BREST (AFP) - 14/04/2008 - 3B Conseils - Oceanopolis, le parc de découverte des océans à Brest, propose jusqu'en mars 2009 une exposition intitulée "Chauds les coraux" dans le cadre de l'année internationale des récifs coralliens menacés de disparition. "10% des massifs coralliens ont été détruits et 40% sont en situation de haut risque à l'échelle de quelques décennies", a souligné samedi Bernard Salvat, professeur et observateur des milieux tropicaux depuis une quarantaine d'années, lors de l'inauguration. Fil rouge de cette exposition volontiers pédagogique, les photographies sous-marines de Laurent Ballesta qui a signé l'une des photos les plus profondes au monde par 192 mètres de fond en Méditerranée, un corail jaune sur fond bleu. Parmi les autres clichés montrant des espèces très peu connues vivant à différentes profondeurs en milieu corallien, un poisson-lune, un oursin-crayon, un crabe, une colonie de coraux rouges. L'exposition montre également d'étonnantes toiles marines de Malvina, artiste qui peint sous l'eau et qui restitue les paysages sous-marins. "La dégradation des coraux est liée à l'activité humaine directe plus qu'au réchauffement climatique", a souligné M. Salvat, qui évoque notamment les constructions d'aéroports, de ports et de marinas, ainsi que les remblais de lagons. Selon lui, le sauvetage des coraux passe par des plans de gestion que devraient "s'approprier les populations riveraines"."Il ne faut pas tomber dans le catastrophisme. Nous n'avons pas d'éléments pour affirmer que les coraux ne s'en sortiront pas" , a toutefois ajouté M. Salvat. Les massifs coralliens qui existent depuis près de 500 millions d'années sont l'habitat de plusieurs centaines de milliers d'espèces marines. Leur dégradation, notamment dans le Sud-Est asiatique et les Caraïbes, provient également de la mauvaise gestion des zones côtières surtout en ce qui concerne la pêche.
Oceanopolis reçoit entre 400.000 et 500.000 visiteurs chaque année.
Le blog propose une veille internationale et régionale sur les sujets traités par les entretiens dédiés aux énergies de la mer dans le cadre de "Science et Ethique ou le devoir de parole" (technologies marines, énergies, aménagement du territoire, économie de la mer…). Il permet de suivre les principales évolutions des politiques maritimes à travers l'actualité médias.
lundi 14 avril 2008
vendredi 11 avril 2008
Pollution de l'estuaire de la Loire : suites judiciaires
SAINT-NAZAIRE (AFP) - 11/04/2008 - Une information judiciaire a été ouverte jeudi 10/04/2008 par le parquet de Saint-Nazaire sur la pollution de l'estuaire de la Loire par du fioul lourd échappé de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), a-t-on appris de source judiciaire. L'information judiciaire "pour pollution" a été confiée à une juge du TGI de Saint-Nazaire, a-t-on précisé de même source. Plusieurs communes, des associations écologistes et le port autonome Nantes/Saint-Nazaire ont porté plainte ou annoncé leur intention de le faire à la suite de cette pollution intervenue le 16 mars. Environ 400 tonnes de fioul lourd s'étaient écoulées par une brèche sur une canalisation de la raffinerie, dont environ 100 tonnes dans l'estuaire.Plus de 500 personnes restent mobilisées pour les opérations de dépollution. Total a estimé le montant des dégâts de la pollution à au moins dix millions d'euros et a promis de régler la facture des opérations. Concernant les préjudices écologiques ou d'image, l'entreprise a indiqué avoir missionné un cabinet pour apprécier les préjudices qu'elle s'est engagée à réparer "à hauteur de leur estimation".
jeudi 10 avril 2008
Permis de polluer : Shell brandit la menace
BRUXELLES (AFP) - 10/04/2008 - Le géant pétrolier anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a menacé mardi de ne plus investir en Europe si les dirigeants européens approuvent le principe de faire payer les permis de polluer aujourd'hui accordés gratuitement aux industriels."Si les quotas d'émission sont mis aux enchères. Cela va coûter très très cher. Pour le groupe Shell, cela représentera l'équivalent de ses profits en Europe. C'est impossible. Alors il n'y aura plus d'investissements de Shell en Europe", a averti le dirigeant de Shell France, Christian Balme, au cours d'un débat organisé au Parlement européen à Bruxelles par les chambres de commerce et d'industrie de la France et de l'Allemagne. "Je parle de 250 millions de dollars de bénéfices actuellement. Si on extrapole le prix de la tonne de CO2, nous arrivons au même niveau, c'est inacceptable", a-t-il expliqué. La tonne de CO2 vaut actuellement un peu moins de 23 euros sur la bourse d'échange européenne. Les dirigeants de l'UE se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz a effet de serre, dont le CO2, de 20% d'ici à 2020. La Commission européenne a présenté le 23 janvier un plan d'actions pour réaliser cet objectif. Il impose à l'industrie lourde européenne de réduire de 21% ses émissions de CO2 par rapport à leurs niveaux de 2005 et propose de faire payer les droits à polluer à partir de 2013. Les dirigeants de l'UE se sont engagés à parvenir à un accord sur ce plan fin 2008. Mais ils font face à des industriels hostiles, qui menacent de geler leurs investissements dans l'UE et de délocaliser certaines activités. Les émissions de CO2 -plus de 2 milliards de tonnes- représentent la moitié des émissions de gaz à effet de serre de l'UE. L'autre moitié provient des transports, de l'agriculture, des déchets.
