Le blog propose une veille internationale et régionale sur les sujets traités par les entretiens dédiés aux énergies de la mer dans le cadre de "Science et Ethique ou le devoir de parole" (technologies marines, énergies, aménagement du territoire, économie de la mer…). Il permet de suivre les principales évolutions des politiques maritimes à travers l'actualité médias.
vendredi 4 avril 2008
Les "thonailleurs" marseillais, privés de pêche, accusent l'administration
MARSEILLE (AFP) - 04/04/2008 - Les "thonailleurs" des environs de Marseille ont protesté jeudi contre les lenteurs de l'administration qui ne leur a pas délivré d'autorisations pour la reprise de la pêche alors que leurs concurrents italiens et espagnols alimentent le marché hexagonal, a constaté un journaliste de l'AFP. Une quarantaine de "thonailleurs" se sont rassemblés dans l'après-midi au marché aux poissons de Somaty, près du quartier de l'Estaque, au nord de Marseille, pour assister au déchargement d'un camion transportant des thons pris par les pêcheurs italiens et vendus par un commercial espagnol aux grossistes en poissons du marché marseillais. Ils entendaient ainsi démontrer l'absurdité de leur situation, leurs collègues italiens et espagnols ayant bénéficié de la rapidité de leur administration à leur délivrer un permis de pêche alors qu'eux-mêmes en sont réduits à rester à quai. " On regarde les thons, on ne peut pas les pêcher. Qu'ils se bougent le c... pour nous donner ce permis de pêche spécial ", s'est emporté Patrick Bozonnat, président de la coordination des pêcheurs de l'étang de Berre et des environs. " Cette fois-ci, on n'est pas bloqués par une règle X ou Y mais par notre administration ", a-t-il ajouté, menaçant de bloquer le port de Fos-sur-Mer si rien ne bouge. " Avant de "travailler plus pour gagner plus", nous attendons de notre Etat qu'il nous permette de pouvoir aller travailler tout court ", expliquent les "thonailleurs" dans un communiqué. Ils rappellent qu'après l'interdiction de la thonaille (filet spécial) en juillet 2007, ils se sont équipés pour modifier leur pêche et travailler à la canne ou à la palangre. Selon M. Bozonnat, une quarantaine de bateaux, comptant chacun un équipage de trois hommes, sont concernés dans la région marseillaise par l'autorisation de pêche revendiquée.
jeudi 3 avril 2008
Evaluation des OGM et "coexistence" des cultures en débat à l'Assemblée
PARIS (AFP) - 03/04/2008 - Les députés ont entamé mercredi l'examen du contenu du projet de loi sur les OGM, s'attaquant, dans un climat tendu, au problème de l'évaluation des organismes génétiquement modifiés et au sujet très controversé de la "coexistence" des cultures. L'examen des articles et des quelque 470 amendements déposés a débuté sous le regard des membres du collectif anti-OGM, dont le leader altermondialiste José Bové, installés à la tribune du public, alors que s'ouvrait à Nantes le 62e congrès du syndicat paysan FNSEA en présence de Nicolas Sarkozy. A l'image de la tension autour du texte, la condamnation mercredi par le Bureau de l'Assemblée des propos du sénateur UMP Jean-François Legrand -qui mettait en cause l'impartialité des parlementaires sur les OGM- a provoqué une vive polémique dans l'hémicycle, les députés PS et Verts se désolidarisant de cette initiative. Le projet de loi, qualifié "d'imparfait" par Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive européenne de 2001 que la France aura longtemps tardé à transcrire en droit national. Présenté par le rapporteur Antoine Herth (UMP) comme "une base de réflexion" sur les OGM dans l'esprit du Grenelle de l'environnement, le projet est toutefois dénoncé par la gauche comme "une légalisation" de la culture OGM. Après le rejet d'une dernière motion PS, les députés ont repoussé plusieurs amendements PS et PCF qui visaient à affirmer l'appartenance "du gène au patrimoine commun à l'humanité" ou à empêcher "la mise sur le marché d'animal transgénique ou cloné". Premier geste à l'égard de l'opposition, un amendement PS, visant à relancer la production de protéines végétales comme alternative aux OGM, a été voté, contre l'avis de la commission, le gouvernement s'en remettant "à la sagesse" de l'Assemblée. La discussion de chacun des amendements a été l'occasion de joutes verbales droite-gauche sur un texte déjà adopté en février par les sénateurs. En fin de journée, les députés ont débattu "des principes généraux encadrant le recours aux OGM", s'affrontant sur une phrase du texte: "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM". Les termes "avec ou sans OGM" sont rejetés par les élus de gauche, qui préfèrent la phrase "la liberté de consommer et de produire sans OGM", plus conforme, à leurs yeux, aux engagements du Grenelle de l'Environnement. "Cet article est un bras d'honneur fait au Grenelle de l'Environnement. On a l'impression que les députés UMP veulent avoir ici une revanche", a déclaré Philippe Martin (PS). Noël Mamère (Verts-GDR) a enfoncé le clou, comparant le texte à "une imposture politique" et une "trahison de l'esprit du Grenelle". "Ce n'est pas en mettant des espaces de 20, de 50, de 100 mètres entre les cultures que vous aller empêcher la contamination. C'est un choix grave et irréversible", a averti, d'un ton solennel, Pierre-Alain Muet (PS). "Messieurs les censeurs, oubliez un peu vos idéologies et aidez nous à faire progresser la science !", a répliqué l'orateur UMP Bernard Debré. Les travaux devaient se poursuivre dans la soirée avec la création du Haut conseil des biotechnologies. Viendra ensuite la très controversée question de la "coexistence" entre cultures, qui cristallise l'opposition de la gauche.
