vendredi 1 juillet 2011

la turbine Open Hydro arrive chez DCNS à Brest


PAIMPOL (France) -01/07/2011- 3B Conseils/BB. D'après le Télégramme, le parc hydrolien de Paimpol Bréhat (22) deviendra un peu plus réel cet été.
Fin août-début septembre, une hydrolienne-test de 6m, de l'entreprise irlandaise choisit par EDF, Open-Hydro, petite sœur des quatre hydroliennes de 16m qui seront installées à l'été 2012, sera implantée au large de Bréhat, dans le secteur de la Horaine.

Hier soir, le groupe de liaison rassemblant des élus, des représentants d'associations environnementales, des pêcheurs, à Ploubazlanec (22), a dévoilé la suite de la saga. Fabriquée à Lorient, la barge de la machine test arrive sur le site de DCNS à Brest aujourd'hui. L'assemblage se poursuivra jusqu'au 24 août. L'hydrolienne expérimentale restera immergée jusqu'à la fin octobre. À quoi servira ce test? «Pendant l'expérimentation, des capteurs nous permettront de connaître la vitesse du courant, la température de l'eau, le taux de salinité...» Le but est également d'observer l'influence des algues sur le fonctionnement de l'appareil. Toutes ces données serviront à valider un modèle de conception, «qui pourra encore évoluer». Le passage à taille réelle est une «autre» étape cruciale. Le parc sera mis en service à l'automne 2012.
L’enquête publique sur le projet de parc hydrolien en baie de Paimpol-Bréhat, porté par EDF, s'est déroulé du mercredi 26 mai au lundi 28 juin 2010 inclus.

Nous avons régulièrement évoqué le projet Open Hydro avec un zoom le 30 octobre 2009 et dernièrement le 19 janvier 2011 sur les blogs médias des énergies de la mer et des entretiens Science et Ethique.

Article : Brigitte Bornemann - 3B Conseils.

Pour en savoir plus :
Voir vidéo Canal C2 /3B Conseils du 18 octobre 2010 de Jean-Yves de Chaisemartin aux entretiens Science et Ethique

11 juillet 2011 :
France Inter l'émission d'Isabelle Autissier est consacrée aux énergies de la mer avec Jean-Paul Cadoret (Ifremer Nantes), Cyrille Abonnel (EDF) et Francis Rousseau rédacteur en chef du blog des Energies de la mer.

10 et 11 octobre 2011
Les journées "Découverte" des entretiens traitent des "Plans Climat, des énergies de la mer et du changement climatique. Partenariats : Pleumeur Bodou (Maison du Littoral) et Perros Guirec (Cité des Télécoms)".

17 et 18 novembre 2001
Les entretiens "Science et Ethique" qui se tiennent à Océanopolis à Brest présentent les enjeux des "Plans Climat, des énergies de la mer et de l'économie bleue et verte". Partenariats : Brest Métropole Océane, Conseil régional de Bretagne, Conseil général du Finistère, Caisse des dépôts....


Source : Parc hydrolien Paimpol Bréhat site de la Communauté de communes Paimpol Goëlo, Le Télégramme 1 juillet, entretiens Science et Ethique, energiesdelamer.blogspot.com

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jeudi 30 juin 2011

Pour une gestion durable du littoral : un débat sur l'impact des activités humaines sur les écosystèmes marins


Si la gestion des espaces côtiers n'est pas une compétence attribuée par l'État à la Région, la Bretagne a très vite souhaité s’emparer de cette question sensible pour son environnement.

Pionnière en la matière, la Région Bretagne est la première Région maritime française à s'être ainsi dotée d’un tel outil de GIZC – gestion intégrée des zones côtières – auquel près de 200 collectivités (villes et Départements, structures professionnelles et associatives…) se sont également ralliés.

Pêche, conchyliculture, construction navale, biotechnologies mais aussi tourisme, loisirs ou constructions immobilières, toutes ces activités ont un impact sur l’espace côtier.

Avec plus de 3 000 km de côtes et alors que 95% de sa population vit à moins de 60 km de la mer, en Bretagne - plus qu’ailleurs-, chacun a un rôle à jouer pour préserver et valoriser la zone côtière. La Région Bretagne a bien compris que, les intérêts recherchés étant souvent contradictoires, seules des actions cohérentes menées avec une vision d’ensemble partagée permettront le développement durable de la zone côtière où cohabitent de nombreuses activités sont aujourd’hui sous pression.

