmi ces scientifiques, neufs étrangers participant à l’expédition ont été dirigés par Fabrice Not de la Station biologique de Roscoff qui est un centre de recherche et d’enseignement en biologie marine expérimentale et en océanologie dépendant de l’Université Pierre et Marie Curie, du CNRS et de l’INSU.


« Environ 2.300 des espèces animales habitant les terres et les eaux de la côte bulgare de la mer Noire sont déjà connues. Mais nous avons bon espoir de découvrir beaucoup de nouvelles espèces au cours de cette expédition, en particulier grâce aux nouvelles méthodes de recherches que nous comptons utiliser », a expliqué Vasil Golemanski, directeur de l’Institut de zoologie de l’Académie des sciences de Bulgarie.

Cette expédition scientifique, embarquée sur le navire de l’Institut d’océanographie de l’Académie des sciences bulgare - stationné à Varna - a été rendue possible par un financement de 1,7 millions d’euros de la Commission européenne, a rapporté Sofia News Agency.

Cette subvention européenne inclut également des fonds pour l’ouverture d’un laboratoire de microbiologie au sein de l’Institut d’océanographie de Varna. Ce sera la première installation du genre en Bulgarie.


En Savoir plus sur la Station Biologique de Roscoff :
Les domaines de compétence des quatre unités de recherche de la Station biologique de Roscoff sont :
- la biologie moléculaire et cellulaire.

- la biochimie et la biologie structurale, la bioinformatique.

- La biologie du développement, la physiologie.
- la biologie de la reproduction, la génétique.

- la génétique des populations, le fonctionnement des écosystèmes.
- l'océanographie biologique et chimique

Les travaux se concentrent plus particulièrement sur le cycle cellulaire de l’oursin, la biochimie et le développement des algues brunes et rouges, l’écophysiologie de la faune hydrothermale et l'adaptation aux milieux extrêmes, la diversité du phytoplancton et du zooplancton, l’évolution et la génétique des populations, l’écologie benthique. 
En chimie marine, des recherches sont menées sur les traceurs chimiques pour comprendre les phénomènes de circulation océanique des masses d’eau.

Les 4 unités de recherche sont :
- UMR 7139 Végétaux marins et biomolécules

- UMR 7144 Adaptation et diversité en milieu marin

- UMR 7150 mer et santé

- USR 3151 Phosphorylation des protéines et maladie humaine




Sources : Balkan Investigative Reporting Network / Station Biologique Roscoff / RH - 3B Conseils

mercredi 16 juin 2010

La marée noire américaine sur les côtes européennes à l'automne ?



Le président Obama en s'exprimant solennellement le 15 juin 2010, depuis le bureau ovale à la Maison Blanche a promis à la Nation américaine de forcer British Petroleum à payer des indemnisations pour son "imprudence" à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique.
Il a comparé cette catastrophe à "une épidémie" que les États-Unis combattront "pendant des mois et même des années", affirmant que cette "tragédie" montrait que "le temps d'adopter les énergies propres est venu". "Nous allons lutter contre cette marée noire avec tous nos moyens, pour aussi longtemps qu'il le faudra. Nous ferons en sorte que l'entreprise BP paie les dégâts qu'elle a provoqués".

Le président américain a estimé que les efforts déployés par le groupe pétrolier BP devraient permettre de capter, d'ici quelques jours ou semaines, jusqu'à 90 % du pétrole qui s'échappe toujours du puits endommagé. "Cela durera jusqu'à ce que l'entreprise ait achevé le forage d'un puits annexe, dans le courant de l'été, qui devrait mettre un terme définitif à la fuite".


Face à cette catastrophe la communauté internationale ne peut demeurer spectatrice, d'autant que la question d'une dérive de celle-ci vers l'Europe ne peut plus être exclue. C'est ainsi que le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, estimait le 8 juin 2010 (sur l’antenne de Canal +) que la marée noire aux États-Unis appelait la création d'une Organisation mondiale de la mer et des océans, à l'image de l'ONU, devant l'ampleur de la marée noire dans le golfe du Mexique.
"Je suis convaincu qu'on ne passera pas la décennie qui vient sans qu'il y ait une organisation mondiale de la mer et des océans(…) On ne peut pas continuer: il nous faut des Casques Bleus de la mer et des océans" déclarait Jean-Louis Borloo ; déclaration à rapprocher de celle faite, il y a quelques mois, par le président Sarkozy appelant à la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