A la demande de l'opposition, le texte fera l'objet mardi d'un scrutin solennel, qui permettra de connaître le vote de chacun des députés.
A la demande de l'opposition, le texte fera l'objet mardi d'un scrutin solennel, qui permettra de connaître le vote de chacun des députés.
mercredi 2 avril 2008
OGM : le sénateur Legrand dénonce "des intérêts mercantiles" au sein de l'UMP
PARIS (AFP) - 02/04/2008 - Le sénateur UMP de la Manche Jean-François Legrand dénonce à propos des OGM "des intérêts mercantiles, ripolinés pour les rendre sympathiques" défendus au sein même de l'UMP. " Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, ripolinés pour les rendre sympathiques (...) la force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale ", accuse-t-il dans une interview au quotidien Le Monde, daté de mercredi. L'Assemblée nationale devait entamer mardi après-midi l'examen du projet de loi sur les OGM. " Il suffit de comparer les arguments des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto et j'ai refusé de leur parler ", insiste celui qui fut président du groupe de travail sur les OGM lors du Grenelle de l'environnement, et président de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés. Le sénateur poursuit sa charge en ajoutant que "la question des OGM est un combat d'arrière-garde, mené par ceux qui pensent encore que l'économie l'emporte sur l'homme: des obscurantistes qui ferment les yeux sur le devenir du monde". Jean-François Legrand ajoute cependant qu'il "ne renonce pas à faire valoir (son) point de vue au sein de (son) parti" lors de la deuxième lecture du texte devant le Sénat, qui l'avait fortement amendé lors du premier examen.
mardi 1 avril 2008
Tensions autour de la chasse au phoque
MONTRÉAL (AFP) - La tension autour de la chasse annuelle aux phoques au Canada est montée d'un cran lundi, une organisation de défense des animaux accusant la garde côtière d'avoir éperonné son bateau, ce que les autorités ont catégoriquement démenti. La Sea Shepherd Conservation Society a affirmé que son navire, le Farley Mowat, avait été éperonné à deux reprises dans la soirée de dimanche par le Des Groseillers, un brise-glace de la garde côtière canadienne. Le week-end dernier, un accident a coûté la vie à quatre chasseurs de phoques, alors que leur bateau était remorqué par un autre navire des gardes-côtes dans les glaces du Golfe du Saint-Laurent. Le Farley Mowat, qui était engagé dans une opération de surveillance de la chasse commerciale aux phoques pour la dénoncer, continuera à observer "les atrocités sur la glace", a indiqué la Sea Shepherd Society dans un communiqué. Ces accusations sont "complètement fausses", a contré le ministre canadien des Pêches Loyola Hearn. Il a accusé le Farley Mowat d'avoir délibérément manoeuvré pour provoquer un incident afin d'attirer l'attention des médias et l'a appelé à se retirer immédiatement de la zone. "Cette organisation est connue pour utiliser des tactiques du genre pour produire des occasions photos, qui génèrent de la publicité et stimulent ses campagnes de financement, un geste que je trouve méprisable", a-t-il ajouté dans un communiqué. L'incident s'est produit dans le détroit de Cabot entre la Nouvelle-Ecosse et Terre-Neuve. Le Canada a autorisé cette année l'abattage de 275.000 phoques, un chiffre supérieur au quota de 270.000 fixé l'année précédente. Le capitaine du Farley Mowat, le Néerlandais Alex Cornelissen, a dénoncé dans un communiqué "l'incompétence de la garde côtière qui a déja coûté la vie à quatre chasseurs de phoques le week-end dernier". C'est "méprisable de la part de la Sea Shepherd Society d'utiliser la mort de chasseurs de phoques canadiens pour promouvoir sa campagne de désinformation sur la chasse aux phoques", a répliqué Phil Jenkins, porte-parole du ministère des Pêches, dans une déclaration à l'AFP. La mort des quatre chasseurs, intervenue lorsque leur bateau de pêche, l'Acadien II, s'est retourné en heurtant un bloc de glace lors d'une opération de remorquage, a provoqué une très vive émotion dans l'archipel des îles-de-la-Madeleine, dont les chasseurs étaient originaires. La chasse commerciale constitue un revenu d'appoint pour les pêcheurs de cette région. Six marins se trouvaient à bord du bateau remorqué. Deux ont pu être sauvés. Les corps de trois autres ont été repêchés et le sixième membre d'équipage est porté disparu. Un des survivants a affirmé que le brise-glace allait trop vite et que personne à son bord n'avait remarqué que le bateau de pêche avait heurté une plaque de glace. Trois enquêtes ont été lancées sur cet accident, dont une de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Ce drame a donné un coup d'arrêt à la chasse aux phoques dans le Golfe du Saint-Laurent, mais celle-ci se poursuivait lundi au large de la Nouvelle-Ecosse. La Sea Shepherd a été créée en 1977 par le Canadien Paul Watson, un ancien cofondateur de Greenpeace, qui a multiplié au fil des ans les coups d'éclat pour protester contre la chasse aux phoques ou à la baleine.