C’est pourquoi la région a élaboré avec l’ensemble des acteurs concernés et après une large concertation en 2006-2007, une Charte des espaces côtiers bretons - adoptée par le Conseil régional en décembre 2007-, posant les bases d’une gestion durable de la zone côtière. ( Télécharger la Charte des espaces côtiers )

Face à la dégradation que subit la zone côtière, et aux enjeux économiques, sociaux, naturels et culturels portés par les espaces côtiers de la Bretagne, la Région a donc défini un nouveau modèle de développement durable garantissant le maintien du potentiel écologique des espaces côtiers bretons et conciliant les intérêts de l'ensemble des acteurs (élus, administrations, représentants socioprofessionnels, usagers, associations de protection de l'environnement, scientifiques...).

La Charte (*) fixe les règles d'une gestion nouvelle pour que la zone côtière s'inscrive durablement à la fois comme un espace de travail, un lieu de vie et un réservoir de biodiversité.

Isabelle Thomas, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne chargée de la mer et de la protection du littoral, donnera une conférence sur " La charte des espaces côtiers bretons" élaborée par la région Bretagne, le mardi 5 juillet à 20h30, à l'espace Mathurin Méheut de Roscoff.

Cette conférence organisée par la Station biologique de Roscoff (CNRS/Université Pierre et Marie Curie) est proposée au grand public dans le cadre du projet européen Interreg Marinexus. Il porte sur l'impact des activités humaines sur les écosystèmes marins.



Revoir l'intervention d'Isabelle Thomas aux entretiens Science et Ethique en 2007 au cours de la table-ronde "Gouvernance et aménagement du territoire : articulation entre les plans Energie français, la Gestion Intégrée des Zones Côtières en Bretagne et les Chartes des espaces côtiers en Bretagne" ICI
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(*) Dix thèmes d'actions prioritaires ont été élaborés.
1. Renforcer l'ambition maritime des Bretons ;

2. Inscrire les activités maritimes et côtières dans une logique de développement durable ;

3. Promouvoir des activités touristiques et nautiques durables ;

4. Maîtriser l'urbanisation et promouvoir de nouvelles formes d'urbanisation, d'architecture et de circulation sur le littoral ;

5. Améliorer la préservation et la valorisation du patrimoine naturel de la zone côtière ;

6. Garantir la qualité des paysages côtiers ;

7. Accélérer la restauration de la qualité des masses d'eau côtières ;

8. Améliorer la sauvegarde de la vie humaine et la gestion des risques environnementaux en zone côtière ;

9. Garantir la préservation et la valorisation du patrimoine culturel maritime ;

10. Mettre en œuvre une stratégie de développement durable des îles bretonnes.





Article : RH - 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / 3B Conseils

mercredi 29 juin 2011

Premier bilan des investissements d’avenir

Présentant un premier bilan des investissements d’avenir – programme lancé en 2009 découlant du grand emprunt – le président de la République a indiqué qu'une vingtaine de milliards d'euros, sur un total de 35 milliards, auront été engagés d'ici fin 2011, et que «près de 1500 projets avaient été déposés en un an et demi ».
Il a en outre confié son espoir de voir in fine ces 35 milliards d'euros investis par l’Etat, s’élever à 60 ou 65 milliards d'euros, grâce aux cofinancements des entreprises et des collectivités territoriales et locales.


A l’examen des projets qui ont été retenus par les jurys internationaux des inégalités territoriales très fortes sont apparues ou ont été renforcées.
Les financements se concentrent en effet dans un nombre restreint de régions, déjà à forte concentration scientifique.

Ainsi des voix se sont élevées parmi les universitaires de l’Ouest mais également en la personne de Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d’Universités (CPU) pour regretter que, dans cette première vague d’appels d’offres du Grand emprunt, le Grand Ouest de la France n'ait guère été pourvu.

Le président Vogel déclarait il y a peu « les lauréats se concentrent en région parisienne, en Alsace, en Rhône-Alpes et un peu dans le Sud. En revanche le Grand Ouest , une partie de l’est ou le nord de la France sont désertés ».

Certains parlant d’un délaissement de l’Ouest de la France, tous assurent en tout cas que ces régions entendent bien se rattraper dans les mois à venir et faire reconnaître leur potentiel scientifique.
Pour le président de la CPU en l’état actuel « il s’agit d’une « photographie » de l’état des forces scientifiques françaises et non à une vision prospective de la recherche à vingt ans ».