En effet, lors de son discours à Genève le 15 juin 2009 devant l’Organisation internationale du travail (OIT), le président français avait plaidé pour la création d’une Organisation mondiale de l’environnement (OME) qui regrouperait un certain nombre d’organisations œuvrant d’ores et déjà dans le domaine environnemental - dont le programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE)-. Celle-ci serait placée sous l’égide de l’ONU. Il avait tracé sa vision devant les membres de l’organisation en affirmant qu’après la conférence de Copenhague sur le climat, il faudrait « que soit créée une véritable organisation mondiale de l’environnement, en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris ». La Chancelière allemande Merkel l’avait rejoint sur cette position.

Minoritaire sur le plan international cette position peut-elle désormais rebondir à l’occasion du prochain G20 qui aura lieu au Canada fin juin 2010, à « la faveur » de la catastrophe écologique dans le golfe du Mexique ?

En effet, le président russe Medvedev a proposé le 5 juin dernier, la création d'un fonds international pour faire face aux catastrophes écologiques comme la marée noire au large de la Louisiane indiquant que, pour sa part, les lois internationales actuelles "ne suffisent pas pour faire face à cette tragédie".


La marée noire américaine touchera-t-elle les côtes européennes ?

Cette catastrophe qui a déjà souillé 200 kilomètres de côtes dans quatre États américains (Louisiane, Mississippi, Alabama et Floride) pourrait encore s’étendre au delà du Golfe du Mexique d’après la modélisation publiée par le National Center for Atmospheric Research (NCAR)dans le Colorado.

Selon ce modèle après avoir franchi la pointe de la Floride vers le 4 Juillet pour s’étendre le long de la côte Est des Etats-Unis (“si le courant circulaire est dans une configuration habituelle”, selon le NCAR), au début du mois d’août, du pétrole dilué devrait atteindre la partie centrale du Gulf Stream et prendre ainsi à travers l’océan Atlantique, d’Ouest en Est, la direction de l’Europe à l’automne. La question de la gestion de cette catastrophe apparaît désormais clairement comme un enjeu international et non plus une question de politique intérieure, économique et environnementale strictement américaine.

Par ailleurs s’agissant de la France et de l’action de l’Etat en mer, on se souviendra également que Nicolas Sarkozy avait annoncé le 16 juillet 2009 dans un discours au Havre sur la politique maritime de la France, la création d'une "fonction garde-côtes" afin de mutualiser les moyens des différentes administrations de l'État intervenant en mer et sur le littoral : "Les moyens navals et aériens sont des équipements indispensables, mais terriblement coûteux pour le contribuable. Il faut mutualiser ces moyens matériels et humains". Les marges dégagées permettraient de renforcer les moyens de lutte contre les pollutions ou la pêche illégale.

Le Chef de l’Etat indiquait vouloir ainsi renforcer l'action de l'État en mer. Le cadre actuel, qui remonte aux lendemains de la catastrophe de l'Amoco Cadiz en 1978, "est bien adapté aux temps de crise", mais "la coordination doit être renforcée" entre les différents intervenants de la Marine nationale, douanes, gendarmerie, Affaires maritimes. A cet stade le préfet maritime pour la Manche et la Mer du Nord dispose de "27 navires de tous types issus de cinq services différents de l'État", et l'État doit remplir "41 missions" en mer.



Pour aller plus loin :

- Retrouver l'article du blog du 10 mai 2010 " Des navires de depollution bretons sur la marée noire en Louisiane".

- Relire également l’article du 17 décembre 2009 sur le Cedre (centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux).




Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens Science et Ethique 2000, ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".

Sources : AFP / NCAR / gouvernement US /présidence de la République
Photos : White House / NCAR/ US Coast Guard

mardi 15 juin 2010

La Conférence de Bonn sur le climat : une rencontre pour rien ?



Les 5000 délégués de 185 pays réunis à Bonn pour la première conférence post-Copenhague sur les changements climatiques, a vu chacun des protagonistes, camper sur ses positions.

