jeudi 11 février 2010

L'Espace des Sciences du Pays de Morlaix fête ses 5 ans !



L'Espace des sciences, créé en 1984 à Rennes, s'est développé depuis 5 ans dans le Pays de Morlaix avec des conférences à la CCI de Morlaix et des expositions dans le Hall de l'Hôtel de ville de Morlaix.
Ces événements ont pour but de créer un lien direct entre la science et le grand public en faisant intervenir des scientifiques de haut niveau. Le programme est proposé par une Comité Scientifique composé de scientifiques de différentes structures et de différentes disciplines. Ainsi de nombreux sujets sont abordés, de l'énergie à la biodiversité en passant par le lien entre science et art...
La mission que s'est donné Jacques Lucas, Président de l'Espace des Sciences et Professeur émérite au Laboratoire Verres et céramiques de l'Université de Rennes 1 se décline en deux parties. La première partie est "la mise en contact directe des jeunes avec une science simplifiée, ludique donc attractive car il est critique que nos élèves viennent ou reviennent vers cette discipline enrichissante et exaltante". La deuxième partie est "la diffusion des événements et de la pensée scientifique [...] par le biais des conférences". Ainsi, depuis 5 ans, ce sont déroulées 78 conférences et 41 expositions ont été présentées.
Pour Agnès Le Brun, Maire de Morlaix et Conseillère général du Finistère, l'enjeu de l'Espace des Sciences "est double : satisfaire l'appétit des curieux, déjà sensibles naturellement aux domaines scientifiques et déduire de nouveaux publics en particulier parmi les plus jeunes".



Retrouvez les interventions de Michel Glémarec, membre du Comité Scientifique de l'Espace des Sciences de Morlaix et Président d'honneur des entretiens Science et Ethique lors de ces interventions aux entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole en 2006 "La biodiversité du littoral", 2005 "Le littoral et les avancées scientifiques", 2002 "Milieux Extrêmes d’un monde à l’autre, Terre, Mer et Espace" et 2000 "Vagues de pollution, impacts et prévention".

Sources : Espace des sciences / CL - 3B Conseils

mercredi 10 février 2010

"Journée Sciences Navales"



L’Ecole navale  organise la "Journée Sciences Navales" (JSN) le jeudi 11 février 2010 sur le site de l’Ecole navale, à Lanvéoc, en presqu’île de Crozon. En partenariat avec DCNS, cette cinquième édition aura pour thème central « l’observation du milieu marin ».

Cette journée vise à promouvoir l’enseignement scientifique et les recherches menés au sein de l’Institut de Recherche de l’École Navale (IRENav) . Cet institut pluridisciplinaire, adossé à l’enseignement scientifique des élèves, mêlant militaires et civils, est composé de trois groupes de recherche s’articulant autour d’une thématique fédératrice : « L’environnement naval et son développement durable ».
Elèves, chercheurs et industriels (notamment de DCNS) confronteront leurs réflexions avec des représentants de structures telles que le SHOM, la DGA   et l’IFREMER.

Ces échanges et discussions sur l’environnement maritime et sous-marin seront illustrés par la présence d’exposants civils, militaires, de l’enseignement supérieur et du monde industriel, ainsi que par la présentation d’une quarantaine projets scientifiques d’élèves de l’Ecole navale (cursus ingénieur et master).

L’objectif de cette journée est également de sensibiliser les élèves de première année à la nécessité, pour leur carrière d’officier au sein de la Marine Nationale, d’acquérir de solides connaissances scientifiques.

Mme Anny CAZENAVE, de l’Observatoire Midi-Pyrénées et de l’Académie des sciences et M. Jacques ROUGERIE, de l’Académie d’Architecture et de l’Institut de France, et architecte du Projet Sea Orbiter   interviendront lors de l’ouverture de la journée.

Par ailleurs à cette occasion les participants pourront également se documenter sur les énergies marines au travers de la documentation mises à disposition du public par le blog des énergies de la mer   (rédacteur en chef Francis Rousseau).

Pour aller plus loin retrouver également chaque jour le blog-media Défense et Environnement


Voir le programme  de la Journée Sciences Navales

Sources : Ecole navale / RH - 3B Conseils

mardi 9 février 2010

« Vagues d’échanges sur le littoral » : Conférence « Ports de plaisance surchargés et listes d’attente interminables : quelles solutions ? »



Le littoral est victime de son succès : on y vit, on s’y divertit, on y travaille… et on le dégrade ! Comment concilier les activités économiques et de loisirs sans nuire à l’environnement ?