lundi 31 mars 2008
Les rats sont capables d'appliquer des règles apprises
CHICAGO (AFP) - 31/03/2008 - Les rats peuvent faire l'apprentissage de règles et les appliquer à des situations inédites, une capacité considérée comme un trait fondamental de la pensée humaine, selon une étude publiée jeudi par le magazine américain Science. On savait que les jeunes enfants, mais aussi les primates et même certains oiseaux, étaient capables de résoudre des problèmes en appliquant dans un nouveau contexte des règles acquises par l'expérience, mais certains scientifiques pensaient que la plupart des animaux, en-dehors des primates, en étaient incapables.
Or, les rats sont eux aussi pourvus d'une certaine capacité d'abstraction, selon les travaux de chercheurs britanniques de l'University College de Londres et de l'université d'Oxford. Les chercheurs ont soumis les rats à des exercices pavloviens en leur faisant suivre un parcours avec des jeux de lumière: un groupe de rats recevait de la nourriture à chaque fois qu'il suivait le chemin proposant une séquence lumineuse, puis une séquence dans le noir et une nouvelle séquence lumineuse (soit ABA, A représentant la lumière, B l'obscurité). Un deuxième groupe recevait de la nourriture en suivant le parcours AAB, et un troisième en suivant le parcours BAA. L'expérience a été renouvelée de nombreuses fois pendant plusieurs jours, et à la fin, les rats étaient capables de reconnaître les séquences qui leur permettaient d'obtenir de la nourriture. Les chercheurs ont fait le même type d'expérience avec des signaux auditifs et non plus visuels. Ils ont ensuite compliqué l'exercice en gardant les séquences (ABA, AAB, BAA) permettant d'obtenir de la nourriture, tout en changeant la fréquence des sons. Or, même lorsque la fréquence leur était peu familière, les rats étaient capables de reconnaître les séquences apprises pour obtenir de la nourriture et de les suivre à nouveau. En d'autres termes, les animaux ont réussi à distinguer ce qu'ils entendaient en fonction de ce qu'ils avaient appris, selon Robin Murphy, professeur de psychologie associé à l'University College de Londres, l'un des auteurs de ces travaux. Les chercheurs ont également refait l'expérience initiale, sans proposer de récompense sous forme de nourriture, et les rats ont réagi en fonction des règles qu'ils avaient apprises: en suivant les parcours précédemment associés à de la nourriture.
Or, les rats sont eux aussi pourvus d'une certaine capacité d'abstraction, selon les travaux de chercheurs britanniques de l'University College de Londres et de l'université d'Oxford. Les chercheurs ont soumis les rats à des exercices pavloviens en leur faisant suivre un parcours avec des jeux de lumière: un groupe de rats recevait de la nourriture à chaque fois qu'il suivait le chemin proposant une séquence lumineuse, puis une séquence dans le noir et une nouvelle séquence lumineuse (soit ABA, A représentant la lumière, B l'obscurité). Un deuxième groupe recevait de la nourriture en suivant le parcours AAB, et un troisième en suivant le parcours BAA. L'expérience a été renouvelée de nombreuses fois pendant plusieurs jours, et à la fin, les rats étaient capables de reconnaître les séquences qui leur permettaient d'obtenir de la nourriture. Les chercheurs ont fait le même type d'expérience avec des signaux auditifs et non plus visuels. Ils ont ensuite compliqué l'exercice en gardant les séquences (ABA, AAB, BAA) permettant d'obtenir de la nourriture, tout en changeant la fréquence des sons. Or, même lorsque la fréquence leur était peu familière, les rats étaient capables de reconnaître les séquences apprises pour obtenir de la nourriture et de les suivre à nouveau. En d'autres termes, les animaux ont réussi à distinguer ce qu'ils entendaient en fonction de ce qu'ils avaient appris, selon Robin Murphy, professeur de psychologie associé à l'University College de Londres, l'un des auteurs de ces travaux. Les chercheurs ont également refait l'expérience initiale, sans proposer de récompense sous forme de nourriture, et les rats ont réagi en fonction des règles qu'ils avaient apprises: en suivant les parcours précédemment associés à de la nourriture.
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