C’est à cette occasion qu’Yvo de Boer qui pilote depuis dix ans les négociations sur le climat laissera sa place en juillet prochain à Cristiana Figueres (*) au poste de Secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations unies pour le changement climatique.
La désignation de Mme Figueres intervient à un moment-clé des négociations internationales sur le climat, six mois avant la 16ème conférence des parties à la Convention-climat de Cancun (Mexique) et six mois après celle de Copenhague 2009, où a été fixé des orientations politiques - mais pas d’accord contraignant - visant à doter la communauté internationale d’un cadre d’action collective pour lutter contre le changement climatique après 2012.

En quittant son poste Yvo de Boer dresse un constat pessimiste, indiquant que «les engagements actuels et les plans [de réduction des GES] de l'ensemble des pays ne vont pas arrêter la croissance des émissions au cours des 10 prochaines années». Pour lui « les engagements actuels des pays industrialisés ne permettent pas d'atteindre l'objectif de réduction de 25 à 40 % des GES (gaz à effet de serre) , que le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a défini pour que l'humanité ait une chance sur deux — seulement! — de limiter la hausse du climat à 2 °C.»

Cependant certains experts considèrent que les engagements des pays riches vont même se solder par une augmentation des émissions mondiales de 12 à 19 % en 2020 par rapport aux niveaux de 1990. A cela s’ajoutera de façon inexorable les émissions exponentielles des pays émergents. Dès lors une partie de la communauté scientifique considère que l'humanité pourrait « perdre le contrôle du climat parce que la spirale climatique s'alimenterait d'elle-même grâce à la libération du méthane enfoui dans le pergélisol et au fond des mers ».


Les avancées lors de la conférence de Bonn apparaissent dès lors bien dérisoires au regard des vrais enjeux, puisque l’on y a essentiellement défini des objectifs à très longue portée, portant sur une réduction de 80 % des émissions anthropiques d'ici 2050 pour les pays industrialisés, ce qui équivaut, en réalité, à différer le problème sur des gouvernements qui ne seront en place que dans 15 ou 20 ans.

Pour l’ONU «un progrès important devient possible à Cancún sous la forme d'un accord global sur des mesures opérationnelles qui permettraient aux pays de prendre plus rapidement des mesures plus musclées dans tous les volets des changements climatiques». On veut y croire ….. Pourtant, cela signifie ouvertement qu’il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’à des mesures techniques à la marge mais pas d’accord en 2010 portant sur des mesures réellement contraignantes visant à stabiliser la hausse du climat, reportant de fait un éventuel accord en 2011 à la conférence des Parties en Afrique du Sud, à un mois de la dernière année du protocole de Kyoto.


La responsable des pourparlers sur la définition d'objectifs de moyen terme (2020), Margaret Mukahanana-Sangarwe, a donc proposé un texte pour tenter de sortir de l’impasse actuelle et fournir une base d'une négociation officielle pour la Conférence de Cancún.

Partant de l'entente de Copenhague, où pays développés et émergents ont convenu de limiter la hausse du climat à 2 °C, le groupe sur la définition d'objectifs de réduction de long terme a proposé de les traduire par une réduction de 25 à 40 % des GES d'origine humaine d'ici 2020.
Mais ce document évite de dire par rapport à quelle année de référence cela s’appliquerait.


Plusieurs pays émergents craignent dès lors l'abandon par les pays développés d'un Kyoto 2 au profit d'une simple entente aussi volontaire que floue d'un Copenhague élargi. Pour ces pays en développement la confiance ne peut être rétablie que si les engagements financiers promis en décembre se concrétisent. Dans l'entente de Copenhague les pays industrialisés ont promis de verser de 30 à 100 milliards par année d’ici et 2020 aux pays en développement qui vont subir l'essentiel des impacts d'un bouleversement climatique dont ils ne sont pas responsables..


Retrouver également les enjeux du changements climatiques aux travers des entretiens Science et Ethique 2009 sur la thématique « L’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Les recherches scientifiques et technologiques sur les énergies de la mer arrivant à une étape décisive et s’inscrivant dans une concurrence mondiale. A la veille de la Conférence des Nations-Unies sur le climat à Copenhague, les entretiens avaient souhaité démontrer l’intérêt des énergies renouvelables de la mer, les enjeux dans le cadre du développement de l’aménagement du littoral européen, l’impact sur la biodiversité et les acteurs du monde de la mer.



