mercredi 15 juillet 2009

La Corée du Sud mise sur la croissance verte

« Le vert pour sortir du rouge » !

C’est le slogan utilisé par Séoul pour valoriser son plan d’investissement colossal sur cinq dans la croissance verte.

60 milliards d’euros vont être injectés durant cette période selon un article du Figaro économie, soit 2 % du produit intérieur brut du pays par an. Un effort sans égal dans les pays de l’OCDE


La Corée du Sud dépendante à 97 % des approvisionnements extérieurs pour son énergie souhaitait réduire sa facture énergétique. Mais alors que le Fonds monétaire International (FMI) prévoit une chute de 3 % du PIB, la Corée du Sud fait le pari de la croissance verte pour limiter les dégâts et pour contenir ce recul à 1,5 %.

Une dizaine de grands projets vont être lancés intéressant l’aménagement des fleuves, les transports publics, la voiture propre et les énergies alternatives.

L’objectif du gouvernement est de créer en cinq ans 1,8 million d’emplois nouveaux et il prévoit que ces grands projets rapporteront au pays en 102 et 116 milliards d’euros.

Dans ce dessein, il va proposer des incitations fiscales aux entreprises afin qu’elles investissent dans les économies d’énergies. Parallèlement une expérience destinée à tester à grande échelle les vertus de l’écologie sera lancée dans les prochains mois dans « 600 villages verts ».

Enfin la Corée du Sud programme d’ores et déjà de porter à 5 % de son PIB ses investissements en R&D. Ce qui ne s’est fait nulle part ailleurs dans le monde.


Sources : Le Figaro économie / RH – 3B Conseils

vendredi 10 juillet 2009

Grenelle de la mer : dernière ligne droite.


Le Grenelle de la mer s’achève ce 10 juillet avec la table ronde de synthèse présidée par Jean-Louis Borloo le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) et la présentation de propositions concrètes pour préserver la mer et ses ressources.

Au final, plus de 600 propositions sont sorties des groupes de travail * et des rencontres organisées en France entre l’Etat, les élus, les partenaires sociaux et les associations de protection de l’environnement.

Parmi ces 600 propositions figurent : les pollutions, la préservation du littoral, la biodiversité, les énergies marines, la gouvernance internationale.

Les différents groupes de travail ont notamment proposé la création de «ports off-shore» éloignés des villes, l'éco-labélisation des produits de la pêche, l'extension des aires marines protégées, des mesures contre les déchets en mer, ou encore la création d'une agence nationale de «l'Archipel France» pour mieux prendre en compte le potentiel de l'outre-mer.

S’agissant de la question des ressources halieutiques une mission d'étude va être confiée à Louis Le Pensec,** ancien ministre de la Mer, concernant le chalutage en eau profonde. Lequel devra rendre sa copie à l'automne.

Le nouveau ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche (MAAP) , Bruno Le Maire a indiqué qu’il s'agit de "voir comment conjuguer la défense de l'environnement et le chalutage en eau profonde » indiquant par ailleurs que "ce n'est pas aux pêcheurs de supporter le coût social et économique" d'une éventuelle réforme des techniques de pêche.

Par ailleurs, les participants au Grenelle de la mer se sont accordés pour proposer le classement du thon rouge et du requin taupe parmi les espèces protégées à l'annexe 2 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).


Le président de la République pourrait prendre la parole sur le sujet, dans la deuxième quinzaine de juillet afin de définir une stratégie nationale pour la mer et le littoral avec des «engagements précis, chiffrés et quantifiés. »



* Brigitte Bornemann-Blanc, déléguée générale des entretiens Science et Ethique et gérante de 3B Conseils a participé au Grenelle de la mer et a été auditionnée par le groupe de travail n°3, le 5 mai 2009 : « Valoriser les métiers de la mer et oeuvrer à l’attractivité des activités maritimes ». Voir les rapports des groupes de travail ICI

**A voir également l’intervention de M. Louis Le Pensec dans le cadre des entretiens Science et Ethique 2005 sur le thème « Penser ensemble le littoral de demain » ICI


Sources : MEEDDM / AFP / RH – 3B Conseils

mercredi 8 juillet 2009

150 bougies et toujours verte…




La station de biologie marine de Concarneau est la plus ancienne station au monde. Elle fête cette année ses 150 ans.

C’est l’occasion de célébrer le travail remarquable accompli depuis un siècle et demi puisque la station de Concarneau, en définissant les bases de l’aquaculture, a servi de modèle de référence pour toutes les stations crées dès la fin du XIXème siècle.

