MARYLAND - 04/03/2008 - En tenant compte des courants subtropicaux des autres océans, les déserts océaniques couvrent 40% de la surface de la Terre. Les chercheurs rapportent que ces derniers n’ont cessé de s’étendre et qu’ils augmentent beaucoup plus rapidement que ce que les modèles du réchauffement planétaire prévoyaient. Tous les déserts océaniques ont augmenté, excepté pour le sud de l’océan Indien. L’expansion totale serait de 6,6 millions de kilomètres carrés, soit environ 15%, accroissement qui se serait produit parallèlement à un réchauffement des eaux de surface des tourbillons. Les eaux des tourbillons sont déjà fortement stratifiées, de sorte que le vent ne permet guère aux nutriments des profondeurs de remonter à la surface pour nourrir plantes et animaux. En outre, le réchauffement renforce cette stratification, rendant un tel brassage nutritif encore plus épineux. Les modèles climatiques prédisent que le réchauffement planétaire devraient accélérer l’extension des déserts océaniques, mais pas aussi rapidement.. Durant les neuf dernières années, ils ont grandi 10 à 25 fois plus vite que prévu. Cette tendance semble confirmée par Charles McClain du Goddard Space Flight Center de la NASA (basé à Greenbelt, dans le Maryland), à l’origine du projet SeaWiFS. "Toute une palette d’observations océanographiques accrédite l’idée que le réchauffement serait responsable de l’expansion des tourbillons ainsi que de la faible productivité de leurs eaux, dit-il. Reste à savoir, ajoute-t-il, si une partie, voire la totalité de cette expansion n’est pas tout simplement une variation naturelle qui pourrait s’inverser dans une décennie ou deux.. Une chose est sûre : étant donné la durée de vie limitée du satellite, SeaWiFS ne restera pas assez longtemps en activité pour le découvrir.
Sources ; Ocean's least productive waters are expanding - Geophysical Research Letters, 14 février 2008 / The Ocean's Biological Deserts Are Expanding - Science, 25 janvier 2008
Le blog propose une veille internationale et régionale sur les sujets traités par les entretiens dédiés aux énergies de la mer dans le cadre de "Science et Ethique ou le devoir de parole" (technologies marines, énergies, aménagement du territoire, économie de la mer…). Il permet de suivre les principales évolutions des politiques maritimes à travers l'actualité médias.
mardi 4 mars 2008
lundi 3 mars 2008
Un Earthday pour mobiliser les américains : good luck !
WASHINGTON -03/03/2008 - L'initiative américaine du Earth Day aura lieu cette année le 22 Avril. Son objectif est de rassembler autour de la question du réchauffement climatique et des problèmes environnementaux. Sans doute à cause de l'imminence des élections présidentielles, les responsables de cette action appellent plus particulièrement, cette année, le peuple américain à interpeller ses élus en téléphonant directement au Congrès le 22 avril. Chacun devra demander à parler au représentant de son Etat pour l'enjoindre d'entamer une action contre le réchauffement climatique en leur précisant qu'il doivent agit sur les thèmes suivants : " un moratoire sur les nouvelles centrales à charbon, les énergies renouvelables, la protection des plus pauvres et de la classe moyenne dans la nouvelle économie verte". L'ambition de l'opération est de générer au moins 1 million d'appels au standard du Capitol le 22 Avril. Pour les citoyens américains résidant a l'étranger et souhaitant participer à cette initiative, il suffira d'appeler le (202) 224-3121. Dans un pays comme les Etats-Unis peuplé d'un peu plus de 300 millions d'habitants, 1 million d'appels représentent à peu près 0,33 % de la population, autant dire que l'objectif ne sera pas très difficile à atteindre même si presque la moitié de la population ne jamais voter ! Parallèlement un appel à signature de pétition sur le même thème est lancé par le Earth Day Network's Sky.
Earth Day Network - 1616 P St. NW Suite 340 - Washington DC 20036 -tel :202.518.0044 - fax 202.518.8794
Earth Day Network - 1616 P St. NW Suite 340 - Washington DC 20036 -tel :202.518.0044 - fax 202.518.8794
Recensement des rorquals dans l'Ocean Austral
BASE DE CASEY (0ccéan Austral) - 03/03/2008 - Depuis 1978, la Commission baleinière internationale (International Whaling Commission - IWC) conduit des recensements de baleines dans l'océan Antarctique. Chaque année, des vaisseaux fournis par le Japon sillonnent environ le dixième de l'océan Austral, jusqu'aux limites de la zone de la banquise antarctique. On obtient ainsi un décompte des individus vivant dans les eaux circumpolaires tous les dix ans. Les recensements effectués depuis les deux dernières décennies suggèrent un déclin important de la population de petit rorqual (Balaenoptera acutorostrata) mais on se demande si cette diminution est bien réelle ou s'il s'agit d'un artefact cause par la méthode de recensement. Des changements de la limite des glaces de mer de l'Antarctique ou du nombre de rorquals au-delà de la limite pourraient expliquer une diminution apparente de la population. L'utilisation de brise-glace pour pénétrer cette zone a été rejetée pour diverses raisons dont le comportement des baleines face au bruit du navire. Une équipe de l'Australian Antarctic Division devrait réaliser un recensement aérien des rorquals le long de la cote, non loin de la station antarctique australienne de Casey en utilisant l'avion de la division. L'avion devrait couvrir au moins 2500 miles nautiques a une altitude d'environ 180 m, survolant à la fois la banquise et l'océan. Cette mission sera effectuée en même temps que le recensement annuel conduit en mer à partir d'un navire. Les données obtenues à l'aide des deux méthodes pourront ainsi être comparées et l'abondance des rorquals pourra être estimée plus précisément.
