jeudi 8 décembre 2011

Algues vertes : Le Plan Bretagne présenté à la Commission européenne chargée de l'Environnement


Bruxelles - (UE)
8 /12/2011 - 3B Conseils/BB


Les algues vertes sont un sujet de préoccupation permanent pour les élus du littoral et un sujet de conflit évident (Amor-Arvor) relevé lors de la visite du Président de la République à Crozon (Finistère) l'été dernier.

Depuis 2 ans, la Préfecture de Région et le Conseil régional de Bretagne ont lancé le Plan algues vertes, concrétisé par la construction de 3 unités de traitement des algues, la systématisation du ramassage sur les plages, et la signature de deux projets de territoire sur les huit baies à algues vertes.

Il a pour objectif de réduire significativement les fuites d’azote dans ces baies pour lutter à la source contre les marées vertes.

Afin de présenter l’état d’avancement du Plan algues vertes et de souligner la forte mobilisation des acteurs bretons sur cet enjeu, Michel CADOT, Préfet de région, Jean-Yves LE DRIAN, Président du Conseil régional, Thierry BURLOT, Vice-Président chargé de la politique de l’eau et les élus locaux porteurs des projets de la Lieue de Grève et de la Baie de Saint Brieuc, Alain CADEC, Député européen et président de la Commission Locale de l’Eau de la Baie de Saint Brieuc et Joël LEJEUNE, président de la Communauté de communes Lannion Trégor Agglomération, ont rencontré Janez POTOCNIK, Commissaire européen à l’Environnement, le 7 décembre 2011 à Bruxelles.

La Commission avait adressé un courrier en date du 18 juillet au Gouvernement français sur ses mesures anti-algues vertes avec une demande d'analyse des premiers résultats obtenus (voir AFP 5 oct. 2011). Elle exprimait aussi son souhait d'obtenir des autorités françaises un état des lieux actualisé et exhaustif de l'ensemble des mesures réglementaires, administratives, financières et autres mises en oeuvre et envisagées au cours des derniers mois" ainsi qu'une description et une analyse des 1ers résultats obtenus". 

La Commission souhaitait vérifier, d'une part, si le phénomène des algues vertes résulte en une violation" des directives européennes sur l'eau de 2000 et de 1991 - "relatives à la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles", "et, d'autre part, si toutes les mesures pour mettre fin à cette pollution étaient bien engagées".

Georges KREMLIS, membre du service juridique de la Commission de l'environnement, rappellait les 7 plaintes déposées entre 2010 et 2011, relatives aux algues vertes et qui sont en examen à Bruxelles.

 La "Lettre" qui avait été révelée par l'AFP, était suivie d'une annexe de 11 pages développant soixante dix questions précises et détaillées. A l'époque, la Préfecture de région Bretagne avait précisé que la réponse française serait rendue d'ici à la "fin octobre".
...

Ce thème sera probablement abordé demain lors du colloque sur les 25 ans de la Loi Littoral organisé à l'UBO (Brest) où la table ronde 3 de 15h traitera d'Agriculture, conchilyculture et Loi littoral. (ici).

Aujourd'hui, il faut y ajouter les 2 plaintes déposées hier également, par les associations Sauvegarde du Penthièvre et Sauvegarde du Trégor devant le procureur de la République de Saint-Brieuc contre les représentants de l'Etat et notamment les préfets (successifs) des Côtes-d'Armor, leurs donneurs d'ordre ou supplétifs ou tous autres auteurs, coauteurs ou complices, à la suite de la mort de 36 sangliers cet été dans les Côtes-d'Armor.

De nombreuses études ont conclu que la mort de ces animaux avait été très probablement causée par l'inhalation d'hydrogène sulfuré (H2S) émanant des algues vertes. L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) estimait même que les émissions d'H2S pouvaient représenter un risque pour la santé humaine.


Chiffres clés communiqués par la Préfecture de Région Bretagne le 26 oct. dernier
65.931 m3 d'algues vertes ramassées sur les plages bretonnes au 25 octobre 2011 depuis les premiers échouages de l'année 2011, contre près de 58.000 à la même période en 2010.
Les quantités d'algues ramassées dans les Côtes d'Armor (32.204 m3) sont inférieures au bilan 2010 (36.555 m3), mais elles sont supérieures dans le Finistère avec 33.727 m3 d'algues vertes ramassées en 2011 contre 21.305 l'année précédente.

Article : Brigitte Bornemann
Sources : Région Bretagne Préfecture de Région Bretagne, Figaro, le Télégramme, Ouest France.

mardi 6 décembre 2011

Loi littoral : 25 ans


Brest (France-UE) 6/12/2011 - 3B - BB

Depuis 25 ans la loi littoral pensée par Louis Le Pensec et présentée par Guy Lengagne (JO du 3 janvier 1986) évolue et change de langage.
Peut-elle encore être un véritable instrument juridique et de développement durable alors que de nombreux enjeux socio-économiques et environnementaux demandent que soient réalisés la quadrature du cercle !