Retour sur les projets du Grand Ouest :
Les régions Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie ont été dotées de 86 millions d’euros pour des projets d’excellence :
- les laboratoires d’excellence (Labex) à Brest, Rennes et Caen : le labex Mer "Océan dans le changement" (Brest) dans de la recherche marine, le labex Comin Labs (Rennes) pour l’informatique à Caen pour l’énergie ; ( Relire les articles du blog du 28/03/2011 et du 29/03/2011)
- le projet d’Institut de recherche technologiques (IRT) Jules Verne à Nantes.

Quant au projet B-Com piloté depuis Rennes - destiné notamment à la téléphonie du futur - s’il n’a pas été retenu dans un premier temps par le jury de sélection ce dernier a fortement sollicité les industriels y investir davantage. (Relire l'article du blog du 24/03/2011).

Une seconde vague de projets devrait être sélectionnée dans les prochains mois avec, on l’espère des engagements forts pour l’Ouest. C'est dans ce cadre que sera attendu la reconnaissance du projet France Energies Marines dans le cadre de l’appel à projets au titre des investissements d’avenir pour la constitution d’un Institut d’Excellence des Energies Décarbonées (IEED) à Brest (Relire article du 2/06/2011).

Article RH 3B Conseils
Sources : Grand emprunt / ministère de la Recherche / Ouest-France

lundi 27 juin 2011

Un réseau européen d’observation et de données du milieu marin : EMODnet

Nous évoquions dans l’article du blog du 20 décembre 2010 la mise en place du réseau Esonet (European Seafloor Observatory Network) - créé en 2007 par l’Union européenne et coordonné par l’Ifremer - qui vise à l'implantation dans les prochaines années sur douze sites sous-marins en Europe d'observatoires permanents placés au fond des océans pour surveiller la mer en temps réel (relire l’article du 20/12/2010).


Rappelons qu’Esonet comprend un réseau d'observatoires fonds de mer permanents, pluri-disciplinaires implantés dans des zones clefs des marges continentales européennes, et s'intéresse particulièrement aux marges océaniques au-delà de la limite du plateau continental et jusqu'à des profondeurs de 4000 mètres.




L’Union européenne souhaite également mettre en place également un outil permanent à terme à l’ensemble des utilisateurs de consulter des données, observations statistiques concernant le milieu marin à l’échelon européen au travers EMODnet (European Marine Observation and Data Network).



En effet, cette idée initiée en avril 2009 a depuis donné lieu à des consultations auprès des scientifiques, experts et pouvoirs publics, et les premières bases de ce futur réseau européen ont été financés dans le cadre de la politique maritime intégrée.



Quelques 53 organisations différentes regroupées en six groupes de travail thématiques en train de développent actuellement les futurs axes d’action et de recoupement des informations et données pour EMODnet. Les consortiums qui collaborent à ce programme sont essentiellement constitués d’agences gouvernementales et d’organes universitaires, d’enseignement supérieur et de recherche.




- Comment exploiter le potentiel formidable de l’observation du milieu marins ?

- Comment en faire un outil permettant aux experts d’avoir un meilleur accès aux données marines ?

Telles sont les questions auxquelles les six groupes thématiques doivent répondre.



Quelques exemples :


Le groupe « hydrographie » produit une couche de données relative à la profondeur de l’eau sur une grille dont les côtés représentent 500 mètres environ. Ce groupe est dès lors en train de dresser un inventaire de relevés afin de déterminer les endroits où il serait possible d’agrandir encore la résolution et de guider les prochains relevés pour affiner la connaissance générale du milieu marin.



Le groupe « géologie » compile les cartes de sédiments marins pour des bassins maritimes complets à échelle d un millionième en reformatant les cartes existantes des différents services nationaux afin qu’elles utilisent des définitions analogues.



Le groupe « chimie » compile quant à lui les mesures de paramètres qui peuvent fournir une indication sur l’état écologique des eaux, conformément à la directive-cadre « stratégie pour le milieu marin ».



Le groupe « biologie » sert de « point d’accès au nœud européen de base de données du système d’information biogéographique des océans (Eurobis) » créé dans le cadre du projet décennal de recensement de la vie marine.
De nombreuses mesures nouvelles s’agrégeront à celles qui sont déjà connues et des travaux sont en cours pour faciliter la compilation des résultats et des relevés.