Telle est la problématique retenue par la sixième édition des « Vagues d’échanges sur le littoral », organisée par les étudiants du Master Expertise et Gestion de l’Environnement Littoral (EGEL) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer  (IUEM) de Brest, qui tente ainsi  d’apporter des éléments de réponse depuis le 26 janvier dernier avec ses tables rondes, ouvertes au public, à Brest à Faculté des lettres Victor Ségalen (Amphithéâtre1 – 20h15) UBO.

La 3ème conférence organisées par des étudiants du Master  EGEL  de Brest se déroule ce 9 février
Après les tables rondes  autour des thèmes :
- les marées vertes  (le 26 janvier)
 - l’Erika 10 ans après  (le 2 février)
c’est la question des ports de plaisance surchargés…., qui sera débattu aujourd'hui.

« Ports de plaisance surchargés et listes d’attente interminables : quelles solutions ? »

Les ports de plaisance ont un impact économique, environnemental mais également sur l’image même des communes littorales.  Cependant, ils ne parviennent plus à répondre à une demande croissante en places. De nouveaux aménagements sont évoqués mais souvent remis en questions.

« La France dispose du plus important espace nautique d’Europe avec 5 500 kilomètres de côtes mais, avec 4,5 millions de Français qui pratiquent la plaisance (voile ou moteur), les ports français sont proches de la saturation.
La capacité d’accueil à flot est estimée à 226 000 places. La flotte active est en croissance régulière alors que l’offre portuaire évolue peu. Le manque de place dans les ports est évalué par la fédération française des ports de plaisance à 54 000 anneaux.

Cette problématique liée à la saturation des ports est commune à l’ensemble de la façade atlantique. Elle est en grande partie due à la faible mobilité des plaisanciers et à un stationnement résidentiel à l’année.


Pour répondre aux nombreuses interrogations des gestionnaires et des usagers des ports de plaisance, le Ministre chargé de la mer et le Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques (CSNPSN), ont décidé, en 2003, de créer un comité destiné à favoriser la mise en œuvre de solutions concrètes. Le CODCAP (Comité pour le développement des capacités d'accueil de la plaisance) a répertorié 267 projets d’extension ou de restructuration des ports de plaisance. La réalisation de ces projets permettra, dans un délai de sept à huit ans, de dégager 30 000 à 34 000 places supplémentaires.

De nombreuses solutions sont évoquées et certaines ont même déjà été mises en place sur le littoral français : la reconversion d’anciens ports de pêche ou militaires en ports de plaisance, la création de nouveaux ports, l’implantation de ports à sec ou parcs à bateaux, la création de ports « souterrains », ainsi que d’autres techniques permettant de rationaliser les espaces portuaires et ainsi gagner de la place, si précieuse de nos jours.
 

Cependant ces différentes solutions sont soumises à quelques interrogations. Ces aménagements sont-ils économiquement et écologiquement viables ? Les récents évènements économiques et la prise de conscience générale de préservation de l’environnement ont certainement changé la donne et remettent le débat sur la table. »

Relire l'article du blog " une gestion environnementale des ports de plaisance pour la qualité des eaux littorales" du 29 décembre 2009. 



Sources : UIEM - Master EGEL / RH - 3B Conseils

lundi 8 février 2010

Création d’un intergroupe parlementaire "Mers & Zones côtières" au Parlement européen




Corinne Lepage, Première Vice présidente de la Commission de l’Environnement au Parlement européen, est à l’origine de la création d’un nouvel intergroupe sur les « Mers et Zones côtières ».

Par cette initiative,  les députés européens entendent se saisir de l’ensemble des problématiques touchant aux activités en rapport avec la mer et le littoral et peser plus fortement  sur la politique maritime européenne dans son ensemble.

C’est ainsi que le Bureau constitutif de cet nouvel intergroupe qui rassemble des députés de la quasi-totalité des tendances politiques représentées au Parlement européen, s’est réuni le jeudi 21 janvier dernier, à Strasbourg.

Pour Corinne Lepage  qui en assurera la présidence « une telle initiative poursuit deux objectifs principaux. D’abord peser davantage face au Conseil et à la Commission sur les sujets qui sont déjà sur la table en garantissant une meilleure coordination des députés. Mais notre ambition est aussi, et surtout, de faire émerger des sujets qui ne sont pas à l’agenda, mais que nous jugeons prioritaires. Nous allons nous donner les moyens d’être force de propositions, grâce à une collaboration étroite avec l’ensemble des acteurs concernés : forces économiques, représentants des territoires, syndicats et ONG."