Le colloque organisé par l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) avec l’appui de l’Ordre des avocats de Brest et de Brest métropole océane (BMO) abordera sous un nouvel angle les enjeux pour l’application de la Loi Littoral ? Le rôle de la Loi dans le dispositif plus vaste et complexe de protection du Littoral ?


Ce colloque (télécharger le programme) se tient vendredi 9 décembre, à Brest à l’UFR Droit et Sciences économiques. Il prévoit de faire un point sur le rôle de l'Etat avec des interventions de Michel Cardot, Préfet de la région Bretagne, de Jean Yves Le Drian Président du Conseil régional de Bretagne, (tous deux très impliqués aussi dans le développement des énergies de la mer) ....
Il y aura également des présentations proposés par des Professeurs de droit public, des avocats, des spécialistes de l'aménagement du territoire ...

C'est l'occasion de rappeler que la ville de Brest dont le maire est François Cuillandre et son Université présidée par Pascal Olivard, tiennent une place de choix dans le monde de la recherche pour les sciences et technologies de la mer. Une étude a été réalisée par l’ADEUPA (Agence d’urbanisme du pays de Brest) et pilotée par le Technopôle Brest Iroise est consultable (Ici) :
Elle rappelle qu'en 2011, l’Etat a sélectionné un premier volet de projets portés par des organismes scientifiques sur la thématique « Mer » :
- le laboratoire d’excellence pour l’étude des océans, un projet de recherche océanographique de l'IUEM l’Institut Universitaire Européen de la Mer-UBO présidé par Yves-Marie Paulet. OCEAN DANS LE CHANGEMENT consacré à l’étude des grands fonds, du climat, à l’exploration et à la valorisation de la biodiversité. Budget : 14 millions d’€ sur dix ans.
- Le développement d’une nouvelle génération de flotteur Argo, Equipement d’Excellence, destiné à observer les conséquences du changement climatique sur les océans. Le projet « NAOS » est coordonné par l’Ifremer. Budget : 8 millions d’€.
- Le développement des Energies Marines Renouvelables avec la création de l’Institut d’Excellence en Energies Décarbonées, FRANCE ENERGIES MARINES, un projet porté par des acteurs scientifiques (Ifremer, CNRS, Université de Bretagne Occidentale-UBO, ENSTA…) et industriels (DCNS, EDF, Alstom, STX, Areva). Budget : 142 millions d’€ sur dix ans.

Article : Brigitte Bornemann 3B
Sources bibliographiques : Journées de l'ANEL des 19 au 221 oct. 2011, Et si le littoral allait jusqu'à la mer d'Alain Merckelbagh, Site LittOcéan (Ici), Gestion intégrée de la mer et du littoral, 3 questions à Yves Henocque (Ici), Le Pôle littoral du Ministère du Développement durable présidée par Catherine Bersani et depuis 2011 par Gérard Ruiz inspecteur général de l'administration du développement durable (Ici)

Voir aussi les entretiens Science et Ethique 2005 (Ici)

mercredi 30 novembre 2011

ECOWATT Bretagne : les bons gestes en 47 secondes

Rennes (France-UE) 30 nov.2011

La région Bretagne
, qui ne produit que 9,5 % de l’électricité qu’elle consomme, est une véritable "péninsule électrique". Des actions sont menées pour inciter au développement des énergies renouvelables, pour sécuriser l’alimentation électrique et assurer une meilleure maîtrise de la demande en électricité.

Vous pouvez télécharger le 1er bilan du Pacte électrique breton présenté hier par Michel Cardot, Préfet de Région et Jean-Yves Le Drian Président du Conseil régional de Bretagne.

La démarche « EcoWatt Bretagne, le bon geste énergie » a été initiée en novembre 2008 par RTE, en partenariat avec la Préfecture de Région Bretagne, l’ADEME et ERDF. voir le clip (ici) et inscrivez-vous.

L'opération est reconduite pour l’hiver 2011-2012
Avec un contexte électrique breton toujours fragile les consommateurs – particuliers, entreprises/associations, collectivités locales/institutions, ou encore les publics scolaires – sont de nouveau invités à se mobiliser en faveur de la maîtrise de la consommation d’électricité pour cet hiver.

