vendredi 25 avril 2008

Refroidir artificiellement la Terre est une idée dangereuse

WASHINGTON (AFP) - 25/04/2008 - 3B Conseils -Tenter de refroidir artificiellement la Terre pour lutter contre le réchauffement climatique comme l'envisagent sérieusement des scientifiques aurait des effets pervers en détruisant la couche d'ozone, mettent en garde des chercheurs dans une étude publiée jeudi dans la version online de la revue Science. " Un refroidissement artificiel de la planète (avec des injections de sulfate dans la haute atmosphère) pourrait avoir des effets secondaires dangereux (...) car cela détruirait la couche d'ozone ", affirme Simone Tilmes, du Centre national américain de recherche atmosphérique (NCAR), principal auteur de ces travaux." Alors que le changement climatique représente une menace majeure, davantage de recherches sont nécessaires avant que nous nous lancions dans des tentatives de solutions de géoingénierie ", ajoute-elle. Ses travaux paraissent dans Science Express de jeudi, l'édition en ligne de la revue américaine Science. Cette scientifique explique que l'injection régulière de sulfate dans la stratosphère, qui se situe entre 10 et 50 kilomètres d'altitude, pourrait entraîner des pertes importantes d'ozone au dessus de l'Arctique et retarder de 30 à 70 ans la reconstitution de la couche d'ozone dans l'Antarctique dans laquelle il y a un trou. L'ozone est une molécule rare. Dans la basse atmosphère elle est produite par la pollution, notamment automobile, et est nuisible pour la santé. Dans la stratosphère où elle se forme naturellement, elle a au contraire un effet protecteur pour la biosphère en bloquant le rayonnement solaire UV-B responsable des cancers de la peau.
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jeudi 24 avril 2008

Campagne de réduction des ibis sacrés lancée en France

NANTES (AFP) - 24/04/2008 - 3B Conseils -Les préfectures de Loire-Atlantique, de Vendée et du Morbihan vont lancer en 2008 une campagne de destruction pour tenter de réduire la population d'ibis sacré, une espèce originaire d'Afrique en train de coloniser la côte Atlantique en menaçant d'autres espèces. Les opérations de chasse prévues en 2008 seront menées par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont précisé mardi les trois préfectures dans un communiqué commun. Echappé à l'origine du parc animalier de Branferré dans le Morbihan où quelques spécimens avaient été introduits en 1975, l'ibis sacré, oiseau d'Afrique sub-saharienne, a peu à peu colonisé la côte atlantique dans les années 1990, mettant en danger des espèces d'oiseaux autochtones plus rares et poussant certains spécialistes à préconiser leur éradication. En 2007 leur population était estimée par les spécialistes à plus de 5.000 individus contre quelque 3.000 deux ans plus tôt. Affectionnant les zones humides, les ibis sacrés ont notamment colonisé des sites sensibles comme la Brière, le Golfe du Morbihan ou encore le Lac de Grand Lieu au sud de Nantes, où "leur comportement alimentaire opportuniste provoque de fortes perturbations, notamment en période de reproduction, sur des espèces à forte valeur patrimoniale", souligne le communiqué.
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mercredi 23 avril 2008

Rappels bibliographiques autour des " Marées noires "

Ces ouvrages sont référencés sur le site de Quae (ICI) qui recense tous les ouvrages des quatre organismes fondateurs de Quae : Cemagref, Cirad, Ifremer, Inra. Quae Brest C/O Ifremer

- Marchand M., Tissier C., 2006. Analyse du risque chimique en milieu marin. L'approche méthodologique européenne. Coédition Ifremer/Inéris, 126 p., 25 euros (en vente aux éd. Quæ, www.quae.com)
- Collection "Méthodes d'analyse en milieu marin" (13 fascicules) - plus de détails sur quae.com, rubrique Milieux naturels et environnement.
- Conesa Alcolea I., Bousquet M., 2001. L'eau et l'Union européenne. Un guide sur la politique, sa mise en oeuvre et ses instruments. Document réalisé dans le cadre du Clora. Ed. Ifremer, 160 p., 15,24

Et aussi Web :
- Vagues de pollutions : comptes rendus sur l’Amoco, l’Erika… à télécharger sur le site entretiens Science et Ethique 2000 – Brest (ICI)
- Amoco Cadiz 1978 – 2008 Mémoires Vives, propos recueillis par Claire Bouteloup, sous la direction de Michel Girin - Cèdre Editions 2008
- La marée noire de l’Erika : quelles conséquences écologiques ? Lucien Laubier - Institut Oceanographique décembre 2007