Sources : ADIT
Sources : ADIT
vendredi 29 février 2008
Le prix Terra 2008 remis à Bruno Parmentier
PARIS - 29/02/2008 - Le Prix des lecteurs Terra a été remis le 27 février lors du salon de l’agriculture sur le stand de Veolia Propreté l’un des fondateurs de ce prix. Le Prix des lecteurs Terra créé par l’Association Terra présidée par Luc Guyau, président de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture et organisé par Patrice Lepage son délégué général a été remis pour 2008 à Bruno Parmentier pour son ouvrage Nourrir l’humanité - les grands problèmes de l’agriculture mondiale au 21e siècle (Editions La Découverte). L'ouvrage propose un véritable éclairage de l'état de la planète agricole à portée de tous les publics. De très nombreux aspects de ce gigantesque défi, probablement le plus important du 21e siècle, sont traités : OGM, commerce international des produits alimentaires, rapports du monde agricole avec l’agro-industrie et la grande distribution, subventions agricoles, pénurie énergétique, pollution des eaux, crises sanitaires, irruption de la Chine et du Brésil, commerce équitable…. Le Lauréat 2008, Bruno Parmentier est Ingénieur des mines et économiste, après une carrière dans la presse et l’édition. Il est Directeur de l’Ecole supérieure d’agriculture d’Angers. Quatre autres ouvrages étaient également sélectionnés : de Pierre Feuillet La nourriture des Français de la maîtrise du feu aux années 2030, Ed. Quae ; de Michel Griffon : Nourrir la planète : pour une révolution doublement verte, Ed. Odile Jacob ; de Jacques Maret Le naufrage paysan : ou comment voir l’avenir en vert, Ed Dilecta ; de Christian Pees L’arme alimentaire : les clés de l’indépendance, Ed. Le Cherche-Midi.
jeudi 28 février 2008
Biodiversité : "l'Encyclopédie de la Vie" présente ses premières pages
WASHINGTON (AFP) - 28/02/2008 - Les initiateurs de l'Encyclopédie de la Vie, qui vise à créer un site internet multimédia ouvert à tous et décrivant toutes les espèces connues, présentent mercredi les premières 30.000 pages des 1,8 million attendues d'ici 2017. Lancée en mai 2007, cette encyclopédie donnera un libre accès à toutes les connaissances actuelles sur la biodiversité terrestre. Il faudra environ 10 ans pour créer l'ensemble des pages numériques qui contiendront toutes les espèces vivantes cataloguées depuis 250 ans par les scientifiques. Mais l'Encyclopédie de la Vie (EOL) sera constamment actualisée pour inclure les nouvelles espèces identifiées ou éteintes. Les 30.000 premières pages contiennent principalement des banques de données sur les poissons, les amphibiens et des plantes provenant de nombreux endroits dans le monde. Ce catalogue qui donnera une vue d'ensemble de la biodiversité englobant le monde animal et végétal ainsi que les champignons, pourra être ultérieurement étendu à l'univers microbien. "L'Encyclopédie sera une sorte de macroscope de la diversité biologique permettant pour la première fois de discerner les tendances de l'évolution à travers les différents organismes", explique Jim Edwards, directeur de ce projet, dans un entretien avec l'AFP. En réunissant toutes les informations connues sur les quelque 1,8 million d'espèces répertoriées, l'Encyclopédie donnera aux scientifiques un outil permettant par exemple d'établir une carte des vecteurs responsables des maladies infectieuses humaines comme les moustiques, de révéler les mystères de la longévité et d'accélérer la compréhension de la biodiversité terrestre encore à découvrir, ajoute-t-il.Edward Osborne Wilson, professeur honoraire de biologie de l'université d'Harvard (Massachusetts, nord-est), le principal promoteur de ce projet, précise que "l'Encyclopédie contiendra tout ce qui est connu en biologie et tout ce qui sera nouveau y sera ajouté au fur et à mesure des découvertes". Jim Edwards observe : "Je pense que toutes les branches de la biologie bénéficieront de ce projet car en rassemblant toutes ces données et en attirant l'attention sur des phénomènes particuliers, on suscitera de nouvelles interrogations. Ce sera un outil de grande valeur non seulement pour les chercheurs, mais aussi pour les enseignants, les étudiants et les décideurs politiques". La création de cette vaste encyclopédie est rendue possible grâce aux récentes avancées technologiques dans les moteurs de recherche et de visualisation de l'information réalisées depuis cinq ans, précisent ses créateurs. Signe du succès ou simplement de problème technique, le site internet de l'Encyclopedie de la vie (ICI) était saturé et restait inaccessible en milieu de journée mercredi.
Ce projet est financé par une donation privée de 12,5 millions de dollars dont 10 millions par la Fondation John and Catherine MacArthur et 2,5 millions par la Fondation Alfred Sloan.
Source AFP
Ce projet est financé par une donation privée de 12,5 millions de dollars dont 10 millions par la Fondation John and Catherine MacArthur et 2,5 millions par la Fondation Alfred Sloan.
Source AFP
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