La sensibilisation à la maîtrise de la consommation énergétique et aux énergies du futur

Avec le soutien du Conseil régional de Bretagne et du Conseil général du Finistère, les Journées "découverte" 2011 organisées par l'APESTDD présidée par Michel Glémarec et les entretiens Science et Ethique, ont sensibilisé au début de l'année scolaire plus de 400 élèves, sur thème de la production, de l'implantation des énergies renouvelables de la mer - ici -, de la consommation électrique, des plans-Energie climat territoriaux .... Les journées bénéficient de la participation de nombreux enseignants de SVT, de lettres, de maths...

En attendant, la présentation des travaux des scolaires sur leur perception de l'énergie, ces élèves de CM1 ... aux lycées et collèges, continuent à s'informer sur les énergies renouvelables de la mer, les co-produits de la pêche comme valeur énergétique et les algues comme source d'énergie du futur.

Pour tout savoir et retrouver le déroulement des Journées qui se sont tenues à Pleumeur Bodou et Perros Guirec le 10 octobre, à Concarneau les 13 et 14 octobre et au Conquet et à Lanildut les 3 et 4 novembre dernier, cliquez sur science-ethique.org.

Les partenaires sont : DCNS (partenaire du blog des énergies de la mer), a Maison du Littoral à Perros Guirec, la Cité des telecoms à Pleumeur Bodou.. les élus et les associations Cap vers la Nature, le Marinarium, Gonidec - Les Mouettes d'Arvor, ANSEL., Interactions Pleine nature-Education à l’environnement ... lycée hôtelier Saint Joseph de Lannion

Les travaux d'élèves seront présentés au Musée de la pêche à Concarneau, à la Maison de l'Algue à Lanildut (CC du Pays d'Iroise), aux Mairies du Conquet, de Ploudalmezeau, de Perros Guirec et de Pleumeur Bodou.


Une plate-forme a été créée pour que les enseignants et les collectivités puissent échanger et partager les informations.
Vous pouvez également télécharger les N° spéciaux des énergies de la mer... et les différents carnets de bord sur le site des entretiens Science et Ethique dédiés aux énergies de la mer et suivre l'actualité sur science-ethique.blogspot.com ou energiesdelamer.blogspot.com.

Article : Brigitte Bornemann, déléguée générale des entretiens Science et Ethique / 3B

lundi 28 novembre 2011

Fonds Vert, MDP.... les enjeux de Connie Hedegaard, commissaire européenne à Durban.

L'Europe représente 11% des émissions de gaz à effet de serre et aurait du mal à s'engager seule si, le Japon, la Russie et le Canada refusent de souscrire à une deuxième période contraignante de réduction d'émission de gaz à effet de serre. L'absence d'engagements de la part des Etats-Unis, de l'Inde, de l'Australie ... et du Brésil sont toujours d'actualité le jour de l'ouverture des négociations du renouvellement ou de la prolongation du Protocole du Kyoto qui se déroule jusqu'au 9 déc. 2011 en présence de 193 pays. Cliquez ici pour suivre les négociations.

La Chine, qui semble vouloir s'engager dans une production d'énergie verte, pourrait infléchir sa position alors que les pays en développement s'estiment victimes du manque d'ambition des pays développés pour lutter contre les effets des changements qu'ils subissent.

Alors, quels sont les risques et quels impacts sur les MDP (mécanismes de développement propres) qui permettent aux industriels européens soumis à des quotas carbone de compenser leurs émissions en investissant dans des industries propres dans des pays en développement ?
Et Quid du Fonds vert annoncé à Copenhague qui doit recueillir 100 Mds $ par an, d'ici à 2020?

Rajendra Pachauri, a présenté le 18 nov. "un résumé destiné aux décideurs qui donne un aperçu de la manière dont la gestion des risques de catastrophes et l’adaptation aux changements climatiques peuvent aider les populations vulnérables à mieux faire face à un climat en évolution dans un monde caractérisé par les inégalités, ainsi des changements dans la fréquence, l'intensité, la répartition géographique et la durée des événements climatiques extrêmes pouvant aboutir à une situation sans précédent ».

Il y a un mois, l'Observatoire Européen des marchés de l'Energie (13è édition) soulignait qu'un manque d'investissement dans les énergies "décarbonées" était à craindre à la suite du ralentissement économique.
Le «printemps arabe» et la catastrophe nucléaire nippone ont transformé les perspectives d’évolution du mix-énergétique en Europe.
Le gaz devrait gagner en importance dans le mix-énergétique de certains pays comme la Suisse, l’Italie ou l'Allemagne. L’arrêt immédiat de 7 réacteurs, en privant le réseau de 8.000 MW, pourrait d’ailleurs compromettre la continuité de la fourniture de courant en Europe dès cet hiver. La France ne pourra plus importer d’électricité d’Allemagne en période de pointe comme elle en avait l’habitude.