Documents épuisés
- Amoco Cadiz. Conséquences d'une pollution accidentelle par les hydrocarbures. Brest, 19-22 novembre 1979. Ed. Cnexo, Actes de Colloques, 900 p. Cnexo, 1981.
- Marchand M. et al., 1981. Amoco Cadiz. Bilan du colloque sur les conséquences d'une pollution accidentelle par hydrocarbures, Brest, 86 p.
- Bodennec G., Pignet, P., Caprais J.-C., 1983. Le Tanio. Suivi chimique de la pollution pétrolière dans l'eau et les sédiments. Ed. Cnexo, Rapports scientifiques et techniques, 52, 108
- Université de Bretagne occidentale (UBO), 1984. Coût social de la pollution par les hydrocarbures.
- L'exemple de l'Amoco Cadiz. Ed. Ifremer, Rapports économiques et juridiques, 1, 296 p.

lundi 21 avril 2008

Mélange de l'air marin et de la pollution urbaine

VANCOUVER - 21/04/2008 -3B Conseils - Dans un article à paraître dans Nature Geosience, et divulgué par ADIT Canada, une équipe de chercheurs, dont Hans Osthoff, professeur de chimie à l'université de Calgary, montre que la pollution industrielle ainsi que la pollution issue du transport maritime est exacerbée lorsqu'elle se combine avec les effets du soleil et de l'air marin chargé de sel. Cette étude a révélé des niveaux inattendus de certains polluants atmosphériques (en particulier l'ozone) dans des régions ou la pollution urbaine et maritime rencontre l'air océanique. Les auteurs mettent en avant l'hypothèse que les sels halogènes tels le chlorure ou le bromure, que l'on pensait jusqu'à présent relativement inertes, jouent peut être un rôle beaucoup plus important dans les transformations chimiques au sein des couches basses de l'atmosphère. Leurs conclusions montrent que jusqu'à 30% de l'ozone présent dans des villes portuaires pourrait être du au mélange de la pollution urbaine avec les sels présents dans l'air marin et que l'impact planétaire de la pollution issue des gaz d'échappement des navires pourrait être beaucoup plus important que ce qu'il est actuellement estimé.
Sources : High levels of nitryl chloride in the polluted subtropical marine boundary layer, Hans D. Osthoff, James M. Roberts, A. R. Ravishankara, Eric J. Williams, Brian M. Lerner, Roberto Sommariva, Timothy S. Bates, Derek Coffman, Patricia K. Quinn, Jack E. Dibb, Harald Stark, James B. Burkholder, Ranajit K. Talukdar, James Meagher, Fred C. Fehsenfeld & Steven S. Brown, Nature Geoscience,(publié en ligne le 6 avril 2008, a paraître le 1er Mai 2008) -

BASF fait pression pour imposer sa pomme de terre OGM

LIMBURGERHOF (Allemagne) (AFP) - 21/04/2008 - 3B Conseils -Lettre ouverte à la Commission de Bruxelles, pages de publicité dans les médias: le géant de la chimie BASF fait monter la pression pour imposer sa pomme de terre transgénique, une première mondiale en attente d'agrément européen. Il y a deux jours, une nouvelle entrevue entre Stravos Dimas, commissaire à l'Environnement, et des représentants du numéro un mondial de la chimie s'est soldée par un échec, selon BASF, irrité des hésitations de Bruxelles qui n'a plus accordé d'autorisation à des OGM depuis 1998. "Elle est sûre et protège l'environnement", affirme pourtant Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, dans une lettre ouverte publiée jeudi dans plusieurs grands quotidiens allemands. Il exhorte Bruxelles à statuer "sans nouveaux retards", alors que les procédures durent depuis 2006. "Elle ressemble à n'importe quelle pomme de terre, elle est un peu plus petite, c'est tout", explique pour l'AFP une porte-parole de Plant Science, la filiale de BASF spécialisée dans les biotechnologies, au bord des rangs de tubercules plantés devant le siège de Limburgerhof (ouest). Baptisée Amflora et destinée au seul marché européen, la pomme de terre est modifiée génétiquement pour être renforcée en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton ou du papier --les restes pouvant servir d'aliments pour le bétail. L'objectif du géant mondial, se lancer sur un créneau qui suscite toutes les convoitises et déposer un premier brevet OGM. Dans le cas de l'Amflora, les gains pour la filière, de l'agriculteur à l'industriel, en passant par le détenteur de la licence, sont estimés à 100 millions d'euros par an.
"Mais personne n'en a besoin!"
, dénonce Jutta Jaksche, experte de l'association de consommateurs Vzbv. "Le consommateur ne veut pas d'OGM, l'industrie a d'autres moyens techniques pour utiliser l'amidon".
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