(*) Mme Cristina Figueres est membre de l’équipe de négociation du Costa Rica depuis 1995, et est une professionnelle incontestée des questions climatiques. Ces dernières années, elle a apporté son expertise dans le domaine du renforcement des mécanismes de marché établis par le protocole de Kyoto, et a joué un rôle essentiel dans la négociation du Sommet de Copenhague.
Par ailleurs il est important de rappeler que le Costa Rica s’est fixé pour objectif la neutralité carbone d’ici 2021



Sources : AFP / France Diplomatie / RH - 3B Conseils
Visuels : AFP / GIEC

lundi 14 juin 2010

La 4ème Semaine de l’innovation en Bretagne

C’est aujourd’hui que débute la quatrième édition de la Semaine de l’innovation en Bretagne et ce jusqu’au 18 juin prochain à l’initiative de Bretagne innovation (association créée par le Conseil régional coordonnant et animant les PME bretonnes et leurs projets innovants) et du Conseil régional de Bretagne .

Le lancement officiel de la Semaine de l’Innovation en Bretagne organisée par Bretagne innovation, aura lieu ce lundi 14 juin 2010, en direct du Palais des Congrès de Lorient, en partenariat avec le pôle Mer Bretagne.

Cette année, trente villes bretonnes donnent rendez-vous aux entreprises pour cette Semaine qui se place sous le signe d’une innovation responsable avec comme thématique 2010 : « ensemble construisons un avenir responsable… innovons ».


Soixante-dix évènements sont au programme de ce rendez-vous qui doit permettre de mettre en avant la capacité innovante de la Région avec des visites d’entreprises, des conférences, des ateliers… pour découvrir des projets et échanger avec les différents acteurs soutenant l’opération : pôles de compétitivité, Technopoles, centres d'innovation technologique, chambres consulaires, associations d'entreprises et fédérations industrielles, laboratoires et centres de recherche, communautés de communes.... Consultez le programme détaillé et inscrivez vous en ligne.

La Bretagne possède un important potentiel en matière d’innovation. Elle arrive d'ailleurs au 5e rang des régions innovantes françaises selon les indices de classification européens basés sur de nombreux critères (nombre de brevets, budget consacré à la Recherche et Développement…) Sa population très qualifiée, ses grandes compétences en recherche et développement, son puissant système de soutien aux entreprises innovantes, sa forte culture de réseau, son identité bretonne bien marquée sont perçues comme des gages de qualité…

La région excelle dans quatre secteurs :
- l’agroalimentaire,
- les technologies de l’information et de la communication,
- la filière maritime
- l’automobile.
Chacun possède un pôle de compétitivité, permettant de mettre en relation entreprises et chercheurs afin qu’ils mettent en commun leurs savoirs et leurs compétences avec un seul objectif : l’innovation.

La Bretagne est aussi une terre d'expérimentations dans des domaines comme la santé, les énergies renouvelables ou encore la domotique, les véhicules propres.


Dans le cadre de cette semaine et parmi toutes les animations proposées, notons la conférence organisée ce mercredi 16 juin en partenariat avec le Technopole de Brest Iroise (TBI) et Vigisat sur « Les images satellites, une source d'innovation pour le développement de nouveaux services » qui traitera de la gestion des territoires, d’océanographie opérationnelle, de sécurité, du climat, et des supports aux situations d'urgence, …
Depuis septembre 2009, les centres de recherche et les entreprises bretonnes disposent de leur propre source d'images radar de la France continentale : au travers de Vigisat, première station civile de réception directe d'images satellites radars.
Programme et inscription sur le site internet du Technopôle


Pour aller plus loin ……

La politique enseignement supérieur, recherche et innovation de la Région en quelques mots : La Bretagne, région de l'innovation
 - 5e région française pour l'innovation 
- 1e région de France à avoir adopté un schéma régional de l'innovation dans le respect de ses engagements européens
 - 4 pôles de compétitivité (agroalimentaire, automobile, mer et TIC) 
- Plus de 7500 chercheurs dans les secteurs publics et privés


L'agence économique de Bretagne


L'Agence économique de Bretagne (AEB) est un outil au service d'une politique régionale qui vise à accroître l'attractivité et la compétitivité économique.
Chef de file du développement économique, la Région lui a confié une double mission : l'AEB est à la fois un espace de réflexion stratégique entre les acteurs économiques (État, branches professionnelles, partenaires sociaux...) pour améliorer l'efficacité des politiques publiques et une structure de coordination des opérateurs au service des entreprises (les organismes chargés d'accompagner l'innovation comme Bretagne innovation, l'activité à l'international comme Bretagne international, l'amélioration des conditions de travail comme l'Aract, etc.).