Aujourd’hui, les chercheurs qui y travaillent dépendent du Muséum national d’Histoire naturelle : département « Milieux et Peuplements Aquatiques ». Ils participent à de nombreux programmes de recherche européens et internationaux.

Deux colloques sur les biotechnologies et l’environnement marin auront lieu à la fin de l’été.
Les équipes au sein de la station marine du Museum souhaitent répondre aux grandes interrogations sociétales :
- respect de l’environnement marin,
- développement durable,
- gestion raisonnée des ressources,
- protection du patrimoine biologique naturel.

Pour fêter dignement ses 150 ans, de nombreuses manifestations sont organisées jusqu’au 5 septembre prochain à destination de la communauté scientifique comme celle du grand public,.

Dans le cadre de ces rencontres le Professeur Michel Glémarec* , interviendra sur l’évolution de l’étude de la biodiversité

La station biologique de Concarneau abrite également un musée de laboratoire où l’on peut découvrir l’aventure scientifique de la recherche en biologie marine au travers d’expositions, d’aquariums, d’animation. Depuis 2006, le Marinarium est partenaire des journées Science et Ethique découverte et accueille à cette occasion des scolaires de primaires et de collèges de Concarneau. Retrouvez le programme de la prochaine édition des journées Science et Ethique découverte ICI.

On ne peut qu’inviter à découvrir l’ensemble des activités de la station de biologie marine de Concarneau et son Marinarium.


* Michel Glémarec est également président de l’association pour la promotion de l’éthique des sciences et technologies pour un développement durable, partenaire des « entretiens sciences et éthique - le devoir de parole » organisé à Océanopolis-Brest chaque année en octobre, depuis 13 ans.
L’édition 2009 des entretiens les 14, 15 et 16 octobre portera sur «l’Heure bleue » : Changement climatique, énergie de la mer et biodiversité ».

Sources : Station biologique marine / RH- 3B Conseils

vendredi 3 juillet 2009

Un compteur de CO2 à Manhattan


La Deutsch Bank a inauguré le 19 juin dernier à New York, un compteur géant de CO2 géant en plein de cœur de Manhattan près de Madison Square Garden.

Ce compteur de 21 mètres de long affiche le nombre de tonnes de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère, à partir des calculs des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) .

Selon les informations transmises par les concepteurs du projet, les mesures incluent les 24 gaz à effet de serre de longue durée (hors ozone et aérosols) cités par les protocoles de Kyoto et de Montréal. Ils sont captés sur 12 sites dans le monde.

Le compteur indique que plus de 3 642 milliards de tonnes de gaz à effet de serre sont actuellement présentes dans l’atmosphère terrestre, soit le niveau le plus élevé depuis 800 000 ans. Ce chiffre augmente de 800 tonnes par seconde soit environ 2 milliards de tonnes par mois.

Afin de neutraliser son propre bilan carbone, le panneau du compteur utilise des crédits carbone.


Sources : Reuter / Photo Deutsch Bank / RH – 3B Conseils

jeudi 2 juillet 2009

Conférence sur la Contribution Climat-Énergie. : la taxe carbone en discussion !

Ces 2 et 3 juillet se tient à la cité universitaire internationale de Paris, une conférence des experts sur la contribution climat-énergie (CCE) sous l’égide du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) et du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi (MINEFE).

La CCE reprend l'idée d'une taxe qui vise à intégrer les effets des émissions de gaz à effet de serre dans les systèmes de prises de l'énergie. Mais c'est également un outil indispensable si l'Etat désire mettre en place une économie verte. Les taxes sur le carbone, sur l'essence ou sur le gaz incitent à changer les comportements pour réduire les agressions sur l’environnement.

M. Lorents Lorentsen
, directeur de l’environnement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris a mené une étude où il a fait apparaître que « le Royaume-Uni est le pays où la ''Climate change Levy'' a été le mieux expliquée, et donc le mieux acceptée. C'est une contribution climat-énergie qui s'applique à l'ensemble des productions énergétiques : charbon, gaz naturel, électricité, GPL, et le secteur domestique est complètement exempté ».

La conférence présidée par Michel Rocard, ambassadeur de France chargé des relations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique, a pour but d'étudier les conditions de la mise en oeuvre de cette contribution et de quantifier les impacts économiques. En effet, il convient de s'assurer que les ménages à faible revenu ne seraient pas écrasés par la taxe, comme veiller à garantir le maintien de la compétitivité des entreprises.

Pour plus de renseignements un site : www.contributionclimatenergie.fr

Sources 3B conseils