Le groupe « physique » compile les nombreux relevés de paramètres comme la température, la salinité, ou le niveau des océans. A terme il fournira des mesures pratiquement en temps réel.



Enfin, un groupe « données compilées » expérimente le réseau en traitant l’ensemble des informations disponibles afin d’estimer les propriétés physiques des habitants des fonds marins.



Jusqu’au présent, « chacun de ces six groupes thématiques, a couvert deux ou trois bassins maritimes. L’objectif est désormais de conclure des marchés à la fin 2013 afin de couvrir l’intégralité des mers européennes » selon le concepteurs du projet.

Dans le cadre de la mise en place de ce réseau d'observation et de données à l'échelle européenne, les travaux menées par les Aires marines protégées en France devraient trouver toute leur place et s'insérer dans ce programme européen d'observatiuon et de partage des connaissances.

La France souhaite contribuer également au renforcement du réseau d'aires marines protégées dans le monde et s'est engagée à désigner 20 % de ses eaux sous juridictions en aires marines protégées d'ici 2020.
Dans ce prolongement rappelons également l'un des résultats concrets de la forte implication de l'Agence des aires marines protégées et de son travail technique et de concertation au niveau international avec sur proposition de la France, l'engagement pris par les Etats-membres de la la Convention OSPAR de faire valoir dans toutes les enceintes internationales où ils sont représentés et de promouvoir la création des réseaux d'aires marines protégées dans toutes les mers du Globe (relire l'article du blog du 29/09/2010).

En effet, d'ores et déjà en Europe, pour faire face aux défis, les ministres d'OSPAR ont décidé de désigner six aires marines protégées en Haute-mer (au-delà des juridictions nationales), totalisant une surface de 285 000 km2. Ce réseau ainsi constitué représente une diversité de situations le long et de part et d’autre de la dorsale médio-atlantique. Plus que de simples zones reconnues pour leur intérêt en termes de patrimoine naturel, c’est un vrai réseau écologique qui a été mis en place. C'est la première initiative de ce genre dans le monde. Elle constitue un signal fort pour la communauté internationale, pour la préservation et la connaissance en matière de biodiversité.




Pour aller plus loin :





Retrouver l'intervention de François Gauthiez, directeur adjoint des Aires marines protégées aux entretiens Science et Ethique 2010 sur le thème "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions".






(*) La Commission OSPAR qui a été instituée par la Convention OSPAR pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-est de 1992 a unifié et actualisé les Conventions d’Oslo de 1972 et de Paris de 1974. Elle réunit divers gouvernements du continent européen (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Islande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse) ainsi que la Communauté européenne.





Article RH 3B Conseils

Source : Commission européenne
Photo : EMODnet

vendredi 24 juin 2011

A partir du 22 août lancement de l'enquête publique pour le projet de création du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde



Rochefort - (France-UE) 24/06/2011- 3B Conseils -BB- Pour la quatrième fois depuis son installation le 16/10/2009, le comité de concertation pour l'étude d'un parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais s'est réuni le 20 juin 2011 à Rochefort sous la présidence conjointe du vice-amiral d'escadre Anne-François de Saint-Salvy, préfet maritime de l'Atlantique, Xavier Desurmont, représentant le Préfet de la région Aquitaine et Julien Charles, secrétaire général de la préfecture de la Charente-Maritime et Pierre Leca de l'Agence des aires marines protégées.

Cette quatrième réunion a permis de présenter le texte des orientations de gestion amendé suite aux débats du troisième comité de concertation du 09 mai 2011 à La Rochelle.

Plusieurs participants ont souligné que l'État avait entendu certaines demandes comme la réécriture des orientations, la création de l'orientation spécifique de la pêche professionnelle et des modifications apportées à la composition du conseil de gestion.

Ce sera d'autant plus important que des projets de parcs d'énergies renouvelables de la mer sont en cours d'étude en attendant les appels d'offre et que le Grand Port Maritime de Bordeaux souhaite avoir un rôle très actif pour l'implantation des infrastructures.


La France a prévu de se doter de dix parcs naturels marins d’ici 2012, un engagement réaffirmé par le Ministère du Développement durable lors du Grenelle de l’environnement et celui de la mer.

Le projet sera soumis à enquête publique dans 117 communes de Charente-Maritime, Gironde et Vendée du 22 août au 22 septembre 2011. Un rapport devra être remis le mois suivant.