mercredi 9 avril 2008
Technip remporte un important contrat subsea* au Canada
PARIS - 09/04/2008 - Technip a remporté auprès d’Husky Oil Operations Limited, une filiale d’Husky Energy, un important contrat d’ingénierie, fourniture des équipements, construction et préparation à la mise en route (EPIC) pour le développement de North Amethyst, un champ satellite du champ pétrolier White Rose. La valeur du contrat est d’environ 190 millions d’euros. Il comprend l’ingénierie, la fabrication et l’installation de 23,7 kilomètres de flowlines(1) flexibles et de 5,4 kilomètres d’ombilicaux(2), l’installation de collecteurs et la réalisation des opérations associées sur les conduites. Le centre opérationnel de Technip à St. John’s (Canada) réalisera le contrat. Les flowlines seront fabriquées dans l’une des usines de fabrication de conduites flexibles du Groupe au Trait (France). Les ombilicaux seront fabriqués dans l’une des usines de fabrication d’ombilicaux du Groupe à Newcastle (Royaume-Uni). L’installation en mer est prévue en 2009 et sera assurée par le Deep Pioneer et le Wellservicer, deux navires de la flotte de Technip. Ce contrat marque une nouvelle étape dans la relation entre Technip et Husky Energy, pour lequel Technip a réalisé avec succès en 2005 un contrat pour le système sous-marin de production du champ White Rose. La mise en service, au cours de la dernière décennie, de nombreux champs pétroliers en offshore profond, a généré des besoins nouveaux et croissants de maintenance et de réparation à de grandes profondeurs*. Le gisement pétrolier White Rose est situé dans les Grands Bancs du nord-est, à environ 350 kilomètres à l'est de St. John's, à Terre-Neuve. Il avait fait l'objet d'une consultation pour mesurer l'impact environnemental de son exploitation.
Pour en savoir plus sur l'exploitation DES RÉSERVES DE PÉTROLE
ET DE GAZ AU LARGE DE LA CÔTE EST : http://dsp-psd.pwgsc.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/CIR/835-f.htm
Info : Sources : Technip, 3B Conseils
(1) Flowline : conduite reposant sur le fond marin, permettant le transfert des hydrocarbures produits ou l'injection de fluides. Sa longueur varie de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres.
(2) Ombilical : assemblage de canalisations hydrauliques, de câbles électriques et de fibres optiques. Ce type d'assemblage est utilisé pour le contrôle des installations sous-marines.
Pour en savoir plus sur l'exploitation DES RÉSERVES DE PÉTROLE
ET DE GAZ AU LARGE DE LA CÔTE EST : http://dsp-psd.pwgsc.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/CIR/835-f.htm
Info : Sources : Technip, 3B Conseils
(1) Flowline : conduite reposant sur le fond marin, permettant le transfert des hydrocarbures produits ou l'injection de fluides. Sa longueur varie de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres.
(2) Ombilical : assemblage de canalisations hydrauliques, de câbles électriques et de fibres optiques. Ce type d'assemblage est utilisé pour le contrôle des installations sous-marines.