Avant Fukushima, l’UE avait estimé à €1.100 milliards, les investissements nécessaires dans l’énergie d’ici à 2020, afin de respecter ses objectifs de diminution d'émission de gaz à effet de serre. D'après Colette Lewiner*, ce montant, qui devrait désormais constituer un plancher, pourrait en fait subir les effets négatifs liés à la réduction des déficits publics dans un contexte de faible croissance. Pour Jean-Michel Gauthier, Si l'on peut considérer l’Europe comme étant en avance sur son objectif 2020 de réduction des émissions de gaz à effet de serre, elle est en revanche déjà en retard sur l’objectif d’augmentation de la part des énergies renouvelables. La France et la République tchèque n'ont pour le moment pas tenu compte des critères européens, qui n'ont pas été transposés dans leurs législations respectives. Les deux pays incriminés ont désormais deux mois pour répondre à la Commission. Dans le cas contraire, celle-ci pourra alors saisir la Cour de justice de l'Union. Naturellement, il convient ne pas oublier l'accord PS - EELV "sans atomes crochus" (Libé du 16 nov.), qui a au moins le mérite de placer la production d'électricité au coeur des sujets importants des Présidentielles de 2012..... Il faut peut-être regarder aussi ce qui se passe en Grande Bretagne ou aux Pays-Bas où s'ouvre la grande réunion internationale de l’énergie éolienne à Amsterdam du 29 nov. jusqu’au 1 déc.
Prenez date : Energies bleues pour une croissance verte à Brest (s/r 25 au 27 juin 2012)

Colette Lewiner *, directeur International du secteur Energie, Utilities et Chimie Cap Gemini

Jean-Michel Gauthier **, responsable de l'énergie - Deloitte et fondateur de la Chaire d'économie de l'énergie à HEC voir ici en 2009 aux entretiens Science et Ethique L'heure bleue : changement climatique, énergies de la mer et biodiversité "La bataille de l'énergie : géopolitique, structuration économique législative et fiscale du financement des énergies renouvelables de la mer"

Rajendra Pachauri *** Président du GIEC était présent le 12 juillet à Brest pour la 1ère réunion annuelle du Groupe 1 avec Jean Jouzel. A cette occasion il s'était rendu au Port de la Marine Nationale pour voir l'éolienne OpenHydro assemblée par DCNS, qui venait d'être présentée à Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne.

Sources : Cap Gemini, Les Echos (23 et 25 nov.).

Brigitte Bornemann / déléguée générale des entretiens - 3B

mardi 22 novembre 2011

Confrontations Europe Vers une économie sociale de marché pour l’Europe ?


Paris - France (U.E.) 22/11/2011 - 3B Conseils. BB 

Le dialogue social et les relations industrielles pour résoudre l’équation compétitivité/solidarité sont à l'ordre du jour du colloque qui se tient au Collège des Bernardins à Paris 5è demain mercredi 23 et jeudi 24 nov.

Le programme rempli et de choix. A télécharger (ici) 
L'enjeu : répondre à trois questions :

  • Comment accompagner les populations dans cette situation de crise vers de nouvelles perspectives d’emploi, de formation et d’activité, et imaginer un nouveau welfare social ? 
  • Comment concilier le soutien à la croissance et l’assainissement budgétaire et comment promouvoir l’investissement de long terme en capital humain, en valorisation du capital naturel, en infrastructures de production et de services ? 
  • Comment faire converger les différents pays membres vers un renouveau de l’industrie, alors que se creusent les divergences de compétitivité ? 

Les tables rondes s'organisent autour des thèmes suivants : Allons-nous vers une économie sociale de marché européenne ? Quelle politique monétaire et bancaire européenne ? Comment l'équilibre et les synergies compétitivité/solidarité peut se réaliser ? L’investissement social et humain, une dimension essentielle pour une nouvelle croissance, dans les initiatives de l’Union, avec en conclusion pour la première journée, un dîner débat sur "La Chine et nous !"

Dialogue social et relations industrielles pour construire une offre européenne compétitive, Consolider la dimension sociale de l'économie de marché est naturellement un des sujets favoris, Peut-on "mettre la finance au service de l’économie réelle" ?, doublée de l'espoir de "Réinventer l’investissement à long terme d’intérêt public en Europe", Bâtir un camp de base pour les industries européennes dans la mondialisation et les conclusions seront présentées par Franco Bassanini, président d’Astrid et Joachim Fritz-Vannahme, directeur du programme Europe, Bertelsmann Stiftung et Philippe Herzog économiste et ancien député européen. 

Les Entretiens Economiques Européens sont organisés à l'initiative de Claude Fischer présidente et de Philippe Herzog président fondateur de Confrontations Europe. 

Contact : Marie-Ange Schilling - Tél. +33 1 43 17 32 89 maschilling@confrontations.org