Le champ d’intervention de l’intergroupe "Mers & Zones côtières" sera très large puisqu’il devra se pencher sur les dossiers suivants :

-         Les problématiques liées aux transports maritimes, et notamment leur contribution à la lutte contre le changement climatique et à la protection de la biodiversité marine ;
-         La politique maritime intégrée ;
-         La réforme de la politique commune de la pêche (PCP) ;
-         Les réformes sur la sécurité et la sûreté maritimes ;
-         La promotion des énergies marines ;
-         Le développement et  la protection des zones côtières.

La première réunion de l’intergroupe, qui aura lieu en mars prochain, sera consacrée à une rencontre avec la nouvelle commissaire européenne désignée en charge de la politique maritime Maria Damanaki.

Les vices présidents de l’intergroupe Mers & Zones côtières sont :
Matthias Groote   (S&D-Allemagne),
Alain Cadec (PPE-France),
Isabella Lovin  (Verts-Suède),
Anna Rosbach  (EFD-Danemark)
Jacky Hénin   (GUE-France).


Voir également l’audition de la commissaire Maria Damanaki  devant les députés européens le 19 janvier 2010 ;
Lire également  le compte-rendu détaillé   de son audition.


Pour en savoir plus  sur les énergies marines  consultez la veille internationale effectuée chaque jour par le blog des énergies de la mer (rédacteur en chef Francis Rousseau).

Sources : Parlement européen /  RH – 3B Conseils

vendredi 5 février 2010

Un premier pas vers les smarts grids en Bretagne : des boîtiers intelligents chez les particuliers


Avec la Région Bretagne  et les collectivités bretonnes*, RTE a lancé auprès des opérateurs un appel à projets sur "l'ajustement diffus localisé", c'est-à-dire la mise en place, chez les particuliers, de quelques milliers de boîtiers permettant de couper à distance des appareils de chauffage électriques en période de pointe hivernale, afin de lisser la consommation et d’éviter les délestages.

Deux candidats, EDF et Voltalis, viennent de déposer auprès de RTE des propositions d’expérimentations qui seront testées avant le 30 mars.
 
L'urgence est de tester différents dispositifs techniques avant la fin de l'hiver pour qu'ils puissent être mis en oeuvre à plus grande échelle en différents points du territoire breton, dès l'hiver 2010-2011. C'est RTE (Réseau de transport de l'électricité) qui assure le suivi de cette expérimentation ; la Région s'y est associée de même que le pays de Saint-Brieuc, zone particulièrement fragile qui fait figure de pilote en matière de maîtrise de la consommation d'électricité, à travers l'opération Vir'Volt.

Ces dispositifs d'effacement répondent aux priorités que la Région et les collectivités se sont fixées en matière de maîtrise des consommations, en apportant concrètement une réponse, parmi d'autres, pour sécuriser l'approvisionnement en électricité de la Bretagne.

Pour que ces premières expérimentations puissent donner des résultats tangibles dès cet hiver, les collectivités (Rennes Métropole, Brest Métropole Océane, le Conseil général du Morbihan...) s'engagent à mobiliser, sur leurs territoires, bailleurs sociaux et foyers volontaires afin que les opérateurs puissent, de manière concentrée, installer leurs boîtiers dans les meilleurs délais.

Un premier pas vers les smarts grids

Le principe de l'effacement diffus consiste à diminuer la consommation sur le réseau aux heures de pointe (le matin et entre 17h et 20h) et à compenser ainsi les déséquilibres entre demande et approvisionnement. Lors de ces pics, les opérateurs, avertis par RTE, déclenchent à distance, chez les consommateurs équipés gratuitement de boîtiers, la coupure des appareils de chauffage, pour une durée limitée qui passe inaperçue (entre 15 et 30 mn).

Au-delà des économies réalisées, ces tests grandeur nature permettront de mieux connaître les consommations individuelles des foyers et d'évaluer l'acceptation du dispositif, celui-ci ne devant, en aucun cas, impacter le confort quotidien des particuliers volontaires.

Cette expérimentation est un premier pas vers les réseaux intelligents, dits « smarts grids » (nouvel internet de l'électricité).

* Sont associées à cette expérimentation les collectivités membres de la Conférence territoriale, dite B15 : les 4 départements et les 10 principales agglomérations bretonnes. 
Aux côtés de Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional, les élus ont abouti fin 2009 à une position commune sur l'avenir énergétique de la Bretagne qui doit permettre de sécuriser son approvisionnement électrique par le biais, notamment, d'opérations de maîtrise de la consommation.


Sources : Région Bretagne / RH - 3B Conseils