L’Agence économique de Bretagne et le Pôle Mer Bretagne sont partenaires du blog des énergies de la mer qui vous permet chaque jour de suivre l’actualité des énergies marines dans le monde.

Sources : : Région Bretagne / Technopole Brest Iroise / RH 3B Conseils

vendredi 11 juin 2010

Le Prix du Livre Environnement 2010 de la Fondation Veolia


Depuis 2006, la Fondation d'entreprise Veolia Environnement décerne le Prix du Livre Environnement, une initiative destinée à soutenir, encourager et promouvoir les écrivains et les maisons d'édition qui concourent à la sensibilisation du grand public aux enjeux majeurs de la planète.

La production éditoriale dédiée à l'environnement est chaque année plus abondante et le Prix du Livre Environnement, à travers les œuvres présélectionnées, nommées et distinguées, souhaite porter un éclairage particulier sur les parutions les plus remarquables.

Le Prix est décerné par la Fondation d'entreprise Veolia Environnement, l'une des plus grandes fondations privées françaises qui aide des actions d'intérêt général et sans but lucratif concourant au développement durable. Ses priorités sont notamment la solidarité, l'insertion professionnelle et la protection de l'environnement, en France ou à l'étranger.

Le Jury du Prix 2010 est présidé par Claude Michelet. A l'issue de la délibération du Jury réuni à la Bibliothèque nationale de France (site de l'Arsenal) à Paris, la Fondation d'entreprise Veolia Environnement a rendu publics les lauréats du Prix du Livre Environnement 2010.


Lauréat 2010 : "Une écologie du Bonheur " d'Eric Lambin
aux éditions Le Pommier


Avons-nous besoin de la nature pour être heureux ?
Les changements environnementaux ont-ils réellement un impact sur le bien-être humain ?
En d'autres mots, défendre L'environnement ne revient-il pas à défendre notre bonheur ?

Bien sûr, le sentiment de responsabilité reste de mise dans la transition vers un développement durable, mais le discours alarmiste ne pourrait-il être relayé par une argumentation positive ? Quelques pays ouvrent la voie ? Costa Rica, Bhoutan ?


Avec des programmes de développement novateurs : il existe des pistes concrètes permettant de réconcilier quête du bonheur et maintien de l'intégrité de la nature.
Il n'empêche, le tableau, reste sombre. L'homme s'est d'ores et déjà sévèrement séparé de la nature, et il existe un clivage immense entre pays riches et pays pauvres.

Les conséquences de ce double constat sont sévères : l'émergence de nouvelles maladies ainsi que de nouvelles sources d'insécurité pourraient en être les premiers symptômes.
Cet ouvrage offre une synthèse claire, remarquablement documentée, de l'interaction entre le bonheur humain et l'environnement.

Il témoigne de l'importance pour l'homme des satisfactions émotionnelles et spirituelles qu'il éprouve au travers de l'expérience de son appartenance au monde naturel.


La mention "Jeunesse 2010" : "Les énergies " d'Emilie Beaumont, Emmanuelle Lepetit et Yves Lequesne
aux éditions Fleurus

Pour les 6 à 9 ans.
Comment étaient utilisés les premiers moulins ?
Comment l'invention de la Cocotte Minute a-t-elle changé le monde ?
Comment fabrique-t-on de l'électricité avec le charbon ?
Pourquoi les pétroliers ont-ils une double coque ?
Pourquoi l'énergie nucléaire est-elle si explosive ?
Comment le Soleil produit-il de l'énergie ?
....

Toutes les réponses à ces questions et à plus de 300 autres sont rassemblées dans cet ouvrage qui est une vraie mine d'informations, plus étonnantes les unes que les autres, pour les petits et pour les grands.


Cette année, le Prix du Livre Environnement est décerné en partenariat avec Le Point, avec la participation d'UshuaïaTV.

Retrouver les lauréats des années précédentes

Sources : Fondation Veolia/ RH - 3B Conseils