mardi 8 avril 2008
Pollutions : l' UE face au contrôle accru du transport maritime
LUXEMBOURG (AFP) - 08/03/2008 - Malgré les catastrophes écologiques majeures des dernières années - naufrages du pétrolier Erika en 1999 et du Prestige en 2002 -, les Européens font de la résistance pour imposer de nouvelles contraintes au transport maritime, à commencer par leurs propres pavillons. Les ministres des Transports des 27 pays européens devaient faire un tour de table "de la dernière chance" lundi après-midi à Luxembourg, sur l'idée d'imposer à leurs flottes un respect obligatoire des règles de navigation internationales. Mais l'enterrement du projet semble programmé, selon des sources diplomatiques. Certains Etats - Grèce, Malte et Chypre en tête - ont inscrit sur leurs registres nationaux de nombreux navires qui portent leur pavillon mais échappent ensuite à leur contrôle. Les fameux "pavillons de complaisance" naviguant sur les mers du monde ne suivent pas toujours les règles de sécurité de navigation internationale, sans compter qu'ils emploient des équipages sous-payés et peu qualifiés. Bruxelles, partie en guerre contre les "bateaux-poubelles" et l'opacité juridique du transport maritime mondial, souhaite mettre de l'ordre dans les flottes de l'UE, pour ensuite taper du poing au niveau international. Le commissaire aux Transports Jacques Barrot insiste d'abord pour que tous les pays européens ratifient les conventions de l'Organisation maritime internationale (OMI) et respectent les obligations des Etats concernant leur pavillon. Il veut en outre rendre obligatoires certaines recommandations facultatives de l'OMI, organe de l'Onu basé à Londres, comme par exemple l'option de soumettre son pavillon à un "audit" de qualité. "Le niveau de sécurité effectif et la prévention de la pollution causée par les navires varient considérablement d'un Etat européen à l'autre", critique la la Commission.
Ce texte peu populaire fait partie d'un nouvel ensemble de mesures sur la sécurité maritime, baptisé "Erika III", composé au total de sept projets de lois européens. M. Barrot a obtenu le soutien en première lecture du Parlement européen sur ces sept lois, mais ce coup de pouce parlementaire ne semble pas avoir vaincu les réticences des gouvernements concernant un secteur traditionnellement peu soumis aux contraintes. A l'issue d'une quinzaine de réunions préparatoires, seulement quatre pays - la France, l'Italie, la Belgique et la Bulgarie - voulaient que les navires arborant un pavillon européen soient forcés de respecter toutes les règles maritimes internationales. L'Espagne, qui avait pâti sur ses côtes de la pollution du Prestige (77.000 tonnes de pétrole déversés), hésite et préfère s'en tenir aux règles de l'OMI, choisies à la carte par ses membres. Pour convaincre les gouvernements lundi, la présidence slovène de l'UE a fortement réduit la voilure du texte. Ou bien elle déclarera "la mort" de l'idée de M. Barrot, ou elle demandera diplomatiquement aux pays de l'UE "d'entretenir la flamme" en y réfléchissant encore, selon un diplomate. Egalement au menu du jour, un autre projet de loi visant à accroître la responsabilité civile des armateurs en cas d'accident maritime, semblait tout aussi promis à une voie sans issue. Il n'existe actuellement pas de système obligeant les armateurs à souscrire à des assurances pour des tiers et une convention maritime internationale plafonne les indemnités éventuellement versées. Les cinq projets restant de lois "Erika III" semblent toutefois promis à un avenir meilleur, même s'ils ont déjà été assouplis. Les gouvernements européens ont par exemple botté en touche sur l'établissement d'une liste contraignante de ports refuges pouvant accueillir des navires en détresse.
Ce texte peu populaire fait partie d'un nouvel ensemble de mesures sur la sécurité maritime, baptisé "Erika III", composé au total de sept projets de lois européens. M. Barrot a obtenu le soutien en première lecture du Parlement européen sur ces sept lois, mais ce coup de pouce parlementaire ne semble pas avoir vaincu les réticences des gouvernements concernant un secteur traditionnellement peu soumis aux contraintes. A l'issue d'une quinzaine de réunions préparatoires, seulement quatre pays - la France, l'Italie, la Belgique et la Bulgarie - voulaient que les navires arborant un pavillon européen soient forcés de respecter toutes les règles maritimes internationales. L'Espagne, qui avait pâti sur ses côtes de la pollution du Prestige (77.000 tonnes de pétrole déversés), hésite et préfère s'en tenir aux règles de l'OMI, choisies à la carte par ses membres. Pour convaincre les gouvernements lundi, la présidence slovène de l'UE a fortement réduit la voilure du texte. Ou bien elle déclarera "la mort" de l'idée de M. Barrot, ou elle demandera diplomatiquement aux pays de l'UE "d'entretenir la flamme" en y réfléchissant encore, selon un diplomate. Egalement au menu du jour, un autre projet de loi visant à accroître la responsabilité civile des armateurs en cas d'accident maritime, semblait tout aussi promis à une voie sans issue. Il n'existe actuellement pas de système obligeant les armateurs à souscrire à des assurances pour des tiers et une convention maritime internationale plafonne les indemnités éventuellement versées. Les cinq projets restant de lois "Erika III" semblent toutefois promis à un avenir meilleur, même s'ils ont déjà été assouplis. Les gouvernements européens ont par exemple botté en touche sur l'établissement d'une liste contraignante de ports refuges pouvant accueillir des navires en détresse.
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